Mots clés - Institut de recherche pour le développement (IRD)

© IRD / Olivier Barrière Brûlis de terre agricole en vue de la mise en place de zones d'abattis (environs de Elahé, village amérindien Wayana). L'agriculture sur brûlis est un système agraire dans lequel le transfert de fertilité se fait par le feu, éventuellement après une période de jachère longue. C'est un mode de culture qui peut conduire à une dégradation durable des sols. Indigo 44480  

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2 éléments sur le mot clé «Pérou»

385 - Le calmar géant : l’ogre qui envahit le Pacifique

Fiches d'actualité scientifique

Biodiversité marine et halieutique - Pérou

Octobre 2011

Mesurant jusqu’à 4 mètres de long du bout des tentacules à la queue, le calmar géant, du nom scientifique de Dosidicus Gigas , est un redoutable prédateur des mers. Il se nourrit de tout ce qu’il trouve à sa portée : crevettes, merlu, anchois… et jusqu’à ses propres congénères. Depuis dix ans, ce céphalopode * pullule au large du Pérou malgré la surpêche qui touche ses proies, notamment le merlu. Une équipe de recherche franco-péruvienne( 1) décrit pour la première fois, dans la revue PLosOne , grâce à une méthode innovante, ce régime alimentaire particulier, expliquant le boom à la fois biologique et économique de la « pota » , comme l’appelle les pêcheurs péruviens.

Non seulement le calmar géant résiste jusque-là à l’exploitation excessive des ressources halieutiques, mais il en profite. Thons, dorades, chinchards, moins nombreux également du fait de l’expansion des zones de minimum d’oxygène( 2) qui les repousse en haute mer, lui cèdent la place pour chasser plus près des côtes. Une aubaine pour le Pérou, devenu second exportateur mondial, après la Chine, grâce à la pêche au calmar et à l’anchois.

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349 - Quand les scientifiques œuvrent pour une pêche responsable au Pérou

Fiches d'actualité scientifique

Biodiversité marine et halieutique - Pérou

Mai 2010

Les senneurs 1 péruviens, la plus grande flotte du monde pêchant une seule espèce, l’anchois, représentent une capacité trois fois trop importante pour l’exploitation optimale du stock. Des chercheurs de l’IMARPE 2 et de l’IRD pointent du doigt ce déséquilibre, véritable « bombe à retardement » pour le secteur de la pêche au Pérou. En effet, les anchois, sans doute du fait des oscillations climatiques dans le Pacifique, connaissent naturellement des périodes de forte et de faible abondance. Aujourd’hui, les eaux péruviennes en produisent des quantités exceptionnelles. Mais les halieutes 3 annoncent que, d’ici quelques années, cette ressource risque de diminuer très fortement. Afin d’éviter que les stocks de poisson ne s’écroulent, comme lors de la crise des années 1970, le gouvernement péruvien a mis en place, sur recommandation des scientifiques, un quota individuel de pêche. Celui-ci fait déjà ses preuves.

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