Ali Benmakhlouf est nommé président du comité consultatif de déontologie et d’éthique de l’IRD
14 Octobre 2009
Ali Benmakhlouf vient d’être nommé président du Comité consultatif de déontologie et d’éthique de l’IRD (CCDE). Professeur de philosophie à l’université de Nice-Sophia Antipolis, membre du Comité consultatif national d’éthique et de l’Institut international de philosophie, il succède à Dominique Lecourt. Deux autres personnalité extérieures à l’institut font leur entrée au CCDE à l’occasion du renouvellement de cette instance : Manuela Carneiro da Cunha , anthropologue et conseillère auprès de l’UNESCO, ainsi qu’Ahmadou Lamine Ndiaye , docteur vétérinaire, recteur honoraire de l’université Gaston-Berger de Saint-Louis au Sénégal. Créé en 2000 et placé auprès de la direction de l’IRD, le comité consultatif de déontologie et d’éthique est une instance d’aide aux personnels de l’institut pour identifier et intégrer les questions d’éthique dans leurs projets de recherche.
Un président philosophe
Membre du Comité consultatif national d’éthique, Ali Benmakhlouf fait également partie de l’Institut international de philosophie et enseigne à l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Spécialiste de philosophie arabe et de philosophie de la logique, il dirige la collection «débats philosophiques» aux éditions Le Fennec et la collection "philosophies" aux Presses universitaires de France. Nommé à la tête du CCDE, il doit désormais aider les chercheurs à penser leurs pratiques dans l’objectif du développement des pays partenaires de l’IRD. Parallèlement, il renforcera le contact avec les comités d’éthique des autres organismes de recherche dans le double but de porter la réflexion déontologique et éthique de l’IRD au-delà de l’établissement et d’enrichir son propre champ de réflexion.
Au sein de ce comité à vocation internationale, Ali Benmakhlouf sera accompagné de deux autres membres reconnus pour leur talent scientifique en anthropologie et en sciences vétérinaires, respectivement : Mme Manuela Carneiro da Cunha et M. Ahmadou Lamine Ndiaye.
Ethique et développement
Réalisées bien souvent sur des territoires autres que ceux dont sont originaires les chercheurs, les investigations de l’institut requièrent le respect de règles déontologiques et éthiques particulièrement rigoureuses. Les recherches menées en partenariat avec les pays du Sud, pays ayant d’autres histoires, d’autres cultures, des organisations sociales différentes, demandent une connaissance et une écoute de l’autre, une prise en compte de ses attentes et une attention éthique particulière. Qu’il s’agisse de recherche, d’expertise, d’évaluation, de formation ou de communication, les activités reposent sur des règles précisément formulées. Cependant, leur application n’est pas toujours aisée et peuvent placer le scientifique au cœur de conflits d’intérêt. Sur toutes ces questions issues de la pratique quotidienne des chercheurs de l’institut, le CCDE aide les équipes de recherche dans leur démarche. Le comité peut ainsi être consulté sur des questions liées aux protocoles de recherche dans le domaine biomédical, aux discriminations ethniques, à l’évaluation, au droit à l’image, à l’accès au savoir scientifique ou encore à la propriété des bases de données.
Guide des bonnes pratiques
Prévu dès la mise en place du comité, un guide des bonnes pratiques de la recherche pour le développement insuffle l’esprit éthique parmi la communauté scientifique et aide à mieux penser ses pratiques. Construits à partir des questions qui se posent sur le terrain, les quinze principes de ce guide représentant “ l’horizon éthique ” à atteindre sont destinés à l’ensemble des personnels de l’IRD ainsi qu’aux partenaires eux-mêmes et aux ressortissants d’autres structures de recherche travaillant avec les pays du Sud.