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Sciences au Sud n°54 - Edito
Mai 2010
Prévenir les crises alimentaires au Sahel Par Michel Laurent, directeur général de l'IRD Depuis déjà quelques mois, les signes d'une crise alimentaire au Sahel nous alertent, et la période de soudure, jusqu'aux nouvelles récoltes d'octobre prochain, s'annonce particulièrement difficile cette ...Touaregs du Niger
Janvier 2006
Cette exposition vise, avec des photographies du célèbre géographe Edmond Bernus, chercheur émérite de l’IRD et auteurs de nombreux ouvrages, à présenter au grand public la société touarègue. Edmond Bernus, décédé en juillet 2004, a consacré sa vie de chercheur à l’étude du monde Touareg. Durant plus de trente ans celui-ci a suivi un campement au Niger. Au fil des ans, il a su capter les gestes du quotidien comme des moments forts de cette société nomade.
En accompagnement de l’exposition, un diaporama projeté (sur DVD), offre, avec 135 photos, une vision plus vaste de la richesse du fonds d’archives d’Edmond Bernus.
401 - Un nouveau traceur du cycle de l’eau au Sahel
Avril 2012
Premier gaz à effet de serre, la vapeur d’eau - et les processus nuageux associés - reste un facteur d'incertitude dans les projections climatiques à l’horizon 2100. Une nouvelle technique, mise au point par des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1), permet désormais de mesurer la composition isotopique( 2) de la vapeur d’eau atmosphérique. Celle-ci permet d'étudier des éléments aussi variés que le transport et l’origine des masses d’air ou la formation des nuages, de manière plus précise qu’avec les variables météorologiques classiques.
Relevées pendant une année entière à l’IRI( 1) au Niger, ces données isotopiques ont conduit les chercheurs à décortiquer les rouages du cycle de l'eau au Sahel. Elles révèlent que, même en saison sèche, il existe un apport d’humidité, et que ces intrusions régulières d’air humide arrivent de Méditerranée. Cette humidité, préexistante à la mousson, joue sans doute un rôle important dans le déclenchement des pluies( 3).
Mise en œuvre aujourd’hui en routine en Afrique, cette technique pourra être étendue à d’autres régions tropicales comme les Andes où le relief rend encore plus incertaines les projections de changements de précipitations.
392 - Lac Tchad : les riverains s’adaptent à la baisse des eaux
Décembre 2011
La surface du lac Tchad, jadis l'un des plus grands du monde, a été divisée par dix depuis les années 1960. L’assèchement progressif du lac est devenu emblématique du changement climatique en cours. Si le niveau du lac a de tout temps fluctué, les modifications des modes de vie des riverains n’en demeurent pas moins profondes aujourd’hui. Pour autant, comme vient de le montrer une équipe franco-nigérienne associant l’IRD( 1), les habitants ont su s’adapter à ces bouleversements de leur environnement. De pêcheurs ou éleveurs, ils sont devenus agriculteurs, souvent tournés vers l’exportation. Les nouvelles terres émergées leur ont permis de développer des cultures de décrue très productives telles que le maïs, le riz, le niébé… Dans la vallée de la rivière Komadougou Yobe, au Niger, ils ont même entrepris la culture intensive du poivron, très rémunératrice bien que risquée.
Remettre le lac en eau, comme proposé dans le projet international Oubangui( 5), bouleverserait une nouvelle fois fortement le système agricole, surtout si les fluctuations annuelles du niveau du lac disparaissaient.
389 - Géopolitique du Sahara : les cartes se redistribuent
Novembre 2011
Depuis le début des années 2000, on note un retour en force du Sahara sur la scène politique et médiatique internationale. La région traverse une période mouvementée, à la fois par son intérêt économique et stratégique croissant et par une géopolitique régionale trouble du fait des « printemps arabes », de la chute du colonel Kadhafi et de l’installation au Mali d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Dans un numéro spécial de la revue Hérodote , des géographes et économistes de l’IRD et leurs partenaires font le point sur ces bouleversements. Outre les aspects géopolitiques et sécuritaires, ils abordent les mutations économiques, le développement de migrations transsahariennes et la course aux matières premières à laquelle se livrent les grandes puissances de la planète qui, toutes, briguent les richesses de son sous-sol (pétrole, uranium, fer, etc.). À la fois convoité et redouté, le Sahara n’a pas fini d’inquiéter la communauté internationale.

