Mots clés - Institut de recherche pour le développement (IRD)

© IRD / Olivier Barrière Brûlis de terre agricole en vue de la mise en place de zones d'abattis (environs de Elahé, village amérindien Wayana). L'agriculture sur brûlis est un système agraire dans lequel le transfert de fertilité se fait par le feu, éventuellement après une période de jachère longue. C'est un mode de culture qui peut conduire à une dégradation durable des sols. Indigo 44480  

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3 éléments pour tous les mots clés avec les critères : Amérique Latine et Caraïbes, Guatemala

402 - Des « cerveaux » exilés sous-employés

Fiches d'actualité scientifique

Sociétés - Argentine, Belize, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Equateur, Espagne, Etats-Unis, Guatemala, Guyane, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Portugal, Salvador, Union Européenne, Uruguay, Vénézuela

Avril 2012

Qui sont les migrants latino-américains ? Que font-ils dans leur pays d’accueil ? Le nouvel observatoire MICAL( 1) coordonné par des chercheurs de l’IRD, permet de suivre au jour le jour les mouvements de cette diaspora dans le monde entier. Grâce à ces données, les sociologues décrivent la fuite massive des « cerveaux » qui a marqué la première moitié des années 2000 en Amérique latine. Entre 2000 et 2006, la part des diplômés du supérieur expatriés a doublé, dépassant aujourd’hui les 3 millions de personnes. Une perte qui peut être dommageable pour le pays d’origine, mais également une déperdition générale des compétences : ces exilés qualifiés se retrouvent, le plus souvent sous-employés. Le pourcentage d’ingénieurs, chercheurs et autres élites exerçant une activité sous-qualifiée s’est, de fait, fortement accru. C’est le cas par exemple en 2006 pour les trois quarts des migrants boliviens ou équatoriens.

Aujourd’hui, la crise que traverse notamment l’Espagne modifie, voire inverse la tendance migratoire. Les retours vers les nouveaux eldorados latino-américains sont de plus en plus nombreux. Leur incidence sur la situation des élites mérite d’être suivie avec attention.

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394 - Paludisme : comment est-il arrivé aux Amériques

Fiches d'actualité scientifique

Santé - Belize, Bolivie, Brésil, Colombie, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Guyane, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Pérou, Salvador, Vénézuela

Janvier 2012

Originaire d’Afrique, le parasite du paludisme, Plasmodium falciparum , sévit sur tous les continents. De l’Afrique à l’Asie, en passant par l’Amérique ou le Moyen-Orient, il infecte plus de 200 millions de personnes par an. Comment a-t-il envahi la planète entière ? La manière dont il a conquis le Nouveau monde pose notamment question. Comme viennent de le montrer des chercheurs de l’UMR Migevec( 1) et leurs partenaires( 2) dans PNAS , le pathogène est arrivé par bateau lors de la traite négrière. L’équipe de recherche a réuni des échantillons de sang infecté provenant de toute l’aire de répartition de la maladie. L’analyse du matériel génétique extrait a révélé que les P. falciparum américains sont de proches cousins des parasites africains. De plus, on distingue en Amérique latine deux groupes génétiques, issus des deux routes des esclaves : l’une vers l’Empire espagnol au Nord – Caraïbes et actuels Mexique et Colombie – et l’autre vers l’Empire portugais – actuel Brésil. Le Brésil réunit à présent près de la moitié des 2,7 millions de cas de paludisme en Amérique chaque année.

Cette contamination récente traduit la grande capacité invasive du parasite.

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382 - Les stigmates de l’esclavage

Fiches d'actualité scientifique

Sociétés - Argentine, Belize, Bolivie, Brésil, Colombie, Costa Rica, Cuba, Guatemala, Guyane, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République Dominicaine, Salvador, Uruguay, Vénézuela

Septembre 2011

« Noirs coloniaux », Afro-antillais, « Garifunas »… la diaspora des Afrodescendants au Mexique et en Amérique centrale revêt autant de visages. Une diversité de statuts, de niveaux de reconnaissance et d’intégration sociales qui distingue ces pays du reste du continent latino-américain. Les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) des programmes Afrodesc et Eurescl( 2) étudient la construction historique et identitaire de ces communautés, issues de vagues migratoires successives.

Trois cents ans d’esclavage, du 16e au 19e siècle, ont laissé des stigmates : après l’abolition, l’exclusion a poussé les descendants des esclaves à migrer vers les grands pôles d’emplois sur le pourtour caribéen. Ils constituent aujourd’hui une « deuxième diaspora », pour laquelle inégalités et stigmatisation persistent. Contrairement au Brésil et à la Colombie, emblèmes du multiculturalisme, la « question noire » au Mexique et en Amérique centrale a peu mobilisé les politiques et les scientifiques.

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