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372 - Prédire la pluie pour réduire l’insécurité alimentaire
Avril 2011
Les prévisions météorologiques peuvent-elles améliorer les rendements agricoles en Afrique de l’Ouest ? Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1), associant leur expérience du climat, de l’agronomie et de l’économie, viennent de montrer que les producteurs de mil nigériens pourraient augmenter leurs revenus jusqu’à 30 %. Et ce, bien qu’ils n’aient souvent le choix qu’entre quelques variétés de la céréale. Comment ? Simplement en ajustant leur stratégie aux projections sur la saison des pluies à venir. Si de précédents travaux en soulignaient l’intérêt, le véritable impact des prévisions climatiques sur l’économie agricole demeurait à préciser.
Améliorer la précision des projections et les diffuser aux paysans peut donc s’avérer un levier de développement de l’agriculture, même dans les pays sahéliens comme le Niger, où les pluies faibles et irrégulières n’autorisent que des cultures vivrières peu rentables. Ces mesures permettraient aux communautés paysannes ouest-africaines de mieux faire face à l’insécurité alimentaire dans les prochaines années et en outre de réduire la pauvreté de très nombreux petits producteurs.
325 - Le mil, aliment du futur au Sahel
Juillet 2009
Le mil est la base de l'alimentation quotidienne des 50 millions d’habitants du Sahel. Extrêmement résistant à la sécheresse et bien adapté aux sols pauvres, il reste la seule culture correspondant véritablement aux conditions du milieu et aux habitudes alimentaires traditionnelles.
Pourtant, les récoltes varient considérablement en fonction de la pluviométrie et de la fertilité des sols. Sécheresse accrue d'année en année, changement climatique, désertification : pour faire face à la grande variabilité des conditions environnementales dans la région et assurer des rendements suffisants, les agriculteurs sahéliens doivent pouvoir choisir des variétés adaptées. Depuis sa domestication il y a plus de 3500 ans, l'homme a ainsi sélectionné des caractères agronomiques importants et développé une grande diversité de variétés, adaptées notamment à différents climats.
Les chercheurs de l'IRD et de l'Université Abdou Moumouni à Niamey, au Niger, viennent d'identifier un gène responsable de cette adaptation. Dénommé PHYC, il s’agit d’un des gènes jouant un rôle dans la perception de la lumière chez les plantes. Dans le contexte de changement climatique actuel, la découverte de ce facteur génétique clé permet le développement de variétés appropriées.