Mobilité et Développement des Suds
Un dossier coordonné par Dana Diminescu, Paul de Guchteneire, Jean-Baptiste Meyer et William Turner
Cet appel à communications est clos.
La relation entre mobilité et développement est actuellement en débat. Nous proposons dans ce numéro spécial de la Revue d’Anthropologie des Connaissances d’explorer la dimension cognitive de cette question. Longtemps considérée comme une fuite de cerveaux, est-il légitime maintenant, avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de prétendre le contraire ? L’hypothèse selon laquelle les Diasporas peuvent identifier des compétences et des savoirs en émergence à l’étranger, aider les acteurs de leurs pays et régions d’origine à en comprendre la signification et, de cette manière, contribuer efficacement par la construction de liens transnationaux à consolider des systèmes d’innovation scientifique, économique et sociale est une hypothèse forte. Elle suppose des procédures complexes de gestion collective de connaissances pour identifier et donner la signification de compétences et de savoirs en émergence ; une capacité socio-politique de se faire entendre et d’agir au sein de structures d’action collective déjà établies dans leurs pays et régions d’origine et, enfin, une réflexion plus théorique sur ce qui est l’action transnationale dans un contexte de co-développement.
Cela dit, en invitant les politicologues, sociologues, économistes et anthropologues de contribuer des articles sur ces thèmes, nous ne voulons pas diminuer l’importance des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les sciences cognitives et les sciences de l’ingénieur ont montré le soutien apporté par les TIC aux personnes travaillant dans des contextes géographiquement éloignés les unes des autres. Mais leur objet d’étude est celui des communautés de compétences et de savoirs et il n’est pas évident que les Diasporas puissent être considérés comme des réseaux de ce type. Nous avons besoin de mieux comprendre le lien qui existe réellement entre la connectivité apportée par les TIC, le développement d’un sens d’appartenance communautaire plus aigu parmi les membres des Diasporas et l’engagement des actions en faveur de leurs pays et régions d’origine. Nous souhaitons donc recevoir des textes écrits par des ingénieurs faisant état de leurs expériences pour promouvoir des interactions et des échanges médiatisés par ordinateur entre les pays du Nord et les pays du Sud.
Enfin, il est souvent affirmé que la société mondiale de la connaissance est basée sur une circulation globalisée des compétences. Les conceptions de cette dernière sont cependant multiples, parfois contrastées voire contradictoires, et méritent d’être confrontées et approfondies. C’est à cet effort que convie ce numéro spécial de la revue
Les propositions sont à envoyer à la revue ou directement aux coordinateurs du numéro 2008-6.
dana.diminescu@msh-paris.fr
p.deguchteneire@unesco.org
jmeyer@mpl.ird.fr
william.turner@limsi.fr
Le calendrier est le suivant :
- Sortie du Numéro prévue pour 2010
Prendre contact avec les éditeurs invités ci-dessus.

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