Afrique de l'Est et Australe, Océan Indien / L'IRD dans le monde / IRD - Institut de recherche pour le développement (IRD) http://www.ird.fr/l-ird-dans-le-monde/afrique-de-l-est-et-australe-ocean-indien/(view_mode)/rss fr © IRD / Jean-Louis Janeau Chercheurs sur le terrain dans le KwaZulu Natal, Afrique du Sud L’Afrique subsaharienne est aujourd’hui le continent le plus pauvre et le plus marginalisé du point de vue économique ; près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté absolue. Les défis actuels du développement durable -dans ses composantes environnementales, économiques, sociétales et culturelles- sont, dans ce contexte, posés avec une acuité particulière. Les enjeux tels que la gestion des ressources (eau, biodiversité, énergie), les impacts du changement climatique (désertification, réfugiés environnementaux), l’évolution du peuplement (migrations, urbanisation), la sécurité alimentaire et la lutte contre les pandémies doivent être pris en compte dans les stratégies de développement. Plus qu’ailleurs peut être, la science peut apporter ses connaissances pour contribuer à ces dernières. Actuellement, un fossé scientifique, technologique et numérique sépare l’Afrique subsaharienne du reste du monde : seuls 1 % des chercheurs dans le monde s’y trouvent, ils y produisent moins de 1% des publications scientifiques mondiales les dépenses de recherche y représentent moins de 0.5 % des PIB. Ces chiffres cachent d’ailleurs de fortes disparités entre pays (on notera par exemple la situation singulière de l’Afrique du Sud). Ces dernières années, le rôle que peut avoir la science dans le développement s’est affirmé tant du côté des Etats africains eux-mêmes que du côté des partenaires techniques et financiers (Plan d’action consolidé pour la science et la technologie lancé en 2005 par l’Union Africaine, volet science du Partenariat stratégique UE / Afrique de 2007). Et les besoins sont énormes pour des systèmes nationaux d’enseignement supérieur et de recherche souvent faibles, sous financés et sous équipés, qui doivent globalement faire face à la fuite des cerveaux et pallier les insuffisances en matière de relation avec l’industrie locale. Les modalités d’accompagnement doivent donc être multiformes : soutien au triangle de la connaissance formation-recherche-innovation, soutien aux institutions, aide à la programmation, renforcement des infrastructures, etc. L’IRD en Afrique de l’Est, Afrique australe et dans l’Océan Indien © IRD-Ifremer / Fadio Remise en liberté d'un thon albacore après implantation interne d'une marque électronique Alors que l’IRD est intervenu à Madagascar dès sa création en 1946, il a commencé à s’investir en Afrique anglophone dans les années 1990, de même qu’au Mozambique lusophone. Le dispositif de l’IRD dans la région est aujourd’hui constitué de 4 représentations, Kenya, Afrique du Sud, Madagascar et La Réunion. La région se situe au premier rang des priorités de l’IRD : le Contrat d’Objectifs 2006-2009 prévoit, sur le continent africain, un rééquilibrage du dispositif au bénéfice des pays anglophones et lusophones qui trouve tout particulièrement son expression en Afrique orientale et australe. « Plateforme avancée de la France » et de l’Europe, La Réunion a une position géographique stratégique dans l'Océan Indien et les équipes sont très impliquées dans des instruments scientifiques à vocation régionale (en matière de télédétection, sur les écosystèmes marins, sur les maladies émergentes, etc.). Les activités de recherche particulièrement marquantes concernent principalement les thématiques suivantes : protection et gestion des ressources naturelles continentales, côtières et marines avec un accent sur la biodiversité ; la variabilité et le changement climatique ainsi que l’adaptabilité des populations humaines à ces contraintes ; le patrimoine culturel, le tourisme et le développement durable ; les migrations interrégionales en Afrique Australe. 2011, année des Outre-mer http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/dossiers/2011-annee-des-outre-mer Wed, 06 Apr 2011 00:00:00 +0200 Présent en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion, en Guyane et dans les Caraïbes, l’Institut de recherche pour le développement joue un rôle moteur pour la préservation de l’environnement, la santé ou encore l’amélioration des pratiques agricoles. Les chercheurs de l'IRD étudient la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes et des récifs coralliens. Ils abordent la question de l’utilisation et de la gestion durable des ressources naturelles. Des recherches sont également menées en océanographie biologique et dans le domaine de la pollution des sols par les pesticides. Par ailleurs, l’IRD coordonne, au niveau international, le « Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud » (GOPS). Enfin, l’Institut participe à la création, en Guyane, d’un Campus international de recherche, de formation et d’innovation sur la biodiversité, l’environnement et la dynamique des territoires. Afrique du Sud - un nouveau Projet Européen sur la Science et la Technologie est lancé http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/afrique-du-sud-un-nouveau-projet-europeen-sur-la-science-et-la-technologie-est-lance Wed, 12 Jan 2011 00:00:00 +0100 Pretoria, le 12 janvier 2011 – Michel Laurent, Président de l’IRD, s’est rendu en Afrique du Sud du 10 au 12 janvier. Cette visite, évènement majeur pour la coopération scientifique entre l’IRD et les institutions scientifiques sud-africaines vient renforcer les liens entre la France et l’Afrique du Sud. Le voyage de Michel Laurent s’est articulé autour de trois événements : Inauguration de la première Représentation IRD-CNRS en Afrique (la deuxième dans le monde, l’autre étant située à Santiago du Chili). Objectif : élargir les activités des deux institutions à une dimension régionale et créer une meilleure visibilité. Signature d’un accord pour la création du LMI (Laboratoire Mixte International) ICEMASA (International Center for Education, Marine and Atmospheric Sciences over Africa), en partenariat avec ACCESS (African Center for Climate and Earth System Science) Ouverture de la conférence de lancement de l’Eranet pour l’Afrique : ERAFRICA, nouveau Projet Européen sur la Science et la Technologie pour le Développement. A propos d’Erafica : Pour la première fois un projet européen aussi multilatéral sera géré, coordonné et administré de l'Afrique et non de l'Europe. Le réseau rassemble les Ministères de Recherche ou les organisations représentatives de douze pays, neuf de l'Europe (l'Autriche, la Belgique, la Finlande, la France, l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne, la Suisse et la Turquie) et trois de l'Afrique (l'Egypte, le Kenya et l'Afrique du Sud). Ce réseau rassemble des ressources afin de lancer un nouveau projet d’activités dans le domaine des Sciences et Technologies afin de favoriser le développement sur le continent africain. Tandis que la plupart des projets de Sciences et Technologies collaboratifs entre l'Europe et l'Afrique ont jusqu'ici été discutés et mis en œuvre au niveau bilatéral, ERAfrica peut être un premier pas vers un dialogue permanent de région à région sur des thématiques de sciences pour le développement. Pour la première fois aussi un projet européen aussi multilatéral sera géré, coordonné et administré depuis l'Afrique. Dans ce cadre, Michel Laurent, Président de l'Institut français de Recherche pour le Développement (IRD) a tenu à se déplacer pour le lancement d’Erafrica. Il s’est félicité du choix de la Commission européenne d’avoir désigné l’IRD pour mener ce projet novateur pour le compte de l'Union Européenne. « L’objectif d’un tel projet est de convaincre les gouvernements d’Afrique qu’investir plus dans les Sciences et Technologies impacte sur le développement. » a déclaré Michel Laurent lors de l’inauguration. L'innovation a donc été un des thèmes majeurs discutés lors du lancement d’ERAFRICA à Pretoria ce 12 janvier 2011. Des projets européens semblables ont déjà été lancés en Amérique latine (EULANEST) ou dans les Balkans. Andolo, l'art funéraire Sakalava à Madagascar http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/andolo-l-art-funeraire-sakalava-a-madagascar Sat, 05 May 2007 00:00:00 +0200 Ce livre est à la fois une étude et une histoire de la sculpture funéraire Sakalava de la côte ouest de Madagascar. Siégeant en bonne place dans bon nombre de musées nord-américains et européens, elle est bien connue des collectionneurs d’art africain, notamment de quelques artistes de renommée internationale. Mis à part quelques articles généraux parus dans des revues spécialisées, cette architecture funéraire originale n’avait, jusqu’à maintenant, fait l’objet d’aucun travail de synthèse traitant tout à la fois des aspects historiques, religieux, sociaux, esthétiques et stylistiques d’une telle production plastique. Cette étude qui s’appuie sur les travaux de recherche de deux anthropologues, Sophie Goedefroit et Jacques Lombard , vise justement, par un entrelacement réfléchi du texte et de l’image, par une analyse fine et avec une écriture accessible à tous, à nous faire découvrir l’évolution de cet art funéraire qui s’étend sur plus de trois siècles : période historique correspondant à l’émergence du royaume Sakalava du Menabe au début du XVII siècle et à son effondrement, à la fin du XIX siècle. Sophie Goedefroit est anthropologue et historienne de l'art. Elle est actuellement professeure d'anthropologie à l'université Sorbonne Paris 5 - René Descartes et membre du laboratoire "Langues - Musiques - Sociétés" du CNRS. Elle a séjourné pendant de nombreuses années dans différentes sociétés de Madagascar pour y mener des recherches portant à la fois sur l'organisation sociale, la culture matérielle, les rituels, les activités économiques et les rapports entre l'homme et son environnement naturel. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages et de nombreux articles portant sur ces thèmes. Jacques Lombard est anthropologue et cinéaste. Directeur de recherche à l’IRD et membre de l’unité de recherche « Identités ». Il a dirigé deux unités de recherche et un programme de coopération scientifique et universitaire avec Madagascar. Il a été le directeur de rédaction de la revue Xoana, images et sciences sociales et est l’auteur de nombreuses publications sur Madagascar notamment dans les domaines de l’anthropologie historique et religieuse. Il est le réalisateur d’une quinzaine de films documentaires dont la plupart concernent ce pays. Chikungunya : du nouveau sur la maladie http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/chikungunya-du-nouveau-sur-la-maladie Tue, 23 Feb 2010 00:00:00 +0100 Des chercheurs du CEA [1] , de l’Université Paris-Sud 11, de l’INRA [2] et de l’Ecole nationale vétérinaire de Nantes-Oniris, avec la collaboration de partenaires de l’IRD, du CNRS, et des universités de la Méditerranée et de Paris Descartes, viennent de décrypter certains mécanismes de la pathologie du Chikungunya [3] grâce à un modèle animal particulièrement représentatif de ce qui se passe chez l’Homme. Les chercheurs ont montré pour la première fois que les macrophages [4] sont le siège de la conservation du virus dans l’organisme, suggérant leur rôle dans la persistance des symptômes observés plusieurs mois après la phase aiguë de l’infection. Ces travaux, publiés online par la revue Journal of Clinical Investigation , ouvrent des pistes pour l e développement de thérapies, aussi bien préventives que curatives, pour cette pathologie qui représente un véritable enjeu de santé publique. Entre 2005 et 2006, près de 300 000 cas de Chikungunya ont été recensés sur l’île de la Réunion, ce qui correspond à 38 % de la population. Près de 2 200 patients ont dû être hospitalisés et 250 sont décédés. À ce jour, il n’existe aucun vaccin ou traitement spécifique de l’infection chez l’Homme . L’émergence récente, ou la réémergence, du virus responsable du Chikungunya en Inde et dans les îles de l’Océan Indien, rend urgente la nécessité de mieux comprendre cette maladie afin de trouver ensuite les moyens de la prévenir. Comprendre les mécanismes de mise en place de la maladie (pathogénèse) est particulièrement difficile chez l’Homme . D’une part parce qu’il est impossible d’obtenir des échantillons biologiques pertinents, comme les tissus profonds (foie, rate…) dans lesquels le virus se réplique et, d’autre part, du fait de la multiplicité des antécédents médicaux et des maladies chroniques des patients. En effet, les cas les plus sévères de Chikungunya sont plus fréquents chez des patients âgés et fragilisés par d’autres pathologies préexistantes (cardiaques, rénales et hépatiques…). Comment alors trouver le virus dans l’organisme, caractériser ses interactions avec les cellules de l’hôte dans leur contexte tissulaire, comprendre les mécanismes de défense que l’individu met naturellement en place et discriminer les atteintes dues spécifiquement au virus de celles déjà existantes liées à d’autres pathologies? Quelques éléments de réponse sont apportés par des modèles de l’infection développés chez les rongeurs. Ces modèles, qui font appel à des animaux soit nouveaux nés, soit adultes mais dépourvus de défenses naturelles du fait de modifications génétiques, ne sont que très partiellement représentatifs de ce qui se passe chez l’Homme. De plus, ils sont généralement inappropriés pour tester un vaccin ou un traitement. Forts de leur expérience sur la pathogénèse du Sida, les chercheurs ont développé un modèle de la maladie chez des macaques cynomolgus adultes ayant un système immunitaire fonctionnel et une physiologie très similaires à ceux de l’Homme . Ils ont montré que ces animaux, infectés par le virus du Chikungunya isolé chez les patients au cours de l’épidémie de l’île de la Réunion, présentent toutes les caractéristiques virologiques et cliniques observées chez l’Homme. Ils ont mis en évidence certaines caractéristiques propres de la pathologie comme des atteintes du foie en phase aiguë. Mais la découverte la plus marquante est le fait que ce virus infecte, notamment, des cellules impliquées dans les premières étapes des mécanismes de défense de l’organisme : les macrophages et les cellules dendritiques. Ces cellules peuvent héberger le virus plusieurs mois et possèdent également la propriété d’infiltrer des tissus comme les articulations, les muscles, les organes lymphoïdes et le foie. Ceci peut expliquer les symptômes typiques de cette maladie, comme les douleurs musculaires et articulaires très invalidantes observées à long terme chez les patients. Les macrophages infectés, mis en évidence par les auteurs de cette étude, représentent donc une cible potentielle pour le développement de nouvelles thérapies pour les atteintes chroniques. Ces résultats, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes conduisant à la maladie, constituent une étape importante dans le processus de l’innovation en thérapeutique. Les chercheurs du CEA disposent maintenant des outils qui permettent de tester de nouveaux traitements en laboratoire. Ceci est essentiel puisque les traitements actuels à la disposition des médecins sont uniquement symptomatiques. Enfin, la portée de ces observations pourrait certainement dépasser le cadre du Chikungunya. La persistance des virus dans les macrophages et les cellules dendritiques pourrait être un phénomène commun à plusieurs virus de la même famille, les arbovirus, transmis par les arthropodes. 1. Service d’immuno virologie de l’Institut des maladies émergentes et thérapies innovantes (iMETI), Direction des sciences du vivant du CEA, Fontenay-aux-Roses 2. UMR 703 INRA /Ecole nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Nantes Atlantique - Oniris 3. Chikungunya : maladie infectieuse tropicale, due à un alphavirus (noté CHIKV, pour Chikungunya virus) transmis par des moustiques du genre Aedes. 4. Macrophages : cellules du système immunitaire. Diffusion du documentaire "Dauphins : gentils...mais voleurs !" / Emission ADN sur France 2 http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/diffusion-du-documentaire-dauphins-gentils-mais-voleurs-!-emission-adn-sur-france-2 Wed, 01 Sep 2010 00:00:00 +0200 Diffusion samedi 4 septembre à 14h50 dans le cadre de l'émission ADN sur France 2 Un des sujets "Dauphins : gentils...mais voleurs ! " diffusé lors de cette émission concerne des activités de recherches menées par des chercheurs, techniciens et étudiants de l'UMR 212 "EME" basés à La Réunion. Les odontocètes sont connus pour être des animaux doués d’une grande intelligence, mais ils ont également la mauvaise réputation de subtiliser les appâts et d’endommager les poissons capturés par les pêcheurs. Ce phénomène, la déprédation, affecte particulièrement la pêcherie palangrière de surface ciblant le thon et l’espadon, et aucune solution durable n’a encore été trouvée pour y remédier. A la Réunion, une équipe IRD de l'UMR 212 "Ecosystèmes Marins Exploités", dans le cadre du projet régional "South West Indian Ocean Fisheries Project", a étudié le comportement de déprédation de groupes de dauphins sédentaires sur des appâts mis à l’eau, et a observé leur comportement face aux dispositifs anti-déprédation qu’elle a élaborés : les "effaroucheurs". Contacts : Pascal Bach ( pascal.bach@ird.fr )Njaratiana Rabearisoa ( njaratiana.rabearisoa@ird.fr ) ERAFRICA : renouveau de la coopération Europe-Afrique en Science et Technologie http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/erafrica-renouveau-de-la-cooperation-europe-afrique-en-science-et-technologie Wed, 20 Jul 2011 00:00:00 +0200 Le projet ERAFRICA vise à coordonner les collaborations entre l’Europe et l’Afrique dans le domaine de la recherche scientifique et technologique afin de favoriser l’innovation et le développement sur le continent africain. Le 24 juin dernier, le projet a reçu l’approbation des représentants de 17 pays africain réunis à Mombasa au Kenya. Il pourrait représenter une nouvelle étape et un réel changement dans le développement des relations entre l’Afrique et l’Europe. A propos d’ERAFRICA Financé par l’Union Européenne, le projet ERAFRICA est un ERA-NET géographique. Ces projets du 7ème programme-cadre européen ont pour objectif de coordonner les programmes de recherches nationaux des pays de l’UE à destination d’un pays ou d’une région du monde. Des programmes similaires existent pour les coopérations avec la Russie (ERA.Net RUS), l’Inde (New INDIGO) et la Corée (KorA-Net). Coordonné par l’Institut de recherche pour le développement, ERAFRICA rassemble les organisations représentatives de douze pays : neuf en Europe (l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, la France, le Portugal, la Suisse et la Turquie) et trois en Afrique (l'Afrique du Sud, l'Egypte et le Kenya), autour de la conviction qu’il est de l’intérêt de chacun de coordonner et d’unifier les efforts de soutien et de promotion des coopérations entre l’Europe et l’Afrique plutôt que de poursuivre des relations essentiellement bilatérales.Au moment où plusieurs pays européens traversent de sérieuses difficultés économiques, l’approche collective d’ERAFRICA doit amener à une nouvelle politique européenne de coopération et de partenariat international, plus coordonnée, plus économe et plus efficiente. Le projet s’attache à faire évoluer les principes théoriques de la collaboration vers la formulation de règles et de procédures, pour arriver à la constitution de projets de recherche cofinancés ou d’initiatives communes, avec un modèle de financement et de mise en œuvre qui garantisse l’impact concret des projets sur le terrain.Dans ce but, ERAFRICA cherche à constituer un réseau élargi rassemblant d’autres états européens et africains, des organisations régionales ainsi que des entreprises du secteur privé pour définir ensemble les priorités et modalités de financement pour les futures activités de recherche et d’innovations conjointes. De Mombasa vers l’avenir La réunion des 23 et 24 juin à Mombasa a marqué la première étape et une nette réussite dans la constitution de ce réseau. Organisée par le Ministère kenyan de l’enseignement supérieur, la science et la technologie, cette réunion a rassemblé des représentants gouvernementaux de l’Afrique du Sud, du Botswana, du Burundi, de l’Egypte, de l’Ethiopie, du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Maroc, du Mozambique, du Nigeria, de l’Ouganda, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, de la Tanzanie, de la Tunisie et du Zimbabwe, ainsi que diverses organisations africaines et internationales. Les participants ont pu, au cours de ces deux jours de discussion, se familiariser avec le projet et débattre de ses principes, ses objectifs et ses mécanismes de mise en œuvre. L’approbation du projet a été unanime et de nombreux délégués ont manifestés leur intention de rejoindre le réseau et participer aux activités communes.Une deuxième réunion sera organisée le 21 octobre à Bruxelles, afin de mobiliser les partenaires européens. L’ensemble des pays prêts à participer se réuniront ensuite à Alexandrie, en Egypte, pour décider des grands défis sur lesquels ERAFRICA devra se concentrer et pour définir ensemble les mécanismes de soutien à mettre en place. 7ème programme-cadre européen Union européenne ERAFRICA est une action de coordination et de support au sein du 7ième programme-cadre de l’Union européenne Numéro de l’accord de financement: 266603 Etude du risque requins à l’Ile de La Réunion http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/etude-du-risque-requins-a-l-ile-de-la-reunion Thu, 20 Oct 2011 00:00:00 +0200 Une opération de marquage de requins vient d'être initiée à l'Ile de la Réunion. Elle intervient dans le cadre du projet "CHARC - Connaissances de l’écologie et de l’HAbitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte Ouest de la Réunion". Ce projet propose ainsi d’étudier, à partir de marquages électroniques, l’écologie de deux espèces de requins côtiers de La Réunion, le requin tigre et le requin bouledogue (espèces susceptibles d’être les plus abondantes), pour définir les caractéristiques de leurs habitats respectifs (micro-habitats) et leur distribution spatio-temporelle dans ces micro-habitats. © Udo Engelhardt Marquage d'un requin citron "Negaprion acutidens", effectué par Laurent Dagorn. Avril 2009, Seychelles. Programme de la JEAI SEYSHA CHARC, projet d'une durée de 30 mois et décliné en 3 volets, a pour objectifs d’étudier : la bibliographie sur les études déjà réalisées concernant les requins côtiers en particulier celles présentant un danger pour l’homme, le requin bouledogue (Carcharhinus leucas ) et le requin tigre (Galeacerdo cuvier ) ; les statistiques historiques des attaques de requin à la Réunion depuis 1980 ; la dynamique spatiale des individus et les caractéristiques de l’habitat de ces deux espèces à la Réunion ; les caractéristiques des populations et l’écologie trophique de ces deux espèces. A plus long terme, l’objectif est la création d’un observatoire chargé de rassembler et de pérenniser les données existantes en intégrant l'ensemble des nouvelles connaissances issues de ce projet pour permettre de contribuer à une meilleure gestion du risque requin à La Réunion ; de constituer un capital valorisable pour restaurer la confiance et soutenir les activités en liens avec le tourisme ; de sensibiliser des acteurs socio-économiques de l’île afin d'engager la Réunion dans la politique européenne de protection et de conservation de ces espèces. CHARC s’inscrit dans la perspective de l’agenda 21 (Rio, 1992) de gestion durable des écosystèmes. Les chercheurs qui participent à ce projet développent depuis de nombreuses années, dans l’ouest de l’océan Indien, une approche écosystémique afin de mieux connaître les mécanismes expliquant la vulnérabilité et la résilience des écosystèmes régionaux. Le but est de mieux expliquer la place et le rôle des différentes espèces de la faune océanique et de proposer des voies de gestion durable des écosystèmes marins en conciliant conservation et exploitation durable des ressources. A propos des requins : © Jean-Bernard Galvez Requin bouledogue Les requins sont des espèces emblématiques représentées par 400 à 500 espèces dans le monde. A La Réunion, une trentaine d’espèces ont pu être recensées (Letourneur et al. , 2004). Le plus souvent, il s'agit de prises accessoires contraignantes pour les pêcheurs qui ne les ciblent pas. Par conséquent, elles sont potentiellement nuisibles pour la survie de l’espèce concernée. Certaines espèces sont évoquées lors des attaques (parfois mortelles) d’usagers des eaux littorales. Ainsi, entre 1980 et 2011, une quarantaine d’attaques de dangerosité variable ont été recensées soit en moyenne une attaque par an (Vangrevelynghe 1994, Landron 2006). Ces statistiques, parfois relayées dans la presse métropolitaine, entraînent des répercussions néfastes sur les activités touristiques de l’île. Malgré les dangers potentiels et la nécessité d'améliorer la prévention des risques, cette faune tant dans les eaux réunionnaises que dans est l’Océan Indien est très peu connue. Les seuls travaux de recherche dans l’ouest de l’océan Indien, trouvant des applications dans le domaine de la gestion du risque requins, ont été menés en Afrique du Sud (Cliff and Dudley, 1992, 2011; Dudley, 1997). Le requin tigre (Galeacerdo cuvier ) est l’un des plus grands requins fréquentant les eaux réunionnaises, il peut atteindre 5 m de long. Les requins tigre sont solitaires et nomades. Ils sont rencontrés régulièrement près des accores des récifs même s’ils sont capables d’effectuer des déplacements trans-océaniques. Requin ovovipare, il donne naissance à 8 ou 10 petits en moyenne mais pouvant aller jusqu’à 80 (Compagno, 1984 and Last & Stevens 2009), d’une taille de 60 à 80 cm après 15-16 mois de gestation. L’âge à la première maturité est de 9 ans. Il est omnivore et présente un comportement de charognard marqué qui n’est pas retrouvé chez les autres espèces de requin (Heithaus et al., 2002 ; Simpfendorfer, 2001).Ce requin est classé espèce à risque faible en terme de vulnérabilité dans la liste de l’IUCN. Le requin bouledogue (Carcharhinus leucas ) est l’une des rares espèces de requins pouvant vivre temporairement en eau douce saumâtre. Il peut remonter très loin les cours d’eau et fréquente les eaux troubles des embouchures des rivières. Il peut atteindre 3,5m de long. C’est une espèce sédentaire. Requin vivipare avec une période de gestation d’un an, les femelles donnent naissance à 13 juvéniles en moyenne d’environ 70cm. L’âge à la première maturité est compris entre 8 et 10 ans. Son alimentation est composée de poissons, oiseaux, tortues, oursins, mollusques.Il est classé espèce à risque faible en termes de vulnérabilité dans la liste de l’IUCN. Coordinateur du projet : Marc Soria, Unité mixte de recherche "Écosystèmes marins exploités - (EME)" marc.soria@ird.fr Partenaires principaux : Membres du futur Pôle Régional Mer (PRM) : IRD (UMR EME et COREUS) Laboratoire ECOMAR (Université de la Réunion) IFREMER Station Réunion ARVAM ARDA CRPMEM Observatoire des Tortues marines Kélonia Autres partenaires : IRD (UMR ESPACE-DEV) Association GLOBICE Association SQUAL’IDEES FIU (Florida International University - Department of Biological Sciences (M. Heithauss, J. Kiszka) Natal Shark Board (Laboratoire Afrique du Sud, Sheldon Dudley) Jeune Equipe Associée IRD aux Seychelles : SEYSHAR Insecta Coleoptera Tenebrionidae http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/parutions-d-ouvrages/insecta-coleoptera-tenebrionidae Mon, 02 Aug 2010 00:00:00 +0200 Ce volume est consacré à l’étude taxonomique des Coleoptera Tenebrionidae Platynotina de Madagascar, qui comptent 37 espèces réparties dans 11 genres. Des clés de détermination illustrées sont proposées en français et en anglais pour identifier les genres et les espèces. Cet ouvrage de synthèse apporte une contribution à la connaisance de la biodiversité malgache, riche en espèces endémiques. Il s’adresse aux entomologistes et à toutes les personnes qui œuvrent pour la connaissance et la protection de la nature à Madagascar. Coleoptera, Tenebrionoidea, Tenebrionidae, Systématique, Identification, Biogéographie, Madagascar Auteur : Dariusz Iwan ISBN : 978-2-7099-1685-1Éditeur : IRD / Quæ / MNHN Discipline : Entomologie, taxonomieRubriques catalogue : Faune terrestre Public : Naturalistes, entomologistes Langue : français Pages : 178 p.Format : 18,5 x 27 cm Prix TTC : 62 € Julien Mallet, lauréat du "Coup de coeur" musique du monde 2009 de l'Académie Charles Cros http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/chercheurs-de-l-ird-primes/prix-medailles/julien-mallet-laureat-du-coup-de-coeur-musique-du-monde-2009-de-l-academie-charles-cros Wed, 06 Jan 2010 00:00:00 +0100 Julien Mallet , chargé de recherche à l'IRD (URMIS), est lauréat du Coup de cœur Musiques du Monde 2009 de l'Académie Charles Cros pour son ouvrage "Le tsapiky , une jeune musique de Madagascar Ancêtres, cassettes et bals-poussière " (éditions Karthala) Ce prix, décerné chaque année par l’Académie Charles Cros, récompense les meilleures productions, sélectionnées parmi les nombreuses publications de disques, vidéos et livres consacrés à la musique. L'Antea participe à "la Planète Revisitée" http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/l-antea-participe-a-la-planete-revisitee Wed, 12 May 2010 00:00:00 +0200 La Planète Revisitée est cette initiative conjointe du Museum national d’Histoire Naturelle et de Pro-Natura International qui vise à explorer la biodiversité dans un certain nombre d’écosystèmes remarquables de la planète. Dans ce contexte, ATIMO VATAE, l’expédition sur la faune et la flore marine dans le grand sud de Madagascar, a démarré le 27 avril 2010. Le navire océanographique de l’IRD Antea est sur place depuis le 9 Mai, et le premier Leg de sa mission en mer se déroulant entre le 12 et le 30 mai. A bord, une dizaine de scientifiques, plongeurs scientifiques, biologistes marins, venant des 4 coins du monde (France, Belgique, Etats-Unis, Costa-Rica et Madagascar). www.laplaneterevisitee.org