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Sciences au Sud n° 55 - Editorial
Août 2010
Haïti, la Caraïbe et l’Europe Par Alain Arconte Président de la Corpuca (1) Membre du CA de l’IRD Voilà déjà plus de 6 mois que le peuple haïtien a été victime d’un séisme dévastateur responsable d’énormes pertes en vies humaines et en infrastructures d’institutions. Tous les efforts entrepris ...Figures du risque au Sud
Janvier 2007
Séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, inondations, cyclones, sécheresse… font chaque année des milliers de morts et des dizaines de millions de sinistrés. Les pays en développement paient le plus lourd tribut car ils sont plus vulnérables : pauvreté, urbanisation anarchique, précarité de l'habitat, surpopulation…
La recherche scientifique n'empêchera pas les colères de la Terre mais elle vise à en atténuer les conséquences et à réduire la vulnérabilité des populations… en attendant de faire mieux : les prévoir !
Ces photos prises par les chercheurs de Institut de recherche pour le développement (IRD) témoignent des risques naturels auxquels sont trop souvent confrontées les populations du Sud. Cette série est extraite de la Base Indigo, banque d'images de l'Institut. Cette base de données capitalise et diffuse sur Internet plus de 37000 photos scientifiques, un capital unique couvrant l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine et l'Océanie ainsi que les DOM-TOM, de 1950 à nos jours.
Sciences au Sud n°53 - Actualités
Avril 2010
Mobilisation pour Haïti Chili : un séisme meurtrier parmi les plus forts recensés au monde Pacifique Sud - Ouest - Quand terre et mer se déchaînent* Gabon - Ebola : pas toujours fatal Concept paysager pour agrocarburants durables Un champignon spectaculaire Oiseaux migrateurs innocentés Tourisme ...355 - Chili : la terre a tremblé et la côte s’est soulevée
Septembre 2010
Le 27 février 2010, un gigantesque séisme, de magnitude 8,8, a secoué le Chili. Cinq cent victimes, treize millions de chiliens touchés, soit près de 80 % de la population du pays…: c’est l’un des six plus puissants tremblements de terre depuis le début du 20e siècle. Comme l’ont mesuré des chercheurs chiliens, français et allemands (1), la côte s’est soulevée. Cette élévation, atteignant 2,5 mètres, s’est traduite par une avancée du littoral sur la mer allant jusqu’à 500 mètres par endroits. A l’inverse, à l’intérieur des terres, le sol s’est affaissé de près d’un mètre.
Depuis 1835, date du précédent très grand séisme dans ce secteur, l’équivalent de 12 m de déformation de la croûte terrestre, due à la convergence des blocs tectoniques, avait été emmagasiné au niveau de la zone de contact entre la plaque Nazca et la plaque sud-américaine. Le 27 février 2010, la rupture de la lithosphère (3), sur un segment de faille de 500 km de long, a libéré, d’un seul coup, la majeure partie de cette énergie mécanique.
Cette étude permet de mieux comprendre le cycle sismique, dans le but à terme de prévoir et prévenir le risque.