France et Europe / L'IRD dans le monde / IRD - Institut de recherche pour le développement (IRD) http://www.ird.fr/l-ird-dans-le-monde/france-et-europe/(view_mode)/rss fr 13ème congrès de la Société Internationale d’Ethnobiologie http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/13eme-congres-de-la-societe-internationale-d-ethnobiologie Wed, 21 Dec 2011 00:00:00 +0100 Du 20 au 25 mai 2012, la Société Internationale d’Ethnobiologie (ISE) organise son 13ème congrès pour la première fois en France, à Montpellier sur le thème «Diversité culturelle et diversité biologique pour le développement durable : explorer le passé pour construire le futur». Ce congrès s’inscrit dans le suivi des actions de l’ISE : recherche-action participative et sciences citoyennes. Il réunira de nombreux chercheurs ethnobiologistes et des représentants des sociétés traditionnelles et communautés locales des cinq continents. L’histoire des changements induits par l’homme sera analysée pour mieux appréhender les composantes et dynamiques de la biodiversité mondiale actuelle. Une attention particulière sur les activités humaines passées et une prise en compte des savoirs des communautés autochtones permettront d’envisager des modalités plus durables de gestion à venir des ressources naturelles. Un congrès original, Montpellier «un village planétaire» Sont également prévus, dans divers lieux du centre-ville des sessions interculturelles, un programme pour le grand-public et des projets pédagogiques en milieu scolaire et péri-scolaire. Pour finir, le Forum des peuples autochtones élaborera un «Appel de Montpellier» qui sera restitué au 2ème Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, «Rio+20», en juin 2012. Cette préoccupation trouve un terrain favorable à Montpellier, ville scientifique de premier plan sur ces questions qui accueille également de nombreuses organisations et associations impliquées dans le domaine du développement durable et de la gestion de la biodiversité. Ce congrès est organisé par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), avec l’appui d’Agropolis International et le soutien du Cirad, du CNRS, de l’EPHE, de Montpellier SupAgro et des universités de Montpellier 1, 2 et 3, tutelles des unités mixtes de recherche CEFE (Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive) et GRED (Gouvernance, risque, environnement, développement) Quelques chiffres plus de 600 congressistes internationaux une quarantaine de sessions 450 contributions une centaine de représentants des peuples autochtones 60 pays représentés 50 projets pédagogiques impliquant 1100 scolaires une vingtaine d’animations grand public A la recherche de l’eau perdue sous les glaciers http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/a-la-recherche-de-l-eau-perdue-sous-les-glaciers Tue, 08 Nov 2011 00:00:00 +0100 Plus de 99 % de l'eau douce de la planète se trouve dans les glaces ou sous la terre. Pour déceler cette ressource, des géophysiciens de l’IRD sont en pointe dans le développement d’une méthode novatrice basée sur la résonance magnétique des protons. À ce jour, c’est la seule technique capable de détecter l’eau liquide dans le sous sol ou sous un glacier à partir de la surface et d’en évaluer le volume. Cette méthode a trouvé récemment une application originale pour aider à prévenir les risques glaciaires. Elle a permis de détecter la présence d’une gigantesque poche d’eau de 55 000 m3 située sous le glacier de Tête Rousse en Haute-Savoie. Celle-ci menaçait les habitants en aval et les autorités locales, alertées, ont procédé à sa vidange. Alimentation en eau, gestion des risques glaciaires… Cette technique intéresse aussi bien les régions semi-arides, où l’eau est une ressource stockée en profondeur, que les zones de montagne tropicales, telles que les Andes ou l’Himalaya, où, dans un contexte de changement climatique, l’eau glaciaire peut constituer une source de risque majeure. Dans les régions semi-arides du globe, l’eau est le plus souvent cachée, car elle est avant tout souterraine. La détection et la quantification de cette ressource constitue depuis toujours une des activités essentielles des hydrogéologues. Le milieu souterrain étant caractérisé par de nombreuses discontinuités qui ne sont pas appréhendables depuis la surface, les techniques d’exploration ponctuelles par sondage ou forage sont à la fois coûteuses et insuffisantes pour estimer correctement le volume d’eau disponible dans une nappe d’eau souterraine. Pour pallier cette limitation, les géophysiciens ont développé des techniques d’exploration indirecte depuis la surface, les plus classiques étant basées sur la propagation et la déformation d’ondes électriques ou magnétiques. Ces méthodes permettent de détecter les discontinuités qui ne sont pas nécessairement liées à l'eau souterraine et ne permettent pas non plus d'estimer les volumes d’eau. Depuis quelques années, une équipe de chercheurs de l’IRD du Laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement (LTHE) développe une méthode basée sur la résonance magnétique des protons (RMP), en collaboration avec le BRGM et le Geophysical Institute of Israel . Une méthode pas comme les autres © IRD / T. Lebel Méthode testée dans les Alpes. La méthode RMP a été développée pour étudier de manière non intrusive l'eau dans les roches, à une profondeur comprise entre 0 et 100 m environ. Les chercheurs génèrent un courant électrique alternatif à la surface du sol, qui crée un champ électromagnétique provoquant à son tour un phénomène de résonance des molécules d’eau dans le sous-sol. Ils mesurent ensuite – toujours en surface – le champ magnétique alternatif produit par ces molécules d'eau contenues dans les roches. Cette méthode, uniquement sensible à l'eau, se démarque des techniques géophysiques traditionnelles – qui analysent des anomalies de structures ou de paramètres physiques. Les glaciers peuvent piéger l’eau © IRD / P. Wagnon La méthode trouve des applications dans les Andes ou comme ici dans l’Himalaya, où les poches d’eau sous-glaciaires menacent les villages situés en aval. Dans de nombreuses régions tropicales, la RMP a fait ses preuves comme outil de quantification de la ressource en eau. Une application récente en zone de montagne vient de démontrer qu’elle possède également un potentiel dans la gestion des risques liés à de l’eau que l’on pourrait qualifier ici non plus de "cachée" mais de "perdue". Le cycle de l’eau en zone de montagne est caractérisé par une forte composante saisonnière, avec accumulation sous forme de neige en hiver et fonte en été. En milieu glaciaire, cette eau de fonte est évacuée par des torrents qui coulent en surface puis se perdent par des bédières( 1) qui se referment en hiver mais dont la taille peut être impressionnante en plein cœur de l’été. L’eau ainsi perdue en surface est collectée par des torrents sous-glaciaires qui émergent à l’aval des glaciers. Dans certaines configurations, toutefois, ces torrents sous-glaciaires évacuant l’eau de fonte n’existent pas et l’eau perdue reste piégée sous le glacier. C’est le cas notamment du glacier de Tête Rousse, en Haute-Savoie, petit par sa taille (0,08 km²), mais grand par les dangers qu’il recèle : une poche d’eau sous glaciaire de 80 000 m3 environ s’est vidangé brutalement en 1892, faisant 175 morts en aval. Depuis cette époque, les autorités et populations locales ont toujours craint que le phénomène puisse se renouveler, mais sans jamais pouvoir évaluer quelle quantité d’eau était piégée sous le glacier ni à quel rythme elle s’accumulait. Le réchauffement climatique en cours – déjà bien marqué sur les Alpes – fait craindre un affaiblissement du verrou glaciaire qui permet de confiner l’eau. Le risque était réel © IRD / P. Wagnon Le lac Sabai Tsho au Népal s'est vidangé brutalement en 1998, dévastant tout en aval. En 2009 et 2010, l’équipe du LTHE, activée par les glaciologues du LGGE( 2) agissant eux-mêmes à la demande des autorités locales, a offert ses services pour vérifier la présence d’une poche d’eau et estimer le cas échéant son volume. Une prouesse à la fois scientifique et technique qui constitue une première : d’une part, aucune méthode géophysique classique ne permet de procéder à une telle estimation et, d’autre part, la résonance magnétique des protons n’a jamais été mise en œuvre dans un tel contexte (eau sous la glace, conditions d’altitude, difficultés à manœuvrer en terrain de haute montagne). En juin 2010, le développement d’un nouveau logiciel en 3D a permis d’estimer le volume d’eau stocké à 55 000 m3, un volume suffisant au regard de celui qui avait provoqué la catastrophe de 1892 pour que les autorités se décident à procéder au pompage de la poche. Grâce à cette vidange artificielle, 48 000 m3 d’eau ont été pompés. Le volume d'environ 4000 m3 restant après le drainage ne présente plus de danger. L’utilité de cette méthode novatrice en matière de détection des ressources en eau souterraine était déjà avérée. Ces récents travaux montrent un potentiel nouveau dans le domaine des risques glaciaires, applicable à d’autres régions particulièrement concernées telles que les Andes ou l’Himalaya, notamment dans un contexte de changement climatique. ruissellement de fonte, d’un simple filet d’eau à de véritables torrents, parcourant la surface d’un glacier. Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (UMR CNRS / Université Joseph Fourier) Anne Poinsignon, 1er prix "Laurence Vergne" http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/chercheurs-de-l-ird-primes/prix-medailles/anne-poinsignon-1er-prix-laurence-vergne Thu, 23 Sep 2010 00:00:00 +0200 Anne Poinsignon , Biologiste, Australie.Maladies tropicales : comprendre la relation homme-insectes vecteurs. L'objectif principal de son projet était d'identifier des bio-marqueurs immunologiques permettant d'évaluer le niveau d’exposition des populations humaines à la piqûre des insectes vecteurs. Dans cette thématique, elle a plus particulièrement initié et développé une approche complémentaire sur les mouches Glossina responsables de la transmission de la maladie du sommeil et sur les moustiques Anopheles , responsables de la transmission du paludisme. Anne Poinsignon effectue actuellement un post-doctorat dans une équipe renommée en Australie où elle travaille sur la dengue. Les "Prix IRD" récompensent, une fois par an, l’excellence de la recherche, l’esprit d’innovation et l’implication des personnes de l’institut au service des pays du Sud. Ces prix soulignent l’importance de la transmission des connaissances acquises en équipe, du jeune docteur au chercheur confirmé, au bénéfice des pays qui font de la science et de la technologie un levier essentiel de leur développement. Les prix 2010 "Recherche-Sud", "Innovation-Sud" et "Laurence Vergne" ont ainsi été décernés par Michel Laurent, président de l’IRD, le jeudi 23 Septembre 2010 à Marseille. Arsène Alain Sanon, 2ème prix "Laurence Vergne" http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/chercheurs-de-l-ird-primes/prix-medailles/arsene-alain-sanon-2eme-prix-laurence-vergne Thu, 23 Sep 2010 00:00:00 +0200 Arsène Alain SANON , Burkinabé, Ecologue, Sénégal.Restaurer les sols et le couvert végétal sahélien L’intérêt de ces travaux se trouve d’abord au niveau fondamental par une acquisition de nouvelles connaissances sur l’organisation et la dynamique des peuplements végétaux, et sur l’écologie des partenaires microbiens qui leur sont associés. Ces travaux présentent également de réelles perspectives dans la restauration et la revégétalisation des terres dégradées, dans le maintien de la biodiversité végétale et dans la gestion durable des écosystèmes terrestres. Les "Prix IRD" récompensent, une fois par an, l’excellence de la recherche, l’esprit d’innovation et l’implication des personnes de l’institut au service des pays du Sud. Ces prix soulignent l’importance de la transmission des connaissances acquises en équipe, du jeune docteur au chercheur confirmé, au bénéfice des pays qui font de la science et de la technologie un levier essentiel de leur développement. Les prix 2010 "Recherche-Sud", "Innovation-Sud" et "Laurence Vergne" ont ainsi été décernés par Michel Laurent, président de l’IRD, le jeudi 23 Septembre 2010 à Marseille. CapMediTrop : Connaissances et Amélioration des Plantes Méditerranéennes et Tropicales . Un bâtiment dédié aux Sciences de la plante http://www.ird.fr/toute-l-actualite/deplacements-du-president/capmeditrop-connaissances-et-amelioration-des-plantes-mediterraneennes-et-tropicales-.-un-batiment-dedie-aux-sciences-de-la-plante Tue, 13 Sep 2011 00:00:00 +0200 l'Inauguration du nouveau bâtiment (CapMeditrop) sur le Centre IRD de Montpellier a eu lieu le mardi 13 Septembre à 15h00 en présence de Michel Laurent, Président de l’IRD, Christian Bourquin, Président de la Région Languedoc-Roussillon et de Henri de Raincourt, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération. Située sur le domaine de Lavalette, aux portes de Montpellier, la plate-forme CapMediTrop est dédiée aux recherches en génétique et génomique sur les capacités adaptatives des plantes tropicales et méditerranéennes cultivées. Elle regroupe des enseignants chercheurs de l’IRD, de l’Université Montpellier II, du CIRAD, du CNRS appartenant aux Unités Mixtes de Recherche DIADE (DIversité, Adaptation et DEveloppement des plantes) et RPB (Relations Plantes Bio-agresseurs). Ce pôle scientifique et de formation développe des recherches dans le domaine de la génomique et de la génétique des plantes tropicales et méditerranéennes. Il voit le jour grâce à un cofinancement dans le cadre du Contrat Plan Etat-Région 2000-2006. Ce bâtiment bénéficie d’une architecture qui s’harmonise avec l’existant et apporte une touche d’originalité avec une façade colorée et végétalisée qui symbolise le cœur thématique de la structure, les sciences de la plante. Ce bâtiment complète la plate-forme actuelle dédiée aux Sciences de la plante du Centre IRD de Montpellier (laboratoires de culture in vitro et serres tropicalisées à différents niveaux de confinement conformes aux exigences de la Commission du Génie Génétique, …) avec l’addition de laboratoires de biologie moléculaire, de protéomique, de microscopie électronique…, et de bureaux. Une salle de conférence équipée pour le télé-enseignement (90m2) offre la possibilité de développer une offre de formation à distance particulièrement adaptée aux missions de l’Institut. CAPMEDITROP offre l’accès à toutes les infrastructures nécessaires de premier ordre pour effectuer la recherche et la formation dans le domaine de la génétique et la génomique végétale. Les espèces cultivées des zones tropicales et méditerranéennes sont au cœur des recherches : caféiers, palmiers, riz, mil, maïs... Les études portent sur les capacités adaptatives de ces plantes. Ces capacités se déclinent à deux niveaux complémentaires. Celui de l’individu qui permet l’adaptation immédiate aux stress environnementaux tandis que celui de la population assure la transmission aux générations ultérieures des caractères les mieux adaptés aux conditions environnementales rencontrées. Différents mécanismes biologiques liés au développement de la plante (floraison, fructification, flux de gènes, rhizogenèse, réactions de défense..) ainsi que la diversité génétique y sont étudiés. A ces recherches s’ajoutent des études sur les interactions plantes-parasites et sur la capacité de préserver les plantes cultivées de ces agressions biologiques. Ceci implique d’approfondir les connaissances sur la diversité des gènes de résistance et des mécanismes qui la régissent dont ceux liés au contournement des résistances. Le regroupement des scientifiques sur un même site, travaillant sur des spécialités voisines, donne une cohérence scientifique au projet. Au total 150 scientifiques, dont une cinquantaine de personnes en accueil longue durée (visiteurs étrangers, postes d’accueil, étudiants étrangers en thèse, post-doctorants) sont présentes, provenant de l’IRD, de l’Université de Montpellier II, du Cirad et du CNRS, membres de l’UMR DIADE (Diversité, Adaptation et DEveloppement des plantes) et de l’UMR RPB (Résistance des Plantes aux Bio-agresseurs) et appartenant à l’école doctorale SIBAGHE. CAPMEDITROP, en accroissant la surface disponible et en optimisant l’existant, répond à plusieurs enjeux : la réalisation des recherches sur la connaissance et la valorisation de la biodiversité agricole, la contribution à une plus grande sécurité alimentaire par l’obtention de variétés mieux adaptées pour atteindre un développement durable de l’agriculture des pays du Sud. CapMediTrop : Connaissances et Amélioration des Plantes Méditerranéennes et Tropicales . Un bâtiment dédié aux Sciences de la plante http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/capmeditrop-connaissances-et-amelioration-des-plantes-mediterraneennes-et-tropicales-.-un-batiment-dedie-aux-sciences-de-la-plante Tue, 13 Sep 2011 00:00:00 +0200 l'Inauguration du nouveau bâtiment (CapMeditrop) sur le Centre IRD de Montpellier a eu lieu le mardi 13 Septembre à 15h00 en présence de Michel Laurent, Président de l’IRD, Christian Bourquin, Président de la Région Languedoc-Roussillon et de Henri de Raincourt, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération. Située sur le domaine de Lavalette, aux portes de Montpellier, la plate-forme CapMediTrop est dédiée aux recherches en génétique et génomique sur les capacités adaptatives des plantes tropicales et méditerranéennes cultivées. Elle regroupe des enseignants chercheurs de l’IRD, de l’Université Montpellier II, du CIRAD, du CNRS appartenant aux Unités Mixtes de Recherche DIADE (DIversité, Adaptation et DEveloppement des plantes) et RPB (Relations Plantes Bio-agresseurs). Ce pôle scientifique et de formation développe des recherches dans le domaine de la génomique et de la génétique des plantes tropicales et méditerranéennes. Il voit le jour grâce à un cofinancement dans le cadre du Contrat Plan Etat-Région 2000-2006. Ce bâtiment bénéficie d’une architecture qui s’harmonise avec l’existant et apporte une touche d’originalité avec une façade colorée et végétalisée qui symbolise le cœur thématique de la structure, les sciences de la plante. Ce bâtiment complète la plate-forme actuelle dédiée aux Sciences de la plante du Centre IRD de Montpellier (laboratoires de culture in vitro et serres tropicalisées à différents niveaux de confinement conformes aux exigences de la Commission du Génie Génétique, …) avec l’addition de laboratoires de biologie moléculaire, de protéomique, de microscopie électronique…, et de bureaux. Une salle de conférence équipée pour le télé-enseignement (90m2) offre la possibilité de développer une offre de formation à distance particulièrement adaptée aux missions de l’Institut. CAPMEDITROP offre l’accès à toutes les infrastructures nécessaires de premier ordre pour effectuer la recherche et la formation dans le domaine de la génétique et la génomique végétale. Les espèces cultivées des zones tropicales et méditerranéennes sont au cœur des recherches : caféiers, palmiers, riz, mil, maïs... Les études portent sur les capacités adaptatives de ces plantes. Ces capacités se déclinent à deux niveaux complémentaires. Celui de l’individu qui permet l’adaptation immédiate aux stress environnementaux tandis que celui de la population assure la transmission aux générations ultérieures des caractères les mieux adaptés aux conditions environnementales rencontrées. Différents mécanismes biologiques liés au développement de la plante (floraison, fructification, flux de gènes, rhizogenèse, réactions de défense..) ainsi que la diversité génétique y sont étudiés. A ces recherches s’ajoutent des études sur les interactions plantes-parasites et sur la capacité de préserver les plantes cultivées de ces agressions biologiques. Ceci implique d’approfondir les connaissances sur la diversité des gènes de résistance et des mécanismes qui la régissent dont ceux liés au contournement des résistances. Le regroupement des scientifiques sur un même site, travaillant sur des spécialités voisines, donne une cohérence scientifique au projet. Au total 150 scientifiques, dont une cinquantaine de personnes en accueil longue durée (visiteurs étrangers, postes d’accueil, étudiants étrangers en thèse, post-doctorants) sont présentes, provenant de l’IRD, de l’Université de Montpellier II, du Cirad et du CNRS, membres de l’UMR DIADE (Diversité, Adaptation et DEveloppement des plantes) et de l’UMR RPB (Résistance des Plantes aux Bio-agresseurs) et appartenant à l’école doctorale SIBAGHE. CAPMEDITROP, en accroissant la surface disponible et en optimisant l’existant, répond à plusieurs enjeux : la réalisation des recherches sur la connaissance et la valorisation de la biodiversité agricole, la contribution à une plus grande sécurité alimentaire par l’obtention de variétés mieux adaptées pour atteindre un développement durable de l’agriculture des pays du Sud. Création de l'Alliance pour l'Environnement "AllEnvi" 'Alimentation, Eau, Climat, Territoires' http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/creation-de-l-alliance-pour-l-environnement-allenvi-alimentation-eau-climat-territoires Tue, 09 Feb 2010 00:00:00 +0100 Douze acteurs de la recherche scientifique* se regroupent pour créer l'Alliance nationale de recherche pour l’Environnement AllEnvi. Quatrième alliance de recherche après les alliances pour la santé (Aviesan), l'énergie (Ancre) et le numérique (Allistene), AllEnvi a pour principale mission d’organiser, en métropole et en outre-mer, une meilleure synergie des acteurs de la recherche sur les problématiques scientifiques liées à l’alimentation, à l’eau, au climat et aux territoires. Le récent sommet de Copenhague a placé la question du changement global et de la croissance verte au coeur des défis économiques, des préoccupations sociétales et des relations internationales. Le changement global affecte non seulement le climat, mais aussi l'environnement, l'accès à l'eau, l'alimentation et l'agriculture durables. L'existence d'une recherche forte et coordonnée sur ces questions environnementales est déterminante pour apporter une réponse à la hauteur des enjeux. La France a considérablement augmenté son effort de recherche, puisque le projet de loi « Grenelle I » affecte un milliard d’euros de fonds publics à la recherche environnementale, qui figure également parmi les axes prioritaires de la stratégie nationale pour la recherche et l’innovation (SNRI). Réunissant tous les acteurs de recherche et d’enseignement supérieur concernés, AllEnvi bâtira une programmation coordonnée, en soumettant des priorités au gouvernement et aux agences de financement françaises et européennes, et proposera les plateformes communes de recherche nécessaires dans plusieurs domaines ciblés par le grand emprunt. Les champs couverts ont trait à : l'observation de l'environnement, l'expérimentation et la modélisation de son évolution à toutes les échelles et sur le long terme ; une recherche systémique alliant l'étude des processus du vivant et de ses interactions avec le milieu et les activités humaines l'innovation et l'ingénierie dans les domaines de l'eau, de la biodiversité, de l’alimentation, de l’agriculture, de la mer et de l’aménagement des territoires ; une meilleure prise en compte des risques naturels et de l’évaluation environnementale ; la formation et à la transmission des savoirs. L'élaboration conjointe de la programmation scientifique et la coordination des actions se fera au sein de groupes thématiques et transversaux. La gouvernance repose sur le Conseil de l'Alliance, auquel participent les douze membres fondateurs. L'Alliance AllEnvi a également vocation à accueillir des membres associés parmi les institutions publiques impliquées dans les domaines concernés. *BRGM, CEA, Cemagref, Cirad, CNRS, CPU, Ifremer, Inra, IRD, LCPC, Météo France et MNHN Création de l’Institut Méditerranéen d'Océanologie (MIO) http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/creation-de-l-institut-mediterraneen-d-oceanologie-mio Tue, 24 Jan 2012 00:00:00 +0100 Le laboratoire "Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO)" (CNRS/Aix-Marseille Université/IRD/Université du Sud Toulon-Var) vient être créé au 1er janvier 2012 afin de regrouper le potentiel de recherche dans le domaine de l'Environnement marin de Marseille à Toulon. Afin de présenter les grandes lignes du projet, une réunion de présentation est organisée le 27 janvier 2012 à 14h dans l’amphithéâtre de l’ESIL/POLYTECH, bâtiment C, sur le Campus de Luminy. Le regroupement au 1er janvier 2012 d’une grande partie des unités de recherche et de service du Centre d’Océanologie de Marseille 1, du LSEET 2, d’un chercheur de l'IRPHE 3et de l'unité LMBEC 4 afin de créer une unité mixte de recherche unique a été validé par les autorités de tutelles : CNRS, Aix-Marseille Université, IRD et Université du Sud Toulon-Var. Ce projet s'inscrit dans un contexte de forte restructuration du paysage de la recherche en région PACA du fait de la fusion des trois universités locales et de la création de l’Observatoire des Sciences de l'Univers (OSU) institut Pythéas. Ce laboratoire dénommé "Institut Méditerranéen d'Océanologie (Mediterranean Institute of Oceanography - MIO)" constitue un pôle d'Océanologie de 220 personnes regroupant 160 personnels statutaires du CNRS, de l'IRD, de l'université d’Aix-Marseille et de l'université du Sud Toulon-Var (USTV) ainsi qu'une soixantaine de doctorants, spécialisés dans l'enseignement, la recherche et l'observation du milieu marin (Océan ouvert ainsi que les interfaces Continent- Océan et Atmosphère-Océan). Dans les années à venir, le MIO contribuera à plusieurs actions océanographiques majeures en Méditerranée, comme le chantier Méditerranée MISTRALS et ses composantes MERMEX, CHARMEX et HYMEX, au programme d'observation de la Méditerranée MOOSE et au programme de l'IN2P3 ANTARES. D'autre part, le MIO est fortement impliqué dans les chantiers développés par l'IRD dans la zone Pacifique et Caraïbes et dans le programme Keops en Océan Austral. Le laboratoire contribue, par sa concentration unique de moyens techniques et humains, à augmenter la lisibilité de la recherche océanographique et des nouvelles technologies marines en région PACA. La présence de l’IRD permet un partenariat fort avec les pays du Sud notamment avec les pays du pourtour Méditerranéen (Tunisie, Algérie, Maroc) en complément des relations établies avec l’Italie et l’Espagne, mais également les territoires français et les pays de la zone Pacifique (Nouvelle Calédonie, Iles Fidji). Le MIO composante de l'OSU Institut Pythéas Le MIO est une composante de l'observatoire des Sciences de l'Univers (OSU 5) Institut Pythéas avec le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM), le Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences (CEREGE 6) et de l’Institut Méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE 7). Les domaines de recherche Le MIO est un laboratoire d'Océanologie qui inscrit sa démarche de recherche dans les programmes scientifiques internationaux, il est impliqué dans le réseau d'excellence EurOceans. Globalement, les objectifs de recherches visent à mieux comprendre et à modéliser la circulation océanique et le fonctionnement des écosystèmes marins. Les recherches du MIO se basent sur des compétences en Biologie, Ecologie, Microbiologie, Halieutique, Physique, Chimie, Biogéochimie et en Sédimentologie. Les recherches du MIO portent notamment sur la réponse des écosystèmes marins et de la circulation océanique au changement global (en termes de climat et d'apports de contaminants).Un effort sera porté sur : les provinces océaniques des océans, et en particulier de la Mer Méditerranée (circulation océanique, fonctionnement des écosystèmes marins des zones oligotrophes à eutrophes, dynamique de populations, production marine et flux de matière) l’interface continentale (apports des fleuves à la zone côtière, anthropisation du littoral, transfert de contaminants dans la chaine trophique marine, dynamique côtière) l’interface atmosphérique du milieu marin (dépôt d'aérosols, émissions de composés volatils, échanges de gaz dans la couche limite, impact du rayonnement, couplage circulation atmosphérique/circulation océanique). Le MIO assurera la mission spécifique d'Observatoire marin de l'OSU Institut Pythéas. Les cadres d'exercice du MIO sont l'Océan mondial et ses interfaces avec le sédiment, le continent et l'atmosphère, mais se concentrent clairement dans les prochaines années sur la Mer Méditerranée notamment dans le cadre des programmes de recherches du programme MISTRALS (MERMEX, HYMEX CHARMEX) et du programme d'observation de la Méditerranée (MOOSE). Notons que les zones Caraïbes et Pacifique sont également étudiées dans le cadre des chantiers d'études de l'IRD. Le MIO fait partie du Réseau National des Stations et Laboratoires Marins (RNSLM). Il participe dans le cadre d'Aix-Marseille Université et de l'USTV à la formation des étudiants et des personnels de recherche, tant au niveau national, européen qu'hors Europe et notamment dans les pays du Sud via l’IRD. Il met en oeuvre des activités de coopération nationale et internationale. Il diffuse les connaissances auprès des personnels enseignants et des usagers de l’enseignement public. Localisation du MIO Dans l'état actuel des choses, le MIO sera pour l'essentiel relocalisé à partir de 2014 sur le campus scientifique de Luminy, dans un nouveau bâtiment (Projet Oceanomed, Université de la Méditerranée) et dans les locaux de l’ESIL, sur le campus de l’USTV à Toulon, au LSEET, pour 25 de ses membres, et sur le site de la station marine d'Endoume pour des activités expérimentales marines. Organisation du laboratoire Le MIO est organisé de la manière suivante : un service administratif et un service scientifique comprenant des équipes avec leurs propres plateaux techniques, des axes de recherches (AT) et des plateformes instrumentales communes à l'unité.Equipe de direction : Directeur : Richard Sempéré (directeur de recherche CNRS) Directeur adjoints : François Carlotti (directeur de recherche CNRS), Bernard Ollivier (directeur de recherche IRD), Charles-Antoine Guerin (USTV). 1. Le Centre d’Océanologie de Marseille, observatoire des Sciences de l’Univers (Université de la Méditerranée/CNRS/IRD) était composé de trois unités mixtes de recherche : Laboratoire de Microbiologie, Géochimie et Ecologie Marines(LMGEM), Laboratoire d’Océanographie Physique et Biogéochimie (LOPB), Diversité, Evolution et Ecologie Fonctionnelle Marine (DIMAR), et d’une unité mixte de service. 2. Laboratoire de Sondages Electromagnétiques de l'Environnement Terrestre (Université du Sud Toulon-Var) 3. Institut de Recherche sur les phénomènes hors équilibre (CNRS/Aix-Marseille université/Centrale Marseille) 4. Laboratoire Microbiologie et Biotechnologie des Environnements Chauds (Aix-Marseille université) 5. Observatoire des Sciences de l’Univers 6.CEREGE (CNRS/Aix-Marseille université/IRD/Collège de France) 7. IMBE (CNRS/Aix-Marseille université/IRD/Université d’Avignon) Didier Raoult lauréat du Grand Prix Inserm 2010 http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/chercheurs-de-l-ird-primes/prix-medailles/didier-raoult-laureat-du-grand-prix-inserm-2010 Fri, 19 Nov 2010 00:00:00 +0100 A 58 ans, Didier Raoult, lauréat du Grand Prix 2010, est consacré pour l’ensemble de sa carrière. Il dirige actuellement l'URMITE (Unité de Recherche sur les Maladies Infectieuses et Tropicales Emergentes ), unité mixte associant le CNRS, l’Inserm, l’IRD et l’Université de la Méditerranée (Aix-Marseille 2). Professeur de microbiologie , spécialiste des maladies infectieuses , Didier Raoult découvre en 1992 un virus totalement nouveau qu’il baptise Mimivirus . D'abord assimilé à une bactérie puisqu’il mesure 0,4 micromètre, le chercheur montre que Mimivirus possède toutes les caractéristiques d’un virus…géant. Cette découverte a ouvert un champ de recherche complètement inexploré. En 2008, Didier Raoult découvrira Spoutnik , le premier virus géant capable d’en infecter un autre pour survivre, puis Marseillevirus en 2009. Didier Raoult, par ailleurs, reçoit des patients du monde entier dans son centre devenu référence mondiale pour la fièvre Q et les maladies de Whipple1. 1. Maladie infectieuse rare due à la bactérie Tropheryma whippelii . Elle se présente comme une maladie digestive ou systémique. Du rat à l’homme : une trentaine d’Européens infectés par leurs rats domestiques http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/du-rat-a-l-homme-une-trentaine-d-europeens-infectes-par-leurs-rats-domestiques Mon, 04 May 2009 00:00:00 +0200 Deux équipes de recherche marseillaises, dirigées par Didier Raoult, directeur de l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (CNRS / IRD / Université de la Méditerranée) et par Rémi Charrel, virologue travaillant à l’Unité des virus émergents (IRD / Université de la Méditerranée) ainsi qu’au CHU La Timone, ont identifié l’origine insoupçonnée des lésions cutanées observées auprès d’une trentaine d’Européens, parmi lesquels vingt Français. Ces derniers ont contracté une infection virale liée à leur rat de compagnie. C’est la première fois qu’une transmission de ce type de virus, le cowpox, est décrite du rat domestique vers l’homme. Cette nouvelle maladie souligne les risques de zoonoses, maladies animales transmissibles à l’homme, associées à l’adoption de nouveaux animaux de compagnie. Ce travail vient d’être publié dans Emerging Infectious Diseases.