L’Université de Provence et l’Institut de Recherche pour le Développement renforcent leur mixité - Institut de recherche pour le développement (IRD)

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L’Université de Provence et l’Institut de Recherche pour le Développement renforcent leur mixité

07 Décembre 2009

© Université de Provence Jean-Paul CAVERNI, Michel LAURENT

L’Université de Provence (Aix-Marseille 1) et l’Institut de Recherche pour le Développement ont signé, le lundi 7 décembre à Marseille, un accord d’une durée de trois ans pour consolider un partenariat impliquant cinq équipes de recherche. Jean-Paul CAVERNI, président de l’Université de Provence, et Michel LAURENT, directeur général de l’IRD, conviennent ainsi d’assurer le développement d’un vaste champ de disciplines avec et pour les pays du Sud et de l’outre mer tropical français. La formation, la valorisation et l’ouverture vers l’international sont les autres enjeux importants liés à cette convention de partenariat.

Mutualiser l’existant et l’avenir

L’objectif de cet accord consiste à partager des moyens et assurer une production scientifique de haut niveau dans les domaines de la démographie, des géosciences, de la biologie, des biotechnologies, de l’écologie et de la préhistoire. Les deux parties s’entendent par ailleurs sur le développement des activités de valorisation et sur, la mise en place de réponses communes aux appels d’offres européens concernant les pays du Sud. Elles s’engagent aussi à amplifier leur implication dans les réseaux universitaires et scientifiques.

Les chantiers portés en commun concernent notamment les pays suivants : Egypte, Maroc, Tunisie, Sénégal, Brésil, Madagascar. Dans l’Outremer tropical français, c’est essentiellement la Calédonie qui est concernée.

L’IRD et l’Université de Provence coopèrent dans cinq unités mixtes de recherche implantées dans la région, où travaillent une soixantaine de scientifiques de l’institut aux côtés du même nombre de scientifiques universitaires. Depuis le 11 mars 2009, date où l’IRD et la CPU signaient leur premier accord stratégique commun dans le cadre de la loi LRU, l’institut poursuit une politique d’évolution de ses laboratoires propres en Unités Mixtes de Recherche dans les zones du monde où des projets fédérateurs de grande ampleur répondent aux attentes des pays du Sud. Avec les trois-quarts de ses unités de recherche constituées en UMR, l’IRD se donne un an pour parvenir à classer le quart restant : « sans aborder les mises en place subtiles des délégations globales de gestion, je souhaite souligner la force du concept de m ixité et indiquer qu’il représente aujourd’hui la solution la plus efficace pour qu’un opérateur local comme l’université et un opérateur national tel l’IRD produisent de l’excellence au niveau mondial », précise Michel Laurent.

International et formation : deux atouts complémentaires

A l’heure des consortiums thématiques et des alliances, des réflexions sur la fonction des organismes de recherche en France, l’IRD réfléchit parallèlement à sa stratégie géo-partenariale dans le monde, et notamment à l’échelle méditerranéenne. En installant son siège à Marseille et en développant sa logique de collaboration avec le tissu universitaire local tourné vers les pays d’Afrique du nord et du reste du pourtour méditerranéen, l’institut leur lance un signe fort pour une recherche commune et des actions de formation complémentaires de type master ou école doctorale. Pour Jean-Paul Caverni, Président de l’Université de Provence, « L’IRD est un organisme exemplaire sur le plan scientifique par l’interdisciplinarité qu’il a su instaurer pour développer ses thématiques de recherche et sur le plan institutionnel par le partenariat équilibré qu’il développe avec les universités ».