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389 - Géopolitique du Sahara : les cartes se redistribuent
Novembre 2011
Depuis le début des années 2000, on note un retour en force du Sahara sur la scène politique et médiatique internationale. La région traverse une période mouvementée, à la fois par son intérêt économique et stratégique croissant et par une géopolitique régionale trouble du fait des « printemps arabes », de la chute du colonel Kadhafi et de l’installation au Mali d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Dans un numéro spécial de la revue Hérodote , des géographes et économistes de l’IRD et leurs partenaires font le point sur ces bouleversements. Outre les aspects géopolitiques et sécuritaires, ils abordent les mutations économiques, le développement de migrations transsahariennes et la course aux matières premières à laquelle se livrent les grandes puissances de la planète qui, toutes, briguent les richesses de son sous-sol (pétrole, uranium, fer, etc.). À la fois convoité et redouté, le Sahara n’a pas fini d’inquiéter la communauté internationale.
374 - Morsures de serpents : un problème de santé publique en Afrique
Mai 2011
Un million et demi : c’est le nombre de victimes d’envenimation suite à une morsure de serpent chaque année en Afrique sub-saharienne. Un chercheur de l’IRD vient d’analyser une centaine d’études et rapports médicaux publiés ces quarante dernières années. Jusque là, aucun examen à grande échelle de la situation n’avait été réalisé et les autorités sanitaires sous-estimaient l’ampleur du problème. Ainsi, aujourd’hui, seules 10% des victimes sont soignées du fait d’un manque d’antivenins * et d’un personnel médical non sensibilisé. Pourtant, les complications cliniques peuvent être très graves, voire fatales. Une morsure de cobra ou de mamba peut conduire à la mort par asphyxie – due à une paralysie respiratoire – dans les 6h suivant l’accident. Celle de l’échide ocellée, une vipère très répandue dans les savanes africaines, peut quant à elle provoquer des hémorragies entraînant le décès en quelques jours. Cette nouvelle étude offre aux autorités des chiffres plus précis et fiables, leur permettant de réajuster leur dispositif de soins au plus près des besoins.
373 - Augmenter la production grâce aux gènes du riz africain
Mai 2011
Le riz, céréale la plus consommée au monde, nourrit la moitié de l’humanité. Mais pour répondre aux besoins d’une population croissante, la production rizicole doit doubler d’ici 20 ans.
Parmi les deux espèces cultivées, l’une asiatique et l’autre africaine, la première offre des performances agronomiques bien supérieures. Mais la seconde, plus rustique résiste très bien aux agents pathogènes, à la sécheresse et à la salinité des sols.
Pour transférer ces qualités au riz asiatique, des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) tentent de contourner la stérilité entre les deux espèces( 2). Séquençage du génome à l’appui, ils ont comparé la structure d’une portion de chromosome, identifiée comme la clé de cette infertilité. Ces travaux, dont les derniers résultats viennent d’être publiés dans la revue PLoS One , ont notamment permis de définir des marqueurs génétiques permettant de développer plus rapidement des lignées fertiles de riz asiatique amélioré.
Phyto-afri : essences commercialisées de l’Afrique tropicale humide
Janvier 2011
Phyto-afri se présente comme un outil d’analyse de la distribution spatiale des espèces forestières commercialisées en Afrique tropicale humide, afin d’améliorer la mise en place de stratégies de conservation et d’exploitation durable de ces ressources.
Phyto-afri comporte deux niveaux de découverte des données botaniques (échantillons d’herbier, inventaires forestiers, relevés floristiques) dont l’un est plus particulièrement destiné aux forestiers, décideurs, étudiants, amateurs, et l’autre aux spécialistes tels que les phytogéographes et les botanistes.
353 - La Grande Muraille Verte : comment stopper le désert ?
Juin 2010
Le désert ronge les terres fertiles au Sahel depuis des décennies. Pour enrayer son avancée, onze pays africains 1 s’unissent pour édifier une « Grande Muraille Verte ». Initié en 2005, ce vaste projet vise à reboiser une bande de 15 km de large sur 7000 km de long, de Dakar à Djibouti.
Pour optimiser les performances de ce mur de verdure, une communauté d’experts internationaux, dont des chercheurs de l’IRD, est mobilisée. Objectifs : choisir les techniques de revégétalisation et les espèces les plus adaptées. En ce sens, les experts 2 mettent entre autres l’accent sur un phénomène naturel, présent chez la plupart des espèces végétales : la symbiose entre la plante et un champignon. Favoriser ce processus améliorerait en effet la croissance des plants dans les sols dégradés et augmenterait leur résistance à la sécheresse. Par ailleurs, parmi les différentes essences qui seront utilisées, un arbre aux qualités remarquables est préconisé 3 : le filao, capable de fixer l’azote de l’air et de coloniser ainsi des terres appauvries.
Reste à déterminer comment intégrer ce projet dans un milieu déjà exploité et permettre aux habitants d’en retirer les bénéfices.
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