Votre sélection dans la médiathèque
Les Kayas des Mijikendas
Janvier 2011
Les forêts « kayas » sont une des caractéristiques majeures de la zone côtière du Kenya. Sites originels d’habitation à partir du XVIe siècle , elles sont aujourd’hui considérées comme sacrées et menacées. Or elles occupent une place centrale dans l’identité et l’imaginaire des Mijikendas, groupes linguistiquement apparentés aux Bantous.
Dans la région de Mombasa, les recherches de l’IRD et des autorités scientifiques kenyanes révèlent la valeur historique et symbolique des kayas pour mieux les préserver et inciter les communautés locales à s’impliquer dans la gestion de leur patrimoine.
Des forêts et des hommes
Juillet 2011
Qu'est-ce qu'une forêt ? Ecosystème dominé par des arbres pour les uns, patrimoine des rapports sociétés/nature pour les autres, réserve de bois, support des modes de vie des populations locales ou puits de carbone pour atténuer les effets du réchauffement climatique… Il n’y a pas de réponse simple à cette question, mais une multiplicité de points de vue.
367 - L’arganeraie marocaine façonnée par le travail de l’homme
Février 2011
Grâce à l’huile d’argan, les consommateurs pensent contribuer au développement des femmes berbères du sud-ouest marocain et à la protection de la nature. Chacun a en tête cette image d’Epinal d’un arganier sauvage, menacé par les activités humaines, qui tel un « don de la nature » donnerait une huile aux milles vertus. Rares sont ceux qui savent que l’arganeraie couvre à elle seule plus de 800 000 hectares et qu’il s’agit d’une forêt habitée.
Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires du programme POPULAR( 1) montrent que l’arganeraie est en réalité le fruit de plusieurs siècles de domestication. Depuis des générations, les paysans de la région façonnent l’ « arbre à chèvres », le taillent, l’élaguent, le magnifient… : des pratiques contredisant l’image « naturaliste », qui ne sont jamais évoquées par la filière argan.
Le programme POPULAR a permis la prise en considération du savoir-faire local notamment dans les processus de gestion de la forêt. Mais face aux enjeux économiques, l’image médiatique de l’argan aura-t-elle raison des pratiques ancestrales, entraînant à terme une « naturalisation » effective( 2) de l’arganeraie ?
Phyto-afri : essences commercialisées de l’Afrique tropicale humide
Janvier 2011
Phyto-afri se présente comme un outil d’analyse de la distribution spatiale des espèces forestières commercialisées en Afrique tropicale humide, afin d’améliorer la mise en place de stratégies de conservation et d’exploitation durable de ces ressources.
Phyto-afri comporte deux niveaux de découverte des données botaniques (échantillons d’herbier, inventaires forestiers, relevés floristiques) dont l’un est plus particulièrement destiné aux forestiers, décideurs, étudiants, amateurs, et l’autre aux spécialistes tels que les phytogéographes et les botanistes.