Dossiers / Actualités / Toute l'actualité / IRD - Institut de recherche pour le développement (IRD) http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/dossiers/(view_mode)/rss fr 7 milliards d'êtres humains aujourd'hui, et demain ? http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/dossiers/7-milliards-d-etres-humains-aujourd-hui-et-demain Thu, 27 Oct 2011 00:00:00 +0200 La population mondiale franchit officiellement le cap des sept milliards d'être humains. En moins de 25 ans, elle s'est accrue de deux milliards. Cette croissance est inégale : le taux de croissance est de 0,2% par an en Europe, de 1% en Asie ou en Amérique Latine et de 2% en Afrique. La maîtrise de la croissance de la population est une des clés d'un développement mondial : avec la population, la pression sur les ressources naturelles et l'environnement augmente. En Afrique, la population croît plus rapidement que la production agricole. Les migrations sont amplifiées, les populations urbaines se concentrent, favorisant l'émergence de maladies infectieuses. Le ralentissement de la croissance démographique constituerait, en modifiant la structure de la population par âge et diminuant la proportion d'individus dépendants, une opportunité pour le développement économique des pays les plus pauvres. Entretien avec Patrice Vimard Patrice Vimard est démographe et directeur de recherche à l’IRD. Après des travaux sur la transition de la fécondité et les dynamiques familiales, il mène actuellement des recherches sur les changements démographiques et les politiques de développement en Afrique. Il nous donne ici son point de vue sur la croissance démographique dans le monde. 2011, année des Outre-mer http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/dossiers/2011-annee-des-outre-mer Wed, 06 Apr 2011 00:00:00 +0200 Présent en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion, en Guyane et dans les Caraïbes, l’Institut de recherche pour le développement joue un rôle moteur pour la préservation de l’environnement, la santé ou encore l’amélioration des pratiques agricoles. Les chercheurs de l'IRD étudient la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes et des récifs coralliens. Ils abordent la question de l’utilisation et de la gestion durable des ressources naturelles. Des recherches sont également menées en océanographie biologique et dans le domaine de la pollution des sols par les pesticides. Par ailleurs, l’IRD coordonne, au niveau international, le « Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud » (GOPS). Enfin, l’Institut participe à la création, en Guyane, d’un Campus international de recherche, de formation et d’innovation sur la biodiversité, l’environnement et la dynamique des territoires. Moubarak et la révolte des Egyptiens http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/dossiers/moubarak-et-la-revolte-des-egyptiens Mon, 07 Mar 2011 00:00:00 +0100 Moubarak et la révolte des Egyptiens Sarah Ben Néfissa , chercheure en sciences politiques à l'IRD, accepte de nous dresser un panorama de la situation en Égypte, après le départ du Président Moubarak le 11 février dernier. Les mouvements de protestation Il semblait exister une certaine liberté de ton en Égypte, plus qu'en Tunisie. Les mouvements de protestation auraient pu commencer par l'Egypte, pouvez-vous nous en dire plus ? Les mouvements de protestations ont connu une croissance exponentielle en Égypte depuis 2006. Il s'agissait principalement de protestations sociales et catégorielles et n'avaient pas de dimensions politiques. C'est vrai que la liberté de ton des journaux privés égyptiens ainsi que les émissions de Talk show sur les chaines satellitaires et chaines nationales ont encouragé et protégé les mouvements sociaux de la répression de la part de l’État. Mais ce n’étaient pas des mouvements politiques. C’est pour cela que le régime égyptien de l’époque les a laisser se développer. En vérité, les mouvements sociaux n’ont pris une dimension politique qu’à la suite de l’exemple de la Tunisie. C’est lié à l’existence d’un espace public arabe. Ce qui se passe dans un pays arabe a des répercussions sur les autres. Les jeunes des nouvelles classes moyennes Ces mouvements de contestation sont-ils issus de catégories de populations les plus démunies, contrairement à la Tunisie où le mouvement est né de jeunes diplômés au chômage ? Non. C’est bien là la surprise de la révolution égyptienne. Ces principaux initiateurs ne sont pas les plus démunies mais plutôt les jeunes des nouvelles classes moyennes. Les catégories les plus démunies ont participé évidemment mais ne peuvent pas être considérés comme les initiateurs. De plus les mouvements sociaux catégoriels ne sont intervenus dans le conflit que la deuxième semaine. Quant à la Tunisie, les jeunes diplômés au chômage font partie des catégories démunies. L'influence d'internet et des réseaux sociaux Internet, les réseaux sociaux offrent une liberté de parole et d'actions à toutes ces populations qui se débarrassent de dictateurs et qui s'adressent également à l'extérieur, à l'opinion internationale. S'agit-il d'une mutation importante ? C’est une mutation très importante et qui était visible déjà depuis des années en Égypte. Ces populations font désormais la différence entre les régimes occidentaux et les sociétés occidentales. Ces dernières peuvent les aider. Les médias ont notamment remis en cause le « nationalisme archaïque » qui caractérisait ces sociétés. Ce nationalisme était encouragé par les régimes autoritaires. L'avenir politique en Égypte est encore incertain, rien sera plus comme avant. Il faut maintenant passer à un processus de démocratisation et à de vraies élections sans trucage. Mais tout dépendra du rôle de l’armée et également des conditions internationales 2010 année internationale de la biodiversité http://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites/dossiers/2010-annee-internationale-de-la-biodiversite Thu, 20 May 2010 00:00:00 +0200 Décidé par l’ONU, 2010 est l’année internationale de la biodiversité . Notion générée par une prise de conscience globale des enjeux environnementaux, la biodiversité occupe une zone d’influence bien plus vaste que la problématique scientifique initiale. En repositionnant le vivant dans le développement de nos sociétés, l’étude de la diversité biologique tient compte des espèces et des écosystèmes en y associant les pratiques humaines. L’intégration de cette dimension socio-économique offre une nouvelle approche de la sauvegarde de la nature. La biodiversité n’est plus à considérer comme un « objet » figé de l’environnement, mais comme la résultante d’un changement où l’homme utilise son pouvoir de destruction, de création et de protection pour orienter son avenir et celui de la planète. Les chercheurs de l’IRD et de ses partenaires étudient dans plus d’une vingtaine de pays de la zone intertropicale les nombreuses disciplines scientifiques qui composent cette thématique. Intervenant dans des régions du monde où les interactions entre les espèces et leurs milieux sont denses, leurs recherches couvrent le champ de la génétique, des ressources marines et terrestres, des sols, des forêts, des océans et des villes, mais intègrent également les aspects politiques, l’économie de la biodiversité ou les différentes approches de préservation. L’IRD s’implique parallèlement dans des missions destinées à dresser l'inventaire de la faune et de la flore des milieux terrestres et marins, particulièrement dans les écosystèmes tropicaux. Depuis sa création, l’institut contribue à « étudier le résultat et le moteur de près de quatre milliards d’années de vie sur Terre ».