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398 - Le recul des glaciers menace la biodiversité
Mars 2012
Alors que le dégel se poursuit dans le monde entier du fait du réchauffement climatique, la richesse des écosystèmes de montagne est en péril. Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) viennent de révéler, dans la revue Nature Climate Change , que la disparition des glaciers entraînerait l’extinction de 10 à 40 % de la faune aquatique selon les régions – tropicales, tempérées ou arctiques. Les écologues ont en particulier étudié la biodiversité des ruisseaux issus des eaux de fonte dans les páramos , paysages typiques des Andes, perchés entre 3 500 et 5 000 m d’altitude. Les espèces qui peuplent ces cours d’eau, principalement des insectes, sont pour bon nombre endémiques de ces milieux extrêmes, soumis à la fois au gel et à un rayonnement intense, balayés par les vents, etc. La disparition de cette faune exceptionnelle constituerait une perte en termes de conservation de ces écosystèmes uniques au monde. Mais les invertébrés jouent aussi un rôle de bioindicateurs, notamment de la qualité de l’eau, qui alimente les villes en aval comme Quito, la capitale équatorienne.
358 - Quel futur pour la biodiversité ? Des scénarios pour agir.
Octobre 2010
L’érosion de la biodiversité se poursuivra au cours du 21e siècle : les extinctions globales se multiplieront, l’abondance( 1) moyenne des espèces diminuera, leur distribution sera bouleversée... Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que prédire l’évolution de la biodiversité, eu égard à sa complexité, était inenvisageable. Mais aujourd’hui, à l’instar des climatologues, les spécialistes du vivant sont en mesure de produire des prévisions. Un groupe d’experts internationaux( 2), dont plusieurs chercheurs de l’IRD, vient de publier une synthèse des scénarios d’évolution de la biodiversité à l’échelle planétaire. Malgré une certaine incertitude des modèles, les tendances annoncées convergent : sans de profonds changements du mode de développement humain et économique, la planète va droit au désastre. Modifications dans l’utilisation des terres, changement climatique et surexploitation des ressources naturelles… l’homme est en effet au cœur des principales menaces sur la biodiversité. Les scénarios dessinent néanmoins des pistes pour agir.
351 - Le sorgho : quand agriculture rime avec biodiversité
Juin 2010
Doublement de la population, pression démographique, baisse des précipitations, appauvrissement des sols… : depuis 30 ans, l’Afrique sub-saharienne subit de profondes perturbations. Ces dernières sont susceptibles d’engendrer des changements dans les pratiques agricoles, et donc une forte érosion de la biodiversité des plantes cultivées telles que le sorgho ou le mil, qui sont la base de l’alimentation dans la région. Pourtant, il n’en est rien : une étude menée au Niger par des chercheurs de l’IRD, du CIRAD et leurs partenaires nigériens 1 vient de montrer que la richesse génétique de cette céréale s’est maintenue, voire a augmenté. Permettant de choisir les variétés les plus adaptées, cette diversité est un atout pour l’agriculture dans le contexte actuel de bouleversements sociaux et environnementaux.
333 - La biodiversité en question
Novembre 2009
Comment de nombreuses espèces arrivent-elles à coexister au sein d’un même écosystème ? Comment se partagent-elles les ressources ? Depuis Darwin et sa théorie des espèces il y a 150 ans, les écologistes tentent de déterminer les facteurs de diversité dans la nature. Pendant près d’un siècle de recherche, la théorie dite « des niches » a été privilégiée. Celle-ci suggère que chaque espèce occupe une niche écologique( 1) qui lui est propre et à laquelle elle est bien adaptée. Mais depuis le début des années 2000, une seconde hypothèse, aux principes diamétralement opposés, revient sur le devant de la scène : la théorie appelée « neutre » selon laquelle le rôle des espèces dans l’écosystème est équivalent.
A travers l’étude d’une population de phytoplancton( 2), des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 3) remettent en question cette dichotomie. Ils proposent un nouveau modèle, à mi-chemin entre les deux postulats, pour expliquer la biodiversité et à terme mieux la préserver.
327 - Préserver l’évolution naturelle : un enjeu pour la biodiversité calédonienne
Septembre 2009
La Nouvelle-Calédonie est considérée comme une zone prioritaire pour la préservation de la biodiversité à l’échelle mondiale, en raison de sa flore riche, originale et menacée. Pour mieux comprendre l’évolution de cette flore, une étude phylogénétique a été menée sur une des familles (1) emblématiques du territoire, les Cunoniacées, particulièrement bien adaptées aux sols miniers.

