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365 – Nouvelle-Calédonie : comprendre le lagon pour mieux le protéger
Janvier 2011
La Nouvelle-Calédonie possède le deuxième plus grand lagon de la planète et abrite une biodiversité remarquable. Elle est aussi le troisième producteur mondial de nickel. L’extraction du minerai au cours du 20e siècle a triplé par endroits l’apport de sédiments, et donc de contaminants tels que les métaux, au milieu marin. Ce constat a motivé, de 2000 à 2008, un vaste projet multidisciplinaire, visant à déterminer à terme l’impact de ce processus sur l’écosystème récifo-lagonaire. Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) nous livrent la synthèse de ces travaux. Une de leurs études décrit en détail le fonctionnement hydrodynamique du lagon, qui contrôle la distribution et le devenir des apports continentaux.
Grâce à cette importante activité scientifique sur le lagon de Nouméa, décideurs et industriels ont pris conscience de la nécessité de réduire l’impact du nickel. Actions de revégétalisation, bassins de rétention, etc. : de nombreuses mesures visent à limiter aujourd’hui l’érosion des sols et la pollution marine.
357 - L’impact des mines en Bolivie
Octobre 2010
Depuis des siècles, les hommes exploitent la richesse minérale de la Cordillère des Andes. Les Incas, puis les Espagnols, en ont extrait l’or et l’argent qui ont fait l’aura de leurs empires. Aujourd’hui encore, l’or et l’argent, mais aussi l’étain, le zinc, l’antimoine, l’arsenic, le cadmium… sont exploités de manière intensive. Mais c’est l’une des activités humaines les plus polluantes : les mines peuvent disperser dans l’environnement de grandes quantités de métaux lourds, connus pour leur toxicité. La pauvreté et la forte dépendance économique à l’industrie extractive de matières premières conduisent trop souvent à en négliger les impacts écologiques et sanitaires.
D’imposantes cités se sont construites autour des mines. C’est le cas de la ville d’Oruro, perchée à 3 700 m d’altitude sur l’Altiplano bolivien, devenue l’un des centres miniers les plus importants de Bolivie. Depuis 2006, dans le cadre du programme ToxBol, une équipe multidisciplinaire de l’IRD et ses partenaires( 1) y étudient les origines, la propagation et les impacts des pollutions minières sur l’environnement et la santé des habitants.