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373 - Augmenter la production grâce aux gènes du riz africain
Mai 2011
Le riz, céréale la plus consommée au monde, nourrit la moitié de l’humanité. Mais pour répondre aux besoins d’une population croissante, la production rizicole doit doubler d’ici 20 ans.
Parmi les deux espèces cultivées, l’une asiatique et l’autre africaine, la première offre des performances agronomiques bien supérieures. Mais la seconde, plus rustique résiste très bien aux agents pathogènes, à la sécheresse et à la salinité des sols.
Pour transférer ces qualités au riz asiatique, des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires( 1) tentent de contourner la stérilité entre les deux espèces( 2). Séquençage du génome à l’appui, ils ont comparé la structure d’une portion de chromosome, identifiée comme la clé de cette infertilité. Ces travaux, dont les derniers résultats viennent d’être publiés dans la revue PLoS One , ont notamment permis de définir des marqueurs génétiques permettant de développer plus rapidement des lignées fertiles de riz asiatique amélioré.
304 - La traite des esclaves à l’origine des riz sauvages américains
Septembre 2008
Les espèces sauvages de riz sont actuellement distribuées dans l’ensemble du monde tropical, y compris en Amérique où leur existence était jusqu’alors présumée ancienne. Une étude publiée par des chercheurs de l’IRD montre au contraire que l’apparition des riz sauvages dans cette partie du monde est liée à la traite européenne des esclaves. En Amérique, l’hybridation entre plusieurs céréales du genre Oryza, importées de l’Ancien Monde aurait en effet donné naissance à de nouvelles espèces sauvages. L’équipe estime par ailleurs que des croisements entre riz sauvages et riz cultivés ont pu se produire spontanément dans les rizières
entretenues par les esclaves.
247 - Découverte du 1er gène de résistance au virus de la panachure jaune chez le riz
Août 2006
Le virus de la panachure jaune, ou RYMV, est responsable d’une importante diminution de rendement pour la riziculture du continent africain. L’utilisation de variétés résistantes constitue le meilleur espoir de réduire notablement les pertes de récolte. Un gène responsable d’une résistance majeure du riz au virus a été récemment identifié par Laurence Albar, généticienne à l’IRD.
92 - Réduire l'émission de méthane par les rizières
Mai 1999
Les rizières sont à l'origine de l'émission dans l'atmosphère d'une part importante de l'un des principaux gaz responsables du réchauffement du globe, le méthane. Alors que la riziculture devrait s'intensifier au cours des prochaines années, est-il possible d'identifier des pratiques culturales aptes à réduire l'émission de méthane par les rizières? Des chercheurs du Laboratoire de microbiologie de l'IRD à Marseille, en collaboration avec l'Institut International de Recherche sur le riz (IRRI), apportent des réponses dans le cadre de recherches sur l'écologie des micro-organismes responsables de l'émission de méthane par les rizières.