Mis à jour le 25/04/22

Les projets et programmes de recherche sont définis et réalisés conjointement par les chercheurs français et leurs homologues d'Afrique australe.

En Afrique australe, les thématiques de recherches menées par les équipes de l’IRD, du CNRS, du Cirad et leurs partenaires concernent principalement :

  • La biodiversité et les écosystèmes
  • L'océan
  • La terre et l'atmosphère
  • Les sociétés
  • La santé
  • Les maths et techniques

Chacune de ces thématiques regroupe des projets de recherche distincts menées sur du long terme et mobilisant différents acteurs de la recherche.

 

Découvrir les principaux projets de recherche:

La souris Rhabdomys dans le Karoo sud-africain.

© CNRS - Carsten Schradin

La souris Rhabdomys étudiée par le projet DROUGHT, dans le Karoo sud-africain.

Biodiversité et écosystèmes

L’Afrique du Sud est considérée comme l'un des pays les plus biologiquement diversifiés au monde en raison de la variété de ses écosystèmes, de la diversité de ses espèces et de son taux d'endémisme. Alors qu'elle n'occupe que 2% de la superficie terrestre, elle abrite 10% des espèces végétales et 7% des espèces de reptiles, d'oiseaux et de mammifères. L’Afrique du Sud héberge également environ 15% des espèces marines du monde. L'endémisme atteint 56% pour les amphibiens, 65% pour les plantes et jusqu'à 70% pour les invertébrés.

L’érosion de cette biodiversité, sous la pression anthropique et du changement global, fait peser de lourdes menaces sur la société et l’économie.

La collaboration scientifique du CNRS, de l’IRD et du Cirad sur les questions de biodiversité et de conservation est extrêmement dynamique dans la région. De nombreux projets de recherche conjoints visent à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes, leur évolution sous l’influence des bouleversements climatiques et anthropiques et l’impact de ces changements sur les sociétés humaines.

Les impacts du changement climatique pourraient être plus graves aux niveaux les plus élevés de la chaîne alimentaire. Les thons pourraient ainsi être concernés.

© IRD-Ifremer

Les impacts du changement climatique pourraient être plus graves aux niveaux les plus élevés de la chaîne alimentaire. Les thons pourraient ainsi être concernés.

Océans

L'Afrique Australe est bordée par l'océan Atlantique Sud sur sa côte ouest et l'océan Indien sur sa côte est. Dans cette zone caractérisée par des courants marins majeurs (courants des Aiguilles et du Benguela) et par l’upwelling côtier du Benguela, ces deux océans et l'océan Austral plus au sud exercent une grande influence sur les régimes climatiques locaux et mondiaux, présentent d'importantes ressources halieutiques et offrent un environnement naturel riche en biodiversité.

Depuis plus de 20 ans, l’IRD développe des projets en sciences marines avec ses partenaires sud-africains basés dans la région du Cap et cette collaboration a notablement pris la forme d’un laboratoire mixte international, ICEMASA (2009-18). Toujours très active, cette coopération en sciences marines s’est diversifiée et étendue à d’autres institutions d’Afrique du Sud comme l’université Nelson Mandela.

Emission simultanée de cinq faisceaux lasers depuis l'observatoire du Maïdo, à la Réunion.

© IRD/CNRS - Thibault Vergoz

Emission simultanée de cinq faisceaux lasers depuis l'observatoire du Maïdo, à la Réunion.

Terre et atmosphère

Terre et atmosphère constituent certains des « avantages géographiques » identifiés pour la recherche en Afrique australe. Caractérisé par un craton très ancien bordé par une tectonique archaïque, l’Afrique du Sud fournit des terrains idéaux pour les études géologiques, la tectonique ancienne, la minéralogie et la gemmologie et dispose d’importantes ressources minières. Les collaborations en Afrique australe dans ce domaine visent à mieux comprendre la construction du manteau et ses déformations actuelles. A d’autres échelles de temps et d’espace, d’autres recherches analysent la dégradation des sols et visent à stimuler la séquestration du carbone dans les sols, en réponse au changement climatique.

Dans le contexte du changement global, l'importance d'une surveillance systématique de la structure, de la dynamique et de la composition de l'atmosphère n’est plus à démontrer. Comparées à celles de l'hémisphère nord, les régions tropicales et australes de l'hémisphère sud sont toutefois encore peu étudiées, alors qu’elles sont des composantes importantes de l'atmosphère mondiale. Les collaborations avec le CNRS ont débuté dans ce domaine en 1992 et portent actuellement sur l’impact de la pollution anthropique sur le changement climatique et la santé, le transport et le dépôt de poussières minérales et les interactions entre stratosphère et troposphère.

Pirogue

© IRD - Hyacinthe Lesecq

Pirogue à Madagascar.

Sociétés

L’étude des dynamiques humaines et sociales constitue un vaste domaine scientifique et nos collaborations de recherche dans ce domaine sont étendues et très diversifiées. Les recherches conjointes portent, entre autres exemples, sur la gouvernance des terres et des ressources naturelles, l’analyse des transformations sociales apportées par le numérique et les conséquences du recours croissant aux technologies de l’information dans les politiques de développement menées au Sud, les stratégies d’adaptation des sociétés face aux changements globaux.

LAfrique du Sud dispose de nombreux gisements d’hominines notamment sur les sites de Sterkfontein et de Swartkrans (« Cradle of Humankind »), de dépôts archéologiques du milieu et de la fin de l’âge de pierre et de sites d’art rupestre. Très soutenue par le ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, la coopération en paléosciences entre France et Afrique du Sud est ancienne et emblématique et s’est étendue régionalement à la Namibie, au Zimbabwe, au Mozambique et au Malawi.

L'un des rares panneaux de prévention du paludisme dans le district de Vhembe, en Afrique du Sud.

© IRD - Cécile Bégard

L'un des rares panneaux de prévention du paludisme dans le district de Vhembe, en Afrique du Sud.

Santé

En sciences de la santé, nos partenariats scientifiques portent plus particulièrement sur les maladies transmissibles. Croissance démographique, déforestation, urbanisation, agriculture intensive et extensive, changement climatique et mondialisation des échanges créent de nouveaux environnements auxquels vecteurs, hôtes et pathogènes s’adaptent de manière différenciée. Une meilleure compréhension de leurs interactions et de leurs conséquences sur les mécanismes et conditions de la transmission est indispensable au développement de nouvelles stratégies et outils pour leur contrôle.

Ainsi, en Afrique du Sud, l’IRD étudie avec ses partenaires de l’université de Pretoria les déterminants environnementaux et sociologiques conduisant à la réémergence saisonnière du paludisme au Nord du pays. Une série de projets connexes menés par l’IRD, le Cirad et leurs partenaires du Zimbabwe vise à identifier les pathogènes de certains réservoirs animaux et à comprendre la dynamique de circulation des pathogènes entre faune sauvage et domestique dans une approche « one health ».

Energie solaire.

© Infinite-Cell

Energie solaire.

Maths et techniques

Laboratoire

© IRD/CNRS - Cécile Bégard

Laboratoire.

Projets terminés

  • Adaptation_Bruits – Communication dans le bruit des otaries à fourrure du Cap

    Adaptation_Bruits – Communication dans le bruit des otaries à fourrure du Cap

     

    2020-2021

    Afrique du Sud, Namibie

    Contexte

    La communication animale joue un rôle fondamental dans la reproduction et la survie. Les otaridés (otaries et lions de mer) sont des mammifères marins qui viennent à terre pour se reproduire, formant de vastes colonies, et qui utilisent des vocalisations dans toutes interactions sociales. Les colonies présentent de forte densité d’individus générant un bruit de fond fort et incessant dans lequel ces animaux doivent communiquer et se reconnaitre.

    Jusqu’à présent, les études sur leurs communications vocales se sont focalisées sur leurs activités à terre. Or, ils passent la majeure partie de leur vie en mer, où rien n’est connu. Les perturbations grandissantes dans leur environnement naturel (trafic maritime, prospection pétrolière, sonar militaire) menacent leur communication et leur survie.

    Objectifs

    Ce projet visait à décrire les stratégies de communication que les otaries à fourrure du Cap mettent en place afin de s’adapter aux bruits de leur colonie et ceux engendrés par l’activité humaine.

    Le projet a permis de décrire le répertoire vocal de cette espèce à terre, pendant la saison de reproduction, ainsi que les signatures acoustiques permettant la reconnaissance individuelle entre individus, notamment entre la mère et son petit, et entre les mâles territoriaux. Cela a permis de déterminer les adaptations développées par cette espèce pour faire face au fort bruit ambiant des colonies de reproduction.

    La communication en mer des otaries a également été étudiée afin d’évaluer les menaces auxquelles cette espèce marine est exposée lors de ses activités en mer, et de mieux comprendre les stratégies et adaptations comportementales pour faire face ou éviter ces nuisances.

    Les chercheurs ont utilisé des méthodes innovantes pour observer les otaries :

    • dispositifs multi-capteurs embarqués sur l’animal afin de recueillir des données multi-dimensionnelles lors des voyages alimentaires (vidéo, audio, profondeur, accéléromètrie,…)
    • enregistreurs sous-marins multi-canaux
    • des méthodes d'analyse des signaux pour décrire et analyser les signaux vocaux
    • méthodes innovantes de traitement des signaux pour identifier et localiser de multiples sources sonores dans le contexte de la surveillance acoustique passive
    • expériences de repasse (playback) (diffusion de sons sociaux et/ou de bruits anthropiques)
    • mesures physiologiques pour évaluer les niveaux de stress physiologiques (mesure d’hormones glucocorticoïdes produites en réponse à l'exposition au bruit).

    Partenaires

    Coordination scientifique : Isabelle Charrier, Institut des Neurosciences Paris-Saclay

    Financement

    CNRS - Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires

  • AEROCLO-SA - Aérosols, Rayonnement et Nuages en Afrique Australe

    AEROCLO-SA - Aérosols, Rayonnement et Nuages en Afrique Australe

     

    Janvier 2016 - décembre 2019

    Afrique du Sud, Namibie

    Contexte

    AEROCLO-SA a mené une étude dans l'Atlantique Sud-Est au large de la Namibie, qui fournit une nouvelle évaluation des interactions aérosols-nuages-rayonnement dans les modèles globaux et régionaux.

    Contexte

    La représentation de l'interaction nuage-aérosol-rayonnement demeure l'une des plus grandes incertitudes du climat, qui limite notre capacité à reconstruire et à prédire avec précision les changements climatiques futurs. L'Atlantique Sud-Est est une région où les charges élevées d'aérosol atmosphérique et les stratocumulus semi-permanents cohabitent. Cette zone fournit un laboratoire naturel unique pour étudier la gamme complète des interactions aérosol-radiation et aérosol-nuage et leurs perturbations du bilan radiatif de la Terre. Outre les connaissances fondamentales qui peuvent être obtenues à partir de l'étude de cet environnement, ces perturbations des systèmes radiatifs ont un impact significatif, pas seulement localement, mais aussi par des connexions globales sur des changements climatiques plus importants. Il n'y a jamais eu de description détaillée, bien que les mesures du système combiné de rayonnement-aérosol-nuage dans l’Atlantique soient cruciales.

    Objectifs

    Le projet AErosol RadiatiOn and CLOuds in Southern Africa (AEROCLO-SA) a mené une étude centrée sur l'Atlantique Sud-Est au large de la côte occidentale de l'Afrique Australe pour fournir une nouvelle évaluation des interactions entre les aérosols, les nuages et le rayonnement et leur représentation dans les modèles globaux et régionaux.

    AEROCLO-SA a fourni un large éventail de mesures aéroportées, au sol et par satellite des nuages, des aérosols et leurs impacts radiatifs pour :

    • améliorer la représentation dans les modèles d'aérosols absorbant et diffusant
    • réduire l'incertitude de l'effet radiatif direct, semi-direct et indirect, et leur impact sur les stratocumulus
    • améliorer les algorithmes de télédétection de nuages et des aérosols

    Partenaires

    Coordination scientifique : Paola Formenti (LISA)

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche (ANR)

     

    Suivre le projet sur Twitter.

    Lire aussi : La fumée des incendies d'Amérique du Sud repérée sur la côte namibienne.

  • ATLANTOS - Systèmes intégrés d’observation de l’Océan Atlantique

    ATLANTOS: Optimiser et développer les systèmes intégrés d’observation de l’Océan Atlantique

     

    Avril 2015 – juin 2019

    Afrique du Sud

    Objectifs

    AtlantOS ambitionnait réaliser la transition d'un ensemble d'activités d'observation existantes des océans, mal coordonnées, produisant des données fragmentées, souvent monodisciplinaires, à un Système intégré d'observation de l'océan Atlantique (Integrated Atlantic Ocean Observing System, IAOOS) durable, efficace et adapté. Cet objectif a été atteint grâce à des activités de recherche et d'innovation axées sur : la définition des exigences et de la conception des systèmes, l'amélioration de l'état de préparation des réseaux d'observation et des systèmes de données, la mobilisation des parties prenantes autour de l'Atlantique, ainsi que le renforcement de la contribution de l'Europe au système mondial d'observation de l'océan (Global Ocean Observing System, GOOS), une composante majeure du Groupe sur l'observation de la Terre (Group on Earth Observations, GEO), son Système mondial de systèmes d'observation de la Terre (Global Earth Observation System of Systems, GEOSS), et plus particulièrement de son initiative émergente « Oceans and Society: Blue Planet ».

    AtlantOS a contribué à la croissance bleue en fusionnant les nouveaux besoins en informations concernant des secteurs clés tels que les transports, le tourisme, la pêche, la biotechnologie marine, l’extraction de ressources et l’énergie avec les besoins existants. AtlantOS a contribué de manière significative à la coopération transatlantique en intégrant les activités d’observation existantes établies par les pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, et d’Afrique, et en comblant les lacunes existantes pour parvenir à un IAOOS souple et flexible et aux systèmes d’information océanographiques associés autour de l’Atlantique.

    Partenaires

    Coordination scientifique: Prof. Dr. Martin Visbeck GEOMAR Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel, Allemagne

     

    Lire aussi : https://www.atlantos-h2020.eu/about/

  • AWARE - Contrôle des virus de chauve-souris au Zimbabwe

    AWARE - Contrôle des virus de chauve-souris au Zimbabwe

     

    Janvier 2018 – janvier 2020

    Zimbabwe

    Contexte

    Plus de 70% des maladies infectieuses émergentes proviennent de la faune. De nombreuses espèces sauvages sont porteuses d'agents pathogènes et la majorité de la transmission entre espèces résulte des activités humaines. Le développement d'outils de détection et la mise en place d'une surveillance sentinelle nécessitent une large connaissance des micro-organismes circulant dans la faune sauvage.

    Les chauves-souris hébergent de nombreux virus particulièrement dangereux pour l'homme et / ou les animaux domestiques. Elles ont récemment retenu notre attention en raison de leur association avec de graves maladies infectieuses émergentes. De nombreuses espèces de chauves-souris vivent au Zimbabwe (> 60). Ce pays se trouve dans la zone subtropicale et est considéré comme un point chaud d'émergence potentiel. Les activités humaines augmentant l'exposition aux chauves-souris augmenteront probablement le risque d'infections à l'avenir.

    Objectifs

    Ce projet visait à identifier et caractériser les virus portés par les chauve-souris au Zimbabwe et le risque d'émergence de ces virus dans les populations humaines et le bétail. Il a évalué les communautés virales circulant parmi les colonies de chauves-souris dans différentes parties du Zimbabwe.

    Les questions scientifiques suivantes ont été abordées:

    • Quels virus circulent dans les colonies de chauves-souris au Zimbabwe?
    • Quelles espèces de chauves-souris pourraient être impliquées dans les événements de propagation des agents pathogènes?

    Le projet a apporté les premières informations indispensables pour mettre en place des outils de diagnostic, des modèles mathématiques prédictifs, des systèmes de surveillance et de contrôle des maladies virales afin de prévenir les futurs événements pathogènes et leur impact sur les populations humaines et animales.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Florian Liégeois, IRD, MIVEGEC

    Financement

    Labex CEMEB 2017 - Projets de recherche exploratoires

     

      Lire aussi : Connaitre les coronavirus portés par les chauves-souris pour protéger les populations humaines.

    • CAZCOM - Contrôle des maladies animales et zoonotiques

      CAZCOM - Contrôle des maladies animales et zoonotiques

       

      Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI)

      Janvier 2019 - octobre 2021

      Zimbabwe

      Contexte

      Le Zimbabwe a subi au cours des 30 dernières années de profondes mutations liées à une crise politico-économique entrainant le déclin de la production agricole et l’exode massif de son personnel qualifié. Aujourd’hui, le Zimbabwe fait face à une déstructuration de la recherche, de l’enseignement supérieur et des services techniques publics. Les filières de production animale souffrent d’une absence de systèmes de surveillance pour le contrôle des maladies animales à fort impact économique (Fièvre aphteuse, Brucellose, theilériose bovine, grippe aviaire...). Les besoins de formations et de personnel qualifié, de structures de biotechnologie avancée tel qu’un laboratoire de biologie moléculaire permettraient une autonomie nationale pour la gestion des épidémies animales et humaines.

      Objectifs

      Ce projet a contribué à renforcer l’autonomie du Zimbabwe dans la lutte contre les maladies animales à fort impact économique en consolidant les capacités techniques nationales, favorisant l’accès aux techniques de pointe de biologie moléculaire et en développant une recherche locale de qualité sur l’émergence et/ou la réémergence des maladies infectieuses humaines et animales dans des conditions de changement climatique.

      L’objectif principal du projet CAZCOM était de renforcer les capacités du Zimbabwe pour la surveillance et le contrôle des maladies animales et des maladies zoonotiques d’importance, en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé Animale (OIE).

      Le projet CAZCOM avec ses activités de formation, la mise en place d’un laboratoire aux standards internationaux, le développement de projets de recherche et la mise en place de systèmes de surveillance et de contrôle efficaces des maladies infectieuses émergentes visait à augmenter l’autonomie du Zimbabwe pour la lutte contre les maladies animales et suivre la stratégie nationale pour son élevage. Cette action s’est inscrite également dans les recommandations de l’OIE pour garantir une meilleure qualité des services vétérinaires ainsi que des systèmes de surveillances efficaces et autonomes pour la surveillance des maladies animales et zoonotiques.

      Partenaires

      Coordination scientifique: Florian Liégeois, IRD.

      Financement

       

      Le projet PACMAN a succédé au projet CAZCOM.

      Lire ausi : https://www.ird.fr/covid-19-connaitre-les-coronavirus-portes-par-les-chauves-souris-pour-proteger-les-populations

    • CIGOEF - Changements climatiques et écosystèmes et pêcheries océaniques globaux

      CIGOEF - Impacts des changements climatiques sur les écosystèmes et les pêcheries océaniques globaux

       

      Octobre 2017 - octobre 2020 

      Afrique du Sud

      Contexte

      Les écosystèmes océaniques couvrent 70% de la surface planétaire et fournissent des services écologiques essentiels. Ils sont responsables de la séquestration du carbone dans l’océan profond. Ils ont un rôle majeur sur le CO2 atmosphérique et le climat. Ils sont le siège d’une riche biodiversité comprenant des grands poissons prédateurs, dont l’exploitation constitue une source de revenus et/ou de protéines pour des centaines de millions de personnes dans le monde. Les thons constituent l’essentiel de ces ressources, avec des captures annuelles atteignant 7.7 millions de tonnes et une valeur de 40 milliards de US$.
      Mais le changement climatique menace ces écosystèmes et les précieux services qu’ils fournissent. Il modifie la température de l’océan, sa stratification et sa circulation. Il pourrait entraîner l’expansion de vastes régions hypoxiques et l’absorption du carbone anthropogénique provoque une acidification des eaux. De plus, le changement climatique a des conséquences négatives sur la production primaire, sur laquelle reposent écosystèmes et biodiversité. Le changement climatique pousse les écosystèmes océaniques vers des états inédits, aux conséquences inconnues pour les pêcheries et leurs économies, et de possibles rétroactions sur le système climatique via l’altération de la pompe biologique à carbone.

      Objectifs

      Dans ce contexte, le développement de stratégies politiques adaptées est urgent et requiert une analyse approfondie des socio-écosystèmes océaniques. Il s'agit d’anticiper les menaces et les opportunités engendrées par le changement climatique et d’intégrer les processus en jeu dans des scénarios d’aide à la décision, pour une gouvernance durable des ressources océaniques intégrant les changements du climat. Afin d’aborder ces défis dans une perspective scientifique, CIGOEF visait à analyser et projeter la dynamique du socio-écosystème océanique, du climat aux marchés thoniers.

      Partenaires

      Coordination scientifique : Olivier Maury - MARBEC

      Financement

      Agence Nationale de la Recherche (ANR)

    • Diversité et évolution des insectes de cultures dans les agro-écosystèmes

      Diversité et évolution des insectes de cultures dans les agro-écosystèmes

       

      2018 - 2020

      Afrique du Sud

      Objectifs

      Cette initiative regroupait des projets qui avaient pour but d’explorer la diversité spécifique et fonctionnelle des espèces d’insectes dans les agro-écosystèmes tropicaux.

      Les chercheurs ont développé des approches visant à séquencer à haut débit l’ADN des insectes. Ils ont identifié les espèces d’insectes de culture (bénéfiques et nuisibles) via la morphologie, le « barcoding » et le « métabarcoding » de l’ADN.

      Ces projets s’inscrivaient dans un cadre plus général de développement de l'agro-écologie dans cette région.

      Projets développés

      • Opi-Syst 2018 - 2020: “Systematics and evolution of Opiinae (Hymenoptera, Braconidae) in the Afrotropical region: building up reference knowledge for the improvement of biocontrol of fruit flies”, finance par le programme AgreenSkills (France-UE) et Hortgro (Afrique du Sud)
      • 2018 - 2020: Diversité et structure des pollinisateurs du palmier à huile, financé par PalmElit (continent africain)
      • VOICES 2018-20: Cultures de couverture pour le contrôle biologique dans les cultures de pommiers. Identification du parasite hymenoptera. Coordonné par l’Université de Leeds (Royaume-Uni), financé par l’Union Européenne.

      Partenaires

      Coordination scientifique: Julien Haran, CBGP.

      Financement

    • DOM-ART - Datation des premières manifestations artistiques d'Afrique du Sud

      DOM-ART - Datation des premières manifestations artistiques d'Afrique du Sud

       

      Janvier 2017 - Décembre 2018

      Afrique du Sud

      Contexte

      L'âge des premières manifestations artistiques en Afrique du Sud, ainsi que la chronologie des industries lithiques du Middle Stone Age (MSA) sont toujours vivement débattus en raison d'un manque de consensus concernant les datations par luminescence disponibles aujourd'hui.
      Ce projet ANR a permis d'établir une nouvelle chronologie du MSA à partir de la datation directe de biominéraux (coquilles d’œufs d'autruches, d'escargots et autres supports carbonatés ou phosphatés - dents), en utilisant la méthode des déséquilibres dans la série de l’uranium (U/Th).

      Objectifs

      • Contrairement à l’approche couramment employée pour son application, le premier objectif était de cartographier dans les échantillons les distributions en uranium et thorium sur de larges surfaces dans le but d’identifier les zones n’ayant pas été affectées par les processus post-dépositionnels. Cartographier la distribution de l’uranium et du thorium dans ces matériaux permet, théoriquement, de calculer des âges mais les chercheurs ont utilisé ce même système laser pour échantillonner les zones non-altérées de ces matériaux et obtenir assez de matière pour réaliser des mesures précises
      • Le second objectif a porté sur l’analyse de ces micro-échantillons (allant de moins de 1 mg à environ 100 mg) : les chercheurs ont développé des approches innovantes pour lever les verrous analytiques liés aux faibles teneurs en uranium et thorium dans ces échantillons (2-100 ppb), à la faible abondance des isotopes 230Th et 234U et à la faible prise d’essai.

      L’objectif principal était d’établir une chronologie détaillée de nombreux gisements MSA, d’alimenter le débat sur l’émergence des comportements modernes au cours de la période du MSA et de permettre peut-être un jour de dater directement les coquilles gravées dont l’âge pourrait être voisin de 80.000 ans, ce qui n’a jamais encore été fait.

      Partenaires

      • Institut de recherche sur les Archéomatériaux – Centre de recherche en physique appliquée à l’archéologie - IRAMAT-CRP2A (UMR 5060 CNRS-Université Bordeaux Montaigne)
      • Institut des Sciences Analytiques et de Physico-Chimie pour l'Environnement et les Matériaux – IPREM (UMR 5254 CNRS - Université de Pau et des Pays de l’Adour)
      • Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement – Institut Pierre Simon Laplace - LSCE/IPSL (UMR 8212 CEA-CNRS- Université Versailles Saint-Quentin)

      Coordination scientifique : Norbert Mercier - IRAMAT

      Financement

      Agence Nationale de la Recherche (ANR)

    • ESASTAP - Strengthening Cooperation between Europe and South Africa

      ESASTAP 2020 - Strengthening Technology, Research and Innovation Cooperation between Europe and South Africa

       

      Février 2016 - janvier 2019

      Afrique du Sud

      ESASTAP 2020 était une plateforme visant à soutenir la coopération scientifique et technologique entre l'Afrique du Sud et l'Union Européenne avec un focus particulier sur l'innovation. ESASTAP 2020 notamment a soutenu et favorisé l'approfondissement des coopérations déjà existantes entre ces deux partenaires et également la mise en place de nouveaux projets à la fois en assurant la promotion des programmes européens en Afrique du Sud mais également en assurant la promotion des programmes sud-africains dont peuvent bénéficier les chercheurs européens.

      Objectifs

      • Soutenir la coopération scientifique, technologique et en matière d'innovation entre l'Union Européenne et l'Afrique du Sud;
      • Promouvoir le programme Horizon 2020 en Afrique du Sud ainsi que les programmes sud-africains ouverts aux chercheurs européens;
      • Améliorer la coordination et les synergies entre les programmes européens et les programmes nationaux déjà existants;
      • Attention particulière portée à l'innovation et ses acteurs.

      ESASTAP 2020 consortium de partenaires

      Coordination: Foundation for Research and Technology Hellas (FORTH) – Grèce

    • Globafrica - L'Afrique subsaharienne et le monde avant l'impérialisme européen

      Globafrica - reconnecter l'Afrique : l'Afrique subsaharienne et le monde avant l'impérialisme européen

       

      Le programme Globafrica a été financé sur quatre ans par l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR). Il avait pour objectif de repenser l’intégration de l’Afrique avec le reste du Monde avant l'impérialisme européen, d'un point de vue historique.

      Ce projet interdisciplinaire (histoire et archéologie) proposait ainsi de fonder de nouveaux outils pour donner une vision équilibrée des connexions qui reliaient l’Afrique aux autres continents avant la traite du XVIIIe et le colonialisme du XIXe siècle.

      Rendez-vous sur le site de l'IFAS-Recherche pour en savoir plus.

    • ICEMASA - International Centre for Education, Marine and Atmospheric Sciences

      International Centre for Education, Marine and Atmospheric Sciences over Africa

       

      Janvier 2009 - décembre 2018

      Afrique du Sud

      ICEMASA était un laboratoire mixte international (LMI) sur les sciences marines et atmosphériques créé par des partenaires français et sud-africains. Le LMI ICEMASA avait pour objectif d’encourager la coopération dans des thèmes de recherche variés : courants marins, échanges océans-atmosphère, biogéochimie marine, écosystèmes marins et pêches, etc., le long des côtes d’Afrique Australe (océans Atlantique et Indien) et dans l’Océan Austral. Les approches quantitatives (dont les simulations numériques) étaient un composant important du programme. Le mandat d’ICEMASA donnait également une part importante au développement des capacités humaines en sciences des océans.

      Objectifs

      Le laboratoire mixte international ICEMASA poursuivait plusieurs objectifs :

      • Faciliter les échanges entre les scientifiques français et d’Afrique Australe
      • Enrichir les possibilités de recherche existantes sur des thèmes spécifiques
      • Mettre en lien les sciences physiques et écologiques dans le domaine marin
      • Promouvoir des études évaluant l’impact du changement climatique sur les océans, les écosystèmes et les pêcheries
      • Renforcer les capacités de recherché en développant l’éducation et les formations

      ICEMASA comportait deux éléments : un programme de recherché basé sur un plan scientifique et un programme encourageant la mobilité des étudiants en master et en doctorat entre la France et l’Afrique du Sud.

      Chiffres clés

      60 chercheurs et techniciens de nombreuses disciplines : océanographie physique, biogéochimie marine, modélisation des écosystèmes, écologie marine et pêcheries.

      Personnel

      611 mois d’expatriation pour le personnel de l’IRD, de l’Université de Brest et du CNRS, entre 2099 et 2018

      70.5 mois/an d’expatriation pour des Français en moyenne (8 à 11 chercheurs présents simultanément pour la période 2011-2015)

      55 mois de mission de longue durée (2 à 3 mois) pour les chercheurs français

      Publications (revues évaluées par des pairs)

      310 articles publiés (2009-2017)

      33% de co-publications avec des scientifiques d’Afrique Australe.

      Programme de formation

      67 students co-supervisés : 26 doctorants, 33 étudiants en master and 8 en thèse de spécialisation

      55% des étudiants originaires d’Afrique Australe, 61% d’Afrique, 72% de la zone Afrique + îles de l’Océan Indien (voir carte)

      Conférences de spécialistes, travaux dirigés pour master et thèses spécialisées, écoles d’été, ateliers workshops

      Création des masters co-labellisés entre l’Université de Cape Town et l’Université de Brest, et entre l’Université de Cape Town et l’Université de Montpellier

      Partenaires

      France
      Afrique du Sud

       

      Plus d’informations sur le site: www.icemasa.org     

      Téléchargez le flyer ICEMASA.

      En savoir plus sur les collaborations en cours en sciences marines.

    • INFINITE-CELL - Développement de cellules solaires nouvelles générations

      INFINITE-CELL - Développement de cellules solaires nouvelles générations

       

      Novembre 2017 - octobre 2021

      Afrique du Sud, Allemagne, Espagne, France, Norvège, Moldavie, etc.

      Contexte

      Le photovoltaïque est considéré comme l'une des principales solutions en matière d'énergie renouvelable pour atteindre les objectifs définis par la feuille de route pour l'énergie de l'UE à l'horizon 2050 et le plan SET. La plupart des appareils photovoltaïques commerciaux actuels sont constitués de jonctions simples et des concepts d'appareils plus complexes permettant une augmentation significative de l'efficacité de l'appareil (bien au-delà de la limite théorique dans la plage de 30% à 33%) sont encore principalement limités aux technologies III-V coûteuses.

      Objectifs

      INFINITE-CELL a proposé d'étendre les concepts d'appareils tandem à très haute efficacité aux technologies photovoltaïques, afin de réduire les coûts et d'éviter l'utilisation d’une trop grande quantité de matières premières. Dans ce contexte, l’objectif était d’établir et de consolider une coopération internationale et intersectorielle entre 6 institutions académiques, 2 entreprises européennes et 4 institutions non académiques (voir partenaires ci-dessous) en vue du développement de systèmes photovoltaïques rentables.

      Partenaires

      Coordination scientifique : Catalonia Institute for Energy Research, Espagne

      Financement

      Commission européenne - H2020-MSCA-RISE-2017

       

      Lire ausi : http://www.infinite-cell.eu/about/

    • LANDTHIRST - Les paysages de la soif

      LANDTHIRST - Les paysages de la soif : changement climatique et ajustements comportementaux face au manque d'eau

       

      Septembre 2016 - septembre 2020 

      Afrique du Sud, Zimbabwe

      Contexte et objectifs

      Le changement climatique menace de réduire la disponibilité en eau de surface en de nombreux lieux. L'eau est essentielle à la vie, et la plupart des espèces animales ont besoin de boire, toujours, au cours de certaines périodes de l'année, ou lors d'événements climatiques extrêmes (par exemple lors des vagues de chaleur). L'incapacité des individus à boire, même pour une courte période de temps, peut parfois menacer des populations entières. Face à un manque d'eau, les individus peuvent s'alimenter sur de la nourriture plus riche en eau ou chercher de l'eau dans le paysage. Ces changements de régime alimentaire sont-ils coûteux, conduisant à une moins bonne qualité de l'alimentation ? 

      Comment les animaux savent-ils où trouver de nouvelles sources d'eau avant de succomber à la déshydratation ? Pourquoi utilisent-ils les zones où ils pourraient être pris au piège de se retrouver sans eau, plutôt que de rester à proximité des sources d'eau permanentes ? Ces questions, critiques dans notre compréhension des impacts du changement climatique, sont toujours sans réponse. Leur étude a été l'objet du projet LANDTHIRST, et celui-ci avait l'ambition d'être la première étude intégrée des ajustements du comportement de la faune au manque d'eau.

      Méthode de recherche

      LANDTHIRST a été conduit en utilisant deux ongulés africains comme espèces modèles (le zèbre des plaines (Equus quagga) et le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) dans l'une des plus grandes aires protégées d'Afrique (Parc national de Hwange, Zimbabwe), qui est aussi un site de recherche à long-terme (‘Zone Atelier Hwange’) et un observatoire unique du changement climatique et de ses répercussions sur les écosystèmes. Le défi d’étudier le comportement des animaux dans leur milieu naturel a été relevé en utilisant une combinaison d'approches méthodologiques: par exemple, les chercheurs ont étudié le comportement spatial des individus avec le suivi GPS, la modélisation des déplacements et des analyses de récursions nouvellement mises au point; la composition et la qualité du régime alimentaire seront étudiées en utilisant le bar-coding ADN et l’analyse spectroscopique proche infra-rouge; des analyses isotopiques ont révélé les changements dans la contribution relative des différentes sources d'eau consommée (eau de boisson vs. eau contenue dans les plantes).
      Globalement, LANDTHIRST avait pour but de :

      • produire des connaissances immédiates sur l'impact du changement climatique sur les espèces, en prenant comme exemple particulier celui des savanes africaines, des écosystèmes d'intérêt culturel et environnemental à l'échelle mondiale
      • ouvrir la voie à une plus grande prise de conscience de l'impact des changements climatiques sur la disponibilité en eau pour la faune et de la biodiversité, tout en offrant des avancées conceptuelles et méthodologiques dans l'étude scientifique de ces effets dans d'autres systèmes.
    • RESMACA - Surveillance spatiale pour éliminer le paludisme résiduel en Afrique du Sud

      RESMACA - Surveillance spatiale pour éliminer le paludisme résiduel en Afrique du Sud

       

      Mai 2017 - avril 2021

      Afrique du Sud, Zimbabwe

      Contexte

      Le paludisme a considérablement diminué en Afrique du sud mais persiste dans les provinces à la frontière avec le Zimbabwe et le Mozambique. Il bénéficie d’un environnement propice à son maintien et de réintroductions régulières liées à des facteurs socio-économiques. La connaissance des conditions environnementales favorables et de leurs dynamiques saisonnières reste limitée mais demeure un enjeu pour mieux contrôler la survenue d’épidémies.

      Objectifs

      L'objectif principal de cette étude était d'analyser la transmission résiduelle du paludisme dans un contexte de pré-élimination, à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, afin de mieux guider les stratégies et politiques de contrôle. L'étude a été basée sur l’analyse de l’environnement et des conditions météorologiques à partir d’images satellitaires et sur des enquêtes sur les facteurs sociaux et comportementaux. Des évaluations initiales ont été effectuées dans les districts de Beitbridge (Zimbabwe) et Vhembe (Afrique du Sud), et une éventuelle expansion vers d'autres provinces de l'Afrique du Sud et des pays voisins souffrant de paludisme persistant pourrait être envisagée.

      Objectifs spécifiques:

      • De mieux comprendre le rôle de l'usage des terres, des changements environnementaux et climatiques sur la persistance du paludisme résiduel.
      • D’identifier les modèles sociaux, économiques et comportementaux (par ex. analyse KAP) qui déterminent la vulnérabilité au paludisme, des deux côtés de la frontière entre l'Afrique du Sud et le Zimbabwe.
      • De mieux comprendre l’influence des variations parasitologiques (y compris les haplotypes) et des caractéristiques biologiques dans le transport asymptomatique et le transport de gamétocytes.
      • De mieux comprendre la dynamique des vecteurs.

      Partenaires

      France
      Afrique du Sud

      Coordination scientifique

      France
      Afrique du Sud

      Financement de l’étude environnementale

      Sentinel-2 Malaria (Sentinel-2 for Malaria Surveillance), 05/2017- 04/2019, financé par le CNES. Objectif : Acquérir de l’information à partir des satellites Sentinel-2 afin de guider la surveillance du paludisme en Afrique du Sud et à Madagascar.

    • SeaSpots - Changements dans le cycle climatique annuel en Afrique du Sud et points chauds océaniques

      SeaSpots - Changements dans le cycle climatique annuel en Afrique du Sud et points chauds océaniques

       

      2020-2021

      Afrique du Sud

      Contexte

      La dynamique climatique et le cycle annuel de l'Afrique australe sont déterminés et influencés par un certain nombre de facteurs, à différentes échelles. Alors que le besoin d'améliorer les prévisions à l'échelle saisonnière augmente, le projet revient aux premiers principes pour examiner la dynamique des principaux points chauds océan-atmosphère régionaux (courant des Aiguilles et rétroflexion, la dorsale thermocline Seychelles-Chagos, et la zone frontale Angola-Benguela) située autour de l'Afrique australe, de l’échelle horaire à l’échelle saisonnière.

      Objectifs

      L'objectif du projet SeaSpots est de contribuer à comprendre le rôle de ces caractéristiques océanographiques dans le cycle annuel et d’améliorer les modèles utilisés pour prédire le climat saisonnier.

      Partenaires

      Coordination scientifique : Professeur Chris Reason, Université du Cap et Serena Illig, IRD.

       

      Ce projet fait partie du programme ACCESS: Applied Center for Climate and Earth Systems Science.

    • TelluS-RIFT - Impact de l'initiation d'un rift sur un écosystème continental

      TelluS-RIFT - Impact de l’initiation d’un rift sur un écosystème continental : le Delta de l’Okavango

       

      Janvier 2017- décembre 2020

      Botswana

      Analyse des processus à l’origine de la déformation intraplaque actuelle du rift de l’Okavango et conséquence sur l’évolution de l’écosystème. 

      Contexte

      Le Delta de l’Okavango (Botswana) est une plaine alluviale endoréique situé au milieu du plateau sud-africain et contrôlé par un graben (fossé d’effondrement causé par des failles) orienté NE-SO dont l’âge est débattu : entre 120000 ans et 2 Ma.

      Une mission de terrain en octobre 2010 a permis de mettre en place un réseau de points géodésiques de part et d’autre et dans le Delta destiné à mesurer les effets tectoniques et hydrologique sur la déformation du sol. Le réseau de points géodésiques est complété par deux stations déjà gérées par l’Okavango Research Institute (ORI) destinées à surveiller la réponse du sol aux variations hydrologiques en continu.

      Objectifs

      Ce projet scientifique avait pour objectif de mieux comprendre les interactions entre processus hydrologiques, géodynamiques, sédimentologiques et écologiques qui contrôlent la dynamique à courts termes et moyens termes la dynamique de ce géo-écosystème particulier. Il s’est inscrit dans la suite logique de la thématique portant sur la déformation du plateau sud-africain et a permis de coupler déformations actuelle et ancienne. Il a pris en compte les changements climatiques passés en vue de comprendre l’impact des changements actuels. Ainsi, les scientifiques ont effectué plusieurs types d’études : déformations du sol par GPS, analyses chimiques de la qualité de l’eau, échantillonnages de sol et de roches. Il s’agissait donc d’un projet pluridisciplinaire, regroupant tectoniciens, géophysiciens, sédimentologues, hydrologues, géographes et écologues.

      Partenaires

      Financement

      TelluS-RIFT : CNRS INSU, INEE, INSHS

       

      Le projet a été suivi par l'International Emerging Action Okavango.

    • TestCor - Tester l’hypothèse de contrôle du risque de prédation

      TestCor - Tester l’hypothèse de contrôle du risque de prédation

       

      Projet International de Coopération Scientifique (PICS)

      Janvier 2019 – décembre 2021

      Afrique du Sud

      Contexte

      La prédation est une force évolutive puissante, et la plupart des espèces ont élaboré des réponses comportementales et physiologiques pour réduire le risque de prédation, de sorte que les proies bénéficient d'une meilleure forme physique, même si ces réponses entraînent des coûts. Ces coûts sont les mécanismes qui sous-tendent les effets non consommatifs de la prédation, qui se sont révélés importants sur le plan écologique, et parfois aussi importants que les effets consommateurs. Ces coûts résultent le plus souvent d'une réduction de la recherche de nourriture (compromis de recherche de nourriture et de sécurité), ou du montage d'une réponse au stress qui peut avoir des effets délétères à long terme. Cependant, il n'existe actuellement aucune théorie pour prédire et expliquer quand et pourquoi un type de réponse, ou deux, seraient observés.

      Objectifs

      Dans ce projet les scientifiques ont testé l'hypothèse de « contrôle du risque » proposée par Creel (2018, Ecol. Lett.) pour expliquer la variabilité de la nature et de la force des coûts des réponses anti-prédateurs. Cette hypothèse distingue les coûts alimentaires de ceux liés au stress dans les réponses proactives et réactives et prédit que leur force est liée au fait que le risque de prédation est prévisible et contrôlable. Ils ont testé l'hypothèse grâce à des observations et expériences sur les ongulés dans des réserves sud-africaines, et ont organisé un atelier international qui a servi de revue à mi-parcours, de cours pour les étudiants, et de prospective.

      Ce projet a renforcé la relation naissante entre deux équipes qui utilisent les ongulés africains pour répondre à des questions d’écologie importantes, et a ouvert la voie à de plus grands projets de recherche écophysio-comportementale.

      Partenaires

      Coordination scientifique : Simon Chamaillé-Jammes (CEFE)

      Financement

      CNRS – Institut National Ecologie et Environnement

    • Whycooperate - Evolution de la coopération entre les êtres vivants

      Whycooperate - Les sélections sexuelle ou sociale sont-elles impliquées dans l’évolution de la coopération entre les êtres vivants ?

       

      Décembre 2015 - décembre 2019

      Afrique du Sud

      Évaluation des mécanismes assurant la fiabilité de la coopération et des bénéfices directs obtenus par les coopérateurs.

      Le projet Whycooperate étudiait les comportements de coopération entre les êtres vivants.

      Contexte

      La coopération est présente à tous les niveaux du vivant, des bactéries aux vertébrés tels que les humains. Selon le consensus actuel, la coopération entre les êtres vivants s’explique par la sélection de parentèle (coopération avec les êtres apparentés) et par la sélection naturelle (coopération pour la reproduction des gênes).

      Les sélections sociale et sexuelle, qui supposent une association préférentielle avec les individus les plus coopératifs, pourraient avoir un rôle tout aussi majeur. Cependant le rôle de ces forces est controversé : on ne comprend pas comment la coopération peut être un critère de choix fiable lié à la qualité et/ou la coopérativité future de l’individu.

      Objectifs

      Afin de déterminer si la coopération peut évoluer sous sélection sociale ou sexuelle, le projet a poursuivi 3 objectifs :

      • Tester 3 mécanismes pouvant assurer la fiabilité de la coopération et donc le fait qu’elle puisse être un critère de choix social ou sexuel
      • Quantifier les bénéfices sociaux et sexuels de la coopération pour le coopérateur et celui qui s’y associe
      • Tester les liens entre coopération et compétition afin de déterminer si comme attendu, les bénéfices directs de la coopération conduisent à des conflits pour coopérer.

      L’objet d’étude était le républicain social, un oiseau adoptant un comportement de coopération dans 3 situations particulières :

      • le nourrissage de jeunes qui ne sont pas les siens
      • la construction collective d’un gigantesque nid communautaire
      • la défense collective des nids contre les prédateurs

      Axes de recherche

      Axe 1

      L’hypothèse que la coopération puisse être un « signal condition dépendant » a été testée de manière innovante : les coûts de la coopération ont étémesurés physiologiquement (stress oxydant, télomères) et des expériences ont permis de manipuler d’une part la condition des coopérateurs et d’autre part la présence de récepteurs(l’audience).

      Par ailleurs, deux solutions jusqu’alors non considérées ont été testées : la coopération est fiable car (i) elle est un trait de personnalité et/ou (ii) car elle est signalée par des caractéristiques morphologiques. La coopération en tant que trait de personnalité a été étudiée en mesurant sa répétabilité et ses liens avec d’autres comportements comme la socialité, la témérité et l’agressivité. La coopération en tant que trait signalé par la morphologie a été testée en mesurant son association avec les couleurs mélaniques, souvent pléiotropiques.

      Axe 2

      Le projet a quantifié les bénéfices sociaux et sexuels de la coopération pour les coopérateurs et les individus qui s’y associent. Des données à long terme (en partie récoltées) et des expériences à court terme ont été utilisées pour relier la coopération au succès d’association sociale et sexuelle et à la survie. Il a par ailleurs été déterminé si les coopérateurs sont de meilleurs partenaires sexuels participant plus aux soins parentaux. En liaison avec les hypothèses des ‘bons gènes’ et pour déterminer si la coopération pourrait être héritable et ainsi choisie car transmise aux descendants, les chercheurs ont déterminé si des liens existent entre la coopération et le gène du DRD4.

      Axe 3

      Le projet a analysé les liens entre compétition et coopération. Des données sur les hiérarchies de dominance et les taux de coopération ont permis d’établir si les individus sont en compétition pour coopérer.

        Partenaires

        Coordination scientifique : Claire Doutrelant, CEFE et Rita Covas, CIBIO et Fitz

        Financement

         

        Le projet Sociable Weaber Project a succédé à Whycooperate. 

        Lire aussi : L'intelligence artificielle pour identifier individuellement les oiseaux.

      • WIoDER - un réseau pour élargir l’horizon des deltas

        WIoDER (Western Indian ocean Deltas Exchange & Research) - un réseau pour élargir l’horizon des deltas

         

        Janvier 2017 - décembre 2019

        Kenya, Madagascar, Mozambique, Tanzanie.

        WIoDER était un réseau de recherche international et pluri-disciplinaire étudiant l’évolution contemporaine des deltas de la région de l’océan indien oriental.

        Les recherches menées dans le cadre du réseau WIoDER visaient à comprendre le fonctionnement de ces socio-écosystèmes particuliers, en décrivant leurs évolutions récentes et en analysant l’impact des politiques publiques contemporaines (conversion des plaines inondables ou création d’aires protégées).

        Objectifs

        Les membres du réseau WIoDER poursuivaient les objectifs suivants :

        • développer des méthodologies de recherche adaptées aux études deltaïques;
        • acquérir, analyser et comparer des données à l’échelle régionale;
        • partager et diffuser des approches scientifiques et des outils appropriés;
        • créer du lien entre étudiants, chercheurs, décideurs politiques et habitants des deltas, dans l’idée de mieux comprendre le fonctionnement de ces socio-écosystèmes dans leurs différentes dimensions (hydrologiques, écologiques, socio-économiques, etc.).

        Thématiques

        Dans le cadre de ce projet, WIoDER a développé cinq écoles thématiques et programmes de recherche sur quatre sites de la région de l’océan indien oriental: le delta du Tana au Kenya (« Biodiversity »), le delta du Rufiji en Tanzanie (« Livelihoods », « Migrations »), le delta du Limpopo au Mozambique (« Hydrology ») et le delta du Betsiboka à Madagascar (« Mangroves »).

        Le projet visait à renforcer durablement la collaboration régionale en développant un observatoire sur les dynamiques dans les deltas des pays de l’Océan Indien oriental.

        Partenaires

        Coordination scientifique :

        • Dr. Stéphanie Duvail, coordination, Institut de Recherche pour le Développement, IRD, France
        • Dr. Craig Hutton, coordination adjointe, University of Southampton, England
        • Dr. Paolo Paron, coordination adjointe, IHE-Delft, Mozambique

        Financement

        CRDI (Centre de Recherches pour le Développement International – Canada) et IRD.

         

        Le projet DiDEM a succédé au projet WIoDER.

      • WISHES – Comment estimer et détecter les pathogènes chez les hôtes sauvages?

        WISHES – Comment estimer et détecter les pathogènes chez les hôtes sauvages?

         

        Juillet 2018 – juin 2020

        Zimbabwe

        Contexte et objectifs

        La transmission multi-espèces est un processus clé dans la propagation des maladies infectieuses. Les mécanismes qui sous-tendent la transmission multi-espèces ne sont pas bien connus. Des théories récentes suggèrent qu'une communauté d'accueil plus diversifiée conduit à une dilution du risque de transmission. De plus, les modèles épidémiologiques rendent encore rarement compte de la composition complète de la communauté d'accueil. Cela est particulièrement vrai lorsque les espèces sauvages peuvent servir d'hôtes, en raison de la difficulté à décrire la communauté hôte et à détecter les agents pathogènes dans la faune.

        Le projet a développé une méthode pour étudier la dynamique d'un pathogène multi-hôtes in situ (c'est-à-dire la fièvre aphteuse dans le parc national de Hwange, Zimbabwe), en utilisant la collecte de salive non invasive et le PCR de poche. Les scientifiques ont effectué une enquête longitudinale sur une année pour détecter la présence de virus chez les espèces hôtes et décrire la composition des communautés d'espèces hôtes. Ils ont caractérisé également la composition des communautés d'espèces hôtes par l'analyse des données historiques du recensement de la faune. Ce furent les premières étapes vers le test de l'effet de dilution qui lie la composition de la communauté hôte et le risque infectieux.

        Partenaires

        Coordination scientifique : Eve Miguel, IRD, MIVEGEC

        Financement

        Labex Cemeb Université de Montpellier – 2019-2020