Votre sélection dans la médiathèque
396 - Réhabiliter les terres érodées au Mexique
Février 2012
Plus des trois quarts du territoire mexicain souffre de l’érosion. Un climat agressif, un relief accidenté mais surtout l’action de l’homme accentuent la désertification. Le phénomène fait l’objet d’une forte mobilisation depuis 1995 : scientifiques, politiques, administratifs et populations locales œuvrent ensemble dans la perspective d’une gestion durable des ressources en eau, des sols et des forêts.
Le bassin versant de Morelia, la capitale de l’Etat du Michoacán, est représentatif de la situation. Une équipe franco-mexicaine de l’IRD, de la UNAM, de la UMSNH et du ColPos( 1) a choisi la région comme zone pilote dans le cadre des programmes REVOLSO, STREAMS et DESIRE( 2), pour caractériser les ruissellements et définir des stratégies adaptées. Suivis hydrologiques, essais agronomiques, études socio-économiques… ont été menés en associant les communautés locales, les instances politiques et les administrations( 3). Des cultures alternatives telles que l’agave – utilisée pour produire le mezcal( 4) – ont ainsi été mises sur pied, permettant à la fois de réduire la dégradation du milieu et d’améliorer la qualité de vie et les revenus des habitants.
392 - Lac Tchad : les riverains s’adaptent à la baisse des eaux
Décembre 2011
La surface du lac Tchad, jadis l'un des plus grands du monde, a été divisée par dix depuis les années 1960. L’assèchement progressif du lac est devenu emblématique du changement climatique en cours. Si le niveau du lac a de tout temps fluctué, les modifications des modes de vie des riverains n’en demeurent pas moins profondes aujourd’hui. Pour autant, comme vient de le montrer une équipe franco-nigérienne associant l’IRD( 1), les habitants ont su s’adapter à ces bouleversements de leur environnement. De pêcheurs ou éleveurs, ils sont devenus agriculteurs, souvent tournés vers l’exportation. Les nouvelles terres émergées leur ont permis de développer des cultures de décrue très productives telles que le maïs, le riz, le niébé… Dans la vallée de la rivière Komadougou Yobe, au Niger, ils ont même entrepris la culture intensive du poivron, très rémunératrice bien que risquée.
Remettre le lac en eau, comme proposé dans le projet international Oubangui( 5), bouleverserait une nouvelle fois fortement le système agricole, surtout si les fluctuations annuelles du niveau du lac disparaissaient.