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Sciences au Sud n° 55 - Editorial
Août 2010
Haïti, la Caraïbe et l’Europe Par Alain Arconte Président de la Corpuca (1) Membre du CA de l’IRD Voilà déjà plus de 6 mois que le peuple haïtien a été victime d’un séisme dévastateur responsable d’énormes pertes en vies humaines et en infrastructures d’institutions. Tous les efforts entrepris ...Sciences au Sud n°53 - Actualités
Avril 2010
Mobilisation pour Haïti Chili : un séisme meurtrier parmi les plus forts recensés au monde Pacifique Sud - Ouest - Quand terre et mer se déchaînent* Gabon - Ebola : pas toujours fatal Concept paysager pour agrocarburants durables Un champignon spectaculaire Oiseaux migrateurs innocentés Tourisme ...402 - Des « cerveaux » exilés sous-employés
Avril 2012
Qui sont les migrants latino-américains ? Que font-ils dans leur pays d’accueil ? Le nouvel observatoire MICAL( 1) coordonné par des chercheurs de l’IRD, permet de suivre au jour le jour les mouvements de cette diaspora dans le monde entier. Grâce à ces données, les sociologues décrivent la fuite massive des « cerveaux » qui a marqué la première moitié des années 2000 en Amérique latine. Entre 2000 et 2006, la part des diplômés du supérieur expatriés a doublé, dépassant aujourd’hui les 3 millions de personnes. Une perte qui peut être dommageable pour le pays d’origine, mais également une déperdition générale des compétences : ces exilés qualifiés se retrouvent, le plus souvent sous-employés. Le pourcentage d’ingénieurs, chercheurs et autres élites exerçant une activité sous-qualifiée s’est, de fait, fortement accru. C’est le cas par exemple en 2006 pour les trois quarts des migrants boliviens ou équatoriens.
Aujourd’hui, la crise que traverse notamment l’Espagne modifie, voire inverse la tendance migratoire. Les retours vers les nouveaux eldorados latino-américains sont de plus en plus nombreux. Leur incidence sur la situation des élites mérite d’être suivie avec attention.
382 - Les stigmates de l’esclavage
Septembre 2011
« Noirs coloniaux », Afro-antillais, « Garifunas »… la diaspora des Afrodescendants au Mexique et en Amérique centrale revêt autant de visages. Une diversité de statuts, de niveaux de reconnaissance et d’intégration sociales qui distingue ces pays du reste du continent latino-américain. Les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) des programmes Afrodesc et Eurescl( 2) étudient la construction historique et identitaire de ces communautés, issues de vagues migratoires successives.
Trois cents ans d’esclavage, du 16e au 19e siècle, ont laissé des stigmates : après l’abolition, l’exclusion a poussé les descendants des esclaves à migrer vers les grands pôles d’emplois sur le pourtour caribéen. Ils constituent aujourd’hui une « deuxième diaspora », pour laquelle inégalités et stigmatisation persistent. Contrairement au Brésil et à la Colombie, emblèmes du multiculturalisme, la « question noire » au Mexique et en Amérique centrale a peu mobilisé les politiques et les scientifiques.