Fiches d'actualités scientifiques
27 éléments avec les critères : 2009
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326 - Grippe aviaire : chez les oiseaux sauvages, les épidémies se propagent via l’eau
Septembre 2009
Le virus H1N1 menace actuellement la planète d’une pandémie de grippe A. Mais qu’en est-il de son tristement célèbre cousin H5N1 et autres virus de l’influenza aviaire (1) ? Contrairement au premier, ils ne présentent que peu de risque de contamination pour l’homme. En effet, la grippe aviaire n’est pas transmissible d’humain à humain. Ces derniers ne contractent la maladie que lors de contacts étroits, prolongés et répétés avec des animaux infectés. En revanche, alors que H1N1 n’est pas très virulent, certains virus de l’influenza aviaire, comme le H5N1, peuvent entraîner une grave maladie, dont l’issue peut être fatale.
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325 - Le mil, aliment du futur au Sahel
Juillet 2009
Le mil est la base de l'alimentation quotidienne des 50 millions d’habitants du Sahel. Extrêmement résistant à la sécheresse et bien adapté aux sols pauvres, il reste la seule culture correspondant véritablement aux conditions du milieu et aux habitudes alimentaires traditionnelles.
Pourtant, les récoltes varient considérablement en fonction de la pluviométrie et de la fertilité des sols. Sécheresse accrue d'année en année, changement climatique, désertification : pour faire face à la grande variabilité des conditions environnementales dans la région et assurer des rendements suffisants, les agriculteurs sahéliens doivent pouvoir choisir des variétés adaptées. Depuis sa domestication il y a plus de 3500 ans, l'homme a ainsi sélectionné des caractères agronomiques importants et développé une grande diversité de variétés, adaptées notamment à différents climats.
Les chercheurs de l'IRD et de l'Université Abdou Moumouni à Niamey, au Niger, viennent d'identifier un gène responsable de cette adaptation. Dénommé PHYC, il s’agit d’un des gènes jouant un rôle dans la perception de la lumière chez les plantes. Dans le contexte de changement climatique actuel, la découverte de ce facteur génétique clé permet le développement de variétés appropriées.
324 - L’onchocercose, ou « épilepsie des rivières »
Juillet 2009
Exclusion sociale et profond mal-être sont le lourd tribut des 50 millions d'épileptiques de par le monde.
En Afrique, leur sort est encore plus sombre : les croyances discriminantes et le manque d’accès aux traitements entraînent une importante surmortalité des malades. Les pays en développement, notamment en Afrique, abritent près de 90% des épileptiques.
Comment expliquer une telle différence par rapport aux pays du Nord?
En zone tropicale, les crises d’épilepsie sont souvent dues aux séquelles neurologiques laissées par différentes maladies endémiques, comme le paludisme.
Les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires viennent de montrer qu'une autre infection parasitaire très répandue en Afrique sub-saharienne, l'onchocercose, pourrait également être une cause d’épilepsie. En effet, grâce aux résultats de huit études réalisées en Afrique de l’ouest, centrale et de l’est, ils ont constaté qu’outre ses répercussions cutanées et oculaires classiques qui lui valent le nom de « cécité des rivières », l’onchocercose est associée à une augmentation marquée de l'épilepsie.
La maladie pourrait ainsi tout autant être appelée « épilepsie des rivières ».
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323 - Insectes ravageurs : risque d’invasions accru en Équateur
Juillet 2009
Teignes, charançons, chrysomèles… en Équateur, les insectes ravageurs de la pomme de terre constituent un problème majeur pour la filière, au 5e rang des productions vivrières du pays. La menace de la teigne est pour sa part relativement récente : les trois espèces de ce petit papillon gris ont été importées d’Amérique centrale et du Pérou il y a 30 ans et ont rapidement colonisé tout le pays.
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322 - Les migrants, une manne pour le développement ?
Juin 2009
À pied, en camion, en bateau, en avion… près de 200 millions de personnes, soit 3 % de la population mondiale, sont partis tenter leur chance à l’étranger.
Un chiffre en constante augmentation, au rythme de la mondialisation et de la crise économique : en 25 ans, le nombre de migrants dans le monde a doublé.
Fuir les conflits, soif d’une vie meilleure… près des trois quarts des candidats à l’exil viennent des pays du Sud.
Combien, parmi eux, rentreront un jour au pays de leurs aïeux ? Le projet de retour définitif, un mythe pour les migrants de tous horizons, est en effet constamment différé et se matérialise rarement. C’est ce que constatent les chercheurs du CEPED (IRD, Université Paris Descartes, Ined) et leurs partenaires.
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