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344 - Paludisme : des bithérapies pour lutter contre les résistances
Mars 2010
Le paludisme tue entre un et trois millions de personnes chaque année, dont 90 % sur le seul continent africain. Le responsable ? Plasmodium falciparum , un parasite transmis à l’homme par les moustiques anophèles.
Des traitements existent. Ils ont par le passé démontré leur efficacité. Mais face à l’apparition dans les années 1980 en Afrique de formes parasitaires résistantes, les monothérapies 1 ont échoué. Des chercheurs de l’IRD et de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique camerounais 2, viennent de tester l’efficacité des bithérapies à base d’un dérivé de l’artémisinine 3, derniers-nés des médicaments antipaludiques. Résultat : 96% de réussite. La bithérapie permet de palier son élimination rapide par le corps humain et prévient l’émergence de résistances pour ce nouveau traitement.
319 - Quand des bactéries protègent les fraises
Mai 2009
Tomates, raisin, courgettes, laitue, ... : plus de 225 plantes sont victimes de la moisissure grise. Chez la fraise, en particulier, c’est la maladie la plus dévastatrice. Le responsable ? Un champignon dénommé Botrytis cinerea
qui provoque la pourriture prématurée des fruits.
Aujourd’hui, pour lutter contre ce parasite, seuls sont utilisés des fongicides chimiques. Pourtant une alternative biologique est possible. En effet, des bactéries particulières réduisent, voire suppriment, cette moisissure. Des chercheurs de la Faculté des Sciences de Tunis, soutenus par l’IRD, ont identifié, dans les sols tunisiens, deux bactéries du genre Bacillus
très résistantes et efficaces contre la pourriture grise. L’équipe de recherche a mis au point un produit à base de ces bactéries qui améliore considérablement leur conservation.
Alors que des souches résistantes aux traitements chimiques sont apparues, cette approche biologique offre de nouvelles perspectives aux producteurs de fraises dans le monde.
286 - Le parasite de l’onchocercose donne des signes de résistance
Janvier 2008
L’onchocercose ou cécité des rivières est une infection parasitaire due à Onchocerca volvulus, un ver nématode transmis à l’homme par des moucherons piqueurs appelés simulies. Cette maladie entraîne des lésions cutanées et des atteintes oculaires sévères pouvant conduire à une cécité irréversible. Depuis la fin des années 1980, l’ivermectine est l’unique traitement utilisé pour soigner les personnes infectées. Bien que celui-ci demeure très efficace, plusieurs équipes de chercheurs mettent désormais en garde contre d’éventuels phénomènes de résistance du parasite à cette molécule.
N°37 - Actualités
Décembre 2006
• Voyage au fond des océans
• Dengue hémorragique, un espoir de traitement
• Plongée record d’un thon albacore
• Courants alternatifs
• En bref, l’anthrax s’en prend aux grands singes
• Paludisme, Cartographier les résistances
• Amérique du Sud, Simulation du réchauffement climatique
• Afrique, le travail après la retraite
• Un singe en danger d’extinction trouve refuge au Burkina Faso
250 - Paludisme : efficacité des monothérapies au Cameroun
Septembre 2006
L’apparition depuis les années 1980 de formes parasitaires résistantes aux traitements antipaludéens préconisés dans les pays d’Afrique, remet en question les stratégies déployées pour lutter contre le paludisme dans ces zones d’endémie. Au Cameroun, où le suivi de l’évolution des résistances est rendu complexe par la diversité des paysages et des climats, des chercheurs de l’IRD et de l’OCEAC (Organisation de Coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique Centrale) ont comparé, entre 1999 et 2004, l’efficacité de trois monothérapies usuelles...
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