Votre sélection dans la médiathèque
Page 1 : Résultats 1 au 5 sur 24
Sciences au Sud n°54 - Edito
Mai 2010
Prévenir les crises alimentaires au Sahel Par Michel Laurent, directeur général de l'IRD Depuis déjà quelques mois, les signes d'une crise alimentaire au Sahel nous alertent, et la période de soudure, jusqu'aux nouvelles récoltes d'octobre prochain, s'annonce particulièrement difficile cette ...389 - Géopolitique du Sahara : les cartes se redistribuent
Novembre 2011
Depuis le début des années 2000, on note un retour en force du Sahara sur la scène politique et médiatique internationale. La région traverse une période mouvementée, à la fois par son intérêt économique et stratégique croissant et par une géopolitique régionale trouble du fait des « printemps arabes », de la chute du colonel Kadhafi et de l’installation au Mali d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Dans un numéro spécial de la revue Hérodote , des géographes et économistes de l’IRD et leurs partenaires font le point sur ces bouleversements. Outre les aspects géopolitiques et sécuritaires, ils abordent les mutations économiques, le développement de migrations transsahariennes et la course aux matières premières à laquelle se livrent les grandes puissances de la planète qui, toutes, briguent les richesses de son sous-sol (pétrole, uranium, fer, etc.). À la fois convoité et redouté, le Sahara n’a pas fini d’inquiéter la communauté internationale.
388 - Une nouvelle histoire de la Terre favorise la recherche de l’or africain
Novembre 2011
En Afrique de l’Ouest, certains des pays les plus pauvres de la planète recèlent, sous la savane, un trésor potentiel. Sur des centaines de kilomètres, du Sénégal au Niger, s’étendent d’immenses bassins aurifères. Avec l’envolée des cours du précieux métal depuis cinq ans, les prospections minières se multiplient. Mais pour que cette ruée vers l’or africain puisse se poursuivre, il faut trouver de nouveaux filons.
Une découverte, publiée dans Nature Geoscience , vient bouleverser les connaissances sur l’histoire de la Terre et améliorer les perspectives d’exploration. Grâce à un logiciel de modélisation innovant, l’équipe de recherche( 4), coordonnée par un géologue de l’IRD, revisite les origines de la tectonique des plaques à travers l’histoire thermique des gisements d’or des bassins ouest-africains. Ces travaux permettront de mieux déterminer l’emplacement et la profondeur des filons. Un résultat fondamental qui offre des applications prometteuses aux pays d’Afrique de l’Ouest.
376 - L’équilibre du fleuve Niger perturbé par les « pêcheurs de sable »
Juin 2011
Le lit amont du Niger se creuse d’année en année. Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) viennent de décrire ce phénomène, contraire à l’idée établie d’un ensablement du fleuve. Cet abaissement est dû au prélèvement excessif de sable et de gravier pour l’extension urbaine, en particulier de Bamako, et pour les grands aménagements alentours (barrages, etc.). De fait, la population de la capitale malienne a plus que décuplé en 50 ans. Plus de 60 sites d'extraction et de stockage sont dénombrés le long du Niger. La filière emploie 15 000 personnes, pour la plupart des « pêcheurs de sable » en apnée qui vont prélever à la main les matériaux au fond du fleuve. L’ablation annuelle du lit serait aujourd’hui de l’ordre de plusieurs centimètres.
Réduction des terres arables, déstabilisation des ponts et autres aménagements, baisse du niveau du fleuve et difficulté d’accès à l’eau, réduction de la productivité de la pêche… sont autant de conséquences de cette exploitation massive et incontrôlée. Dans les années à venir, la construction de nouveaux ouvrages sur le Niger fait craindre une accélération du phénomène.
374 - Morsures de serpents : un problème de santé publique en Afrique
Mai 2011
Un million et demi : c’est le nombre de victimes d’envenimation suite à une morsure de serpent chaque année en Afrique sub-saharienne. Un chercheur de l’IRD vient d’analyser une centaine d’études et rapports médicaux publiés ces quarante dernières années. Jusque là, aucun examen à grande échelle de la situation n’avait été réalisé et les autorités sanitaires sous-estimaient l’ampleur du problème. Ainsi, aujourd’hui, seules 10% des victimes sont soignées du fait d’un manque d’antivenins * et d’un personnel médical non sensibilisé. Pourtant, les complications cliniques peuvent être très graves, voire fatales. Une morsure de cobra ou de mamba peut conduire à la mort par asphyxie – due à une paralysie respiratoire – dans les 6h suivant l’accident. Celle de l’échide ocellée, une vipère très répandue dans les savanes africaines, peut quant à elle provoquer des hémorragies entraînant le décès en quelques jours. Cette nouvelle étude offre aux autorités des chiffres plus précis et fiables, leur permettant de réajuster leur dispositif de soins au plus près des besoins.

