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337 - Une immunité naturelle contre Ebola ?
Janvier 2010
Une part étonnamment élevée de la population gabonaise pourrait être immunisée contre le virus Ebola : 15,3% possèdent des anticorps, sans apparemment jamais avoir eu de fièvre hémorragique ou autres symptômes spécifiques de la maladie (diarrhées sévères, vomissements…). Les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) viennent de découvrir ce grand nombre de porteurs sains parmi les gabonais, même dans des zones où aucune épidémie ne s’est jamais déclarée. Ces personnes ont donc été, par le passé, en contact avec le virus, probablement via des fruits contaminés par la salive de chauves-souris( 2), supposent les scientifiques.
Les épidémies de fièvre Ebola sévissent en Afrique centrale depuis plus de 30 ans. Aujourd’hui les chercheurs savent que les chiroptères, suspectés d’être le réservoir naturel du virus, peuvent contaminer directement l’homme. Mais les mécanismes exacts de la contamination humaine demeurent incertains. Cette étude apporte un éclairage nouveau sur la circulation d’Ebola dans la nature et sur sa dangerosité pour l’homme, qui pourrait s’avérer moindre que prévu.
316 - Les chauves-souris transmettraient directement Ebola à l’homme
Avril 2009
Les chauves-souris, suspectées d’être le réservoir naturel du virus Ebola, peuvent directement contaminer l’homme, sans nécessairement passer pas un hôte secondaire tel que les grands singes. Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires viennent de mettre en évidence une très forte corrélation entre les migrations annuelles de chiroptères et l’épidémie de fièvre Ebola qui a fait près de 200 morts en République Démocratique du Congo (RDC) en 2007. Par ailleurs, ils ont retracé l’enchaînement d’événements ayant pu conduire à cette épidémie. Ils ont découvert comment toutes les conditions ont été réunies pour que le virus se propage chez l’homme. Ebola sévit depuis 30 ans en Afrique. Depuis 2001, plusieurs épidémies de fièvre hémorragique sont survenues en RDC, foudroyant à la fois les hommes et les grands singes. Cette étude permet de mieux prévenir les éventuelles futures épidémies.
277 - Découverte d’une nouvelle lignée génétique du virus Ebola chez les grands singes
Octobre 2007
Depuis sa découverte il y a trente ans, le virus Ebola a été impliqué à de nombreuses reprises dans des épidémies survenant principalement en Afrique centrale. Les gorilles et les chimpanzés sont également les victimes de la foudroyante fièvre hémorragique que déclenche le virus. Pour mieux comprendre les mécanismes d’action d’Ebola , les chercheurs recueillent lors de chaque épidémie des échantillons d’ARN viral chez les individus infectés.