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324 - L’onchocercose, ou « épilepsie des rivières »
Juillet 2009
Exclusion sociale et profond mal-être sont le lourd tribut des 50 millions d'épileptiques de par le monde.
En Afrique, leur sort est encore plus sombre : les croyances discriminantes et le manque d’accès aux traitements entraînent une importante surmortalité des malades. Les pays en développement, notamment en Afrique, abritent près de 90% des épileptiques.
Comment expliquer une telle différence par rapport aux pays du Nord?
En zone tropicale, les crises d’épilepsie sont souvent dues aux séquelles neurologiques laissées par différentes maladies endémiques, comme le paludisme.
Les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires viennent de montrer qu'une autre infection parasitaire très répandue en Afrique sub-saharienne, l'onchocercose, pourrait également être une cause d’épilepsie. En effet, grâce aux résultats de huit études réalisées en Afrique de l’ouest, centrale et de l’est, ils ont constaté qu’outre ses répercussions cutanées et oculaires classiques qui lui valent le nom de « cécité des rivières », l’onchocercose est associée à une augmentation marquée de l'épilepsie.
La maladie pourrait ainsi tout autant être appelée « épilepsie des rivières ».