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recherches - LAMA

LAboratoire MutualisE d’Analyse des isotopes stables de l’eau

  • INAUGURATION

Vendredi 29 juin 2007.
Maison des Sciences de l’Eau

A l’occasion des 20 ans de présence de l’IRD à Montpellier, le Lama a été inauguré officiellement le 29 juin 2007 à 17h00  à la Maison des Sciences de l’Eau par les différents représentants des organismes scientifiques impliqués.
Il a été précédé, par un séminaire où des laboratoires extérieurs  (Toulouse - Avignon - Aix-en-Provence - Nîmes ) ont présenté leurs travaux sur l’utilisation des isotopes dans le cycle de l’eau. Ceci a permis de prendre un premier contact et d'évaluer les besoins en analyses au niveau régional, dans le cadre d'une plateforme analytique commune.

Coupure de presse sur l'inauguration du LAMA: Midi libre du 30 juin 2007. midi_libre

  • CONTEXTE SCIENTIFIQUE

Les isotopes stables de l'eau constituent un traceur environnemental des cheminements de l'eau à travers les différents compartiments de son cycle. Ils permettent des reconstitutions synoptiques indispensables aux études des variabilités climatique et hydrologique et des ressources en eau.

  • PROJET

Dans ce contexte, l’unité Great Ice a développé sous sa responsabilité le LAMA (LAboratoire Mutualisé d’Analyse des isotopes stables de l’eau). Ce nouveau laboratoire est situé à la Maison des Sciences de l’Eau de Montpellier (MSE) et a pour vocation de mettre à disposition de la communauté scientifique mais aussi, celle des pays du sud, un appareillage performant permettant de faire l’analyse des isotopes stables de l’eau (oxygène 18 et deutérium). Le LAMA permet d’apporter des moyens d’analyse, complémentaires ou nouveaux, aux projets scientifiques qui s’intéressent au cycle de l’eau (climatologie, paléoclimatologie, hydrologie, hydrogéologie, transfert en zone non saturée, météorologie…,) et d’avoir aussi une vocation régionale, jusqu’alors manquante en apportant un pôle d’excellence en ce qui concerne les isotopes de l’eau.

  • HISTORIQUE

Le projet a été porté par l’unité Great Ice, responsable du futur laboratoire, en relation avec ses thématiques liées à l’interprétation climatique et paléoclimatique du signal isotopique de l’eau dans les carottes de glace andines et à la compréhension de la variabilité du signal isotopique à travers l’étude des précipitations actuelles collectées sur différents réseaux en Equateur, Pérou et Bolivie. Très rapidement au vu du nombre d’analyses isotopiques, il s’est avéré  vital d’avoir des moyens propres pour assurer la pérennité des programmes. Une proposition de projet de laboratoire a ainsi vu le jour fin 2004, qui s’est concrétisé fin 2005 par le lancement d’un appel d’offre.  La demande s’est formulée autour de la mutualisation des moyens entre différents organismes.  L’équipement a été financé entre l’IRD (80%) et l’Université d’Avignon (20%), l’Université des Sciences et Techniques de Montpellier 2 (UM2)  a mis à disposition un local de 26 m2 à la MSE et l’IFR ILEE (Institut Languedocien de recherche sur l’Eau et l’Environnement) a financé son aménagement (mise au norme électrique, climatisation, cloison acoustique, local gaz extérieur). Après la réception du matériel fin novembre 2006, et sa phase d’installation qui s’est poursuivie jusqu’à fin janvier 2007, l’équipe a entamé une phase de test jusqu’en mars 2007 et a depuis commencé à sortir les premiers résultats. Tout en continuant les analyses, le laboratoire continuera les phases de calibration jusqu’en septembre 2007. 

  • PROGRAMME EN COURS - Année 2007

UR 032 "Great Ice" : Carotte de glace du Coropuna (Pérou).
Université D’Avignon : programme Tunisie.

 

  • MATERIEL ET PERFORMANCES

L’appareillage comprend un spectromètre de masse de dernière génération (Isoprime) couplé respectivement à un automate de préparation de l’oxygène de l’eau par méthode d’équilibration avec CO2 gazeux en mode dual Inlet (Aquaprep) et à un automate de préparation de l’hydrogène de l’eau par pyrolyse, par réduction par le chrome dans un four à 1050°C en mode flux continu (PyrOH). Comparativement aux matériel d’avant dernière génération, les caractéristiques annoncées sont ::
-   une erreur de mesure beaucoup plus faible (0,5 ‰ en deutérium et 0,05 ‰ en oxygène18),
- des capacités de passage beaucoup plus importantes, plateau de 110 flacons pour le deutérium (5’ par échantillon traité) et plateau de 60 flacons pour l’oxygène 18 (6 heure d’équilibration et 15’ par échantillon  en 24 h, ce qui permet de prévoir raisonnablement le passage annuel de 5000 échantillons en oxygène 18 et en deutérium (hors standard de calibration) calculé sur 35 semaines de travail
- des mesures sur des faibles quantités (200-400 µl pour l’oxygène 18 et 0,5 µl au nL pour le deutérium.                     
- l’analyse sur une vaste gamme de minéralisation de l’eau.

 

 

une carotte de glace

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