La "Grande Muraille Verte", un projet pour enrayer l'avancée du désert
02 Août 2010
Afin d'enrayer l'avancée du désert qui ronge les terres fertiles au Sahel, onze pays africains s’unissent pour édifier une "Grande Muraille Verte". Ce projet ambitieux, initié en 2005, vise ainsi à reboiser une bande de 15 km de large sur 7000 km de long, de Dakar à Djibouti.
Pour optimiser les performances de ce mur de verdure, une communauté d’experts internationaux, dont des chercheurs de l’IRD, est mobilisée.
Leurs objectifs : choisir les techniques de revégétalisation et les espèces les plus adaptées.
2 documents pour comprendre le projet de la "Grande muraille verte"
Le projet majeur africain de la Grande Muraille Verte : concepts et mise en oeuvre
23 Juillet 2010
L’initiative de la Grande Muraille Verte (GMV), projet transcontinental, est une réponse de l’Afrique à la désertification, à la pauvreté et au changement climatique. Elle repose sur une approche concertée, multisectorielle, mettant en synergie des actions de lutte contre ces trois fléaux ...
353 - La Grande Muraille Verte : comment stopper le désert ?
Juin
Le désert ronge les terres fertiles au Sahel depuis des décennies. Pour enrayer son avancée, onze pays africains 1 s’unissent pour édifier une « Grande Muraille Verte ». Initié en 2005, ce vaste projet vise à reboiser une bande de 15 km de large sur 7000 km de long, de Dakar à Djibouti.
Pour optimiser les performances de ce mur de verdure, une communauté d’experts internationaux, dont des chercheurs de l’IRD, est mobilisée. Objectifs : choisir les techniques de revégétalisation et les espèces les plus adaptées. En ce sens, les experts 2 mettent entre autres l’accent sur un phénomène naturel, présent chez la plupart des espèces végétales : la symbiose entre la plante et un champignon. Favoriser ce processus améliorerait en effet la croissance des plants dans les sols dégradés et augmenterait leur résistance à la sécheresse. Par ailleurs, parmi les différentes essences qui seront utilisées, un arbre aux qualités remarquables est préconisé 3 : le filao, capable de fixer l’azote de l’air et de coloniser ainsi des terres appauvries.
Reste à déterminer comment intégrer ce projet dans un milieu déjà exploité et permettre aux habitants d’en retirer les bénéfices.