Communiqués et dossiers de presse / Actualités / Toute l'actualité / IRD - Institut de recherche pour le développement (IRD) http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/(view_mode)/rss fr Retrouvez ici les communiqués et dossiers de presse de l'IRD Exposition "Migrants en Guyane, Chercher la vie" http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/exposition-migrants-en-guyane-chercher-la-vie Fri, 10 Feb 2012 00:00:00 +0100 Réalisée par le Musée des cultures guyanaises, avec le soutien de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) 1 et en coproduction avec la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, l’exposition "Migrants en Guyane, Chercher la vie" est présentée à Paris du 14 février au 20 mai 2012. Avec une cinquantaine de photographies, Frédéric Piantoni, géographe à l’IRD à Cayenne, fait découvrir au public des portraits de migrants en Guyane française. La Guyane, terre d’immigration L’histoire de la Guyane française est intimement liée à la question migratoire. Depuis le XVIIe siècle, plusieurs phases se sont succédées : immigration forcée pendant la colonisation ; immigration planifiée après la départementalisation dans les années 1950 (liée notamment à la construction du centre spatial guyanais) ; immigration non planifiée depuis les années 1980, principalement en provenance d’Amérique centrale et du Sud. A l’heure actuelle, 109 nationalités sont recensées en Guyane et 37 % de la population est étrangère (Haïtienne, Surinamienne, Brésilienne…). "Migrants en Guyane, Chercher la vie" à la Cité nationale de l'histoire de l’immigration Géographe au Centre population et développement (CePeD) accueilli à l’IRD à Cayenne, Frédéric Piantoni travaille depuis 15 ans sur les circulations migratoires et les réseaux transnationaux en Guyane française. Ses recherches l’ont amené à côtoyer et à photographier de nombreux migrants, d’origine et de trajectoires différentes, tous tentant de "chercher la vie" (chèché lavi ), expression haïtienne qui désigne à la fois l’exil individuel et la recomposition volontaire dans l’ailleurs, la prise en main de son destin. L’Année des Outre-mer français, en 2011, a été le déclencheur d’un projet d’exposition de ces photographies pour contribuer à "changer le regard" sur la Guyane. Réalisée par le Musée des cultures guyanaises, avec le soutien de l’IRD et en coproduction avec la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, l’exposition propose, grâce à quatre séquences thématiques - les parcours, les quartiers, l’immigration des femmes et les frontières - deux regards au visiteur : des portraits en noir et blanc témoignent des destins individuels, tandis que des panoramiques en couleur offrent une vision plus générale sur l’immigration en Guyane. Les migrations, objet de recherches et d’actions de culture scientifique à l’IRD Avec l’intensification du processus de mondialisation, les dynamiques démographiques et migratoires font l’objet de nombreuses études scientifiques. Des chercheurs de l’IRD, appartenant à différents laboratoires, s’intéressent aux trajectoires migratoires (Sud-Nord, Sud-Sud), à leurs déterminants (migrations forcées, économiques, climatiques, stratégies d’acteurs) et conséquences (économiques, sociales, environnementales…). D’autres interrogent les recompositions territoriales et identitaires engendrées par les migrations (permanence/recompositions des dynamiques culturelles et religieuses…). La thématique de la migration/ circulation des savoirs, celle de l’impact des migrations sur le développement économique (transferts financiers, rôle des diasporas…) et sur la santé (émergence de pathologies…) font également l’objet de recherches. Face à la complexification des processus migratoires, les chercheurs privilégient l’approche pluridisciplinaire (associant démographie, linguistique, économie, géographie, cartographie, anthropologie, épidémiologie…). Enfin, la thématique des migrations africaines et méditerranéennes mobilise aussi les chercheurs de l’IRD dans le cadre des Programmes pilotes régionaux (PPR) en cours de montage. © D.R Affiche de l'exposition "Mexique : l'autre métissage" Parallèlement, l’IRD valorise les résultats de ses recherches sur les migrations, grâce à des ouvrages et actions de culture scientifique. Ainsi, dans le cadre des programmes Afrodesc (Afrodescendants et esclavages : domination, identification et héritages dans les Amériques) et Eurescl (Slave Trade, Slavery, Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities ), les chercheurs du laboratoire Migrations et Sociétés (URMIS) se sont associés à des photographes pour réaliser l’exposition "Mexique : l’autre métissage" . Présentée à Nice en novembre 2011, elle a donné lieu à la publication d’un catalogue bilingue et est disponible en prêt sur demande . Enfin, dans le cadre de l’événement « Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture », l’IRD conduit le projet "Parcours migratoires" , qui invite des jeunes méditerranéens (France, Maroc, Tunisie, Algérie) à prendre conscience de la complexité des phénomènes migratoires et à rompre avec les idées reçues sur les migrations. En adoptant la démarche des chercheurs en sciences sociales, des clubs scientifiques, réunissant 15 à 30 lycéens, des enseignants et des chercheurs, étudieront des parcours migratoires divers. La restitution des travaux se fera à travers un web documentaire accessible via un portail en ligne. Par ailleurs, un colloque international, qui se tiendra à Marseille en mai 2013, réunira les jeunes participants au projet de part et d’autre de la Méditerranée. 1. L’exposition bénéficie du soutien financier de la Direction des affaires culturelles de Guyane, du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriale et de l’Immigration, de la Région Guyane, de l’IRD, du Parc amazonien de Guyane et de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. 16 millions d’euros pour E-ReColNat : lauréat de l’appel à projets "Infrastructures Nationales en Biologie et Santé" http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/16-millions-d-euros-pour-e-recolnat-laureat-de-l-appel-a-projets-infrastructures-nationales-en-biologie-et-sante Fri, 10 Feb 2012 00:00:00 +0100 Le projet E-ReColNat est l’un des 11 lauréats de l’appel à projets "Infrastructures Nationales en Biologie et Santé" du programme d’Investissements d’Avenir, il bénéficiera de 16 millions d’euros sur 5 ans. Coordonné par le Muséum national d’Histoire naturelle en partenariat avec l’Université Montpellier 2, le PRES Clermont- Université, l’Université de Bourgogne, l’IRD, l’INRA, le CNAM, Tela Botanica et Agoralogie, E-ReColNat a pour objectif de réunir l’ensemble des données des collections françaises d’histoire naturelle sur une même plateforme informatique, au service de la recherche et de l'expertise sur la biodiversité. Les résultats de l’appel à projets "Infrastructures Nationales en Biologie et Santé" ont été dévoilés hier soir par Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. A travers leurs collections, les naturalistes documentent scientifiquement l’état de la diversité naturelle depuis plus de 350 ans (en paléontologie, ils couvrent même plusieurs millions d’années). Les collections d’histoire naturelle, estimées à 100 millions de spécimens en France, sont donc une des sources d’informations irremplaçables pour appréhender et modéliser le changement global depuis le début de l’ère industrielle. En effet, au moins pour les périodes les plus anciennes, seuls les spécimens conservés dans les collections d'histoire naturelle peuvent fournir des données valides, puisque leur identification peut être réévaluée selon la taxinomie actuelle. Réparties sur plusieurs dizaines d’établissements, musées, universités, instituts de recherche et associations, les collections naturalistes françaises constituent la Très Grande Infrastructure de Recherche ReColNat. E-ReColNat est la partie informatique de ReColNat. Elle sera ouverte à un partenariat avec les institutions gestionnaires de collections dans les pays du Sud, et constituera une grande plateforme de données sur la distribution des espèces au cours du temps. Les données ReColNat seront intégrées dans les programmes nationaux français comme ceux de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) et mis à disposition au niveau international via le GBIF-France (Global Biodiversity Information Facility). E-ReColNat s'inscrit dans des initiatives internationales telles qu’e- Biosphere ou le programme européen LIFEWATCH. E-ReColNat comporte trois volets L’acquisition rapide et à bas coût de données brutes (jusqu’à 17 000 images par jour). En raison de techniques déjà testées sur les collections du Muséum national d’Histoire naturelle, l’accent sera mis sur la numérisation massive des herbiers. Pour les collections de l'Outre-Mer français (collections de l'IRD en Guyane et Nouvelle-Calédonie , et de l'INRA en Guadeloupe), des dispositions particulières ont été mises en place pour permettre une numérisation locale selon des procédés plus traditionnels (scanners et photos). Fort de l’expérience acquise dans l’informatisation et la numérisation des spécimens types 1 de botanique et de paléontologie, le projet permettra de réaliser la base de données de référence pour les spécimens types de zoologie. Plus de 60 partenaires de la France entière sont impliqués dans ce volet. La numérisation automatisée en 3D n’étant pas encore opérationnelle, l’acquisition de données en zoologie, paléontologie et géologie portera sur l’inventaire des spécimens types et figurés (spécimens de référence pour la nomenclature internationale) en associant des données validées à des photographies. Le traitement de ces données (vérification, re-identification, renseignement des champs structurés) et leur intégration dans une base de données utilisable pour la recherche et l'expertise. Ce second volet nécessite de mobiliser toutes les ressources humaines disponibles, c'est-à-dire les taxonomistes professionnels comme les amateurs. Dans ce but, le projet mettra en place des outils collaboratifs de "sciences citoyennes" de type web 2.0. La création d’un portail permettant d’offrir l’accès aux spécimens pour des demandes de prêts, consultations, prélèvements et extraits. Le programme de travail comprendra deux phases 2012-2013 : démarrage des opérations de montage des spécimens d'herbiers, informatisation des spécimens types de zoologie et de paléontologie, outils web 2.0, mise en ligne des 8 millions d’images d’herbiers du Muséum national d’Histoire naturelle. 2013-2016 : numérisation des herbiers, mise en place et animation de la plateforme collaborative, informatisation des spécimens types de zoologie et de paléontologie, mise au point de techniques de numérisation massive d’objets naturalistes en 3 dimensions (par opposition aux herbiers qui sont en 2 dimensions). Les partenaires de E-ReColNat Muséum national d’Histoire naturelle Université Montpellier 2 PRES Clermont-Université Université de Bourgogne (UMR uB-CNRS 6282 Biogéosciences – Trans’Tyfipal®) IRD (UMR 123 AMAP) INRA (UR1321 ASTRO) CNAM (EA 4420 DICEN) Tela Botanica Agoralogie Avec le soutien du CNRS-INEE, CNRS-INSU et de l’AllEnvi. 1. Un spécimen type est un élément de référence attaché à un nom scientifique, à partir duquel une espèce vivante (ou ayant vécu), a été décrite. Séminaire final de restitution du projet AMPHORE http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/seminaire-final-de-restitution-du-projet-amphore Tue, 31 Jan 2012 00:00:00 +0100 L’Institut de recherche pour le développement (IRD) organise, le 10 février 2012 à l’Aquarium tropical de la Porte Dorée à Paris, le séminaire de clôture du projet Aires Marines Protégées et gestion Halieutique par Optimisation des Ressources et des Ecosystèmes (AMPHORE). Ce séminaire sera l’occasion de présenter les principaux résultats du projet, mené entre 2008 et 2012 dans le cadre du programme « Biodiversité » de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Les aires marines protégées : efficaces à des fins halieutiques ? © IRD/ R. Laë Pêche à bord de lanches au banc d'Arguin Zones délimitées en mer associées à des mesures de préservation des écosystèmes, les aires marines protégées (AMP) assurent la sauvegarde des habitats essentiels à la reproduction et à la croissance des espèces juvéniles. Elles jouent ainsi un rôle primordial dans la conservation de la biodiversité. Dans le contexte actuel de surexploitation des ressources vivantes aquatiques, le projet AMPHORE avait pour objectif d’étudier l’efficacité des AMP à des fins halieutiques. Financé entre 2008 et 2012 dans le cadre du programme « Biodiversité » de l’ANR, le projet a réuni neuf équipes de recherche françaises 1 et quatre équipes d’Afrique de l’Ouest 2, afin de : définir les indicateurs biologiques, écologiques, économiques et sociaux à des fins de gestion écosystémique des pêches. déterminer les mécanismes décisionnels qui conditionnent la mise en place des AMP et établir des politiques régionales basées sur la notion de réseau d’AMP. tester et modéliser, sur certains sites privilégiés, l’efficacité réelle des AMP et évaluer les activités économiques et les bénéfices induits. Bilan à l’Aquarium tropical © IRD/ R. Laë Traitement d'échantillons dans le cadre du projet AMPHORE Les indicateurs du projet ont été définis à partir d’analyses de données historiques de deux estuaires français et par analyse comparative de six estuaires africains. L’efficacité des aires marines protégées et les mécanismes décisionnels et de gouvernance ont quant à eux été étudiés à partir de réserves de taille et d’ancienneté variables, situées en France (parcs nationaux de Port-Cros et des Bouches de Bonifacio), en Mauritanie (parc national du banc d’Arguin) et au Sénégal (AMP communautaire du Bamboung). Au total, AMPHORE a permis de sélectionner 15 indicateurs permettant d’évaluer l’efficacité et la pérennité des AMP dans un contexte d’exploitation halieutique. Les chercheurs sont ainsi en mesure de suivre l’impact des aires marines protégées sur le milieu extérieur et les conséquences positives ou négatives sur les activités de pêche. Par ailleurs, le volet formation du projet a été encouragé, puisque de nombreux étudiants du Nord comme du Sud ont effectué leurs travaux de Master ou de thèse dans le cadre d’AMPHORE. La restitution finale des principaux résultats du projet se tiendra le 10 février à l’Aquarium tropical de la Porte Dorée à Paris. Elle complètera la journée de restitution organisée à Dakar en décembre 2011 avec le Commission sous-régionale des pêches. Après un rappel général du projet, les présentations porteront sur les indicateurs biologiques, l’application des modèles écosystémiques et multi-agents aux AMP, l’approche socio-économique, la gouvernance dans les AMP, et sur un exemple d’approche pluridisciplinaire développée dans l’AMP de Bamboung au Sénégal. 1. Laboratoire des sciences de l’environnement marin (UMR LEMAR) ; Ecologie des systèmes marins côtiers (UMR ECOSYM) ; laboratoire Ecologie et modèles pour l’halieutique (EMH), Ecosystèmes estuariens et poissons migrateurs amphihalins (UMR EPBX) ; Laboratoire d’écologie halieutique (LEH) ; Equipe associée de gestion de la biodiversité ; Centre d'économie et d'éthique pour l'environnement et le développement (C3ED) ; Aménagement des usages des ressources et des espaces marins et littoraux (UMR AMURE) ; Hydroacoustique appliquée à l’halieutique, à l’écologie et à l’éthologie aquatiques 5 (US ACAPPELLA). 2. Centre national des sciences halieutiques de Boussoura (CNSHB, Guinée) ; Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT, Sénégal) ; Institut Mauritanien de recherches océanographiques et des pêches (IMROP, Mauritanie) ; Commission sous-régionale des pêches (CSRP). Création de l’Institut Méditerranéen d'Océanologie (MIO) http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/creation-de-l-institut-mediterraneen-d-oceanologie-mio Tue, 24 Jan 2012 00:00:00 +0100 Le laboratoire "Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO)" (CNRS/Aix-Marseille Université/IRD/Université du Sud Toulon-Var) vient être créé au 1er janvier 2012 afin de regrouper le potentiel de recherche dans le domaine de l'Environnement marin de Marseille à Toulon. Afin de présenter les grandes lignes du projet, une réunion de présentation est organisée le 27 janvier 2012 à 14h dans l’amphithéâtre de l’ESIL/POLYTECH, bâtiment C, sur le Campus de Luminy. Le regroupement au 1er janvier 2012 d’une grande partie des unités de recherche et de service du Centre d’Océanologie de Marseille 1, du LSEET 2, d’un chercheur de l'IRPHE 3et de l'unité LMBEC 4 afin de créer une unité mixte de recherche unique a été validé par les autorités de tutelles : CNRS, Aix-Marseille Université, IRD et Université du Sud Toulon-Var. Ce projet s'inscrit dans un contexte de forte restructuration du paysage de la recherche en région PACA du fait de la fusion des trois universités locales et de la création de l’Observatoire des Sciences de l'Univers (OSU) institut Pythéas. Ce laboratoire dénommé "Institut Méditerranéen d'Océanologie (Mediterranean Institute of Oceanography - MIO)" constitue un pôle d'Océanologie de 220 personnes regroupant 160 personnels statutaires du CNRS, de l'IRD, de l'université d’Aix-Marseille et de l'université du Sud Toulon-Var (USTV) ainsi qu'une soixantaine de doctorants, spécialisés dans l'enseignement, la recherche et l'observation du milieu marin (Océan ouvert ainsi que les interfaces Continent- Océan et Atmosphère-Océan). Dans les années à venir, le MIO contribuera à plusieurs actions océanographiques majeures en Méditerranée, comme le chantier Méditerranée MISTRALS et ses composantes MERMEX, CHARMEX et HYMEX, au programme d'observation de la Méditerranée MOOSE et au programme de l'IN2P3 ANTARES. D'autre part, le MIO est fortement impliqué dans les chantiers développés par l'IRD dans la zone Pacifique et Caraïbes et dans le programme Keops en Océan Austral. Le laboratoire contribue, par sa concentration unique de moyens techniques et humains, à augmenter la lisibilité de la recherche océanographique et des nouvelles technologies marines en région PACA. La présence de l’IRD permet un partenariat fort avec les pays du Sud notamment avec les pays du pourtour Méditerranéen (Tunisie, Algérie, Maroc) en complément des relations établies avec l’Italie et l’Espagne, mais également les territoires français et les pays de la zone Pacifique (Nouvelle Calédonie, Iles Fidji). Le MIO composante de l'OSU Institut Pythéas Le MIO est une composante de l'observatoire des Sciences de l'Univers (OSU 5) Institut Pythéas avec le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM), le Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences (CEREGE 6) et de l’Institut Méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE 7). Les domaines de recherche Le MIO est un laboratoire d'Océanologie qui inscrit sa démarche de recherche dans les programmes scientifiques internationaux, il est impliqué dans le réseau d'excellence EurOceans. Globalement, les objectifs de recherches visent à mieux comprendre et à modéliser la circulation océanique et le fonctionnement des écosystèmes marins. Les recherches du MIO se basent sur des compétences en Biologie, Ecologie, Microbiologie, Halieutique, Physique, Chimie, Biogéochimie et en Sédimentologie. Les recherches du MIO portent notamment sur la réponse des écosystèmes marins et de la circulation océanique au changement global (en termes de climat et d'apports de contaminants).Un effort sera porté sur : les provinces océaniques des océans, et en particulier de la Mer Méditerranée (circulation océanique, fonctionnement des écosystèmes marins des zones oligotrophes à eutrophes, dynamique de populations, production marine et flux de matière) l’interface continentale (apports des fleuves à la zone côtière, anthropisation du littoral, transfert de contaminants dans la chaine trophique marine, dynamique côtière) l’interface atmosphérique du milieu marin (dépôt d'aérosols, émissions de composés volatils, échanges de gaz dans la couche limite, impact du rayonnement, couplage circulation atmosphérique/circulation océanique). Le MIO assurera la mission spécifique d'Observatoire marin de l'OSU Institut Pythéas. Les cadres d'exercice du MIO sont l'Océan mondial et ses interfaces avec le sédiment, le continent et l'atmosphère, mais se concentrent clairement dans les prochaines années sur la Mer Méditerranée notamment dans le cadre des programmes de recherches du programme MISTRALS (MERMEX, HYMEX CHARMEX) et du programme d'observation de la Méditerranée (MOOSE). Notons que les zones Caraïbes et Pacifique sont également étudiées dans le cadre des chantiers d'études de l'IRD. Le MIO fait partie du Réseau National des Stations et Laboratoires Marins (RNSLM). Il participe dans le cadre d'Aix-Marseille Université et de l'USTV à la formation des étudiants et des personnels de recherche, tant au niveau national, européen qu'hors Europe et notamment dans les pays du Sud via l’IRD. Il met en oeuvre des activités de coopération nationale et internationale. Il diffuse les connaissances auprès des personnels enseignants et des usagers de l’enseignement public. Localisation du MIO Dans l'état actuel des choses, le MIO sera pour l'essentiel relocalisé à partir de 2014 sur le campus scientifique de Luminy, dans un nouveau bâtiment (Projet Oceanomed, Université de la Méditerranée) et dans les locaux de l’ESIL, sur le campus de l’USTV à Toulon, au LSEET, pour 25 de ses membres, et sur le site de la station marine d'Endoume pour des activités expérimentales marines. Organisation du laboratoire Le MIO est organisé de la manière suivante : un service administratif et un service scientifique comprenant des équipes avec leurs propres plateaux techniques, des axes de recherches (AT) et des plateformes instrumentales communes à l'unité.Equipe de direction : Directeur : Richard Sempéré (directeur de recherche CNRS) Directeur adjoints : François Carlotti (directeur de recherche CNRS), Bernard Ollivier (directeur de recherche IRD), Charles-Antoine Guerin (USTV). 1. Le Centre d’Océanologie de Marseille, observatoire des Sciences de l’Univers (Université de la Méditerranée/CNRS/IRD) était composé de trois unités mixtes de recherche : Laboratoire de Microbiologie, Géochimie et Ecologie Marines(LMGEM), Laboratoire d’Océanographie Physique et Biogéochimie (LOPB), Diversité, Evolution et Ecologie Fonctionnelle Marine (DIMAR), et d’une unité mixte de service. 2. Laboratoire de Sondages Electromagnétiques de l'Environnement Terrestre (Université du Sud Toulon-Var) 3. Institut de Recherche sur les phénomènes hors équilibre (CNRS/Aix-Marseille université/Centrale Marseille) 4. Laboratoire Microbiologie et Biotechnologie des Environnements Chauds (Aix-Marseille université) 5. Observatoire des Sciences de l’Univers 6.CEREGE (CNRS/Aix-Marseille université/IRD/Collège de France) 7. IMBE (CNRS/Aix-Marseille université/IRD/Université d’Avignon) Deuxième campagne d’exploration « PAKAIHI I TE MOANA » : le benthos côtier. http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/deuxieme-campagne-d-exploration-pakaihi-i-te-moana-le-benthos-cotier Mon, 16 Jan 2012 00:00:00 +0100 Pendant trois semaines, du 20 novembre au 12 décembre 2011, neuf scientifiques de Nouvelle-Calédonie, Polynésie-française, d’Europe et des Etats-Unis ont pris la relève de la première campagne, à bord du navire océanographique "Braveheart". L’équipe dirigée par Claude Payri, directrice de recherche à l’IRD de Nouméa, a consacré son activité à l’inventaire de la diversité des habitats, de la flore et de la faune benthiques (fixées sur les fonds) peuplant les zones côtières des îles Marquises. Au total, 9 îles ont été prospectées, 1300 km parcourus, 43 stations échantillonnées, 450 heures de plongée réalisées en scaphandre autonome, et quelques pêches à marée basse. En matière d'inventaire, cette exploration a permis de collecter, trier, étiqueter plus de 2800 spécimens renfermant près de 100 espèces d’algues, 33 espèces de coraux, 51 espèces d’éponges, 7 ascidies, plus de 200 espèces de mollusques, et plusieurs centaines d’espèces appartenant aux crustacés, échinodermes (oursins, étoiles de mer, ophiures, et holothuries…) et autres invertébrés de la faune mobile…Plusieurs groupes peu étudiés jusque-là aux Marquises, sont à présent documentés et plusieurs espèces nouvelles sont à confirmer. Le taux d’endémisme a été estimé à 10% pour les seuls mollusques et de nouvelles associations biologiques ont été observées entre coraux et mollusques, échinodermes et crustacés. Les habitats, une notion clé pour la conservation des espaces et des espèces Au total, 64 types d’habitats illustrant les pentes abruptes, les éboulis, les surplombs, les plaines sédimentaires, les algueraies…, ont été documentés à l’échelle de l’archipel en croisant la géomorphologie, la nature des fonds (substrats coralliens, rocheux, sableux…), l’architecture, la bathymétrie et les grandes communautés benthiques. Ce chiffre n’est cependant pas exceptionnel même si la diversité inventoriée n’est pas exhaustive, puisque les bancs du nord et les côtés les plus exposés n’ont pu être explorés. Mais la description en type d’habitat est originale et constitue une pièce maîtresse pour la définition d’espaces à protéger. De plus, la prospection systématique des divers types d’habitats a permis d’optimiser l’étude de la diversité des groupes biologiques associés et d’approcher au mieux la magnitude de la biodiversité. La méthode basée sur l’exploitation d’images par satellite reste originale même si elle est de plus en plus généralisée à ce type d’étude. 2800 spécimens…et des espèces à découvrir © Jean-Louis Menou Polycarpa cf cryptocarpa est une ascidie commune dans le Pacifique est rencontrée dans la plupart des d'habitats aux Marquises Les algues , groupe jusque là négligé : 90% des données récoltées sont inédites, puisque seulement dix espèces étaient signalées dans la littérature. La flore "largement dominée par les algues rouges calcaires" témoigne des conditions du fort brassage des masses d’eau, et forme un glacis pourpre égayant d’une note colorée les roches sombres de l’horizon supérieur. Les Halimeda, algues vertes aux articles calcaires, forment quelques rares algueraies rappelant les ambiances tropicales coralliennes, notamment à Ua Huka. Enfin, la faible présence d’algues "molles", à relier aux fortes densités d’oursins et de poissons herbivores est l’une des caractéristiques de la végétation marine des Marquises. Les éponges et les ascidies 1. A la flore calcaire se mêlent plus de 50 espèces d’éponges et d’ascidies aux tailles, formes et couleurs diverses. L’exploration aura permis d’inventorier une quinzaine de nouvelles espèces pour la région et de compléter très utilement les récoltes précédentes qui font déjà l’objet d’études génétiques et pharmacochimiques. © Francesca Benzoni Distichopora violacea, ou Stylaster, est dépourvu de zooxanthelles et tapisse les surplombs L’inventaire des coraux s’enrichit de 14 espèces dont 10 coraux dépourvus de zooxanthelles ² et vivant principalement dans les cavités et sous les surplombs. Si la diversité de ce groupe demeure faible, et l’étendue des zones récifales réduite, en revanche la grande taille des colonies structure fortement certains habitats. La faune mobile : le nombre d’espèces prend une toute autre dimension avec les groupes d’invertébrés constituant la faune mobile. Ils représentent la plus forte composante de la biodiversité marine. S’il est encore trop tôt pour annoncer le nombre d’espèces, une estimation basée sur quelques familles place la richesse attendue en mollusques à près de 600 espèces avec un taux d’endémisme pouvant dépasser 10 %. A ce jour, seules 350 espèces de mollusques sont décrites avec un taux d’endémisme de 7,5 %. © Jean-Louis Menou Culcita schmideliana, ou « coussin de requin », est une étoile de mer très abondante aux marquises Un gastéropode nommé "vampire" : Au-delà des chiffres d’inventaire et du réservoir potentiel de nouvelles espèces pour la science, les scientifiques ont découvert de nouvelles associations biologiques entre coraux et mollusques et échinodermes et crustacés. Mais dans cette quête de nouveautés, le point d’orgue est la récolte à Tahuata d’un spécimen vivant du mollusque "vampire" précédemment récolté au Vanuatu. La biologie particulière de ce gastéropode qui vit du sang prélevé sur les poissons durant leur sommeil, n’a pas fini d’aiguiser la curiosité des scientifiques. Des collections de référence nécessaires dans un monde changeant A l’heure des débats sur le changement global et son impact sur la biodiversité, les collections de spécimens représentent des éléments de référence majeurs et indispensables pour mesurer de manière objective l’évolution spatiale et temporelle des faunes et des flores. Les spécimens récoltés constituent des collections d’organismes mais aussi de tissus qui serviront aux études de taxonomie morphologique et moléculaire qui permettront de mesurer et caractériser la richesse spécifique. Elles contribueront également à alimenter les études sur les relations entre ces êtres vivants et participer ainsi à l’étude de l’histoire évolutive des espèces dans le contexte biogéographique des Marquises. Un logo pour la campagne Enfin un grand jeu concours a été organisé pour les classes de collège des Marquises afin de réaliser le logo de la campagne océanographique Pakaihi i te Moana. L’idée était de réaliser un dessin symbolisant la dynamique de recherche. Au final, 24 dessins issus des sélections de l’ensemble des classes des collèges de Taiohae, Hakahau, Atuona et de l’école primaire de Vaipahe de Ua Huka ont été présentés au jury en décembre 2011. La sélection du logo lauréat fut difficile. En effet, les collégiens ont fait preuve d’un talent artistique remarquable et d’une grande créativité. Les prix seront remis officiellement début janvier et le logo ornera dès à présent l’ensemble des supports liés à la campagne océanographique. 1. animal marin filtreur formant des outres (sacs) ouvertes par deux siphons 2. algues microscopiques qui vivent à l’intérieur des cellules de certains coraux « PAKAIHI I TE MOANA » : Une campagne océanographique aux Marquises http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/pakaihi-i-te-moana-une-campagne-oceanographique-aux-marquises Wed, 12 Oct 2011 00:00:00 +0200 D’octobre 2011 à février 2012, une quarantaine de chercheurs vont se succéder pendant près de quatre mois à bord du navire océanographique néozélandais « Braveheart ». Leur mission, mieux connaitre le patrimoine naturel marin des îles Marquises. De la côte vers le large, des algues aux invertébrés, des poissons aux prédateurs des grands fonds, en passant des grottes ennoyées aux monts sous-marins, il s’agit d’un véritable programme d’exploration jamais encore réalisé dans cet archipel, ni à l’échelle de la Polynésie française. Baptisée « Pakaihi i te Moana » 1, cette mission océanographique est le fruit d’une collaboration institutionnelle forte, puisque soutenue par le Pays et orchestrée avec les six maires des Marquises. Cette campagne est montée et financée par l’Agence des aires marines protégées 2, établissement public national dédié à la protection du milieu marin, qui a bénéficié du soutien technique et logistique du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CRIOBE). Sa réalisation s’appuie sur la réunion de compétences scientifiques complémentaires apportées par de nombreux organismes de recherche tels l’Ifremer, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) ou l’Université de Polynésie française, mais aussi grâce à des partenariats noués avec le service polynésien de la pêche ou l’Institut Louis Malardé. Cette campagne n’est pas simplement une aventure scientifique, c’est aussi une aventure humaine puisque la population marquisienne s’est investie depuis 2010 dans son montage et suivra son déroulement. La fédération culturelle marquisienne Motu Haka est en outre partenaire officiel de la campagne.L’objectif de « Pakaihi i te Moana » est de collecter des données sur un patrimoine naturel marin marquisien présumé exceptionnel mais peu connu et de permettre aux autorités polynésiennes d’envisager la gestion future de cet espace. 1. « Pakaihi i te Moana » signifie en marquisien « respect de l’océan » 2. Conformément à l’accord cadre de 2007 passé entre le gouvernement de Polynésie française et l’Agence des aires marines protégées Ninon DUVAL FARRÉ nommée Directrice de l’incubateur Bond’innov http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/ninon-duval-farre-nommee-directrice-de-l-incubateur-bond-innov Wed, 21 Dec 2011 00:00:00 +0100 Ninon DUVAL FARRÉ a été nommée directrice de Bond’innov, premier incubateur d’entreprises de la Seine-Saint-Denis. Hébergé par le centre IRD France-Nord, il encouragera tout particulièrement les projets qui s’adressent aux marchés du Sud et aux pays en développement. © IRD/ A. Aing Ninon Duval Farré, Directrice de l'incubateur Bond'Innov Diplômée de gestion à l’université de Paris Dauphine, Ninon DUVAL FARRÉ est spécialisée dans l’entrepreneuriat de l’innovation. Consultante indépendante de 2004 à 2011, elle a notamment lancé et animé le programme Paris Mentor avec l’Agence de Développement Economique de la Ville de Paris et accompagné des jeunes entreprises sur des questions de financement de l’innovation et de levée de fonds. Elle avait occupé précédemment les fonctions de Directrice Internet des Editions La Vie du Rail , Directrice marketing du site alafolie.com, Responsable marketing internet chez The Economist à Londres, et Chargée d’études au sein de Carat Multimédia (Groupe de Média Isobar). Dès sa prise de fonction, Ninon DUVAL FARRÉ a lancé, le 9 décembre, un appel à candidatures qui s’adresse à tous les porteurs de projets ou jeunes dirigeants d’entreprises innovantes à la recherche de locaux tout équipés et de services d’accompagnement aux entrepreneurs en lien avec la recherche publique ou l’innovation. La Directrice du centre IRD France-Nord, Corinne Rouland-Lefèvre, met à disposition un pavillon sur le campus pour accueillir les activités de l’incubateur. Un comité de parrainage d’entreprises liées à l’innovation et au territoire de la Seine-Saint-Denis sera également créé courant 2012. Il permettra de réunir les grands acteurs privés impliqués sur les sujets d’innovation au profit des actions de l’incubateur et des entreprises incubées. Bond’innov, premier incubateur d’entreprises à vocation Sud L’incubateur Bond’innov est porté par l’association Bondy Innovation, créée en juin dernier par six membres fondateurs : l’IRD, la Ville de Bondy, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, la Communauté d’agglomération Est Ensemble, le parc scientifique des sciences de la vie Biocitech et l’Université Paris XIII. Accueilli au Centre IRD France-Nord, c’est un lieu d'accueil et d'accompagnement de porteurs de projets de création d'entreprises basées sur la valorisation de la recherche ou l’innovation. Ses thématiques, non exclusives, concernent l’innovation dans les domaines de la santé et les biotechnologies, l’économie sociale et solidaire, le développement durable et l’environnement. C’est le premier incubateur en France qui cible les marchés du Sud et les pays en développement. L’incubateur a pour mission d’« encourager les échanges avec les pays de la zone intertropicale » précise Stéphane Raud, Directeur de la valorisation au Sud de l’IRD. Ainsi, Bond’innov devra également « affirmer sa vocation à soutenir en particulier les projets qui s’intéressent au Sud ou en liaison avec les pays du Sud ». Un « incubateur virtuel » sera d’ailleurs mis en place afin de soutenir à distance les projets d’entreprises essaimés et issus de la recherche pour le développement conduite par l’IRD et ses partenaires en France et dans les pays du Sud. L’appui à la création d’entreprises à l’IRD L’IRD, dans le cadre de sa fonction d’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD), déploie depuis plusieurs années des dispositifs de soutien à la création d’entreprises. L’objectif est de susciter, d’accompagner et de soutenir les entrepreneurs (étudiants, doctorants, post-doctorants, ingénieurs, chercheurs, enseignants) issus des laboratoires de recherche français et du Sud, mais également tout projet qui souhaite valoriser des technologies adaptées et destinées au Sud. Chaque année, une dizaine de projets de création d’entreprises sont instruits et bénéficient de l’appui individualisé de l’IRD. Par ailleurs, l’Institut met en place des instruments et des programmes pour favoriser la rencontre entre les entrepreneurs et les marchés du Sud : Incubateur d’entreprises innovantes à Dakar ( INNODEV) ; Incubateur de La Réunion ; Programme d’aide à la création d’entreprises innovantes en Méditerranée ( PACEIM)… Enfin, l’IRD conduit parallèlement d’autres activités de valorisation de la recherche : transfert de technologies, propriété intellectuelle, partenariat industriel, consultance, maturation de projets et expertise. 13ème congrès de la Société Internationale d’Ethnobiologie http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/13eme-congres-de-la-societe-internationale-d-ethnobiologie Wed, 21 Dec 2011 00:00:00 +0100 Du 20 au 25 mai 2012, la Société Internationale d’Ethnobiologie (ISE) organise son 13ème congrès pour la première fois en France, à Montpellier sur le thème «Diversité culturelle et diversité biologique pour le développement durable : explorer le passé pour construire le futur». Ce congrès s’inscrit dans le suivi des actions de l’ISE : recherche-action participative et sciences citoyennes. Il réunira de nombreux chercheurs ethnobiologistes et des représentants des sociétés traditionnelles et communautés locales des cinq continents. L’histoire des changements induits par l’homme sera analysée pour mieux appréhender les composantes et dynamiques de la biodiversité mondiale actuelle. Une attention particulière sur les activités humaines passées et une prise en compte des savoirs des communautés autochtones permettront d’envisager des modalités plus durables de gestion à venir des ressources naturelles. Un congrès original, Montpellier «un village planétaire» Sont également prévus, dans divers lieux du centre-ville des sessions interculturelles, un programme pour le grand-public et des projets pédagogiques en milieu scolaire et péri-scolaire. Pour finir, le Forum des peuples autochtones élaborera un «Appel de Montpellier» qui sera restitué au 2ème Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, «Rio+20», en juin 2012. Cette préoccupation trouve un terrain favorable à Montpellier, ville scientifique de premier plan sur ces questions qui accueille également de nombreuses organisations et associations impliquées dans le domaine du développement durable et de la gestion de la biodiversité. Ce congrès est organisé par l’Institut de recherche pour le développement (IRD), avec l’appui d’Agropolis International et le soutien du Cirad, du CNRS, de l’EPHE, de Montpellier SupAgro et des universités de Montpellier 1, 2 et 3, tutelles des unités mixtes de recherche CEFE (Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive) et GRED (Gouvernance, risque, environnement, développement) Quelques chiffres plus de 600 congressistes internationaux une quarantaine de sessions 450 contributions une centaine de représentants des peuples autochtones 60 pays représentés 50 projets pédagogiques impliquant 1100 scolaires une vingtaine d’animations grand public Premier Conseil d’orientation de l’AIRD http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/premier-conseil-d-orientation-de-l-aird Mon, 19 Dec 2011 00:00:00 +0100 Le 16 décembre 2011, l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD) a tenu son premier Conseil d’orientation (COrA), lieu d’échanges et de débats Nord-Sud sur la coopération scientifique au service du développement. A cette occasion, Jean-Pierre Ezin, commissaire aux ressources humaines, scientifiques et technologiques de l’Union africaine, a été élu Président du COrA, et Michel Laurent, Président de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Vice-président. Conseil d’orientation de l’AIRD : objectifs, composition et fonctionnement Créée au sein de l’IRD, l’AIRD est l’agence française qui a vocation à mobiliser, animer et coordonner les organismes et établissements de recherche et d’enseignement supérieur français sur toute question de science pour le développement. Son ambition est de co-construire, en partenariat avec le Sud, une société de la connaissance au Sud. Ses champs d’action sont la recherche, la formation, l’innovation, l’information et la culture scientifiques. Le COrA est le lieu de débats et d’échanges Nord-Sud sur les enjeux de partenariat, les besoins et attentes des Suds et les modalités de coopération en matière de recherche et d’enseignement supérieur au service du développement. Il émet des avis, rapports et recommandations sur les activités, les partenariats et les moyens mis en œuvre pour réaliser les missions de l’AIRD, qui sont présentés en Conseil d’administration de l’IRD. Il donne son avis sur les plans d’action proposés annuellement par le directeur général délégué à l’AIRD. La première réunion du COrA a eu lieu le 16 décembre 2011. A cette occasion, Michel Bouvet, Directeur général délégué à l’AIRD, a présenté les activités de l’agence et ses perspectives programmatiques, visant à mobiliser davantage les acteurs scientifiques français en faveur du développement, en particulier autour de consortiums portant de grands thèmes de recherche tels la lutte contre la désertification, l’adaptation aux changements climatiques ou encore la recherche et la veille régionales sur les maladies émergentes. Michel Bouvet a également présenté les 26 personnalités qui composent le COrA, à parité Nord-Sud : Pour le collège Nord : 6 membres représentant les six membres fondateurs de l’AIRD (Cirad, CNRS, CPU, Institut Pasteur, Inserm, IRD). 5 membres représentant les cinq Alliances (AllEnvi, Allistène, Ancre, Athéna, Aviesan). 2 membres représentant les ministères de tutelle de l’IRD (ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ministère des Affaires étrangères et européennes). Pour le collège Sud : 13 personnalités scientifiques de haut niveau, nommées pour 3 ans, portant les enjeux des partenaires du Sud et choisies en respectant une diversité géographique et thématique (au moins une personnalité appartient à une ONG au Sud et une autre à une organisation internationale). De plus, l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence nationale de la recherche (ANR) sont les invités permanents du COrA. Les membres du COrA ont adopté un plan de travail sur trois ans et mis en place des groupes de réflexion sur plusieurs thèmes : éthique et instruments de partenariats scientifiques Nord-Sud ; impact et mesure de la recherche pour le développement ; priorités de la recherche pour le développement. Jean-Pierre Ezin, Président du COrA © DR Jean-Pierre Ezin, Président du Conseil d'orientation de l'AIRD Le 16 décembre, Jean-Pierre Ezin a été élu Président du CorA. Commissaire aux ressources humaines, scientifiques et technologiques de l’Union africaine (UA), il anime le dialogue politique avec l’Union européenne (UE) sur les volets « ressources humaines » et « sciences, formation et innovation » de l’accord stratégique UE / UA. Docteur d’État en mathématiques, Jean-Pierre Ezin a effectué sa carrière académique à l’université nationale du Bénin, dont il a été recteur. Membre permanent de l’Académie africaine des sciences du tiers monde, de l’Académie africaine des sciences et fondateur de l’Académie béninoise des sciences, arts et des lettres, il a contribué à la création de plusieurs institutions scientifiques de recherche en Afrique. Il est Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques françaises, Chevalier de l’Ordre international des Palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et officier de l’Ordre national du Mérite du Bénin. Par ailleurs, Michel Laurent a été élu Vice-président du COrA. Président de l’IRD, Michel Laurent est professeur des universités, spécialiste de neurosciences comportementales. Il a notamment présidé l'université de la Méditerranée - Aix- Marseille II entre 1999 et 2004, été premier Vice-président de la Conférence des présidents d'universités (CPU) et Directeur général de l’IRD entre 2006 et 2010. Première mondiale : Une équipe IRD installe un dispositif de mesure de flux de CO2 dans la mangrove http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/communiques-et-dossiers-de-presse/premiere-mondiale-une-equipe-ird-installe-un-dispositif-de-mesure-de-flux-de-co2-dans-la-mangrove Sat, 10 Dec 2011 00:00:00 +0100 Afin d’étudier le rôle de la mangrove dans le cycle du carbone, des scientifiques de l’IRD vont installer un dispositif de mesure à La Foa. La mission se déroule entre le 12 et le 15 décembre 2011. Il s’agit d’une première mondiale, le dispositif n’ayant été mis en place jusqu’à présent qu’en forêt. La mangrove est un écosystème spécifique de la zone intertidale, ayant développé des capacités d'adaptation à des conditions extrêmement sélectives. Actuellement, elle occupe environ 75 % des littoraux tropicaux sur près de 200 000 km². Elle joue un rôle fondamental dans les cycles des nutriments en milieu côtier. Ainsi, les eaux littorales bordant les mangroves sont généralement riches en crevettes et poissons. En terme monétaire, les revenus liés aux pêches réalisées grâce à la présence de la mangrove sont estimés à 10 000 U$/ha/an. Par ailleurs, la mangrove possède une valeur refuge significative et abrite une grande biodiversité animale. Enfin, ce milieu stabilise le trait de côte et sert de barrière contre l'érosion. Du fait de sa forte productivité, de sa distribution au niveau global, et de sa position à l'interface entre terre et océan, la mangrove est considérée comme un écosystème d'importance dans le cycle du carbone. Elle possède la double fonction de puits pour le CO2 atmosphérique et de source de carbone organique et inorganique pour les zones côtières. Le dispositif d’Eddy covariance © DR Dispositif d'Eddy Covariance Pour déterminer dans quelle mesure la mangrove représente un puits de carbone atmosphérique, des mesures de flux net de carbone à grande échelle spatiale peuvent être réalisées en continu et sans perturbations de l'écosystème, grâce au système d'Eddy-Covariance. Ce système basé sur la mesure des flux turbulents verticaux est composé d'un mât installé au dessus de la canopée, d'un anémomètre sonique qui mesure la direction du vent dans les trois dimensions, d’un dispositif mesurant les concentrations en CO2 et en eau de l'atmosphère, ainsi que d'une centrale d'acquisition des données. Non seulement cette instrumentation informe sur le sens et la magnitude du flux net de carbone issu de l'écosystème à grande échelle spatiale, mais elle permet aussi, de part sa capacité à effectuer des mesures à haute fréquence (10 mesures par seconde), d'étudier les variations temporelles journalières, saisonnières et annuelles. Une station météorologique peut ainsi être couplée au dispositif d'Eddy covariance, les variations de flux nets de CO2 de l'écosystème peuvent ainsi être étudiées en fonction des variations de facteurs abiotiques (température de l'air, humidité de l'air, etc.). Ce type d'équipement est installé dans tous les types de forêt sauf en mangrove, du fait des difficultés liés à l'écosystème, il s'agira donc d'une première mondiale. Le projet résulte d’un partenariat de l’IRD et de l’UNC. Il est financé par la Fondation Air Liquide, le Grand Observatoire de l’environnement dans le Pacifique Sud et le Fonds Pacifique. Une première en Nouvelle-Calédonie Le développement industriel de la Nouvelle-Calédonie implique le recours à des centrales énergétiques à charbon. Ces dernières produisent une quantité non négligeable de CO2 dans l'atmosphère. Les mangroves sont présentes sur près de 35 000 ha en Nouvelle-Calédonie, et compte tenu de leur forte productivité (transformation du CO2 en matière organique lors de la photosynthèse), il est primordial d'approfondir les bilans de carbone dans la mangrove et de déterminer sa capacité exacte à servir de puits à CO2 atmosphérique .. Les processus de stockage et de transfert du carbone entre les différents réservoirs de son cycle biogéochimique jouent un rôle essentiel sur la pression de CO2 dans l'atmosphère. L'augmentation récente, continue et rapide de la pression de CO2 dans l'atmosphère résulte de l'utilisation de combustibles fossiles et du changement d'affectation des terres par l'Homme. Son effet aujourd'hui attesté sur un changement climatique à l'échelle du Globe, a attiré l'attention de nombreux chercheurs d'une part sur la quantification des émissions du CO2 dans l'atmosphère et, d'autre part sur des écosystèmes capables de fixer puis de stocker le carbone. Comprendre les facteurs influençant les flux de CO2 entre les différents réservoirs de son cycle est devenu un axe de recherche prioritaire au niveau global. Cyril MARCHAND, Unité Mixte de Recherche 206Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés (IMPMC) Mina Vilayleck, Responsable CommunicationCentre IRD de Nouméa