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Sciences au Sud n°52 - Actualités
Décembre 2009
El Niño et son cousin Modoki Conférence de Copenhague - Du climat aux relations Nord-Sud Chagas 100 après Climat favorable pour les Incas Les moustiquaires imprégnées peinent à convaincre La graine venue du froid Brésil - L’agriculture face aux caprices des océans401 - Un nouveau traceur du cycle de l’eau au Sahel
Avril 2012
Premier gaz à effet de serre, la vapeur d’eau - et les processus nuageux associés - reste un facteur d'incertitude dans les projections climatiques à l’horizon 2100. Une nouvelle technique, mise au point par des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1), permet désormais de mesurer la composition isotopique( 2) de la vapeur d’eau atmosphérique. Celle-ci permet d'étudier des éléments aussi variés que le transport et l’origine des masses d’air ou la formation des nuages, de manière plus précise qu’avec les variables météorologiques classiques.
Relevées pendant une année entière à l’IRI( 1) au Niger, ces données isotopiques ont conduit les chercheurs à décortiquer les rouages du cycle de l'eau au Sahel. Elles révèlent que, même en saison sèche, il existe un apport d’humidité, et que ces intrusions régulières d’air humide arrivent de Méditerranée. Cette humidité, préexistante à la mousson, joue sans doute un rôle important dans le déclenchement des pluies( 3).
Mise en œuvre aujourd’hui en routine en Afrique, cette technique pourra être étendue à d’autres régions tropicales comme les Andes où le relief rend encore plus incertaines les projections de changements de précipitations.
372 - Prédire la pluie pour réduire l’insécurité alimentaire
Avril 2011
Les prévisions météorologiques peuvent-elles améliorer les rendements agricoles en Afrique de l’Ouest ? Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1), associant leur expérience du climat, de l’agronomie et de l’économie, viennent de montrer que les producteurs de mil nigériens pourraient augmenter leurs revenus jusqu’à 30 %. Et ce, bien qu’ils n’aient souvent le choix qu’entre quelques variétés de la céréale. Comment ? Simplement en ajustant leur stratégie aux projections sur la saison des pluies à venir. Si de précédents travaux en soulignaient l’intérêt, le véritable impact des prévisions climatiques sur l’économie agricole demeurait à préciser.
Améliorer la précision des projections et les diffuser aux paysans peut donc s’avérer un levier de développement de l’agriculture, même dans les pays sahéliens comme le Niger, où les pluies faibles et irrégulières n’autorisent que des cultures vivrières peu rentables. Ces mesures permettraient aux communautés paysannes ouest-africaines de mieux faire face à l’insécurité alimentaire dans les prochaines années et en outre de réduire la pauvreté de très nombreux petits producteurs.
N°56 - Septembre / Octobre 2010
Octobre 2010
A lire notamment :
dans la rubrique " Recherches"
- Les Pygmées, un peuple en transition
- Le genre au cœur du développement
- Zones semi-arides en ligne de mire
- Des arbres singuliers
- Sciences au Sud n° 56 - Editorial Octobre 2010 En savoir plus
- Sciences au Sud n° 56 - Une Octobre 2010 En savoir plus
- Sciences au Sud n° 56 - Actualités Octobre 2010 En savoir plus
343 - Quand la mer monte, les coraux se souviennent
Mars 2010
Retracer et expliquer les variations à long terme du climat est essentiel pour comprendre le réchauffement global actuel et prévoir son impact pour les siècles à venir, en particulier pour les pays du Sud. Les coraux fossiles sont d’excellents indicateurs de la remontée du niveau marin, conséquence directe de la fonte des calottes glaciaires. Grâce à des carottes récifales extraites au large de Tahiti, des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires 1 viennent de dater très précisément l’avant-dernière déglaciation : il y a 137 000 ans, l’océan est remonté jusqu’à – 85m sous son niveau actuel. Au même moment, l’énergie solaire reçue par la Terre en été, paramètre déterminant des cycles climatiques, était maximale dans l’hémisphère Sud et minimale dans l'hémisphère Nord. Tout juste le contraire de ce que pensaient jusqu’à présent les scientifiques : les périodes glaciaires/interglaciaires peuvent aussi s’amorcer dans la partie australe, et non uniquement boréale.



