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Sciences au Sud n° 55 - Actualités
Août 2010
Migration de l’aigle botté Ornithologues et virologues travaillent ensemble pour en savoir plus sur la circulation de pathogènes potentiels [...] Les glaciers patagoniens en péril La grande majorité des glaciers de Patagonie et de Terre de Feu recule. Des chercheurs viennent de quantifier le ...Sciences au Sud n°53 - Actualités
Avril 2010
Mobilisation pour Haïti Chili : un séisme meurtrier parmi les plus forts recensés au monde Pacifique Sud - Ouest - Quand terre et mer se déchaînent* Gabon - Ebola : pas toujours fatal Concept paysager pour agrocarburants durables Un champignon spectaculaire Oiseaux migrateurs innocentés Tourisme ...402 - Des « cerveaux » exilés sous-employés
Avril 2012
Qui sont les migrants latino-américains ? Que font-ils dans leur pays d’accueil ? Le nouvel observatoire MICAL( 1) coordonné par des chercheurs de l’IRD, permet de suivre au jour le jour les mouvements de cette diaspora dans le monde entier. Grâce à ces données, les sociologues décrivent la fuite massive des « cerveaux » qui a marqué la première moitié des années 2000 en Amérique latine. Entre 2000 et 2006, la part des diplômés du supérieur expatriés a doublé, dépassant aujourd’hui les 3 millions de personnes. Une perte qui peut être dommageable pour le pays d’origine, mais également une déperdition générale des compétences : ces exilés qualifiés se retrouvent, le plus souvent sous-employés. Le pourcentage d’ingénieurs, chercheurs et autres élites exerçant une activité sous-qualifiée s’est, de fait, fortement accru. C’est le cas par exemple en 2006 pour les trois quarts des migrants boliviens ou équatoriens.
Aujourd’hui, la crise que traverse notamment l’Espagne modifie, voire inverse la tendance migratoire. Les retours vers les nouveaux eldorados latino-américains sont de plus en plus nombreux. Leur incidence sur la situation des élites mérite d’être suivie avec attention.
387 - A la recherche de l’eau perdue sous les glaciers
Octobre 2011
Plus de 99 % de l'eau douce de la planète se trouve dans les glaces ou sous la terre. Pour déceler cette ressource, des géophysiciens de l’IRD sont en pointe dans le développement d’une méthode novatrice basée sur la résonance magnétique des protons. À ce jour, c’est la seule technique capable de détecter l’eau liquide dans le sous sol ou sous un glacier à partir de la surface et d’en évaluer le volume.
Cette méthode a trouvé récemment une application originale pour aider à prévenir les risques glaciaires. Elle a permis de détecter la présence d’une gigantesque poche d’eau de 55 000 m3 située sous le glacier de Tête Rousse en Haute-Savoie. Celle-ci menaçait les habitants en aval et les autorités locales, alertées, ont procédé à sa vidange.
Alimentation en eau, gestion des risques glaciaires… Cette technique intéresse aussi bien les régions semi-arides, où l’eau est une ressource stockée en profondeur, que les zones de montagne tropicales, telles que les Andes ou l’Himalaya, où, dans un contexte de changement climatique, l’eau glaciaire peut constituer une source de risque majeure.
355 - Chili : la terre a tremblé et la côte s’est soulevée
Septembre 2010
Le 27 février 2010, un gigantesque séisme, de magnitude 8,8, a secoué le Chili. Cinq cent victimes, treize millions de chiliens touchés, soit près de 80 % de la population du pays…: c’est l’un des six plus puissants tremblements de terre depuis le début du 20e siècle. Comme l’ont mesuré des chercheurs chiliens, français et allemands (1), la côte s’est soulevée. Cette élévation, atteignant 2,5 mètres, s’est traduite par une avancée du littoral sur la mer allant jusqu’à 500 mètres par endroits. A l’inverse, à l’intérieur des terres, le sol s’est affaissé de près d’un mètre.
Depuis 1835, date du précédent très grand séisme dans ce secteur, l’équivalent de 12 m de déformation de la croûte terrestre, due à la convergence des blocs tectoniques, avait été emmagasiné au niveau de la zone de contact entre la plaque Nazca et la plaque sud-américaine. Le 27 février 2010, la rupture de la lithosphère (3), sur un segment de faille de 500 km de long, a libéré, d’un seul coup, la majeure partie de cette énergie mécanique.
Cette étude permet de mieux comprendre le cycle sismique, dans le but à terme de prévoir et prévenir le risque.

