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Les Kayas des Mijikendas
Janvier 2011
Les forêts « kayas » sont une des caractéristiques majeures de la zone côtière du Kenya. Sites originels d’habitation à partir du XVIe siècle , elles sont aujourd’hui considérées comme sacrées et menacées. Or elles occupent une place centrale dans l’identité et l’imaginaire des Mijikendas, groupes linguistiquement apparentés aux Bantous.
Dans la région de Mombasa, les recherches de l’IRD et des autorités scientifiques kenyanes révèlent la valeur historique et symbolique des kayas pour mieux les préserver et inciter les communautés locales à s’impliquer dans la gestion de leur patrimoine.
374 - Morsures de serpents : un problème de santé publique en Afrique
Mai 2011
Un million et demi : c’est le nombre de victimes d’envenimation suite à une morsure de serpent chaque année en Afrique sub-saharienne. Un chercheur de l’IRD vient d’analyser une centaine d’études et rapports médicaux publiés ces quarante dernières années. Jusque là, aucun examen à grande échelle de la situation n’avait été réalisé et les autorités sanitaires sous-estimaient l’ampleur du problème. Ainsi, aujourd’hui, seules 10% des victimes sont soignées du fait d’un manque d’antivenins * et d’un personnel médical non sensibilisé. Pourtant, les complications cliniques peuvent être très graves, voire fatales. Une morsure de cobra ou de mamba peut conduire à la mort par asphyxie – due à une paralysie respiratoire – dans les 6h suivant l’accident. Celle de l’échide ocellée, une vipère très répandue dans les savanes africaines, peut quant à elle provoquer des hémorragies entraînant le décès en quelques jours. Cette nouvelle étude offre aux autorités des chiffres plus précis et fiables, leur permettant de réajuster leur dispositif de soins au plus près des besoins.
373 - Augmenter la production grâce aux gènes du riz africain
Mai 2011
Le riz, céréale la plus consommée au monde, nourrit la moitié de l’humanité. Mais pour répondre aux besoins d’une population croissante, la production rizicole doit doubler d’ici 20 ans.
Parmi les deux espèces cultivées, l’une asiatique et l’autre africaine, la première offre des performances agronomiques bien supérieures. Mais la seconde, plus rustique résiste très bien aux agents pathogènes, à la sécheresse et à la salinité des sols.
Pour transférer ces qualités au riz asiatique, des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) tentent de contourner la stérilité entre les deux espèces( 2). Séquençage du génome à l’appui, ils ont comparé la structure d’une portion de chromosome, identifiée comme la clé de cette infertilité. Ces travaux, dont les derniers résultats viennent d’être publiés dans la revue PLoS One , ont notamment permis de définir des marqueurs génétiques permettant de développer plus rapidement des lignées fertiles de riz asiatique amélioré.
371 - Vers une certification du grenat vert est-africain
Avril 2011
Récemment introduit sur le marché des pierres précieuses, le grenat vert( 1) est réputé pour sa brillance, sa dureté et sa rareté – il est bien plus rare que le diamant, par exemple. S’ajoutent à ces atours une grande pureté et un prix moindre comparé à l’émeraude, sa concurrente directe puisqu’il en possède la couleur. D’où un grand potentiel économique pour les pays producteurs, essentiellement la Tanzanie et le Kenya.
Mais si ses caractéristiques gemmologiques( 2) ont d’ores et déjà été décrites et sont désormais bien connues des experts, sa genèse et ses propriétés minéralogiques et géochimiques, permettant de déterminer son origine géologique et géographique, n’ont pas jusqu’ici été mises en lumière. Une équipe de l’IRD et ses partenaires( 3) dresse pour la première fois la carte d’identité des grenats verts en fonction du gisement dont ils proviennent. Un premier pas vers la certification de la nouvelle gemme, une grande plus-value sur le marché de la bijouterie.
366 - Sida : allaiter n’est plus aussi risqué
Janvier 2011
Chaque jour, 1500 enfants dans le monde contractent le VIH par leur mère, dont 90% vivent en Afrique subsaharienne. Ils ont été infectés in utero ou pendant l’accouchement, ou encore au cours de l’allaitement. Les jeunes mères pourraient renoncer à allaiter, mais ce serait priver leur nourrisson d’une source essentielle de nutriments et d’anticorps et l’exposer avec le lait artificiel à d’autres maladies (diarrhées dues au manque d’eau potable, malnutrition…).
Aujourd’hui, elles peuvent allaiter à moindre risque : un consortium international de chercheurs, dont une équipe de l’IRD( 1), vient de montrer que prendre une prophylaxie antirétrovirale jusqu’au sixième mois d’allaitement leur permet de réduire de moitié la probabilité de contaminer leur enfant par rapport au protocole préconisé précédemment par l’OMS( 2). Cette nouvelle approche abaisse en effet de 9.5 à 5.4% le risque de transmission du virus. Ces résultats très encourageants ont incité l’OMS à revoir ses recommandations en la matière.

