Orientations stratégiques - Institut de recherche pour le développement (IRD)

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Orientations stratégiques

Au cours des prochaines années, les grands enjeux de la recherche pour le développement vont impacter la recherche dans trois domaines interdépendants : les conséquences du changement climatique, les dynamiques démographiques et la mondialisation. Ces domaines doivent être appréhendés en répondant aux aspirations et priorités singulières des États, eux-mêmes sensibles aux échanges entre les espaces économiques, sociaux, culturels et géographiques.

Au-delà de ce nouveau contexte international, intégrant les caractéristiques de Suds diversifiés ( 1) et les crises en cours, l’IRD devra promouvoir avec ses partenaires académiques une éthique du partenariat.

Il s’agira aussi d’orienter la politique scientifique de l’Institut sur des thématiques cibles, considérées comme prioritaires par l’ensemble des communautés scientifiques et les institutions internationales au Nord comme au Sud. Ces thématiques s’inscrivent dans les grands domaines que sont la société, la santé, l’environnement et les ressources.

Les approches multidisciplinaires seront privilégiées et les programmes de recherche seront copilotés avec les partenaires du Sud.

L’excellence scientifique sera recherchée dans tous les domaines et cette politique s’accompagnera d’une réaffirmation des priorités géographiques au profit de l’Afrique subsaharienne et des pays du pourtour méditerranéen. Les événements majeurs intervenus depuis le début de l’année 2011, en particulier dans le monde arabe, appellent toute notre attention et nécessitent des adaptations évidentes des modes d’action.

Conformément aux recommandations du Cicid de 2005 puis de 2009, l’IRD a créé une agence interétablissements de recherche pour le développement. L’expérience acquise légitime l’IRD dans sa nouvelle mission, désormais inscrite dans ses statuts. Ainsi, favoriser l’essor rapide de cette agence au sein de l’Institut constitue logiquement une priorité de ce contrat.

La mise en oeuvre de nouveaux statuts – volet gouvernance – modifie le fonctionnement de l’Institut qui devra, dans le cadre des évolutions nationales, rendre opérationnelles ces nouvelles dispositions.

L’Institut est, début 2011, membre de trois Alliances nationales et est impliqué en qualité de membre fondateur dans cinq projets d’IDEX

  • SUPER porté par Sorbonne Université,
  • Toulouse IDEX porté par le PRES de Toulouse,
  • IDEX UMSF porté par les trois universités montpelliéraines,
  • AMIDEX porté par le PRES Aix-Marseille Université,
  • IC Ouest porté par le PRES Université européenne de Bretagne).

Cet engagement est essentiel dans le cadre de la participation de l’Institut à une politique de site engagée en 2006 et qui a abouti en 2011 à une "umérisation" quasi complète des unités de l’IRD. Les universités sont partenaires à hauteur de 90 % de ces UMR et les organismes à 70 %. Ces évolutions permettent de mieux répondre aux attentes des partenaires du Sud en matière de formation notamment.

Mais c’est la création d’une agence inter-établissements conférant à l’Institut une double fonction d’opérateur et d’agence qui représente le vrai défi de ce contrat, avec les synergies à développer entre ces deux entités d’une part, et la nécessaire indépendance qui doit marquer leurs fonctionnements respectifs, d’autre part.

Note :

Quatre catégories principales peuvent être identifiées et à chacune d’entre elles peuvent être associés des mécanismes d’intervention différents :

  1. Les pays les moins avancés (Afrique subsaharienne) , où les efforts devront se concentrer pour soutenir la formation diplômante et la recherche en favorisant une meilleure coordination avec les autres acteurs français, européens et du Sud ;
  2. Les pays à revenus intermédiaires (Méditerranée et Asie du Sud-est) , auxquels seront associés des modes d’intervention adaptés à leur niveau de développement et la qualité de leurs institutions scientifiques ;
  3. Les pays émergents (BRICS) , lesquels seront des partenaires pour la co-construction et le cofinancement, avec les pays les moins avancés, de programmes à l’échelle régionale ;
  4. Les sites régionaux ultra-marins (ROM-COM) , où les enjeux de développement propres aux bassins régionaux où les Rom-Com sont localisées demandent une attention particulière.