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372 - Prédire la pluie pour réduire l’insécurité alimentaire
Avril 2011
Les prévisions météorologiques peuvent-elles améliorer les rendements agricoles en Afrique de l’Ouest ? Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1), associant leur expérience du climat, de l’agronomie et de l’économie, viennent de montrer que les producteurs de mil nigériens pourraient augmenter leurs revenus jusqu’à 30 %. Et ce, bien qu’ils n’aient souvent le choix qu’entre quelques variétés de la céréale. Comment ? Simplement en ajustant leur stratégie aux projections sur la saison des pluies à venir. Si de précédents travaux en soulignaient l’intérêt, le véritable impact des prévisions climatiques sur l’économie agricole demeurait à préciser.
Améliorer la précision des projections et les diffuser aux paysans peut donc s’avérer un levier de développement de l’agriculture, même dans les pays sahéliens comme le Niger, où les pluies faibles et irrégulières n’autorisent que des cultures vivrières peu rentables. Ces mesures permettraient aux communautés paysannes ouest-africaines de mieux faire face à l’insécurité alimentaire dans les prochaines années et en outre de réduire la pauvreté de très nombreux petits producteurs.
364 - Les paradoxes de la quinoa
Janvier 2011
En 15 ans, les producteurs de quinoa des hauts plateaux boliviens ont fait de la région du Salar d’Uyuni, contrée semi-désertique où le gel sévit plus de 250 jours par an, le premier exportateur mondial de cette pseudo-céréale *. Produit phare du commerce équitable et de l’alimentation bio, le « riz des Incas » connaît depuis les années 1980 un véritable boom de production.
Mais si son succès évite à des milliers de familles de l’Altiplano andin un exode définitif vers les villes ou l’étranger, il altère la durabilité du système agricole : l’expansion des champs de quinoa accentue les risques agro-climatiques, augmente la pression sur les ressources naturelles, exacerbe les conflits d’accès aux terres et altère le lien communautaire. Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) du programme EQUECO( 2) pointent du doigt les paradoxes de la quinoa. Désormais conscients de la vulnérabilité de leur source de revenu, les producteurs boliviens cherchent à rénover la gestion collective des ressources locales en vue d'assurer la durabilité de leur agrosystème.
307 - Quand l’agriculture sur brûlis contribue à lutter contre l’effet de serre
Octobre 2008
Depuis le Sommet de la terre de Rio, en 1992, l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que ce modèle agraire participe à la déforestation et au réchauffement climatique global en facilitant la fuite de carbone dans l’atmosphère. Une étude menée par une équipe de l’IRD et ses partenaires laotiens de l’Institut de recherche national sur l’agriculture et la forêt (NAFRI) dans une région vallonnée du Nord Laos démontre au contraire que l’agriculture itinérante sur brûlis favoriserait le stockage du carbone organique. L’analyse des premiers centimètres de la couche fertile d’un versant de 2 hectares prouve en effet que le carbone organique s’accumule en quantité importante dans la partie la plus escarpée de la parcelle agricole.
301 - Agricultures traditionnelles : une diversité inattendue, des préceptes à l’épreuve du temps
Juin 2008
Le grand public imagine souvent l’agriculture traditionnelle autour de préceptes privilégiant l’autosuffisance voire la survie à la mise en marché, le travail manuel à la mécanisation à outrance, l’extensification à l’intensification. De façon plus caricaturale, on oppose généralement la polyculture associée ou non à l’élevage aux grandes plaines monospécifiques de céréales. Mais cette image d’Epinal n’est que la pointe de l’iceberg tant les agricultures traditionnelles sont diversifiées. Alors qu’elles ne représentent plus qu’une faible part de la surface agricole mondiale, elles brillent en effet par leur complexité et leur capacité d’adaptation à des environnements restreints et souvent difficiles.
297 - Un nouvel outil d’observation satellite pour améliorer l’étude de l’espace agricole
Mai 2008
L’agriculture irriguée contribue de manière significative à la sécurité alimentaire de nombreux pays. D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’irrigation concerne un peu moins de 20% des terres cultivées et fournit 40% de la production agricole mondiale. Afin de nourrir les 8 milliards d'êtres humains qui peupleront la planète à l’horizon 2030, il devient primordial d’optimiser la ressource en eau et d’améliorer les rendements agricoles.
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