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L’Afrique, berceau des hommes… et
des poissons ?
Avec la découverte dans le désert tchadien
d’ossements fossilisés de Toumaï,
un hominidé, les plus anciennes traces de nos
ancêtres remontent désormais à quelque
7 millions d’années. Non loin de ces ossements,
les scientifiques ont retrouvé les restes d’un
crocodile de 7 à 8 m de long et d’une
riche faune de poissons - poissons-chiens de plus d’un
mètre de long, capitaines, gymnarques, polyptères
ou encore poissons-chats - autant de preuves de la
pérennité et de la grande étendue
des milieux aquatiques dans cette région d’Afrique,
aujourd’hui désertique.
La présence d’hominidés sur le
continent africain est cependant beaucoup moins ancienne
que celle des poissons dont les premiers représentants
ont laissé des fossiles vieux de 600 millions
d’années !
Certaines espèces de poissons africains archaïques
ressemblent beaucoup à d’autres présentes
en Amérique latine ou en Asie. Les paléontologues
supposent que leurs proches ancêtres colonisaient
l’unique continent qui existait il y a encore
300 millions d’années, avant la formation
de l’océan Atlantique. À la suite
de la séparation de l’Afrique avec l’Amérique,
ils auraient évolué ensuite indépendamment
pour donner les espèces actuelles.
Parfois, certaines familles se sont éteintes
sur un continent alors qu’elles ont survécu
sur d’autres. C’est le cas des polyptères,
très répandus en Afrique, alors qu’ils
ont disparu d’Amérique du Sud où l’on
retrouve néanmoins des vestiges fossiles de
cette famille.
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