Mis à jour le 30/06/20

Les projets et programmes de recherche sont définis et réalisés conjointement par les chercheurs et leurs homologues d'Afrique Australe.

En Afrique Australe, les thématiques de recherches menées par les équipes de l’IRD, du CNRS, du Cirad et leurs partenaires concernent principalement :

  • La biodiversité et les écosystèmes,
  • L'océan,
  • La terre et l'atmosphère,
  • Les sociétés,
  • La santé.

Chacune de ces thématiques regroupe des projets de recherche distincts menées sur du long terme et mobilisant différents acteurs de la recherche.

 

Découvrir les principaux projets de recherche :

La souris Rhabdomys dans le Karoo sud-africain.

© CNRS - Carsten Schradin

La souris Rhabdomys étudiée par le projet DROUGHT, dans le Karoo sud-africain.

Biodiversité et écosystèmes

L’Afrique du Sud est considérée comme l'un des pays les plus biologiquement diversifiés au monde en raison de la variété de ses écosystèmes, de la diversité de ses espèces et de son taux d'endémisme. Alors qu'elle n'occupe que 2% de la superficie terrestre, elle abrite 10% des espèces végétales et 7% des espèces de reptiles, d'oiseaux et de mammifères. L’Afrique du Sud héberge également environ 15% des espèces marines du monde. L'endémisme atteint 56% pour les amphibiens, 65% pour les plantes et jusqu'à 70% pour les invertébrés.

L’érosion de cette biodiversité, sous la pression anthropique et du changement global, fait peser de lourdes menaces sur la société et l’économie.

La collaboration scientifique du CNRS, de l’IRD et du Cirad sur les questions de biodiversité et de conservation est extrêmement dynamique dans la région. De nombreux projets de recherche conjoints visent à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes, leur évolution sous l’influence des bouleversements climatiques et anthropiques et l’impact de ces changements sur les sociétés humaines.

  • CONVERGEANT - Evolution convergente des mammifères myrmécophages

    Convergeant - Approche intégrée pour comprendre l'évolution convergente des mammifères myrmécophages

     

    Septembre 2016 - août 2021 

    Afrique du Sud

    Contexte

    Malgré sa présence généralisée dans l'arbre de la vie, de nombreuses questions restent sans réponse concernant le phénomène fascinant de l'évolution convergente. Les mammifères mangeurs de fourmis constituent un exemple classique de convergence morphologique ayant au moins cinq origines indépendantes dans les placentaires (tatous, tamanoirs, fourmiliers, Oryctérope du Cap, pangolins et Protèle). La grande étendue de l'évolution morphologique convergente, l'importance de la convergence moléculaire et le rôle du microbiome de l'hôte dans l'adaptation au régime alimentaire sont de plus en plus acceptés. Toutefois, les études comparatives à grande échelle associant morphologie, génomique de l'hôte et métagénomique du microbiome associé font encore défaut.

    Objectifs

    Le projet ConvergeAnt propose de tirer parti de l'ensemble unique de caractères évolutifs et convergents associés à la myrmécophagie pour étudier les mécanismes moléculaires sous-jacents à l'adaptation phénotypique. En utilisant des méthodes de phénotypage de pointe basées sur la tomographie par rayons X et les technologies de séquençage de nouvelle génération, nous combinerons des approches morphométriques, génomiques et métagénomiques pour évaluer l'ampleur de l'évolution convergente dans le crâne des placentaires myrmécophages, en leurs génomes, et dans leurs microbiomes associés, oraux et intestinaux. Avec cette proposition de recherche ambitieuse, nous visons à apporter des réponses à des questions évolutives de longue date mais fondamentales concernant les mécanismes de l’évolution convergente. Le projet ConvergeAnt est le premier du genre à appliquer une telle approche intégrative pour étudier l'interaction complexe entre le génome du mammifère et son microbiome associé dans un cas classique de convergence adaptative reposant sur un régime alimentaire hautement spécialisé.

    Coordination scientifique

    Dr Frédéric Delsuc, Institut des Sciences de l’Évolution de Montpellier

    Financement

    Conseil européen de la recherche - Consolidator Grant [#683257]

  • DELTAS - Dynamiques environnementales et sociales des deltas

     Groupement de Recherche International-Sud DELTAS

    Dynamiques environnementales et sociales des deltas de l’ouest de l’Océan Indien

     

    Janvier 2019 – janvier 2022

    Kenya, Madagascar, Mozambique, Tanzanie

    Contexte

    Le GDRI-Sud DELTAS (« Dynamiques Environnementales et sociales à Long Terme des deltas de l’ouest de l’Océan Indien et scénarios Associés ») vient consolider un réseau de recherche international sur les dynamiques socio-environnementales des deltas de l’océan indien occidental. Il s’appuie sur des partenariats de long terme de l’IRD dans la région et sur un consortium menant des recherches sur la période 2017-2019. Ce consortium WIoDER met en relation des chercheurs et étudiants africains (Kenya, Tanzanie, Madagascar, Mozambique) et européens (France, Pays-Bas, Royaume-Uni).

    Objectifs 

    Trois thèmes de recherche principaux intéressent les participants à WIODER et au GDRI DELTAS :

    • les changements environnementaux affectant les deltas de part et d’autre du canal du Mozambique
    • les dynamiques démographiques, sociales, politiques et économiques à l’œuvre dans ces deltas 
    • l’impact des politiques publiques de gestion des zones humides côtières et les effets de la globalisation.

    En s’appuyant sur ces résultats préliminaires et de nouvelles recherches (notamment écologie historique et géopolitique côtière), la finalité du GDRI DELTAS est de mettre en évidence les spécificités du fonctionnement socio-environnemental des deltas de l’Océan Indien, de caractériser les tensions et conflits potentiels autour de la gestion de ces espaces et leurs possibles modalités de résolution et de proposer des modèles d’analyse et des scénarios prospectifs de leur évolution.

    Sur le plan méthodologique, ce GDRI DELTAS vise, grâce à une recherche interdisciplinaire, à la mise en place d’observatoires participatifs de l’environnement, au développement d’analyses et d’outils innovants, à la création de bases de données partagées. La transmission de connaissances et le renforcement des capacités des membres du réseau sont au cœur du projet (mise en place d’écoles thématiques et de formations en ligne, bourses de terrains pour étudiants en master et thèse) ainsi que la participation des acteurs locaux à l’acquisition et à l’analyse des résultats (transdisciplinarité). Plus précisément ce projet de GDRI DELTAS vise à contribuer à la consolidation du réseau WIoDER grâce à : 

    • l’organisation d’ateliers de synthèses thématiques et le lancement de nouveaux groupes de travail
    • la diffusion des résultats produits (publications, conférence internationale)
    • le renforcement de synergies avec d’autres réseaux sur les deltas
    • des réponses à des appels d’offres régionaux et internationaux

    Partenaires

    Coordination

    • Stéphanie Duvail (UMR PALOC, Géographe, France)
    • Dorothy Nyingi (National Museums of Kenya, Biologiste, Kenya)
    • Dinis Juizo (Université Eduardo Mondlane, Hydrologue, Mozambique)

    Financement

    Co-financement par le Centre de recherches et de développement international (CRDI) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). 

  • Diversité et évolution des insectes de cultures dans les agroécosystèmes

    Diversité et évolution des insectes de cultures dans les agroécosystèmes

     

    Afrique du Sud

    Ce projet a pour but d’explorer la diversité spécifique et fonctionnelle des espèces d’insectes dans les agroécosystèmes tropicaux.

    Les chercheurs développent des approches visant à séquencer à haut débit l’ADN des insectes. Ils identifient les espèces d’insectes de culture (bénéfiques et nuisibles) via la morphologie, le « barcoding » et le « métabarcoding » de l’ADN.

    Ces projets s’inscrivent dans un cadre plus général de développement de l'agro-écologie dans cette région.

    Projets en cours

    • Opi-Syst 2018 - 2020: “Systematics and evolution of Opiinae (Hymenoptera, Braconidae) in the Afrotropical region: building up reference knowledge for the improvement of biocontrol of fruit flies”, finance par le programme AgreenSkills (France-UE) et Hortgro (Afrique du Sud)
    • 2018 - 2020: Diversité et structure des pollinisateurs du palmier à huile, financé par PalmElit (continent africain)
    • VOICES 2018-20: Cultures de couverture pour le contrôle biologique dans les cultures de pommiers. Identification du parasite hymenoptera. Coordonné par l’Université de Leeds (Royaume-Uni), financé par l’Union Européenne.

    Partenaires

    Scientific coordination: Julien Haran, CBGP.

    Financement

  • DROUGHT- Réactions des espèces au changement climatique

    International Research Project DROUGHT

    Réactions des espèces à la sécheresse, au changement climatique et à l’imprévisibilité du climat 

     

    Janvier 2019 - décembre 2023

    Afrique du Sud

    Les changements environnementaux planétaires engendrent des événements climatiques extrêmes qui menacent la biodiversité, menant à la 6ème extinction de masse des espèces vivantes. Un des principaux défis de la plupart des espèces animales est la lenteur de l’évolution de leur niche climatique par rapport à la vitesse actuelle des changements environnementaux.

    Nous sommes pour le moment incapables de prédire quelles espèces seront menacées d’extinction en cas d’accélération des changements environnementaux et quelles espèces vont survivre. Il est ainsi important pour la protection d’une espèce de connaître sa capacité d’adaptation aux changements de son environnement pour estimer sa résistance.

    Objectifs

    L’objectif de cet International Research Project (IRP) est de comprendre les conséquences de la sécheresse, des variations du climat et de l’imprévisibilité du climat sur les risques d’extinction, en considérant trois niveaux : celui de l’individu, celui de la population et celui de l’espèce.

    Le projet est important pour comprendre les limites de la résilience individuelle face aux changements, qui va influer sur le risque d’extinction d’une population ou d’une espèce, entrainant une perte de biodiversité et ainsi un dysfonctionnement de l’écosystème. L’objet d’étude chois est la souris rayée africaine Rhabdomys, qui est présente dans les zones sèches, avec un climat variable, et qui vit peu de temps. Ainsi, chaque année étudiée représente une génération de souris.

    L'IRP enquête plus précisément sur :

    • Comment l’adaptabilité sociale des individus leur permet de gérer un changement environnement imprévisible et quelles populations pourront persister dans ce contexte.
    • La réaction physiologique aux situations arides et les pistes de sélection génétique grâce à des analyses d’association pangénomique.
    • L’impact des contraintes biotiques et abiotiques sur la croissance de la population et les risques d’extinction.
    • L'impact des interactions entre espèces (e.g. compétition) sur leur capacité de réponse aux contraintes abiotiques de leur environnement.

    Partenaires

    Afrique du Sud
    France

    Coordonnateurs du projet

    Financement

    Le projet fait suite à l'IRP ECORHAB (2015-2018), co-financé par le CNRS - Institut Ecologie et Environnement et la National Research Foundation (NRF).

    L'IRP DROUGHT est actuellement financé par l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS et la NRF.

  • HOMEN - Évolution de la biodiversité au Plio-Pléistocène

    International Research Laboratory HOMEN

    Évolution de la biodiversité au Plio-Pléistocène

     

    Janvier 2019 - décembre 2022

    Afrique du Sud

    Hominidés et environnements : évolution de la biodiversité au Plio-Pléistocène dans le Cradle of humankind.

    Contexte

    Les recherches sur les faunes plio-pléistocènes (période entre -5 millions d’années et -800 000 ans avant notre ère), y compris les hominidés, ont commencé en Afrique du Sud dès les années 1920. Par la suite, de nombreuses découvertes importantes ont mis en évidence le rôle majeur de ce pays pour l’évolution de l’homme et des faunes associées.

    Toutefois, jusqu’à récemment, il semblait que la période chronologique concernée était beaucoup plus courte et plus tardive que pour l’Afrique de l’Est. Les nouvelles datations et les découvertes récentes de restes d’hominidés anciens, d’environ 3 millions d’années, semblent impliquer une présence plus ancienne des hominidés en Afrique du Sud que ce qui était envisagée, peut-être même avant 4 millions d’années.

    Les hominidés anciens, ici les australopithèques, sont très dépendants de certaines conditions environnementales. Ces conditions favorables étaient-elles déjà présentes au cours du Pliocène (entre -5 et -2,58 millions d’années) et du début du Pléistocène inférieur (de -2,58 à 0,781 millions d’années) dans le Cradle of Humankind ? Il semble exister de grands changements environnementaux en Afrique de l’Est au cours de la Transition Plio-Pléistocène datée d’environ 2,7 millions d’années. D’autres changements climatiques antérieurs ont peut-être été plus marqués en Afrique australe.

    Pour comprendre l’impact de ces événements, il faut pouvoir étudier des faunes de différents âges compris entre le Pliocène inférieur et la Transition du Pléistocène moyen. Elles sont rares mais présentes dans les sites situés dans les deux propriétés de Greensleeves et de Klinkert’s (Bolt’s Farm Cave System).

    Thématiques de recherche

    L'International Research Laboratory HOMEN effectue des recherches sur l’évolution de la biodiversité dans le Cradle of Humankind suivant quatre thématiques :

    • Caractérisation de la paléobiodiversité. Avant de pouvoir mener les études des trois autres thématiques, il est important de faire cette recherche de base qui met en évidence la variabilité morphologique et de taille des taxons étudiés. Son interprétation dépendra de divers facteurs.
    • Biochronologie et chronologie physique. À l’opposé des sites de l’Afrique de l’Est où il est relativement facile de dater physiquement les niveaux fossilifères, les sites sud-africains souffrent d’un environnement géologique plus complexe à l’application de ces méthodes. La biochronologie est donc utilisée mais il reste quelques problèmes de corrélation avec l’Afrique de l’Est. De nouvelles techniques de datations physiques ont été développées depuis quelques années et commencent à donner des résultats fiables.
    • Reconstitution des paléoenvironnements. Les recherches concerneront des grandes faunes qui donnent des informations paléoenvironnementales à l’échelle régionale et la microfaune qui apporte plus des informations sur le contexte local.
    • Extension/diminution de zone biogéographique et/ou évolution sur place. L’Afrique du Sud, et plus généralement l’Afrique australe, est considérée assez souvent comme un « refuge » pour de nombreux taxons, dont certains hominidés comme les australopithèques. A-t-elle eu seulement ce rôle ou a-t-elle également été un centre d’origine et de diversification ? Les 3 points suivants vont être abordés : 
      • Relations possibles avec l’Afrique de l’Est
      • Relations possibles avec l’Eurasie
      • Spécificités liées à l’Afrique du Sud 

    Les activités de recherche se déroulent à la fois sur le terrain et en laboratoire. Les fossiles de cette époque étant assez rares dans les collections, il est primordial d’en découvrir de nouveaux. C’est également l’occasion de mieux comprendre le contexte géologique dans lequel les dépôts fossilifères se sont formés. Les études dépendront de la nature des fossiles : microfaune, macrofaune non-primate & primates.

    L'IRL bénéficie de collaborations annexes qui apportent d’autres informations utiles à la reconstitution des environnements. Le projet permettra de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité au cours du Pliocène et du début du Pléistocène inférieur mais permettra probablement aussi d’obtenir des informations sur la mise en place de la biodiversité actuelle.

    Coordination scientifique

    Dominique Gommery, Centre de Recherche sur la Paléobiodiversité et les Paléoenvironnements.

    Partenaires

    Financement

    L'IRL HOMEN 2019-2022 est financé par le CNRS-INEE et la NRF.

    Autres financements : MEAE (Commission des fouilles)

  • LANDTHIRST - Les paysages de la soif

    LANDTHIRST - Les paysages de la soif : changement climatique et ajustements comportementaux face au manque d'eau

     

    Septembre 2016 - septembre 2020 

    Afrique du Sud

    Contexte et objectifs

    Le changement climatique menace de réduire la disponibilité en eau de surface en de nombreux lieux. L'eau est essentielle à la vie, et la plupart des espèces animales ont besoin de boire, toujours, au cours de certaines périodes de l'année, ou lors d'événements climatiques extrêmes (par exemple lors des vagues de chaleur). L'incapacité des individus à boire, même pour une courte période de temps, peut parfois menacer des populations entières. Face à un manque d'eau, les individus peuvent s'alimenter sur de la nourriture plus riche en eau ou chercher de l'eau dans le paysage. Ces changements de régime alimentaire sont-ils coûteux, conduisant à une moins bonne qualité de l'alimentation ? 

    Comment les animaux savent-ils où trouver de nouvelles sources d'eau avant de succomber à la déshydratation ? Pourquoi utilisent-ils les zones où ils pourraient être pris au piège de se retrouver sans eau, plutôt que de rester à proximité des sources d'eau permanentes ? Ces questions, critiques dans notre compréhension des impacts du changement climatique, sont toujours sans réponse. Leur étude est l'objet du projet LANDTHIRST, et celui-ci a l'ambition d'être la première étude intégrée des ajustements du comportement de la faune au manque d'eau.

    Méthode de recherche

    LANDTHIRST sera conduit en utilisant deux ongulés africains comme espèces modèles (le zèbre des plaines (Equus quagga) et le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros)) dans l'une des plus grandes aires protégées d'Afrique (Parc national de Hwange, Zimbabwe)), qui est aussi un site de recherche à long-terme (‘Zone Atelier’) et un observatoire unique du changement climatique et de ses répercussions sur les écosystèmes. Le défi d’étudier le comportement des animaux dans leur milieu naturel sera relevé en utilisant une combinaison d'approches méthodologiques: par exemple, les chercheurs vont étudier le comportement spatial des individus avec le suivi GPS, la modélisation des déplacements et des analyses de récursions nouvellement mises au point; la composition et la qualité du régime alimentaire seront étudiées en utilisant le bar-coding ADN et l’analyse spectroscopique proche infra-rouge; des analyses isotopiques révéleront les changements dans la contribution relative des différentes sources d'eau consommée (eau de boisson vs. eau contenue dans les plantes).
    Globalement, LANDTHIRST a pour but de :

    • produire des connaissances immédiates sur l'impact du changement climatique sur les espèces, en prenant comme exemple particulier celui des savanes africaines, des écosystèmes d'intérêt culturel et environnemental à l'échelle mondiale
    • ouvrir la voie à une plus grande prise de conscience de l'impact des changements climatiques sur la disponibilité en eau pour la faune et de la biodiversité, tout en offrant des avancées conceptuelles et méthodologiques dans l'étude scientifique de ces effets dans d'autres systèmes.

    Partenaires

    Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE)

    Coordination scientifique : Dr. Simon Chamaille-Jammes, CNRS, ZA LTER Hwange

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche (ANR)

  • ProSuLi - Gestion des zones de conservation transfrontalières

    ProSuLi – Pour une gestion durable des zones de conservation transfrontalières

     

    2018-2021

    Botswana, Mozambique, Zimbabwe

    Soutenir la gestion durable à long terme des zones de conservation transfrontalières (TFCA) en Afrique Australe grâce à un processus participatif multipartite.

    Contexte

    Les TFCA sont composés de systèmes socio-écologiques complexes. ProSuLi reconnaît fondamentalement que les TFCA englobent un ensemble de parties prenantes (communautés locales, ONG, administrations locales, secteur privé, chercheurs) qui accèdent de manière inégale à un système de ressources (les ressources naturelles de la savane africaine par exemple), y compris diverses unités de ressources (eau, pâturage, faune, bois…) au sein d'un système de gouvernance complexe (chefferie, gouvernement national, réglementation internationale de la faune…). Le succès des TFCA est nécessairement ancré dans les interactions positives des parties prenantes (communautés locales, ONG, gouvernements locaux et nationaux, instituts de recherche, institutions techniques, secteur privé), reconnaissant la légitimité et l'importance de leurs positions, besoins et contraintes respectifs, et la nécessité de négocier afin de parvenir à une vision commune et partagée d’une TFCA durable.

    Objectifs

    Le projet ProSuLi vise à promouvoir et à renforcer la gestion durable des TFCA par un développement local respectueux de la conservation de la biodiversité, en promouvant un changement d'attitude des communautés locales à l'égard des TFCA et un changement de paradigme quant à leur rôle dans la cogestion de ces derniers. L'objectif principal de ProSuLi est de créer ou de renforcer, lorsqu'il existe déjà, des processus d'interaction multi-acteurs fonctionnels dans chaque site afin de gérer de manière durable les TFCA. Les interactions des parties prenantes seront favorisées par leur inscription à un processus participatif visant à concevoir, tester et mettre en œuvre des options intégrées de développement local et de gestion de la conservation. Cela signifie qu'une fois que les parties prenantes concernées ont été identifiées et représentées dans un groupe multipartite local, une vision partagée et acceptée de l'avenir du socio-écosystème peut être discutée, les priorités peuvent être identifiées et les options de gestion et leur suivi peuvent être co-conçues et mises en œuvre. Les activités comprendront des actions de gestion durable des ressources agricoles et naturelles et des stratégies novatrices pour atténuer les conflits et les activités illégales d’êtres humains.

    Partenaires

    Coordination scientifique

    Dr. Alexandre Caron and Dr. Nicolas Gaidet, Cirad

    Financement

    European Union - FED/2017/394-443

    Plus d’infos

    https://www.rp-pcp.org/projects/on-going/eu-prosuli

  • REHABS - Réconcilier Homme et Nature pour une harmonie durable

    International Research Laboratory REHABS

    Réconcilier Homme et Nature pour une harmonie durable basée sur la biosphère

     

    Juin 2019 – juin 2024

    Afrique du Sud

    Contexte

    Cet International Research Laboratory (IRL) découle de trois années de collaborations très actives entre le CNRS et l’Université Nelson Mandela (plus particulièrement la Sustainability Research Unit), axées sur le fonctionnement de l’interface entre les aires protégées et les paysages voisins, l’écologie de la faune sauvage et la coexistence homme-faune prenant en compte les transformations anthropogéniques, l’utilisation de la biodiversité comme moyen de subsistance face au changement climatique et l’adaptation face aux risques environnementaux.

    Poussée par sa population, son urbanisation, sa consommation, les investissements et la demande mondiale en ressources, l'Afrique devrait être le continent avec le développement le plus rapide dans les 30 prochaines années. Le développement des infrastructures associées dans le contexte du changement climatique aura un impact sur les écosystèmes africains.

    Cependant, la durabilité de la biosphère apparaît souvent comme secondaire dans le discours sur les changements globaux qui se concentrent sur des questions fondamentales pour l’humanité telles que la démocratie, la santé, la pauvreté, les inégalités, le pouvoir, la justice, les droits de l’homme, la sécurité et la paix.

    La vision de l’IRL REHABS est que tous les objectifs de développement durable sont interconnectés dans des cercles concentriques (comme décrit par Folke et al. 2016, cf schéma), et que l’Afrique fournit des opportunités uniques d’affiner les principes de l’écologie de la réconciliation (lorsque des animaux sauvages sont présents où les humains vivent et travaillent, par exemple) et d’explorer des solutions basées sur la nature pour la fourniture de services écosystémiques et le bien-être humain.

    Objectifs

    Inspiré par les défis clés de la durabilité de la biosphère et de la gouvernance environnementale dans l'Anthropocène, et s'inspirant des projets financés et des réseaux de collaboration existants, l'IRL REHABS structure ses recherches autour de quatre thèmes complémentaires :

    • L’homme en tant qu’espèce hyper clé-de-voute : comprendre comment les réponses de la biodiversité et des écosystèmes aux pratiques humaines constituent une force dominante dans le fonctionnement de la biosphère de l’Anthropocène et comment la pression anthropique agit comme une force sélective pour les espèces sauvages.
    • Contribution de la nature aux humains et à l’humanité: réconcilier les points de vue sur le développement, l’innovation, le risque et le bien-être avec les fondements d’une biosphère durable et saine et à la lumière du pluralisme culturel.
    • Gouvernance environnementale et co-viabilité dans les paysages multifonctionnels : évaluer les conditions d'une gestion active de paysages multifonctionnels, ruraux, marins et urbains, dans le nouveau contexte de l'Anthropocène.
    • Méthodes et approches pour les études socio-écologiques à long terme et pour une recherche engagée : développement de cadres d’analyse, co-conception de protocoles, adaptation des outils d’analyses à de multiples sources de données et d’information, co-apprentissage, partage de savoir et engagement.
    • Bien que la complexité de la dynamique des socio-écosystèmes nécessite des études à plusieurs échelles, les paysages seront le cœur de nos activités de recherche à long terme sur les interdépendances entre les composants biophysiques et sociaux des socio-écosystèmes et de la résolution des problèmes de soutenabilité fondés sur une biosphère saine et durable.

    Situé en Afrique du Sud, un pays leader académiquement et économiquement fort sur le continent, l'IRL veut être une plaque tournante de recherche innovante sur les socio-écosystèmes et la durabilité de la biosphère pour le monde dans lequel nous vivons.

    L'objectif principal de l'IRL sera de promouvoir les études interdisciplinaires à l’interface entre conservation durable et gestion des écosystèmes et de préparer les futures générations de spécialistes des systèmes aux défis posés par les objectifs de développement durable dans le contexte anthropocène.

    Institutions partenaires

    Unités de recherche fondatrices

    Sustainability Research Unit, Université Nelson Mandela

    Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive, CNRS-Université de Lyon

    Institutions associées principales

    Université d’Angers

    South African National Parks (SANParks) – services scientifiques

    Financement

    Cet International Research Laboratory est financé par le CNRS-INEE, l’Université Lyon 1 et l’Université Nelson Mandela. Il sera prochainement soumis à la National Research Foundation pour évaluation.

  • Répertoire vocal et vie sociale des guépards de Namibie

    Répertoire vocal et vie sociale des guépards de Namibie

     

    Juin 2019 – juin 2021

    Namibie

    Contexte

    Peu d’études existent sur ces félins, mêmes si certaines espèces à travers le monde sont en voie d’extinction. La plus grande population de guépards sauvages se trouve actuellement en Namibie mais la méconnaissance des communautés locales entraine un grand nombre de pertes. Les guépards sont en effet accusés d’attaquer les troupeaux environnants.

    Ces animaux sont très difficiles à observer, et encore plus à écouter. Le décodage de leurs vocalisations pourrait permettre de mieux comprendre leurs besoins et leurs états émotionnels, afin de mieux les protéger.

    Objectifs

    Ce projet entend analyser le répertoire vocal des guépards et faire le lien entre communication vocale et vie sociale. Miaulements, ronronnements, et autres cris seront enregistrés et répertoriés puis comparés aux situations sociales dans lesquels ils sont émis. Les chercheurs vont également analyser la structure acoustique de ces sons (durée, hauteur…) et tenter de définir s’ils sont porteurs de messages pour les animaux, s’ils participent à la construction de leur identité ou encore s’ils sont utiles dans la coordination des liens sociaux.

    Partenaires

    Coordination scientifique

    Martine Hausberger & Alban Lemasson, Ethologie animale et humaine, CNRS/Université de Rennes 1.

    Financement

  • TestCor - Tester l’hypothèse de contrôle du risque de prédation

    Projet International de Coopération Scientifique TestCor

    Tester l’hypothèse de contrôle du risque de prédation

     

    Janvier 2019 – décembre 2021

    Afrique du Sud

    Contexte

    La prédation est une force évolutive puissante, et la plupart des espèces ont élaboré des réponses comportementales et physiologiques pour réduire le risque de prédation, de sorte que les proies bénéficient d'une meilleure forme physique, même si ces réponses entraînent des coûts. Ces coûts sont les mécanismes qui sous-tendent les effets non consommatifs de la prédation, qui se sont révélés importants sur le plan écologique, et parfois aussi importants que les effets consommateurs. Ces coûts résultent le plus souvent d'une réduction de la recherche de nourriture (compromis de recherche de nourriture et de sécurité), ou du montage d'une réponse au stress qui peut avoir des effets délétères à long terme. Cependant, il n'existe actuellement aucune théorie pour prédire et expliquer quand et pourquoi un type de réponse, ou deux, seraient observés.

    Creel (2018) a récemment proposé l'hypothèse du « contrôle du risque » (COR), prédisant que « les réponses proactives aux aspects prévisibles et contrôlables du risque auront généralement des coûts liés à l'alimentation, tandis que les réponses réactives aux aspects imprévisibles ou incontrôlables du risque de prédation auront généralement des coûts liés au stress ». Cette hypothèse permet d'expliquer la diversité des réponses observées, et parfois des contradictions apparentes. Cependant, comme l'a déclaré Creel lui-même, « des tests solides de l'hypothèse COR nécessiteront davantage d'études sur les réponses aux variations naturelles du risque de prédation et les conséquences physiologiques de ces réponses ».

    Objectifs

    Dans ce projet associant deux écologistes comportementaux, un écophysiologiste, un doctorant et d’autres étudiants, les scientifiques testeront l'hypothèse de « contrôle du risque » proposée par Creel (2018, Ecol. Lett.) pour expliquer la variabilité de la nature et de la force des coûts des réponses anti-prédateurs. Cette hypothèse distingue les coûts alimentaires de ceux liés au stress dans les réponses proactives et réactives et prédisent que leur force est liée au fait que le risque de prédation est prévisible et contrôlable. Ils testeront l'hypothèse grâce à des observations et expériences sur les ongulés dans des réserves sud-africaines, et organiseront un atelier international qui servira de revue à mi-parcours, de cours pour les étudiants, et de prospective.

    Ce projet renforcera la relation naissante entre deux équipes qui utilisent les ongulés africains pour répondre à des questions d’écologie importantes, et ouvrira la voie à de plus grands projets de recherche écophysio-comportementale.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Simon Chamaillé-Jammes (CEFE)

    Financement

    CNRS – Institut National Ecologie et Environnement

  • Tsaobis - comportement, santé et génétique des babouins

    Tsaobis Baboon Project - Comportement, santé, et génétique des babouins sauvages

     

    2000 - 2022

    Namibie

    Les babouins sont des animaux intelligents et très adaptables qui vivent dans des groupes sociaux comprenant des mâles migrants, des femelles résidentes et leurs petits. Le projet Tsaobis Baboon est une étude à long terme d'une population de babouins du désert en Namibie.

    Objectifs

    Le projet Tsaobis Baboon a pour objectif de mener des recherches fondamentales en écologie comportementale et en écologie des populations, en utilisant des babouins du désert comme système modèle. Les scientifiques explorent comment des animaux sociaux, tels que les babouins, rencontrent une variété de défis quotidiens, notamment comment trouver de la nourriture, éviter les prédateurs, acquérir des partenaires et élever leur progéniture. Les résultats de la recherche fournissent de nouvelles informations sur la vie de ces animaux fascinants, ainsi que sur la conservation et la gestion des espèces sociales plus généralement. Le travail s'intéresse également aux effets des structures sociales complexes sur la dynamique et l'extinction des populations.

    Le projet Tsaobis Baboon est basé dans le parc naturel de Tsaobis, au bord du désert du Namib, au centre de la Namibie. Les scientifiques travaillent avec deux troupes de babouins chacma (Papio ursinus), d’une soixantaine d’individus chacune. Chaque babouin est individuellement reconnaissable, d’un âge connu et avec des liens connus avec d'autres individus de la population.

    Partenariats

    Coordination

    Financement

    • Agence Nationale de la Recherche
    • Templeton World Charity Foundation

    En savoir plus : https://www.zsl.org/science/research/baboon

  • VOCOM - Evolution de la communication vocale

    International Research Project VOCOM

    Evolution de la communication vocale : systèmes sociaux, phylogénie et conditions de vie

     

    Mai 2011 - décembre 2024

    Afrique du Sud

    Objectifs

    Le but de ce projet est d’analyser comment la communication vocale des animaux évolue sous l’influence de facteurs sociaux et phylogénétiques, ainsi que de facteurs environnementaux comme l’habitat.
    Globalement, ce projet propose une approche intégrative et comparative ambitieuse et vise à aborder les mécanismes évolutifs de façon intégrative, depuis l’échelle de la population jusqu’aux questions de cognition et mécanismes cérébraux.
    Il a pour objectifs d’examiner :

    • L’impact du système social sur la différenciation individuelle et la transmission d’éventuelles de « traditions » vocales
    • Le lien entre structures de populations et variations de structures acoustiques
    • L’impact de l’état interne (émotionnel) de l’individu sur la structure des vocalisations

    Le projet s’appuie sur des espèces d’oiseaux chanteurs et non chanteurs, ainsi que des mammifères africains (sturnidés, pintades, damans, guépards) et d’autres animaux (alouette Sabota, chiens sauvages et dauphins) pour tester des questions précises. Le projet s’enrichit de plus de la possibilité de réaliser des études cognitives de terrain, incluant des tests de perception auditive et à terme de l’activité cérébrale.
    Le projet allie des études descriptives et expérimentales de terrain ainsi que des analyses de vocalisations en laboratoire.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Martine Hausberger, Ethologie animale et humaine (ETHOS), University Rennes 1

    Financement

  • Zone Atelier Hwange

    Zone Atelier Hwange

     

    Mai 2011 - décembre 2021 

    Zimbabwe

    Centrée sur le Parc National de Hwange et sa périphérie au Zimbabwe, la Zone Atelier Hwange est née d’un partenariat très fort avec les parcs nationaux du Zimbabwe (ZPWMA) et avec les institutions en lien avec la gestion des ressources naturelles (Forestry Commission, Veterinary Services, Rural District Council).

    La Zone Atelier Hwange accueille des chercheurs venant de 12 laboratoires français et de 3 universités zimbabwéennes.

    La Zone Atelier s’insère dans un réseau collaboratif fort s’appuyant sur la plateforme de recherche franco-zimbabwéenne «  Produire et Conserver en Partenariat » (RP-PCP), créée en 2007 et coordonnée par le CIRAD.

    La Zone Atelier Hwange héberge un ensemble de recherches interdisciplinaires à long terme afin de comprendre la dynamique d’un socio-écosystème de savane, le Parc National de Hwange (~ 15000 km²) et sa périphérie, situé à la frontière Ouest du Zimbabwe. Ce système marqué par d’importants changements environnementaux et sociétaux s’insère dans le plus grand espace de conservation transfrontalier du monde, KAZA TFCA (Kavango-Zambezi Trans-Frontier Conservation Area).

    Objectifs

    Afin de contribuer à une meilleure interface conservation – développement , le programme de recherche mené à Hwange (initialement connu sous le nom de programme HERD) s’intéresse aux interactions entre écosystème naturel et société. Bénéficiant de plus de 15 ans d’expérience et labellisé Zone Atelier par l'Institut Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) en 2011, ce programme de recherche contribue à deux grands objectifs :

    • Dans un contexte de changement global et d’érosion de la biodiversité, nous cherchons à comprendre les réponses d’un écosystème de savane, et notamment de son exceptionnelle diversité de grands mammifères, aux modifications du climat et aux différentes pressions anthropiques afin de garantir la bonne gestion/conservation des communautés d’espèces qui le composent et conditionnent son fonctionnement.
    • Dans un socio-écosystème comprenant une aire protégée et soumis à des incertitudes climatiques et des changements sociétaux majeurs, nous cherchons à comprendre comment les zones de conservation peuvent fournir et maintenir des services à l’ensemble du socio-écosystème, et par conséquent permettre une meilleure coexistence entre l’aire protégée et sa périphérie.

    Plus d’informations sur le site de la Zone Atelier Hwange.

    Partenaires

    Zimbabwe
    France
Les impacts du changement climatique pourraient être plus graves aux niveaux les plus élevés de la chaîne alimentaire. Les thons pourraient ainsi être concernés.

© IRD-Ifremer

Les impacts du changement climatique pourraient être plus graves aux niveaux les plus élevés de la chaîne alimentaire. Les thons pourraient ainsi être concernés.

Océans

L'Afrique Australe est bordée par l'océan Atlantique Sud sur sa côte ouest et l'océan Indien sur sa côte est. Dans cette zone caractérisée par des courants marins majeurs (courants des Aiguilles et du Benguela) et par l’upwelling côtier du Benguela, ces deux océans et l'océan Austral plus au sud exercent une grande influence sur les régimes climatiques locaux et mondiaux, présentent d'importantes ressources halieutiques et offrent un environnement naturel riche en biodiversité.

Depuis plus de 20 ans, l’IRD développe des projets en sciences marines avec ses partenaires sud-africains basés dans la région du Cap et cette collaboration a notablement pris la forme d’un laboratoire mixte international, ICEMASA (2009-18). Toujours très active, cette coopération en sciences marines s’est diversifiée et étendue à d’autres institutions d’Afrique du Sud comme l’université Nelson Mandela.

  • Sciences marines : de VIBES à ICEMASA

    Sciences marines : un partenariat franco-sud-africain de long terme

     

    2017 - aujourd'hui

    Afrique du Sud

    Le partenariat en océanographie entre l’IRD et l’Afrique du Sud a débuté en 1997 avec le projet multidisciplinaire VIBES (1997-2001) « Viabilité des ressources pélagiques exploitées de l'Ecosystème du Benguela en fonction de l'Environnement et des processus Spatiaux ». L'objectif principal de ce projet était d'étudier, sur le long terme et à différentes échelles d'observation, les changements intervenus dans les pêcheries, le recrutement et leurs processus spatiaux dans le courant du Benguela. 

    Cette problématique correspondait en effet aux objectifs à long terme des partenaires principaux de ce projet, le Marine Coastal Management (MCM) du Department of Environmental Affairs and Tourism et le Département d’Océanographie de l’Université du Cap (UCT).

    Ce partenariat avec le MCM et UCT s’est poursuivi avec le projet Idyle (2001-2008) « Interactions and spatial DYnamics of renewable resources in upweLling Ecosystems ». L'objectif scientifique de ce projet était de comprendre comment les stratégies d'adaptation des différentes espèces de poissons et leur dynamique sont structurées par la présence d'upwelling côtier et les modèles écosystémiques qui en résultent. Il s’est focalisé sur la dynamique à méso-échelle de l'environnement, les stratégies de reproduction, les stratégies spatiales (à l'échelle macroscopique) et sur l'agrégation des poissons pélagiques, ainsi que sur les stratégies trophiques dans le cadre de la dynamique des écosystèmes. La connaissance de ces stratégies d'adaptation conduit en effet à des applications naturelles pour le développement durable et la viabilité des pêcheries. La formation de jeunes scientifiques d’Afrique du Sud et d’Afrique Australe constituait un volet majeur de ce projet. 

    En 2009 a été créé un laboratoire mixte international (LMI) sur les sciences marines et atmosphériques créé par des partenaires français et sud-africains. Le LMI ICEMASA, « International Centre for Education, Marine and Atmospheric Science over Africa » avait pour objectif d’encourager la coopération sur des thèmes de recherche variés : courants marins, échanges océans-atmosphère, biogéochimie marine, écosystèmes marins et pêches, etc., le long des côtes d’Afrique Australe (océans Atlantique et Indien) et dans l’Océan Austral. Les approches quantitatives (dont les simulations numériques) étaient une composante importante du programme. Le mandat d’ICEMASA donnait également une part importante au renforcement des capacités humaines en sciences des océans. Cet effort de formation a d’ailleurs été poursuivi dans la région grâce à la JEAI MOCA, Mozambique OCeanic Atmospheric sciences (2013-2016) qui a permis de former des scientifiques mozambicains en sciences marines (PhD et Masters). Les partenaires de ce LMI étaient l’IRD, le CNRS (INSU), l’Université de Bretagne Occidentale (UBO, Brest), l’Université de Montpellier, l’University of CapeTown, le Department of Agriculture, Forestry and Fisheries et le Department of Environmental Affairs.

    Ce LMI s’est terminé en 2018, quelques chiffres clefs permettent d’apprécier son importance et son bilan très positif :

    • 60 chercheurs et techniciens de nombreuses disciplines : océanographie physique, biogéochimie marine, modélisation des écosystèmes, écologie marine et pêcheries.
    • 310 articles publiés (2009-2017) dont 33 % de co-publications avec des scientifiques d’Afrique Australe.
    • 67 étudiants encadrés : 26 doctorants, 33 étudiants en master et 8 en Honours. 55 % des étudiants originaires d’Afrique Australe, 61% d’Afrique, 72% de la zone Afrique + îles de l’Océan Indien 
    • Création des Masters co-labellisés entre l’Université de Cape Town et l’Université de Brest, et entre l’Université de Cape Town et l’Université de Montpellier
    • Conférences, travaux dirigés en Honours et Masters, écoles d’été et ateliers pour un investissement dans ces enseignements d’environ 100h par an par les scientifiques français

    Ce bilan est à associer à un effort considérable de l’IRD qui a soutenu :

    • 611 mois d’expatriation pour le personnel de l’IRD, de l’Université de Brest et du CNRS, entre 2009 et 2018. 70.5 mois/an d’expatriation pour des Français en moyenne (8 à 11 chercheurs présents simultanément pour la période 2011-2015)
    • 55 mois de mission de longue durée (2 à 3 mois) pour les chercheurs français

    Ce projet s’est clôturé avec “The Ocean Science Days in the Cape”, colloque de restitution organisé du 23 au 26 Octobre 2018 au Cap. Il comprenait 6 sessions thématiques et une 7ème session visait à recueillir les engagements des partenaires face au nouveau projet ILOSA (International Laboratory for Ocean Sciences in Africa) auquel s’adosse un projet de Master en sciences marines, SASOST (South African School of Ocean Sciences and Technology).

    Tout en travaillant activement à développer un nouveau master en sciences marines, les scientifiques de l’IRD, du CNRS et leurs partenaires sud-africains poursuivent ces collaborations en sciences de la mer grâce à des projets financés comme TriATLAS (H2020), des séjours de scientifiques français principalement à l’Université de Cape Town et à l’Université Nelson Mandela et des séjours de scientifiques sud-africains à Montpellier, Toulouse et Brest.

  • AfriMAQUA - Aquaculture marine durable

    Groupement de Recherche International-Sud AfriMAQUA

    Pour une aquaculture marine durable en Afrique

     

    2019 - 2022

    Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Kenya, Maurice, Namibie, Sénégal, Tanzanie

    Contexte

    Il est estimé que la consommation mondiale de poisson par habitant augmentera sur tous les continents d’ici 2030 à l’exception de l’Afrique, du fait d'une croissance démographique supérieure à l'offre sur ce continent. Ceci soulève des problèmes de sécurité alimentaire en raison de la prévalence élevée de la sous-alimentation dans la région et de l’importance du poisson dans l’apport total en protéines animales dans de nombreux pays africains.

    L'aquaculture étant le secteur de production alimentaire à la croissance la plus rapide, la production mondiale aquacole dépasse aujourd’hui celle des captures de pêche afin de satisfaire la demande croissante de la population mondiale en protéines d’origine aquatique. En Afrique, malgré un potentiel fort et l’expansion notable de son industrie aquacole, reposant notamment sur l’aquaculture continentale, elle ne représente que 2% de la production aquacole mondiale. Ainsi, bien qu’étant le deuxième plus grand continent au monde, l’Afrique a aujourd’hui la production aquacole marine la plus faible du globe, malgré son potentiel considérable en matière de sécurité alimentaire.

    Objectifs

    Dans ce contexte, l’objectif du GDRI-Sud AfriMAQUA est de rassembler des équipes de recherche dans le domaine de l’aquaculture marine de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire), l’Afrique Australe (Namibie, Afrique du Sud), l’Afrique de l’Est (Tanzanie, Kenya, Maurice) et des acteurs de l’UMR MARBEC (France) afin d’échanger des connaissances, de mutualiser les efforts de recherche et de renforcer les capacités de ce groupement. A ce stade, quatre thèmes de recherche convergents et prioritaires ont été identifiés au sein d’AfriMAQUA, basés sur une approche écosystémique de l’aquaculture et qui contribuent au développement d’une économie bleue, durable et respectueuse des écosystèmes et de leur biodiversité :

    • La maîtrise des cycles biologiques d’espèces d’intérêt aquacole
    • La mise en place d’une alimentation saine et durable pour les espèces produites
    • Le développement des systèmes d’élevage respectueux des écosystèmes
    • L’amélioration du bien-être et de la santé des organismes et des systèmes d’élevage

    Réseau

    AfriMAQUA favorisera particulièrement l’intégration et la participation active d’étudiants (masters et doctorats) et de jeunes chercheurs ; lesquels pourront bénéficier des ateliers de formation, enseignements à distance et bourses d’échange entre laboratoires qui seront organisés au sein du réseau. Les synergies mises en place au sein du réseau permettront de répondre à des appels à projets régionaux et internationaux. Une attention particulière sera accordée à la diffusion des résultats produits par les membres du consortium vers les acteurs scientifiques, gouvernementaux et industriels ainsi que vers la société civile.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Dr. Maria DARIAS, MARBEC.

    Financement

    GDRI-Sud - Institut de Recherche pour le Développement

  • CIGOEF - Changements climatiques, écosystèmes et pêcheries océaniques

    CIGOEF - Impacts des changements climatiques sur les écosystèmes et les pêcheries océaniques globaux

     

    Octobre 2017 - octobre 2020 

    Afrique du Sud

    Contexte

    Les écosystèmes océaniques couvrent 70% de la surface planétaire et fournissent des services écologiques essentiels. Ils sont responsables de la séquestration du carbone dans l’océan profond. Ils ont un rôle majeur sur le CO2 atmosphérique et le climat. Ils sont le siège d’une riche biodiversité comprenant des grands poissons prédateurs, dont l’exploitation constitue une source de revenus et/ou de protéines pour des centaines de millions de personnes dans le monde. Les thons constituent l’essentiel de ces ressources, avec des captures annuelles atteignant 7.7 millions de tonnes et une valeur de 40 milliards de US$.
    Mais le changement climatique menace ces écosystèmes et les précieux services qu’ils fournissent. Il modifie la température de l’océan, sa stratification et sa circulation. Il pourrait entraîner l’expansion de vastes régions hypoxiques et l’absorption du carbone anthropogénique provoque une acidification des eaux. De plus, le changement climatique a des conséquences négatives sur la production primaire, sur laquelle reposent écosystèmes et biodiversité. Le changement climatique pousse les écosystèmes océaniques vers des états inédits, aux conséquences inconnues pour les pêcheries et leurs économies, et de possibles rétroactions sur le système climatique via l’altération de la pompe biologique à carbone.

    Objectifs

    Dans ce contexte, le développement de stratégies politiques adaptées est urgent et requiert une analyse approfondie des socio-écosystèmes océaniques. Il s'agit d’anticiper les menaces et les opportunités engendrées par le changement climatique et d’intégrer les processus en jeu dans des scénarios d’aide à la décision, pour une gouvernance durable des ressources océaniques intégrant les changements du climat. Afin d’aborder ces défis dans une perspective scientifique, CIGOEF vise à analyser et projeter la dynamique du socio-écosystème océanique, du climat aux marchés thoniers.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Olivier Maury - MARBEC

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche (ANR)

  • DIDEM - Dialogue science-décideurs pour une gestion intégrée des environnements littoraux et marins

    Juillet 2020 – Juillet 2023

    Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Mozambique, Seychelles, Tanzanie

     

    Contexte

    La conception du projet DiDEM repose sur le constat suivant : alors que la science continue à acquérir de nouvelles connaissances sur les milieux naturels, établissant parfois des constats alarmants quant à leur dégradation sous l’effet des activités d’origine anthropique, leur prise en compte par les décideurs et la société civile reste faible au regard des enjeux. Renforcer l’impact de la production scientifique auprès des décideurs, notamment dans les Pays en Développement, est une priorité pour la communauté internationale.

    Le projet couvre la zone du canal du Mozambique, considérée comme le second hotspot de biodiversité marine tropicale du monde, et s’étend jusqu’à l’est de Madagascar, où se trouvent quelques milliers de monts sous-marins. La stabilité géologique des littoraux continentaux et le régime hydrodynamique du canal et de ses courants rendent les écosystèmes côtiers et pélagiques de cette zone riches et diversifiés, très productifs et caractérisés par un haut degré de connectivité, qui joue un rôle essentiel dans le maintien de cette biodiversité exceptionnelle.

    Le rôle de l’approfondissement des connaissances scientifiques et du renforcement des capacités de recherche au Sud est primordial pour permettre aux États de l’Océan Indien Occidental de s’insérer dans les négociations en cours et de développer leurs capacités de prise de décisions et d’élaboration de politiques de gestion durable des environnements littoraux et marins fondés sur la connaissance scientifique. C’est en réponse à ce dernier enjeu que DiDEM a été pensé pour poser les bases, dans le périmètre de l’océan Indien occidental (OIO) d’une démarche innovante d’appui au dialogue sciences décideurs.

    Objectifs

    DiDEM valorise les résultats de programmes de recherche coordonnés par l’IRD et s’appuie sur les réseaux de partenariats académiques, institutionnels et locaux constitués par les équipes de l’Institut dans le périmètre de l’OIO. Il vise à mobiliser une partie de la communauté scientifique, déjà impliquée sur les terrains de l’OIO, dans une démarche pluridisciplinaire, et inclusive vis-à-vis de la société civile, de dissémination des connaissances scientifiques auprès des institutions régionales, autorités nationales, collectivités locales ayant des responsabilités dans la gestion des environnements littoraux et marins et de renforcement des capacités des professionnels et scientifiques de la région par une approche intersectorielle.

    Il s’agira ainsi de favoriser la porosité entre le monde de la recherche et la société dans les pays concernés, pour :

    • Déployer des méthodologies et des outils innovants pour l’aide à la décision auprès des décideurs de l’OIO
    • Former des experts pouvant conseiller les décideurs locaux
    • Impliquer la société civile par l’éducation des jeunes et l’appui aux dynamiques partenariales multi-acteurs.

    Les activités du projet seront réparties autour de trois grandes Zones-Ateliers : “Deltas”, “Îles et Archipels” et “Eaux internationales, grands fonds océaniques et monts sous-marins”.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Stéphanie Duvail, géographe à l’UMR PALOC pour la Zone Atelier « Deltas », Gilbert David, directeur de recherche au laboratoire EspaceDEV, pour la Zone Atelier « Îles et archipels », et Florence Galletti, juriste au laboratoire MARBEC pour la Zone Atelier « Haute mer, grands-fonds et fonds distants ».

    Financement

  • iMarCo - Connectivité marine

    Groupement de Recherche International-Sud iMarCo

    Connectivité marine

     

    Janvier 2018 - décembre 2021 

    Afrique du Sud

    Objectifs scientifiques

    En biologie/génétique des populations, on peut comprendre le terme de "connectivité" d’une métapopulation par le biais de la migration des individus/des gènes, comme l’inverse de l’isolement des dèmes (sous-populations) les uns par rapport aux autres. Une plus grande connectivité peut réduire la vulnérabilité des dèmes à l’extinction par effet secours de l’immigration depuis les autres dèmes, réduire le risque de scission du système de métapopulation, ou encore contrecarrer les effets locaux de la dérive génétique par l’afflux de gènes.

    Le GDRI-Sud sur la connectivité marine, dirigé par Sophie Arnaud-Haond (Ifremer) et Nicolas Bierne (CNRS), est la poursuite à l’échelle européenne d'un GDR national (MarCo, 2011-2015) sur la même thématique. Les chercheurs IRD membres du GDR/GDRI et ses porteurs proposent de donner au GDRI iMarCo une dimension "Sud" dont il est actuellement dépourvu. Spécifiquement, la proposition est d'inviter des jeunes chercheurs et doctorants africains aux expertises scientifiques (génétique, otolithométrie, modélisation) et origines géographiques (Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Djibouti, Mozambique, Sénégal, Tunisie) complémentaires à rejoindre le GDRI-Sud iMarCo en finançant leur participation aux conférences et formations annuelles du groupe, événements qui constituent le principal moteur de la dynamique scientifique du GDRI. Par cette intégration au groupe, l'objectif visé est de permettre à nos collègues du Sud de créer de nouvelles collaborations au Nord et au Sud afin de mobiliser les forces du groupe vers leurs propres problématiques. Cette action participe au nécessaire redéploiement au Sud des efforts de la communauté scientifique travaillant dans le domaine.

    Institutions partenaires Sud

    Unités de recherche Nord impliquées

    Coordination scientifique : Christophe LETT , IRD, UMI UMMISCO et UMR MARBEC

    Financement

    Institut de Recherche pour le Développement

  • TRIATLAS - Ecosystèmes marins de l’Atlantique Sud et Tropical

    TRIATLAS: Prévision climatique des écosystèmes marins de l’Atlantique Sud et Tropical pour une gestion durable de l’Océan

     

    Mai 2019 - avril 2023

    Afrique du Sud

    Contexte

    Le manque de compréhension des écosystèmes marins et de leurs changements futurs est un obstacle majeur à une gestion durable des activités humaines qui les affectent. Notre connaissance du statut des écosystèmes marins de l’Atlantique Sud et Tropical et de leurs évolutions est faible, surtout en comparaison avec l’Atlantique Nord, et cela entrave notre compréhension globale de l’Atlantique.

    De nombreux pays bordant l’Atlantique Sud et Tropical dépendent grandement des écosystèmes marins, qui leur fournissent différents services comme la nourriture, les ressources génétiques, les loisirs et les régulations climatiques.

    Il y a ainsi un besoin urgent d’information fiable sur leur état actuel et sur leurs évolutions possibles au cours des prochains mois, années et décennies, qui sont les périodes de grand intérêt pour la plupart des acteurs économiques et des parties prenantes. Des recherches sont nécessaires pour analyser et modéliser les impacts climatiques et humains sur les écosystèmes marins afin de mieux comprendre, prévoir et s’adapter aux changements de ces écosystèmes dans tout l’Océan Atlantique. Une approche systémique, menant à des prévisions écosystémiques et à des informations sur les changements socio-économiques et écosystémiques futurs, va permettre aux décideurs de faire face aux défis socio-économiques et de contribuer au développement durable de l’Océan Atlantique.

    Objectif

    L’objectif principal est de permettre une gestion durable des activités humaines dans l’Océan Atlantique, en comblant le manque de connaissance sur le statut des écosystèmes marins de l’Atlantique Sud et Tropical et en développant un cadre afin de prévoir leurs changements dans les mois, années et décennies prochaines.

    Le projet entend parvenir à cela grâce à une coopération interrégionale combinant l’observation des écosystèmes, les prévisions climatiques et les informations socio-économiques, ainsi que les relations avec les parties prenantes concernées et les projets liés au sujet.

    TRIATLAS crée une équipe interdisciplinaire d’écologistes marins, d’océanographes physiques, de climatologues et de chercheurs en sciences sociales de 35 institutions différentes venues d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud.

    Partenaires sud-africains

    Financement

    Commission Européenne – Programme H2020 

    Appel : Blue Growth 

    Thème : All Atlantic Ocean Research Alliance Flagship

Emission simultanée de cinq faisceaux lasers depuis l'observatoire du Maïdo, à la Réunion.

© IRD/CNRS - Thibault Vergoz

Emission simultanée de cinq faisceaux lasers depuis l'observatoire du Maïdo, à la Réunion.

Terre et atmosphère

Terre et atmosphère constituent certains des « avantages géographiques » identifiés pour la recherche en Afrique australe. Caractérisé par un craton très ancien bordé par une tectonique archaïque, l’Afrique du Sud fournit des terrains idéaux pour les études géologiques, la tectonique ancienne, la minéralogie et la gemmologie et dispose d’importantes ressources minières. Les collaborations en Afrique australe dans ce domaine visent à mieux comprendre la construction du manteau et ses déformations actuelles. A d’autres échelles de temps et d’espace, d’autres recherches analysent la dégradation des sols et visent à stimuler la séquestration du carbone dans les sols, en réponse au changement climatique.

Dans le contexte du changement global, l'importance d'une surveillance systématique de la structure, de la dynamique et de la composition de l'atmosphère n’est plus à démontrer. Comparées à celles de l'hémisphère nord, les régions tropicales et australes de l'hémisphère sud sont toutefois encore peu étudiées, alors qu’elles sont des composantes importantes de l'atmosphère mondiale. Les collaborations avec le CNRS ont débuté dans ce domaine en 1992 et portent actuellement sur l’impact de la pollution anthropique sur le changement climatique et la santé, le transport et le dépôt de poussières minérales et les interactions entre stratosphère et troposphère.

  • ARSAIO - Recherche atmosphérique

    International Research Project ARSAIO

    Recherche atmosphérique en Afrique du Sud et dans l’Océan Indien

     

    Janvier 2019 - décembre 2023

    Afrique du Sud, La Réunion, Madagascar

    Climat : une approche collaborative indispensable

    Le suivi et les réponses à apporter aux changements globaux, aux modifications de l’atmosphère et du climat ne peuvent être construits que collectivement, au travers de collaborations et de réseaux de recherche internationaux. Depuis 1997, l’Afrique du Sud et la France travaillent en collaboration sur un ensemble de sites de mesure dans une vaste région recouvrant l’Afrique australe et le Sud-Ouest de l’Océan Indien.

    Un Groupement de Recherche International (GDRI/IRN) a été cofinancé par le CNRS et la National Research Foundation sud-africaine - NRF- entre 2010 et 2017. Outre les actions de recherche conjointes et les co-publications scientifiques avec les partenaires sud-africains, l’IRN ARSAIO a permis de co-superviser 15 doctorants (dont 10 sud-africains) et 26 étudiants en master (donc 11 sud-africains). Chaque année, entre 20 et 25 étudiants ont également pu participer à des écoles thématiques en sciences de l’atmosphère.

    L'IRP ARSAIO

    Mis en place par le CNRS et la NRF, l'IRP « Atmospheric Research in Southern Africa and Indian Ocean » (IRP ARSAIO) est un réseau de recherche franco-sud-africain constitué de 4 partenaires français et 5 partenaires sud-africains dans le domaine des sciences de l’atmosphère.

    Le IRP ARSAIO s’articule autour de l’utilisation, la complémentarité et le partage des bases des données d’observations atmosphériques françaises et sud-africaines dans l’hémisphère sud, en appui sur l’expertise des équipes engagées de part et d’autre.

    Les principales questions de recherche sont :

    • Pollution atmosphérique, forçage radiatif par les aérosols et impacts sur la santé
    • Caractérisation en Afrique du Sud des sources de polluants dus au brûlage de la biomasse, inventaire des émissions et construction de scénarii de mitigation et de réduction de la pollution atmosphérique à l’échelle régionale
    • Suivi et analyse, à long terme, des émissions d’aérosols, des poussières et des gaz à effet de serre en Afrique australe, en association avec les activités du réseau IDAF (IGAC DEBITS Africa)
    • Etude compréhensive et modélisation des mécanismes de transport des poussières et minéraux
    • Rôle de la dynamique et l’activité des ondes atmosphériques (ondes de Rossby et ondes de gravité) sur les distributions spatio-temporelles des composés
    • Estimation et analyse des forçages climatiques et des tendances
    • Mesures et variations de l’ozone, des aérosols et impact sur le rayonnement ultra-violet de surface

    Partenaires et contacts

    France

    Contact/coordonnateur : Prof. Hassan Bencherif 

    • Laboratoire de l’Atmosphère et des Cyclones - LACy, UMR CNRS 8105, Université de La Réunion
    • Laboratoire d’Aérologie - LA, UMR CNRS 5560, Toulouse
    • Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques - LISA, UMR CNRS 7583, Créteil
    • Centre National de Recherches Météorologiques Météo-France - MF-CNRM UMR CNRS 3589, Toulouse
    Afrique du Sud

    Contact/coordonnateur : Prof. Sivakumar

    • North West University - NWU, Potchefstroom
    • South African Weather Service - SAWS, Pretoria
    • University of KwaZulu Natal - UKZN Durban
    • University of ZuluLand - UZL, Richards Bay
    • Medical Research Council - SA-MRC, Pretoria

    Financement

  • BuCoMO - Dynamiques, différenciation et ressources de la lithosphère archéenne

    International Research Project BuCoMO

    Dynamiques, différenciation et ressources de la lithosphère archéenne

     

    Janvier 2019 - décembre 2023

    Afrique du Sud

    Objectifs

    Cet International Research Project (IRP) travaille sur les origines et la différenciation de la lithosphère continentale, notamment :

    • Les transferts de chaleur et de fluides entre le manteau supérieur et la croûte inférieure
    • L’assemblage et la déformation des blocs de la croûte terrestre et son évolution thermique, dans le contexte géodynamique spécifique de l’Archéen (Terre primitive dont l’intérieur était chaud)
    • La différenciation chimique de la croûte à différentes échelles, conséquence de la fusion partielle et des fluides hydratés
    • La formation de gisements minéraux exploitables et non-exploitables
    • Approche scientifique

    L’objet d’étude principal du laboratoire est le Craton Kaapvaal archéen d’Afrique du Sud et du Swaziland. Le projet englobe également des comparaisons avec d’autres parties du monde où des événements similaires se sont déroulés : Archipel des Kerguelen dans l’Océan Indien Austral, chaîne varisque en Europe, chaîne orogénique en Asie Centrale. La comparaison avec des événements analogues modernes est précieuse puisque les environnements tectoniques des sites modernes sont connus, nous donnant ainsi une référence pour l’Archéen, bien moins connu.

    L’approche scientifique et les outils choisis incluent :

    • Des études de terrain structurelles et pétrologiques dans la zone concernée
    • La description et quantification de la distribution des éléments dans toutes les couches de la croûte
    • Des mesures  systématiques des isotopes de l’oxygène dans les roches de la croûte et du manteau supérieur
    • De la pétrologie expérimentale
    • La modélisation numérique des processus de fusion et des activités magmatiques

    Actions de recherche

    • Du manteau à la croûte - Comprendre comment la croûte continentale est extraite du manteau et de quelle façon la portion supérieure du manteau s’accumule dans la lithosphère sous-continentale ; ces deux composants formant finalement la lithosphère cratonique continentale.
    • Histoire structurelle, architecturale et thermique de la croûte - Comment la croûte est-elle retravaillée après son extraction du manteau ? Quel régime tectonique en est responsable et ainsi quel en est l’état thermique ?
    • Différenciation chimique - Le remaniement de la croûte entraîne la redistribution des éléments chimiques. Le projet vise à la fois à quantifier les schémas géochimiques résultants et à comprendre les processus pétrologiques qui les ont entraînés.
    • Gisements minéraux - Le sommet du système de différenciation de la croûte terrestre est représenté par les corps minéralisés, puisqu’ils peuvent être considérés comme les parties les plus différenciées de la croûte terrestre. Outre leur importance économique, l’étude des gisements donne ainsi un aperçu des processus de différenciation.

    Financement

    Cet IRP est financé par le CNRS-INSU et sera prochainement transmis à la National Research Foundation pour évaluation.

    Coordination scientifique :

    Partenaires

    France
    South Africa
  • CARBOFARM - Séquestration du carbone dans les sols agricoles

     CARBOFARM: Favoriser la séquestration du carbone dans les sols agricoles, dans un contexte d’accès à l’eau limité, pour s’adapter au changement climatique et atténuer ses effets. 

     

    Décembre 2017 - janvier 2021 

    Afrique du Sud

    Contexte

    Le 1er juin 2006, 189 pays ont adopté la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, visant à « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Cette stabilisation peut être atteinte grâce à une baisse des émissions de GES ou grâce à une meilleure absorption des GES de l’atmosphère via des puits de carbone.

    En utilisant la lumière du soleil et l’eau, les plantes ont permis de transférer de grandes quantités de carbone atmosphérique dans les sols. La quantité d’équilibre des stocks de carbone dans le sol a été estimée à 6900 PgC (1Pg = 1 milliard de tonnes), dans les trois premiers mètres, ce qui représente environ 10 fois la quantité présente dans la végétation ou l’atmosphère. Cependant, les mauvaises pratiques en agriculture ont fait baisser les stocks de carbone du sol de deux tiers (ou 4600 PgC), la plupart de celui-ci retournant dans l’atmosphère ou les océans et contribuant ainsi au réchauffement climatique et à l’acidification des océans.

    Objectifs

    Stocker à nouveau le carbone dans les sols pourrait ainsi être la solution pour atténuer le changement climatique. Sa séquestration pourrait également apporter d’autres bénéfices environnementaux, économiques et sociaux, comme une meilleure sécurité alimentaire grâce à une forte fertilité des sols riches en carbone.

    De nombreuses pratiques d’agriculture ont été pensées pour favoriser la séquestration du carbone dans le sol. Pourtant, des études récentes ont démontré que ces pratiques modifient plutôt la distribution verticale du carbone plutôt que la quantité de carbone dans les sols (e.g. Baker et al. 1997; Luo et al., 2012; Dimassi et al., 2013). La transition des terres agricoles en prairies et en forêts peut induire un meilleur stockage du carbone, mais également une augmentation des prix agricoles et des perturbations sociales. Trouver une manière acceptable et efficace de stocker plus de carbone dans les sols est ainsi devenu une urgence.

    Quelques techniques de culture et d’association entre les espèces de plantes pourraient avoir un potentiel de captage du carbone dans les sols, sans compromettre la production agricole et l’utilisation de l’eau. Ce projet a pour objectif d’évaluer la possibilité pour les cultivars existants de produire des résultats gagnant-gagnants, à la fois pour la séquestration du carbone et pour la production de céréales et de biomasse, tout en utilisant le minimum d’eau. Des cultivars existants de maïs, de blé d’hiver, de sorgho et de millet perlé de différentes régions pédo-climatiques d’Afrique du Sud seront testées et comparées.

    Ce projet veut encourager l’émergence de stratégies dites de « fermes à carbone » (« Carbofarm ») qui permettraient de réduire significativement les effets du changement climatique, tout en renforçant la sécurité alimentaire et de l’approvisionnement en eau. Les résultats du projet pourront également être utilisés par les responsables de l’aménagement des territoires et par les responsables politiques cherchant un développement économique et social durable et continu pour leur région.

    Budget

    2,7 M rands (2017-2021)

    Partenaires

    Coordination 

    En savoir plus sur le projet : https://www.ird.fr/toute-l-actualite/actualites-scientifiques/stockez-du-carbone/(language)/fre-FR

    Lire la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques : https://unfccc.int/resource/docs/convkp/convfr.pdf

  • DSCATT - Dynamique de la séquestration du carbone dans le sol

    DSCATT – Dynamique de la séquestration du carbone dans le sol dans les systèmes agricoles tropicaux et tempérés

     

    Avril 2019 - mars 2023

    Zimbabwe

    Le projet

    DSCATT propose d'explorer le potentiel de séquestration du carbone dans les sols cultivés, tout en encourageant une intensification durable de l'agriculture.

    Le projet vise à identifier et à examiner les interactions entre les facteurs biophysiques et socio-économiques à travers les échelles temporelles et spatiales. Une meilleure connaissance des pratiques qui aboutissent à la séquestration du carbone et des conditions de leur adoption et de leurs ajustements par les parties prenantes aidera à mieux prendre en compte le carbone des sols dans les systèmes agricoles et les politiques agricoles existants et alternatifs.

    Pour atteindre ces objectifs, des approches transdisciplinaires, multi-échelles, systémiques et multi-acteurs sont nécessaires.

    Le projet DSCATT participe aux objectifs de l’initiative 4 pour 1000.

    DSCATT travaille sur 4 sites (Sénégal, Zimbabwe, Kenya et France). Le projet s’articule autour de trois échelles interdépendantes : le champ, l’exploitation et le territoire ou le village.

    Dans le champ, les recherches portent sur les liens entre production de biomasse et séquestration du carbone dans le sol, dans différentes conditions de sol et de climat. Au niveau du territoire (ou du réseau d'agriculteurs), les différents compartiments des agro-écosystèmes et les flux de matières organiques seront étudiés. Le projet analysera le rôle des contextes socio-économiques et biophysiques, avant de tester plusieurs changements possibles et leurs impacts sur la dynamique de la séquestration du carbone dans les sols, la performance économique des exploitations agricoles et la sécurité alimentaire.

    DSCATT mettra en relation les connaissances sur les processus régissant la préservation de la séquestration du C et les multiples objectifs et contraintes des agriculteurs.

    Objectifs

    La principale question de recherche est la suivante : quelles sont les stratégies efficaces à long terme pour favoriser la séquestration du carbone dans les systèmes agricoles?

    Les objectifs généraux du projet sont:

    • mettre au point des systèmes agricoles durables adaptés à la fois à la productivité et à la séquestration du carbone
    • sensibiliser au rôle de la gestion des sols dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre
    • réunir diverses unités de recherche du réseau scientifique des fondations Agropolis et leurs partenaires afin de relever les défis majeurs en matière de changement climatique et de sécurité alimentaire.

    Pour y répondre, plusieurs objectifs spécifiques ont été fixés :

    • quantifier et analyser la dynamique de la séquestration du carbone dans les sols de différents systèmes agricoles aux niveaux du champ, de la ferme et du territoire
    • mettre en œuvre des modèles de sols de culture, de ferme et de paysage pour simuler la séquestration à long terme du carbone dans le sol
    • co-concevoir, par le biais d'une approche multi-acteurs, les futurs systèmes agricoles qui optimisent les compromis entre séquestration du carbone et productivité
    • partager les connaissances afin de développer et d'intensifier les méthodes innovantes ou les options de gestion des sols

    Partenaires

    Coordination scientifique :

    Financement

    Agropolis Fondation

  • HBAO - Variabilité, composition, effets radiatifs des aérosols

    International Emerging Action HBAO

    Variabilité, composition, effets radiatifs des aérosols en Afrique Australe

     

    Janvier 2019 - Décembre 2021

    Namibie

    Contexte

    La représentation des nuages, les aérosols et leurs interactions avec le rayonnement sont les incertitudes principales du climat selon le plus récent rapport d'évaluation du GIEC. Ces incertitudes limitent notre capacité à reconstruire et prévoir le changement climatique futur, et représentent l'un de nos grands défis. Pendant les dernières décennies, l'attention des scientifiques s’est orientée sur la quantification des impacts radiatifs des aérosols anthropiques, qui conduisent à un refroidissement de la planète par leurs effets directs et indirects combinés sur le rayonnement et les nuages. Cet effet de refroidissement contrebalance une portion significative, mais mal connue, du réchauffement induit par des gaz à effet de serre. Le rôle des aérosols d’origine naturelle reste lui aussi mal connu. Ces incertitudes limitent notre capacité à attribuer le changement climatique, à évaluer la sensibilité de climat, et donc à améliorer la précision de projections du changement climatique.

    Le réchauffement au-dessus de l'Océan Atlantique sud-tropical et la côte ouest de l'Afrique australe, zones semi-arides (Afrique du Sud, Botswana, et Namibie) est susceptible de dépasser la moyenne globale, et générer ainsi un déficit de précipitation. D'autre part, un important biais positif de la température de surface de l’océan (SST) est simulé par les modèles globaux de climat. Les aérosols pourraient contribuer de façon substantielle au refroidissement de surface de l’océan. Enfin, les zones industrielles du Highveld en Afrique du Sud sont des sources importantes des aérosols de sulfate d'origine anthropiques. La région représente donc un laboratoire naturel unique pour étudier les interactions d'aérosol-rayonnement-nuage et leurs perturbations du bilan radiatif terrestre, et finalement sur leur impact sur le climat régional et global. 

    Par la collaboration avec l‘Université de Namibie et la North-West University en Afrique du Sud, le LISA a établi en 2012 la station Henties Bay Aerosol Observatory (HBAO) à Henties Bay, en Namibie, visant à surveiller les propriétés chimiques et physiques des aérosols qui caractérisent leurs interactions avec le rayonnement et les nuages, et leur variabilité.

    HBAO permet de disposer de données uniques et inscrites dans la durée, donc à même de documenter les différentes échelles de variabilité spatiales des quantités et propriétés des aérosols présents dans l’atmosphère australe. Elles constituent une contrainte unique pour tester les modèles de climat régional et évaluer les sources d’incertitude.

    Objectifs

    Les recherches proposées dans le cadre de ce projet se concentrent sur :

    • La caractérisation expérimentale complète des propriétés physico-chimiques des aérosols naturels et anthropiques (pollution, poussières minérales, feux de biomasse, aérosols marins), et leur état de mélange, sur la côte ouest de l'Afrique australe. 
    • Les observations de terrain servent à l'évaluation de l'effet radiatif régional des aérosols naturels et anthropiques en ciel clair et en présence de nuages. Cette activité sera basée sur des modèles de climat régional qui représentent un large éventail de complexité et d'échelles spatiales. 
    • La composition chimique des aérosols nous renseigne également sur les transferts océan-atmosphère qui conditionnent la composition atmosphérique et l'apport en nutriment à l'océan atlantique. 

    Partenaires

    Sam Nujoma Marine and Coastal Resources Research Centre, Namibia

    North-West University, Afrique du Sud

    Coordination scientifique :

    Dr Paola Formenti, Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques

    Financement

    Cette International Emerging Action est financé par le CNRS – INSU.

  • Okavango - Géologie, climat et biologie du delta

    International Emerging Action Okavango

    Evolution long-terme du cône alluvial du Delta de l’Okavango : interactions étroites entre géologie, climat et biologie

     

    Janvier 2020 – Décembre 2021

    Bostwana

    Contexte

    Le Delta de l'Okavango est le second plus grand delta intérieur du monde après le delta central du Niger. Situé au nord du Botswana, les ressources naturelles du Delta de l'Okavango soutiennent une industrie touristique importante et une grande partie de la subsistance de la population locale. Le Delta est l'une des grandes zones humides du monde, fortement dépendante des cycles hydrologiques annuels d’un bassin versant s’étendant sur trois pays (Angola, Namibie et Botswana) conditionnés par des changements climatiques.

    Actuellement l'Okavango est un système endoréique dans lequel, chaque année, environ 11000 km3 d'eau irriguent 15000 km2 de désert. L'eau du Delta, en provenance des reliefs de l'Angola, est très pure car elle traverse un système complexe d'aquifères sableux et des nombreuses îles où elle s'évapore en laissant sur place d'énormes quantités de sel. Il s'agit d'un gigantesque filtre naturel très efficace dont le fonctionnement est mal compris. Les eaux inondent annuellement la région sur une hauteur de 1 ou 2 m, au milieu de l'été austral et six mois plus tard dans le sud (mai-juin) du fait de la vitesse d’écoulement et de la distance à parcourir.

    Malgré le caractère unique de cet écosystème, et l’importance économique de la ressource en eau qu’il constitue, l’évolution géologique et hydrologique à long terme du Delta de l’Okavango est très mal connue. La géométrie 3D du Delta, son âge (estimé entre 12 000 ans et 2 millions d’années), sa structure hydrogéologique et l’évolution de sa morphologie de surface en réponse aux contraintes hydrologiques, tectoniques et climatiques sont encore inconnues.

    Objectifs

    Ce projet s’inscrit à la suite du projet Tellus Rift dont l’objectif principal était de cartographier la structure tectonique du Delta et d’établir le champ de déformation actuel grâce à des données GPS. Ces données ont permis de mettre en évidence la déformation du Delta liée à l’activité tectonique sur les principales failles ainsi qu’aux crues annuelles de la rivière. Les premiers résultats permettent de déterminer la présence, notamment au sud du Delta, de zones en soulèvement soumises à un assèchement progressif et, au contraire, au nord, des zones en subsidence provoquant une migration vers le nord-est des zones inondables. Enfin, dans la partie centrale, les données GPS, complétées par des données de gravimétrie semblent indiquer une subsidence potentiellement liée à du stockage d’eau dans un aquifère profond qui reste à déterminer.

    L’IEA Okavango permettra de construire un nouveau modèle d’évolution morph-sédimentaire long terme de l’Okavango. Ce projet entrainera une meilleure compréhension du système hydro-géologique en termes de géométrie, de composition chimique et de sensibilité au changement climatique.

    Partenaire

    Okavango Research Institute, Botswana

    Coordination scientifique : Marc Jolivet, GéoSciences Rennes

    Financement

    Institut National des Sciences de l’Univers, CNRS

  • TelluS-RIFT - Impact de l'initiation d'un rift sur un écosystème continental

    Impact de l’initiation d’un rift sur un écosystème continental : le Delta de l’Okavango

     

    Janvier 2017- décembre 2020

    Botswana

    Analyse des processus à l’origine de la déformation intraplaque actuelle du rift de l’Okavango et conséquence sur l’évolution de l’écosystème. 

    Contexte

    Le Delta de l’Okavango (Botswana) est une plaine alluviale endoréique situé au milieu du plateau sud-africain et contrôlé par un graben (fossé d’effondrement causé par des failles) orienté NE-SO dont l’âge est débattu : entre 120000 ans et 2 Ma.

    Une mission de terrain en octobre 2010 a permis de mettre en place un réseau de points géodésiques de part et d’autre et dans le Delta destiné à mesurer les effets tectoniques et hydrologique sur la déformation du sol. Le réseau de points géodésiques est complété par deux stations déjà gérées par l’Okavango Research Institute (ORI) destinées à surveiller la réponse du sol aux variations hydrologiques en continu.

    Objectifs

    Ce projet scientifique a pour objectif de mieux comprendre les interactions entre processus hydrologiques, géodynamiques, sédimentologiques et écologiques qui contrôlent la dynamique à courts termes et moyens termes la dynamique de ce géo-écosystème particulier. Il s’inscrit dans la suite logique de la thématique portant sur la déformation du plateau sud-africain et permet de coupler déformations actuelle et ancienne. Il prend en compte les changements climatiques passés en vue de comprendre l’impact des changements actuels. Ainsi, les scientifiques effectuent plusieurs types d’études : déformations du sol par GPS, analyses chimiques de la qualité de l’eau, échantillonnages de sol et de roches. Il s’agit donc d’un projet pluridisciplinaire, regroupant tectoniciens, géophysiciens, sédimentologues, hydrologues, géographes et écologues.

    Partenaires

    Financement

    TelluS-RIFT : CNRS INSU, INEE, INSHS

Pirogue

© IRD - Hyacinthe Lesecq

Pirogue à Madagascar.

Sociétés

L’étude des dynamiques humaines et sociales constitue un vaste domaine scientifique et nos collaborations de recherche dans ce domaine sont étendues et très diversifiées. Les recherches conjointes portent, entre autres exemples, sur la gouvernance des terres et des ressources naturelles, l’analyse des transformations sociales apportées par le numérique et les conséquences du recours croissant aux technologies de l’information dans les politiques de développement menées au Sud, les stratégies d’adaptation des sociétés face aux changements globaux.

LAfrique du Sud dispose de nombreux gisements d’hominines notamment sur les sites de Sterkfontein et de Swartkrans (« Cradle of Humankind »), de dépôts archéologiques du milieu et de la fin de l’âge de pierre et de sites d’art rupestre. Très soutenue par le ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, la coopération en paléosciences entre France et Afrique du Sud est ancienne et emblématique et s’est étendue régionalement à la Namibie, au Zimbabwe, au Mozambique et au Malawi.

  • ANIPHARM - Sociologie des usages pharmaceutiques de la vie animale

    ANIPHARM - Sociologie des usages pharmaceutiques de la vie animale dans l’océan Indien

     

    Novembre 2019 – octobre 2022

    Afrique du Sud, Inde, Kenya, Sri Lanka

    Contexte

    L’industrie pharmaceutique recourt à la vie animale ou à des matériaux d’origine animale lors de différentes étapes de l’innovation et de la fabrication. C’est le cas par exemple des souris utilisées comme cobayes lors de la phase d’innovation, ou encore de la graisse d’origine porcine employée dans la fabrication de la gélatine qui enrobe les gélules médicamenteuses. Ce phénomène a été peu étudié par les sciences sociales. Celles-ci ont certes documenté l’expérimentation animale, en particulier dans le cadre d’une réflexion sur l’éthique expérimentale ; elles ont en revanche prêté peu d’attention aux usages industriels de la vie animale lors du processus de production pharmaceutique (matières premières) ; ou encore aux étapes de collecte et d’élevage des animaux pour un marché transnational. Elles n’ont surtout jusqu’à présent pas proposé d’interprétation des usages de la vie animale englobant le contexte de l’industrie et de ses dynamiques marchandes mondialisées, et couvrant simultanément les enjeux de l’innovation, de la production, de la distribution.

    Objectifs

    Pour pallier ce manque, le projet AniPharm analyse les usages pharmaceutiques de la vie animale à partir d’enquêtes menées dans l’océan indien. Il soumet l’hypothèse que ces usages reflètent une logique d’articulation du domaine des sciences du vivant aux institutions marchandes, saisie par la notion de « biocapital ».

    Le principal appui empirique du projet est une série de quatre études de cas, analysées au moyen d’entretiens semi-directifs et d’un travail ethnographique : les chimpanzés vendus par l’île Maurice comme cobayes, la gélatine d’origine porcine ou bovine produite en Afrique du Sud pour être employée dans la fabrication de médicaments, la peau d’âne produite au Kenya et employée par la médecine traditionnelle chinoise, les écailles de pangolin braconnées en Inde et au Sri Lanka pour alimenter les marchés d’Asie du Sud-Est. Le choix de cette localisation permet de souligner la contribution des pays en développement et de leurs populations à l’industrie pharmaceutique.

    Ancré avant tout dans les études sociales sur les sciences, le projet mobilise différents courants de recherche : les études animales, la socio-anthropologie des marchés, les études de la mondialisation « par le bas », les études sociales de la pharmacie.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Mathieu Quet (Centre population et développement)

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche

  • DISAA - Digitalisation et Société en Asie et en Afrique

    Groupement de Recherche International-Sud DiSAA

    Digitalisation et Société en Asie et en Afrique

     

    2019 – 2022

    Afrique du Sud, Inde, Kenya, Népal

    Contexte

    Les technologies numériques ont suscité un grand intérêt des sciences sociales au cours des dernières décennies. Cependant, elles ont été plus rarement étudiées dans les pays en développement. Pourtant, ces technologies sont des agents de changements profonds et des instruments de politiques spécifiques dans ces contextes. En tant qu'artefacts socio-techniques de masse, elles résultent des configurations de pouvoir spécifiques et les structurent.

    Une communauté de chercheurs du domaine interdisciplinaire « Sciences, Technologies, Sociétés » (STS) souhaite aborder collectivement la question du changement numérique dans une perspective intercontinentale (à la fois comparative et connectée/multi-située), en se concentrant sur deux sites de consommation et de production de technologies importants : l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne.

    Objectifs

    Le projet DiSAA associe des partenaires du Sud (Afrique du Sud, Kenya, Inde, Népal) et du Nord (France, Allemagne, Pays-Bas) autour d’un objectif partagé : analyser les transformations sociales apportées par le numérique et les conséquences du recours croissant aux technologies de l’information dans les politiques de développement menées au Sud. Outre le caractère novateur de l’objet étudié, l’originalité du consortium tient à sa dimension Sud-Sud transcontinentale concentrée sur les circulations entre Asie du Sud et Afrique subsaharienne. Les membres du consortium souhaitent bâtir à la fois une discussion comparative sur les évolutions rencontrées dans les deux aires géographiques et des enquêtes communes sur les circulations entre les deux zones.

    Méthodologie

    L’approche méthodologique est interdisciplinaire, avec un rôle privilégié accordé aux études sociales sur les sciences et les techniques, qui permettent d’analyser le lien entre les pratiques et les savoirs techniques d’une part et leurs enjeux sociaux d’autre part. L’approche conceptuelle est critique et insiste sur la dimension « impériale » du déploiement des nouvelles technologies au Sud. La notion d’impérialisme est utile car elle permet de montrer la dépendance historique de politiques présentées comme nouvelles ; elle doit cependant être saisie à la fois dans un rapport entre des nations, mais aussi entre des formes de technologies. L’impérialisme étudié ici est donc « technologique » car les logiques de pouvoir dont il relève sont à la fois celles mises en œuvre par des Etats, des firmes, mais aussi des formes d’imposition propres aux technologies (expertise, standardisation).

    Le consortium adoptera une approche thématique, en se concentrant sur de grands thèmes ou domaines sociaux pour aborder les problèmes numériques. Les thèmes principaux sont:

    • Citoyenneté digitale : biométrie, projets d'identification tels qu'Aadhaar en Inde, machines à vote électronique en Afrique subsaharienne
    • Monnaie numérique : rôle des technologies de l'information dans les politiques d'inclusion financière, telles que le projet JAM en Inde ou le projet m-Pesa au Kenya
    • Inclusion numérique : utilisation des technologies numériques dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'accès aux services publics, telles que leur utilisation dans le projet de couverture de santé universelle en Inde et en Afrique subsaharienne ou par les services de protection sociale en Inde
    • Villes et villages intelligents (« smart ») : rôle des technologies de l'information et en particulier de la géocartographie et de la cartographie participative, dans l'élaboration de politiques urbaines, telles que Silicon Savannah au Kenya, les villes intelligentes en Inde ou les politiques de reconstruction après le séisme au Népal

    Partenaires

    Coordination scientifique : Mathieu Quet, IRD & Marine Al Dahdah, IFRIS

  • Fouilles paléoanthropologiques

    Sites archéologiques de Bushman Rock Shelter et Heuningneskrans

     

    2018-2021

    Afrique du Sud

    Contexte

    Le projet Bushman fait suite au projet Diepkloof (1998-2013), qui a permis de renseigner l’apparition de comportements techniques etsymboliques qui se manifestent pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Nous citerons notamment la collections d’œufs d’autruche gravés de Diepkloof, aujourd’hui la plus ancienne trace d’une tradition graphique dans l’histoire.

    L’Afrique Australe, et l’Afrique du Sud en particulier, est aujourd’hui considérée comme un foyer de la modernité culturelle, avec une suite de comportements nouveaux qui apparaissent à partir de 100 000 ans. La compréhension des mécanismes à l’origine de l’apparition de ces comportements modernes relève d’une mise en système où s’agencent des facteurs environnementaux et culturels, démographiques et socio-économiques.

    La potentialité des sites archéologiques est directement liée à la résolution des évènements sédimentaires et à la qualité de la préservation organique et dans cette perspective, les sites de Bushman et d’Heuningneskrans sont tout à fait exceptionnels. La puissance du site de Bushman est d’environ 8m tandis que celle d’Heuningneskrans est supérieure à 10 mètres. Les vestiges archéologiques consistent en la présence d’outils en pierre, de restes osseux, de charbons et de graines, ou encore d’éléments de parure mais aussi, plus rares, de restes humains.

    Objectifs

    Le projet Bushman veut explorer les scénarios du changement dans la région du

    Limpopo, dans les marges septentrionales du massif du Drakensberg. La fouille des sites de Bushman depuis 2014, et d’Heuningneskrans depuis 2018, vise à recomposer la préhistoire d’une région méconnue et qui est pourtant centrale pour ouvrir les raisonnements aux régions de peuplement majeures que sont la plaine du Mozambique et la vallée du Zambèze.

    L’objectif, à terme, est de restituer l’histoire de l’homme moderne à une échelle sous-continentale.

    Formation

    Depuis la mise en place d’un chantier école avec l’université de Witwatersrand, le chantier Bushman accueille chaqueannée une moyenne de 15 à 20 personnes dont une douzaine d’étudiants. Depuis 2017, une dimension sous-continentale est apparue car le site accueille, en plus des étudiants français et sud-africains, des étudiants zimbabwéens, mozambicains et zambiens.

    Ces étudiants acquièrent à Bushman les principes d’une fouille moderne et les bases d’une réflexion de terrain cruciale pour le bon développement de la recherche archéologique et l’équilibre des collaborations internationales. A noter que depuis 2014, chaque année, un ou deux étudiants ayant participé à la campagne de fouille de Bushman viennent compléter leur formation et expérience en venant fouiller sur le site des Prés de Laure dans le sud-est de la France. Enfin, une dizaine de travailleurs locaux participent chaque année au bon déroulement du chantier archéologique.

    Depuis 2014, 4 mémoires de master ont été soutenus, et 6 thèses et 3 post-doctorats sont en cours.

    Partenaires

    Evolutionary Research Institute (ESI), University of the Witwatersrand

    Coordination scientifique :

    • Guillaume Porraz, CNRS
    • Aurore Val, Université de Tübingen

    Financement

  • GovInn - Innovation et gouvernance

    Centre GovInn

    Politiques publiques et gouvernance en Afrique australe

     

    Afrique du Sud

    Le centre GovInn (Centre for the Study of Governance Innovation) est la première instiution entièrement dédiée aux politiques publiques et à la gouvernance. 

    Objectifs

    Centre interdisciplinaire, GovInn mène des recherches sur une large palette de sujets comme :

    • la nouvelle gouvernance économique : réflexion prospective, approches alternatives de développement et nouvelles mesures de la performance économique et du bien-être
    • la gouvernance des communs : terre, eau, nourriture, énergie, agriculture et ressources naturelles
    • la gouvernance transfrontalière : intégration régionale, société civile, migrations et développement humain
    • La gouvernance de la sécurité : moyens de subsistance, développement centré sur l’humain et transformation créative du conflit

    GovInn est un laboratoire d’innovation où sont développées de nouvelles théories sur la gouvernance et le développement. Dans les prochaines années, en accord avec son nouveau plan stratégique, le centre va développer la recherche sur la gouvernance émancipatoire, une nécessité pour la contribution des diverses parties prenantes dans le processus de décision.

    Le personnel de GovInn se compose de 20 scientifiques, associés, post-docs et chercheurs débutants (post-grads), dont des chercheurs du CIRAD basés à l’Université de Pretoria et à l’Université du Western Cape.

    Partenariats

    Le centre conjoint est né d’un partenariat entre l’Université de Pretoria et le CIRAD débuté en 2014, issu d’un Memoranda of Understanding de long-terme entre les deux institutions. GovInn est ouvert à d’autres partenariats et l’Université du Cap est sur le point de rejoindre le centre. Cette dernière accueille déjà une petite équipe de GovInn sur son campus de Bellvill. D’autres partenariats hors Afrique du Sud sont en discussion, notamment en Afrique Australe et en Afrique de l’Ouest.

    GovInn est co-hôte du secretariat du « Land Matrix », la plus grande base de données sur les acquisitions de terre au monde. Il accueille également l’Association d’Etude de l’Union Européenne sur l’Afrique Sub-Saharienne (ESA-SSA) et est engagé dans le Centre d’Excellence du DST-NRF sur la Sécurité Alimentaire, en tant que chargé du programme sur la réforme publique et la gouvernance. GovInn a récemment développé sa collaboration avec la FAO sur la migration rurale en Afrique, en co-publiant notamment un atlas.

    Coordination scientifique :

    Plus d’infos :

    https://twitter.com/gov_inn

    www.governanceinnovation.org

  • Hybridelec - Transition énergétique dans les villes du Sud

    Hybridations électriques - Formes émergentes de la transition énergétique dans les villes du Sud

     

    Octobre 2017 – octobre 2021

    Afrique du Sud, Inde, Liban, Sénégal, Tanzanie

    Les villes des pays émergents et en développement connaissent de lourds problèmes de fourniture en électricité que les réponses conventionnelles telles que l’extension du réseau ne parviennent pas à résoudre. C’est pourquoi on assiste au développement de solutions alternatives, individuelles ou collectives, tels que des réseaux décentralisés et hybrides. 

    Objectifs 

    Appliquant le concept d’hybridation aux études socio-techniques, le projet propose d’étudier ces nouvelles configurations, qui restent mal connues, et leur impact sur le futur du système électrique. D’une durée de 4 ans, la recherche étudie empiriquement ces objets (par enquête auprès des acteurs du marché et analyse des pratiques de régulation) et examine leur impact sur les conceptions usuelles de la transition énergétique.

    Les objectifs spécifiques sont :

    • Analyser empiriquement comment les transformations électriques répondent à la concentration urbaine et aux changements de mode de vie
    • Examiner la relation entre ces hybridations électriques dans l’environnement urbain des villes du Sud et les objectifs mondiaux de transition énergétique (décarbonisation, rendement énergétiques dans un contexte de faible croissance …)
    • Tirer de ces résultats une vision enrichie du concept de transition énergétique, qui apparait insuffisant ou simpliste pour intégrer la diversité des situations observées. Le projet souhaite développer une approche du changement moins hiérarchique et linéaire, pour refléter la multipolarité des lieux qui poussent le changement et la pluralité des trajectoires de changement.
    • L’équipe de recherche n’étudie pas moins de sept terrains en Afrique et en Asie, dont la province du Western Cape, en Afrique du Sud.

    Partenaires

    Coordination scientifique :

    Projet : Eric Verdeil - FNSP

    Afrique du Sud : 

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche (ANR)

  • Institut Français d'Afrique du Sud

    Programmes de l’Institut Français d’Afrique du Sud (IFAS-Recherche)

     

    Afrique du Sud

    L’Institut français d’Afrique du Sud (IFAS) – Recherche a été fondé en 1995 pour répondre à la volonté de la France de prendre part à la construction de la nouvelle Afrique du Sud dans le domaine des sciences humaines et sociales.

    Son mandat régional s’étend sur l’ensemble de l’Afrique australe : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie, Zimbabwe et République démocratique du Congo. Il forme l'USR 3336 du CNRS.

    L'Institut offre des aides à la mobilité internationale pour doctorants et post-doctorants ; finance des projets de recherche en Afrique du Sud pour étudiants en master, doctorat, post-doctorat et chercheurs confirmés ; accueille des stagiaires ; organise des ateliers de formation archéologique. L'Institut organise des colloques internationaux et des journées d'étude, ainsi que le séminaire French Institute Seminars in Humanities (FISH).

    L'IFAS développe deux principaux axes de recherche :

    • Le temps long : archéologie, histoire et mémoires (Archéologie et préhistoire, Histoire globale de l’Afrique, Histoire de l’écrit en Afrique, Mémoires et présence du passé dans la Nouvelle Afrique du Sud),
    • Dynamiques urbaines (Reconfigurations économiques et sociales des villes d’Afrique, Densification urbaine des agglomérations du Gauteng, Changement Climatique : la position africaine).

    Pour parcourir les projets de l’IFAS recherche, rendez-vous ici.

    L’IFAS valorise les résultats de ses travaux par la publication d’ouvrages et d’articles en français et en anglais. Il coédite avec Karthala la collection « IFAS-Karthala » visant à valoriser les travaux de thèse des jeunes chercheurs français sur la zone. Il soutient également la publication de nombreux travaux scientifiques portant sur l’Afrique australe. Il édite enfin une lettre semestrielle d’information, Lesedi, disponible en ligne sur son site internet.

    Partenaires d'Afrique Australe

    Financement

  • ITANGO-MOZ - Gouvernance des ressources naturelles au Mozambique

    Jeune équipe associée à l'IRD ITANGO-MOZ

    Outils et approches innovantes pour la gouvernance des ressources naturelles au Mozambique

     

    Janvier 2020 – janvier 2022

    Mozambique

    Contexte

    Depuis plus de 30 ans, la gestion intégrée des ressources naturelles (Integrated Natural Resource Management - INRM) et les nombreuses approches qui y sont liées telles que l'approche basée sur les écosystèmes et la gestion adaptative des ressources naturelles, ont été préconisées pour une gestion holistique de nombreux écosystèmes. Plus récemment, au-delà de ce consensus, la nécessité d'une approche plus inclusive où les acteurs locaux ont leur mot à dire en termes de gestion des ressources naturelles et de partage des bénéfices a émergé.

    Cependant, il est communément admis que de telles approches intégrées et inclusives ne sont pas faciles à mettre en œuvre. Les réussites sont rares, en particulier dans les pays africains où la gouvernance des ressources naturelles est complexe, avec des écarts entre les droits légaux et coutumiers, une procédure administrative complexe, des institutions gouvernementales généralement confrontées à un manque de ressources, etc. Dans des contextes aussi difficiles, les goulots d'étranglement pour une mise en œuvre réussie sont multiples et il n'est pas rare que les projets INRM ou les avantages des initiatives basées sur la communauté (Community Based Natural Resources Management  -CBNRM) soient récupérés par l’élite de la communauté.

    La gestion des ressources naturelles est un problème clé au Mozambique, car la population rurale est très vulnérable au changement climatique: sécheresse, pénurie d'eau, inondations extrêmes.

    La situation des populations vivant à proximité des zones protégées n'est pas meilleure: 26% du Mozambique sont désignés comme zones de conservation avec 92% des parcs et réserves chevauchant des activités humaines.

    Objectifs

    Dans un tel contexte, il s’avère difficile de s'attaquer aux multiples dilemmes de la réconciliation des objectifs de conservation et de moyens d'existence avec les zones d'habitation humaine. Grâce à trois études de cas (delta du Limpopo, communauté de Mangalane et plaine d'inondation de lower Buzi), le projet vise à réconcilier conservation de l'environnement et lutte contre la pauvreté grâce à de nouveaux outils et approches de gouvernance des ressources naturelles. Une équipe multidisciplinaire mènera des recherches pour trouver le bon équilibre entre :

    • Une analyse holistique et prospective à l'échelle du paysage en tenant compte des liens fonctionnels et socioculturels entre les habitants et leurs territoires pour concevoir des scénarii d'options futures
    • Une analyse de gouvernance à différentes échelles afin de comprendre les relations de pouvoir entre État, acteurs économiques et population locale en matière de gestion des ressources naturelles.
    • Des approches participatives et inclusives pour documenter et comprendre les interactions entre acteurs dans les processus de décision en matière de gestion foncière et des ressources naturelles (serious games) complétées par une approche individuelle et familiale originale visant à caractériser les principaux facteurs de réalisation de soi (dimensions éthique et morale).

    Partenaires

    Financement

    ITANGO-MOZ est une jeune équipe associée à l’IRD, financée par l’institut.

  • SSSQ - Société et étude sociale de la quantification

    International Research Network SSSQ

    Société et étude sociale de la quantification

     

    Janvier 2020 - décembre 2024

    Afrique du Sud, Etats-Unis, France, Royaume-Uni

    Contexte

    La quantification est désormais de plus en plus clairement perçue non seulement comme un outil épistémique neutre produisant des connaissances sur le monde, mais aussi comme un outil de pouvoir et de gouvernement, un moteur de la transformation du monde.

    Ce point a été identifié pour la première fois par une série d'universitaires disséminés à travers le monde et travaillant sur leurs propres perspectives et disciplines. Depuis, ces groupes informels et individus se sont rencontrés et se sont influencés, partageant des perspectives et beaucoup d'expérience, et travaillant de manière créative les uns avec les autres.

    Dans le même temps, la quantité de personnes travaillant sur ce sujet et influencées par ce travail a augmenté de façon exponentielle. L'une des raisons de ce succès est probablement liée au développement inattendu et massif de l'utilisation de la quantification au sein du gouvernement et des agences internationales, en particulier depuis le boom du « big data » et de « l'intelligence artificielle ». De plus en plus d'universitaires voient le pouvoir politique de la quantification et sont de plus en plus intéressés par les travaux académiques qui aident à le comprendre. Mais le domaine est « sans institution ». Il n’a que très peu de structure de soutien.

    Objectifs

    Ce projet interdisciplinaire vise à bâtir un soutien institutionnel à ces chercheurs et à créer les infrastructures de la sous-discipline de la quantification.

    Le réseau international de recherche rassemble cinq chercheurs de cinq disciplines différentes (histoire, philosophie, sociologie, anthropologie et sciences politiques) et cinq universités de différents pays (USA, Grande-Bretagne, Afrique du Sud et France) pour penser les sources, les pratiques et effets de la quantification envisagée comme un acteur social dans la société :

    • Comment le « déluge de données » transforme le pouvoir de quantification?
    • Quelles sont les nouvelles utilisations de la quantification dans la gouvernance entre l'Etat et les entreprises?
    • “Statactivisme” et fausses informations
    • Affects de la quantification
    • Limites de la quantification

    Partenaires

    Coordination scientifique : Emmanuel Didier, Centre Maurice Halbwachs

    Financement

    CNRS-INSHS

  • Tracks Fire – Le feu et ses usages, du Mésolithique au Néolithique

    International Emerging Action Tracks Fire

    Le feu et ses usages, du Mésolithique au Néolithique, en Afrique du Sud

     

    Mars 2020 - mars 2022

    Afrique du Sud, Allemagne, France

    Le feu (et ses usages) est-il un marqueur des identités culturelles des communautés d’Hommes anatomiquement moderne d’Afrique Australe ? 

    Une question cruciale pour le Préhistorien est d’identifier et de comprendre les sociétés au sens large, et notamment les processus de changements, les mutations culturelles et techniques et les facteurs de mobilité. Le registre archéologique d’Afrique australe offre un contexte d’étude privilégié et certains sites particulièrement bien préservés permettent de suivre ces mutations sur la longue durée.

    Les recherches actuelles intègrent rarement le feu comme un marqueur d’identité, un facteur de transformation sociale et de diversification des activités techniques et symboliques permettant de suivre les processus de changement. Or, les recherches réalisées sur le continent européen ont montré la pertinence des approches systémiques sur l’économie des combustibles comme marqueur des identités et de différentiation culturelle des communautés Neandertal et Sapiens, par exemple.

    Ainsi, en s’appuyant sur la très riche documentation archéologique d’Afrique du Sud, le projet vise à étudier le feu et ses usages comme marqueur potentiel des identités culturelles des occupations Middle Stone Age (MSA) et Later Stone Age (LSA) d’Afrique du Sud, évoluant dans des milieux contrastés et changeants entre le littoral et l’intérieur des terres.

    Objectifs

    L’enjeu du projet est d’aborder l’économie des combustibles dans sa dimension systémique depuis la caractérisation du milieu comme contexte paléoenvironnemental des occupations et producteur de ressources, jusqu’aux usages du feu au sein des sphères alimentaires, techniques et symboliques. Il conviendra de mesurer en parallèle le degré de dépendance des sociétés vis-à-vis de ces évolutions environnementales en termes de gestion des ressources végétales.

    Le projet a plusieurs objectifs :

    • Comprendre les changements environnementaux sur la longue durée par l’étude des charbons de bois dans une double approche anatomique et isotopique.
    • Identifier la gamme des combustibles utilisés (bois, os, excréments animaux, herbacées, mousses et lickens) par l’étude de tous les résidus organiques présents dans les structures sans se limiter aux charbons de bois (Phytolithes, Os brûlés, Graines), et en incluant des approches innovantes (marqueurs biomoléculaires, ADN sédimentaire, étude des cendres).
    • Etudier les marqueurs indirects de l’utilisation du feu en incluant tous les types de traitements thermiques et les niveaux de savoir-faire associés (traitements thermiques des productions lithiques, fabrication des colles et adhésifs, armatures, emmanchements, autres productions techniques liées à l’usage du feu).
    • Etudier la fonction et le fonctionnement des structures de combustion par la micromorphologie combinée à l’étude des autres marqueurs (biologiques et biomoléculaires). L’étude des structures de combustion, de leur place dans l’habitat et de leur contenu, permettra de définir le rôle du feu au cours des différentes occupations. La sélection des essences, les aires d’approvisionnement en bois permettront de discuter des activités liées au feu et d’interroger la relation entre l’intensification de ces activités et la diversification des procédés techniques associés (e.g. cuisson, préparations, armatures, emmanchements).
    • Etudier l’évolution des pratiques alimentaires en lien avec l’usage du feu, par la carpologie et l’archéozoologie (identification des procédés de cuisson sur les restes eux-mêmes) et les évolutions observées pendant toute la période considérée.
    • Etudier les usages symboliques des feux (eg. Eléments de parure et représentations symboliques)

    Partenaires

    Coordination scientifique : Isabelle Théry-Parisot, Cultures et Environnements Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge (CEPAM)

    Financement

    CNRS - Institut Ecologie et Environnement

  • TYPOCLIM - Adaptation des agriculteurs au changement climatique

    TYPOCLIM - Mesures d’adaptation des agriculteurs au changement climatique

     

    Mars 2019 - décembre 2021

    Afrique du Sud, Brésil, Colombie, Espagne, Etats-Unis, France, Sénégal

    Contexte

    D’ici à la fin du siècle, les changements de températures, de pluviométrie, la montée des eaux des océans et l’augmentation probable du nombre d’événements climatiques extrêmes auront des conséquences importantes sur l’agriculture. Celle-ci contribue d’ailleurs aux changements climatiques, tout en en subissant les conséquences.

    L’adaptation de l’agriculture face au changement climatique est ainsi devenue un sujet majeur et un défi à relever pour les régions agricoles vulnérables, au Sud comme au Nord.

    Objectifs

    Le projet Typoclim souhaite répondre à deux questions principales, afin de remédier au manque de connaissance sur les instruments à disposition des agriculteurs pour s’adapter au changement climatique :

    • Quels sont les instruments de politique publique d’adaptation au changement climatique existants et comment sont-ils mis en œuvre ?
    • Quelle est l’efficacité de ces différents instruments ?
    • Le projet a ainsi deux objectifs principaux :
    • Faire un inventaire et construire une typologie des instruments de politique publique conçus pour faciliter l’adaptation de l’agriculture au changement climatique grâce à un état des lieux des instruments existants
    • Evaluer la performance de ces instruments sur des critères politiques, économiques et agro-environnementaux.

    Cette recherche interdisciplinaire va étudier 8 sites en Europe, Amériques du Nord et du Sud et contrastés en termes de développement (Afrique du Sud, Sénégal, Brésil, Colombie, Catalogne-Espagne, Californie-Etats-Unis, Occitanie-France et Guadeloupe-France), avec des secteurs agricoles variés (viticulture, horticulture [mangues] et maraichage).

    En Afrique du Sud, les instruments d’adaptation mis en œuvre dans les vignobles de la province du Cap Occidental seront identifiés, répertoriés, catégorisés et évalués par l’équipe G-Eau basée à Pretoria et à Montpellier. Une analyse fine de la mise en œuvre de ces instruments et de leur gouvernance sera réalisée après avoir sélectionné un petit nombre d’entre eux parmi ceux qui s’avèrent les plus prometteurs. Les préférences des agriculteurs seront explorées par le biais d’expérience de choix, une méthode qui consiste à observer les choix entre plusieurs scénarios impliquant des changements environnementaux et des coûts économiques.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Damien Jourdain et Magalie Bourblanc (Cirad)

    Financement

    Montpellier Université d’Excellence (MUSE), Université de Montpellier

L'un des rares panneaux de prévention du paludisme dans le district de Vhembe, en Afrique du Sud.

© IRD - Cécile Bégard

L'un des rares panneaux de prévention du paludisme dans le district de Vhembe, en Afrique du Sud.

Santé

En sciences de la santé, nos partenariats scientifiques portent plus particulièrement sur les maladies transmissibles. Croissance démographique, déforestation, urbanisation, agriculture intensive et extensive, changement climatique et mondialisation des échanges créent de nouveaux environnements auxquels vecteurs, hôtes et pathogènes s’adaptent de manière différenciée. Une meilleure compréhension de leurs interactions et de leurs conséquences sur les mécanismes et conditions de la transmission est indispensable au développement de nouvelles stratégies et outils pour leur contrôle.

Ainsi, en Afrique du Sud, l’IRD étudie avec ses partenaires de l’université de Pretoria les déterminants environnementaux et sociologiques conduisant à la réémergence saisonnière du paludisme au Nord du pays. Une série de projets connexes menés par l’IRD, le Cirad et leurs partenaires du Zimbabwe vise à identifier les pathogènes de certains réservoirs animaux et à comprendre la dynamique de circulation des pathogènes entre faune sauvage et domestique dans une approche « one health ».

  • AWARE - Contrôle des virus de chauve-souris

    AWARE – Contrôle des virus de chauve-souris au Zimbabwe

     

    Janvier 2018 – janvier 2020

    Zimbabwe

    Contexte

    Plus de 70% des maladies infectieuses émergentes proviennent de la faune. De nombreuses espèces sauvages sont porteuses d'agents pathogènes et la majorité de la transmission entre espèces résulte des activités humaines. Le développement d'outils de détection et la mise en place d'une surveillance sentinelle nécessitent une large connaissance des micro-organismes circulant dans la faune sauvage.

    Les chauves-souris hébergent de nombreux virus particulièrement dangereux pour l'homme et / ou les animaux domestiques. Elles ont récemment retenu notre attention en raison de leur association avec de graves maladies infectieuses émergentes. De nombreuses espèces de chauves-souris vivent au Zimbabwe (> 60). Ce pays se trouve dans la zone subtropicale et est considéré comme un point chaud d'émergence potentiel. Les activités humaines augmentant l'exposition aux chauves-souris augmenteront probablement le risque d'infections à l'avenir.

    Objectifs

    Ce projet vise à identifier et caractériser les virus portés par les chauve-souris au Zimbabwe et le risque d'émergence de ces virus dans les populations humaines et le bétail. Il évaluera les communautés virales circulant parmi les colonies de chauves-souris dans différentes parties du Zimbabwe.

    Les questions scientifiques suivantes seront abordées:

    • Quels virus circulent dans les colonies de chauves-souris au Zimbabwe?
    • Quelles espèces de chauves-souris pourraient être impliquées dans les événements de propagation des agents pathogènes?

    Le projet apportera les premières informations indispensables pour mettre en place des outils de diagnostic, des modèles mathématiques prédictifs, des systèmes de surveillance et de contrôle des maladies virales afin de prévenir les futurs événements pathogènes et leur impact sur les populations humaines et animales.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Florian Liégeois, IRD, MIVEGEC

    Financement

    Labex CEMEB 2017 - Projets de recherche exploratoires

  • CAZCOM - Contrôle des maladies animales et zoonotiques

    CAZCOM - renforcement des CApacités du Zimbabwe pour le COntrôle des Maladies animales et zoonotiques

     

    Janvier 2019 - décembre 2020

    Zimbabwe

    Contexte

    Le Zimbabwe a subi au cours des 30 dernières années de profondes mutations liées à une crise politico-économique entrainant le déclin de la production agricole et l’exode massif de son personnel qualifié. Aujourd’hui, le Zimbabwe fait face à une déstructuration de la recherche, de l’enseignement supérieur et des services techniques publics. Les filières de production animale souffrent d’une absence de systèmes de surveillance pour le contrôle des maladies animales à fort impact économique (Fièvre aphteuse, Brucellose, theilériose bovine, grippe aviaire...). Les besoins de formations et de personnel qualifié, de structures de biotechnologie avancée tel qu’un laboratoire de biologie moléculaire permettraient une autonomie nationale pour la gestion des épidémies animales et humaines.

    Objectifs

    Ce projet contribuera à renforcer l’autonomie du Zimbabwe dans la lutte contre les maladies animales à fort impact économique en consolidant les capacités techniques nationales, favorisant l’accès aux techniques de pointe de biologie moléculaire et en développant une recherche locale de qualité sur l’émergence et/ou la réémergence des maladies infectieuses humaines et animales dans des conditions de changement climatique.

    L’objectif principal du projet CAZCOM est de renforcer les capacités du Zimbabwe pour la surveillance et le contrôle des maladies animales et des maladies zoonotiques d’importance, en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé Animale (OIE).

    Le projet CAZCOM avec ses activités de formation, la mise en place d’un laboratoire aux standards internationaux, le développement de projets de recherche et la mise en place de systèmes de surveillance et de contrôle efficaces des maladies infectieuses émergentes vise à augmenter l’autonomie du Zimbabwe pour la lutte contre les maladies animales et suivre la stratégie nationale pour son élevage. Cette action s’inscrit également dans les recommandations de l’OIE pour garantir une meilleure qualité des services vétérinaires ainsi que des systèmes de surveillances efficaces et autonomes pour la surveillance des maladies animales et zoonotiques.

    Partenaires

    Financement

  • HUM-ANI - Contacts entre humains et animaux et risque infectieux

    HUM-ANI - Contacts entre humains, animaux domestiques et animaux sauvages en Afrique et risque infectieux


    Avril 2020 – avril 2023

    Zimbabwe

    Comment le changement climatique modifie les interactions entre la faune, les animaux domestiques et l'homme dans les points chauds de la biodiversité en Afrique? Quelles sont les conséquences pour les maladies infectieuses? Cette étude est à l'interface entre les zones communales et les zones protégées, au Zimbabwe.

    Contexte

    Il ne fait désormais aucun doute que le climat change. Le continent africain, où les températures augmentent plus vite que le taux mondial, sera particulièrement touché. Depuis les années 1970, les sécheresses ont été plus fréquentes et plus graves. La sécheresse la plus récente en Éthiopie, qui a tué 2 milliards de têtes de bétail en 2017, est un exemple de phénomène qui pourrait devenir plus fréquent à l'avenir. Il existe également une forte probabilité d'une augmentation de la fréquence des épisodes pluvieux de forte intensité. Le cyclone Idai qui a frappé l'Afrique australe en 2019 illustre l'intensité de ces événements extrêmes avec 2 millions de victimes humaines, dont plus de 1000 morts. Le changement climatique pourrait entraîner des pertes importantes d'espèces végétales africaines et de plus de 50% d'espèces d'oiseaux et de mammifères d'ici 2100. Environ 1 million d'espèces animales et végétales sont maintenant menacées d'extinction.

    Face à cette crise de la biodiversité, les mouvements de conservation se sont intensifiés mais ces efforts semblent inefficaces. Par exemple, la population de grands mammifères en Afrique a diminué de 59% entre 1970 et 2005. De la « nature pour soi » avant 1970, les stratégies de conservation ont changé autour de 2010 vers une nouvelle mode basée sur la coexistence de « l'homme et de la nature » dans des socio-écosystèmes où les interactions durables et résilientes entre les sociétés humaines et l'environnement naturel sont désormais encouragées. Cependant, les risques pour la faune, le bétail et l'homme en termes de maladies infectieuses dans ce contexte d'extinction d'espèces, de changement climatique et de limitation des ressources ne sont pas bien compris et décrits dans la littérature scientifique. Il est donc crucial de s’attaquer aux conséquences de l’extinction d’un million d’espèces sur la dynamique des maladies infectieuses.

    Objectifs

    Le projet HUM-ANI développera ses activités au Zimbabwe, pays semi-aride d'Afrique australe, au cœur de deux zones de conservation transfrontalières (TFCA: KAZA et LIMPOPO). Ici, les aires protégées communiquent à travers les pays, pour permettre la libre circulation d'animaux sauvages, avec pour conséquence d'offrir plus de porosité avec les espaces communs.

    L'objectif est de répondre aux questions suivantes: Où aller lorsque la disponibilité en eau et en herbe diminue? Les aires protégées comme refuge: comment les interactions entre les humains, les animaux domestiques et sauvages seront affectées par le changement climatique? Quelles sont les conséquences sur la dynamique des maladies infectieuses?

    Il y a de nombreux objectifs spécifiques:

    • caractériser la communauté d'hôtes en contacts (animaux sauvages, domestiques et humains) à l'interface entre les zones protégées et communales dans trois socio-écosystèmes (SE) dans des conditions climatiques différentes
    • caractériser les mouvements et l'utilisation de l'habitat des différentes espèces dans une communauté d'hôtes
    • utiliser des analyses de réseaux sociaux pour caractériser les interactions entre les hôtes, leur variation selon la saison et les conditions climatiques dans les 3 communautés d'accueil
    • surveiller la dynamique spatio-temporelle d'un marqueur de transmission (c'est-à-dire la fièvre aphteuse) dans la communauté multi-hôtes
    • étudier l'évolution d'un pathogène infectant plusieurs hôtes en fonction des taux de contacts, déterminer l'origine, les populations de maintien et la directivité de la transmission
    • modéliser la façon dont la perte de biodiversité, l'augmentation des températures et la diminution des précipitations sont susceptibles de modifier les réseaux de contact avec l'hôte et les risques de maladies infectieuses qui en résultent pour la faune, le bétail et les humains
    • produire des indicateurs clés et des outils d'aide à la décision pour les parties prenantes et la société civile pour gérer les SE complexes face au changement climatique
    • sensibiliser aux facteurs écologiques, épidémiologiques et sociologiques influençant le fonctionnement des SE complexes sous les aléas climatiques

    Partenaires

    Coordination scientifique : Eve Miguel, IRD

    Financement

    Fondation BNP Paribas

  • RESMACA - Surveillance spatiale pour éliminer le paludisme résiduel

    RESMACA - Surveillance spatiale pour éliminer le paludisme résiduel dans le nord de l'Afrique du Sud

     

    Mai 2017 - avril 2019

    Afrique du Sud, Zimbabwe

    Contexte

    Le paludisme a considérablement diminué en Afrique du sud mais persiste dans les provinces à la frontière avec le Zimbabwe et le Mozambique. Il bénéficie d’un environnement propice à son maintien et de réintroductions régulières liées à des facteurs socio-économiques. La connaissance des conditions environnementales favorables et de leurs dynamiques saisonnières reste limitée mais demeure un enjeu pour mieux contrôler la survenue d’épidémies.

    L'objectif principal de cette étude est d'analyser la transmission résiduelle du paludisme dans un contexte de pré-élimination, à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, afin de mieux guider les stratégies et politiques de contrôle. L'étude sera basée sur l’analyse de l’environnement et des conditions météorologiques à partir d’images satellitaires et sur des enquêtes sur les facteurs sociaux et comportementaux. Des évaluations initiales seront effectuées dans les districts de Beitbridge (Zimbabwe) et Vhembe (Afrique du Sud), mais une éventuelle expansion vers d'autres provinces de l'Afrique du Sud et des pays voisins souffrant de paludisme persistant pourrait être envisagée.

    Objectifs spécifiques

    • De mieux comprendre le rôle de l'usage des terres, des changements environnementaux et climatiques sur la persistance du paludisme résiduel.
    • D’identifier les modèles sociaux, économiques et comportementaux (par ex. analyse KAP) qui déterminent la vulnérabilité au paludisme, des deux côtés de la frontière entre l'Afrique du Sud et le Zimbabwe.
    • De mieux comprendre l’influence des variations parasitologiques (y compris les haplotypes) et des caractéristiques biologiques dans le transport asymptomatique et le transport de gamétocytes.
    • De mieux comprendre la dynamique des vecteurs.

    Partenaires

    Afrique du Sud
    France

    Financement de l’étude environnementale

    Sentinel-2 Malaria (Sentinel-2 for Malaria Surveillance), 05/2017- 04/2019, financé par le CNES. Objectif : Acquérir de l’information à partir des satellites Sentinel-2 afin de guider la surveillance du paludisme en Afrique du Sud et à Madagascar.

    Contacts

  • Rôle de l'alimentation dans la reproduction à long terme des termites

    Environnement et santé : le rôle de l'alimentation dans la reproduction à long terme des termites

     

    Janvier 2018 - décembre 2021

    Afrique du Sud

    Un nouveau modèle, naturel, longévive, le termite pour étudier le rôle de l’alimentation sur le vieillissement.

    Au sein de l’équipe « Les espèces sociales dans leurs environnements : adaptation et évolution » (ESEAE) du laboratoire iEES-Paris, les chercheurs étudient les mécanismes moléculaires du vieillissement grâce à un nouveau modèle, naturel, les reines de termite du genre Macrotermes. Elles vivent au moins jusqu’à l’âge de 30 ans et sont, durant toute leur vie, extrêmement fertiles (40 000 oeufs/jour).

    Par une approche de biologie intégrative, ils étudient l'impact de la reprogrammation métabolique (en réponse à l’alimentation) sur le taux de reproduction pendant le développement de ces reines.

    Ils compareront les données à celles des ouvriers femelles infertiles, qui possèdent à la naissance le même génome mais ne vivent que quelques mois, et celles des reines d’une autre espèce à vie très courte.

    La comparaison des résultats avec d'autres organismes modèles aidera à comprendre quels composants moléculaires sont universellement conservés ou modifiés pour conduire à des voies de signalisation impliquées dans des effets de longévité accrue. Un modèle mathématique sera développé en utilisant les données expérimentales.

    Financement international

    Human Science Frontier Program (HSFP)

    Defying the reproduction-maintenance trade-off: Role of diet in long-lived termite reproductives 

    Partenaires

  • TEMPO - Télédétection et modélisation spatiale de la mobilité animale

    TEMPO – Télédétection et modélisation spatiale de la mobilité animale

     

    Janvier 2018 – janvier 2021

    Zimbabwe

    Présentation

    L’objectif principal du projet TEMPO est de modéliser, à partir de données d’observation de la Terre, l’utilisation du paysage par des populations animales sauvages et domestiques afin de mieux caractériser les contacts et leurs déterminants dans les zones d’interface sauvage/domestique et d’estimer le risque de transmission d’agents pathogènes. 

    Nous proposons de prendre comme modèle d’étude les contacts entre herbivores domestiques et sauvages à la périphérie des aires protégées en Afrique Australe, une région du monde qui abrite de nombreux parcs nationaux et où les mouvements d’animaux entre les habitats naturels et anthropisés sont fréquemment observés dans les deux directions. Deux types de maladies seront étudiées l’une à transmission directe (la fièvre aphteuse) et la deuxième à transmission indirecte vectorielle (la fièvre de la Vallée du Rift).

    Le projet TEMPO s’appuie sur des données de télémétrie, d’enquêtes et d’épidémiologie déjà disponibles (acquises dans le cadre de projets antérieurs), et porte principalement sur le développement de méthodes innovantes en modélisation spatiale pour la simulation de la mobilité animale. Les défis méthodologiques principaux qui seront adressés sont l’assimilation dans les modèles de données d’observation de la Terre multi-capteurs, et la modélisation de la mobilité à différentes échelles.

    Trois volets structurent ce projet : 

    • la caractérisation et le suivi par télédétection des déterminants environnementaux de l’occupation de l’espace et des déplacements des animaux sauvages et domestiques ;
    • la modélisation des dynamiques d’occupation de l’espace prenant en compte ces déterminants environnementaux et anthropiques (conduite d’élevage) ;
    • la modélisation du risque de transmission de pathogènes entre populations animales sauvages et domestiques.

    Sites d'étude

    Les zones d’étude du projet TEMPO ont été choisies en fonction de la disponibilité des données de télémétrie et d’épidémiologie.

    Il s’agit de zones situées au Zimbabwe à la périphérie de trois parcs nationaux : Hwange, Gonarezhou et Kruger (Great Limpopo et Kavango Zambezi Transfrontier Conservation Areas). Les frontières entre aires protégées et zones communales au Zimbabwe sont souvent perméables (i.e. rivière, chemin de fer ou routes) et sans barrières. Les mouvements d’animaux entre les compartiments naturels et anthropiques sont fréquemment observés dans les deux directions. Enfin, la densité des grands prédateurs ainsi que la pression anthropique aux abords de ces trois sites sont variables.

    Un site supplémentaire dans une zone d’interface au Mozambique (Great Limpopo TFCA) sera cartographié pour tester l’interopérabilité du modèle de mobilité animale.

    Partenaires

    Coordination scientifique :

    • Annelise TRAN, Cirad, UMR TETIS, UMR ASTRE
    • Eve Miguel IRD, UMR MIVEGEC

    Financement

    MUSE « Montpellier Université d’Excellence »

  • WISHES - Comment estimer et détecter les pathogènes chez les hôtes sauvages?

     WISHES – Comment estimer et détecter les pathogènes chez les hôtes sauvages?

     

    Juillet 2018 – juin 2020

    Zimbabwe

    Contexte et objectifs

    La transmission multi-espèces est un processus clé dans la propagation des maladies infectieuses. Les mécanismes qui sous-tendent la transmission multi-espèces ne sont pas bien connus. Des théories récentes suggèrent qu'une communauté d'accueil plus diversifiée conduit à une dilution du risque de transmission. De plus, les modèles épidémiologiques rendent encore rarement compte de la composition complète de la communauté d'accueil. Cela est particulièrement vrai lorsque les espèces sauvages peuvent servir d'hôtes, en raison de la difficulté à décrire la communauté hôte et à détecter les agents pathogènes dans la faune.

    Le projet développera une méthode pour étudier la dynamique d'un pathogène multi-hôtes in situ (c'est-à-dire la fièvre aphteuse dans le parc national de Hwange, Zimbabwe), en utilisant la collecte de salive non invasive et la PCR de poche. Les scientifiques effectueront une enquête longitudinale sur une année pour détecter la présence de virus chez les espèces hôtes et décrire la composition des communautés d'espèces hôtes. Ils caractériseront également la composition des communautés d'espèces hôtes par l'analyse des données historiques du recensement de la faune. Ce sont les premières étapes vers le test de l'effet de dilution en liant la composition de la communauté hôte et le risque infectieux.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Eve Miguel, IRD, MIVEGEC

    Financement

    Labex Cemeb Université de Montpellier – 2019-2020

Energie solaire.

© Infinite-Cell

Energie solaire.

Autres

  • GANDA - Géométrie et Arithmétique

    International Research Network GANDA

    Géométrie et Arithmétique

     

    Janvier 2018 - décembre 2022 

    Afrique du Sud, France, Madagascar

    Le Réseau International de Recherche "Geometry and Arithmetic", aussi appelé IRN GANDA, se concentre sur des questions modernes de Géométrie et d'Arithmétique, en particulier l'étude de points spéciaux sur des espaces de modules, sur des variétés abéliennes ou l'étude de l'arithmétique des modules de Drinfeld.

    Le corps de base varie en fonction des sous-parties du projet :

    • corps de nombres ou corps global de fonctions et étude de la conjecture de torsion uniforme.
    • corps des nombres complexes ou clôture algébrique des rationnels et étude de questions autour de l'énoncé André-Oort.
    • corps finis et étude des liens entre arithmétique des courbes, théorie des codes et cryptographie.

    Le but de ce réseau de recherche est de mettre en commun des idées et de l'énergie pour avancer sur ces questions. Une autre priorité affichée est d'étendre le périmètre de recherche aux questions connexes qui revêtiront de l'intérêt pour les acteurs internationaux.

    Partenaires

    Coordination scientifique :

    Financement

    Ce groupement de recherche international (IRN) GANDA est financé par le CNRS-INSMI et la National Research Foundation.

  • IMACLIM - Modélisation et évaluation des politiques de développement durable

    International Research Network IMACLIM

     

    Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Chine, Inde, Russie, Vietnam

    Janvier 2020 – décembre 2024

    Contexte

    La prospective de long terme et l’évaluation des politiques de développement durable exigent des modèles capables d’intégrer le savoir des économistes, des ingénieurs, des climatologues, des biologistes et d’autres acteurs (politiques, industriels, associations). Pour répondre à ce défi scientifique à l’interface des questions de développement et d’environnement, en particulier pour l’évaluation des politiques climatiques et énergétiques, le CIRED a développé l’architecture de modélisation « IMACLIM ». Celle-ci repose sur une modélisation « hybride » qui intègre une approche macroéconomique et des visions « d’ingénieur » au niveau sectoriel.

    Les différents outils intégrés à IMACLIM permettent de :

    • Contribuer à la conception et à l’évaluation des stratégies de limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et des contributions nationales, dans un large éventail de pays
    • Analyser les interactions entre ces stratégies nationales, via notamment leurs implications sur les marchés des énergies fossiles, le commerce international, ou encore les flux de capitaux
    • Contribuer au débat public sur l’articulation entre transition énergétique et enjeux de développement
    • Constituer un outil de formation international sur la modélisation prospective énergie/économie/environnement promouvant une approche nuancée, ancrée sur une double comptabilité économique et énergétique

    Objectifs

    L’International Research Network a pour objectif de renforcer et développer le réseau IMACLIM, qui a rassemblé un nombre croissant d’équipes de recherche du monde entier ces dernières années. Le principal objet du réseau est l’amélioration collégiale de l’architecture couplant le modèle macro-économique, initialement développé au CIRED, à des modèles d’ingénieurs des institutions partenaires, qui décrivent leurs systèmes énergétiques nationaux et d’autres domaines d’activité humaine (transport, industrie, usage des sols), dans l’intention de produire une prospective de trajectoires de développement nationales sous contraintes (ou potentialités) énergie et carbone.

    Outre l’affinement d’une nouvelle génération d’outils de modélisation, la construction conjointe de bases de données et les co-publications scientifiques qui en découleront, le réseau se propose de relever le défi d’apporter des contributions majeures au sixième rapport d’évaluation du Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Évolution du Climat (GIEC).

    Les résultats attendus de l’IRN couvrent 6 éléments :

    • Des développements méthodologiques à l’outil IMACLIM
    • La maintenance et le développement de la plate-forme qui héberge le code IMACLIM en ligne
    • Le développement et la maintenance d’une base de données de scénarios
    • La co-publication scientifique
    • La communication vers des cercles académiques et politiques
    • Le développement et la maintenance du site Internet du réseau

    Partenaires

    Coordination scientifique : Frédéric Ghersi, Cired

    Financement

    CNRS-Institut National des Sciences Humaines et Sociales

     

    En savoir plus

    http://www2.centre-cired.fr/IMACLIM

    http://www.centre-cired.fr/fr/imaclim-network-fr/

  • INFINITE-CELL - Développement de cellules solaires nouvelles générations

    INFINITE-CELL – Coopération internationale pour le développement de cellules solaires tandem nouvelles générations à base de kesterite et c-Si

     

    Novembre 2017 - octobre 2021

    Afrique du Sud, Allemagne, Espagne, France, Norvège, Moldavie, etc.

    Contexte

    Le photovoltaïque est considéré comme l'une des principales solutions en matière d'énergie renouvelable pour atteindre les objectifs définis par la feuille de route pour l'énergie de l'UE à l'horizon 2050 et le plan SET. La plupart des appareils photovoltaïques commerciaux actuels sont constitués de jonctions simples et des concepts d'appareils plus complexes permettant une augmentation significative de l'efficacité de l'appareil (bien au-delà de la limite théorique dans la plage de 30% à 33%) sont encore principalement limités aux technologies III-V coûteuses.

    Objectifs

    INFINITE-CELL propose d'étendre les concepts d'appareils tandem à très haute efficacité aux technologies photovoltaïques, afin de réduire les coûts et d'éviter l'utilisation d’une trop grande quantité de matières premières. Dans ce contexte, l’objectif est d’établir et de consolider une coopération internationale et intersectorielle entre 6 institutions académiques, 2 entreprises européennes et 4 institutions non académiques (voir partenaires ci-dessous) en vue du développement de systèmes photovoltaïques rentables.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Catalonia Institute for Energy Research, Espagne

    Financement

    Commission européenne - H2020-MSCA-RISE-2017

    En savoir plus : http://www.infinite-cell.eu/about/

  • PTA-France - Recherche d'ondes gravitationnelles avec un réseau de pulsars

    PTA-France - Recherche d'ondes gravitationnelles avec un réseau de pulsars en France

     

    Décembre 2018 - novembre 2022

    Afrique du Sud, France

    Contexte

    Les pulsars permettent de sonder un domaine de fréquences complémentaire de LIGO-Virgo et LISA, où l'on attend l'émission gravitationnelle des trous noirs binaires supermassifs (SMBHBs) formés au cours du long processus hiérarchique de fusion des galaxies, ainsi que la signature d'un fond stochastique cosmologique produit par des reliques de l'inflation ou par un réseau de boucles de cordes cosmiques. La chronométrie d'un réseau de pulsars millisecondes (PTA) agit comme un détecteur d'ondes gravitationnelles (OGs) à l'échelle galactique dans le domaine des basses fréquences (nHz).

    Objectifs

    Pour optimiser cette technique, le projet développera une nouvelle instrumentation à l'état de l'art au radiotélescope de Nançay (NRT), participera activement à l'opération du nouvel instrument MeerKAT en Afrique du Sud, et concevra de nouvelles méthodes d'analyse. Ces dernières permettront de détecter les OGs émises par de multiples trous noirs binaires supermassifs dans des orbites excentriques, tout en modélisant la rotation des pulsars et les différentes sources de bruit. Les résultats attendus sont une première détection d'OGs dans le domaine du nHz, une meilleure compréhension des pulsars millisecondes et des perturbations qui affectent leur stabilité chronométrique, ainsi que de nouveau tests de la Relativité Générale.

    Ce projet s'appuie sur le savoir-faire d'une équipe composite, constituée de radioastronomes rompus à la chronométrie des pulsars et d'experts en techniques Bayésiennes et en analyse des OGs. Le projet permet de participer efficacement à l'exploitation scientifique de MeerKAT et compléter ainsi la couverture du ciel dans l'hémisphère Sud. Cet investissement permet également à notre équipe française de s'installer durablement dans la préparation du Square Kilometre Array (SKA), le futur plus grand radiotélescope mondial, qui sera construit dans quelques années en Afrique du Sud et en Australie.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Gilles Theureau, LPC2E

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche

     

    En savoir plus : https://www.lpc2e.cnrs.fr/activites-scientifiques/astrophysique/projets/

Laboratoire

© IRD/CNRS - Cécile Bégard

Laboratoire.

Projets terminés

  • AEROCLO-SA - Aérosols, Rayonnement et Nuages en Afrique Australe

    AEROCLO-SA - Aérosols, Rayonnement et Nuages en Afrique Australe

     

    Janvier 2016 - décembre 2019

    Afrique du Sud, Namibie

    Contexte

    AEROCLO-SA a mené une étude dans l'Atlantique Sud-Est au large de la Namibie, qui fournit une nouvelle évaluation des interactions aérosols-nuages-rayonnement dans les modèles globaux et régionaux.

    La représentation de l'interaction nuage-aérosol-rayonnement demeure l'une des plus grandes incertitudes du climat, qui limite notre capacité à reconstruire et à prédire avec précision les changements climatiques futurs. L'Atlantique Sud-Est est une région où les charges élevées d'aérosol atmosphérique et les stratocumulus semi-permanents cohabitent. Cette zone fournit un laboratoire naturel unique pour étudier la gamme complète des interactions aérosol-radiation et aérosol-nuage et leurs perturbations du bilan radiatif de la Terre. Outre les connaissances fondamentales qui peuvent être obtenues à partir de l'étude de cet environnement, ces perturbations des systèmes radiatifs ont un impact significatif, pas seulement localement, mais aussi par des connexions globales sur des changements climatiques plus importants. Il n'y a jamais eu de description détaillée, bien que les mesures du système combiné de rayonnement-aérosol-nuage dans l’Atlantique soient cruciales.

    Objectifs

    Le projet AErosol RadiatiOn and CLOuds in Southern Africa (AEROCLO-SA) a mené une étude centrée sur l'Atlantique Sud-Est au large de la côte occidentale de l'Afrique Australe pour fournir une nouvelle évaluation des interactions entre les aérosols, les nuages et le rayonnement et leur représentation dans les modèles globaux et régionaux.

    AEROCLO-SA a fourni un large éventail de mesures aéroportées, au sol et par satellite des nuages, des aérosols et leurs impacts radiatifs pour :

    • améliorer la représentation dans les modèles d'aérosols absorbant et diffusant
    • réduire l'incertitude de l'effet radiatif direct, semi-direct et indirect, et leur impact sur les stratocumulus
    • améliorer les algorithmes de télédétection de nuages et des aérosols

    Partenaires

    Coordination scientifique : Paola Formenti (LISA)

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche (ANR)

    Suivre le projet sur Twitter.

  • ATLANTOS - Systèmes intégrés d’observation de l’Océan Atlantique

    ATLANTOS: Optimiser et développer les systèmes intégrés d’observation de l’Océan Atlantique

     

    Avril 2015 – juin 2019

    Afrique du Sud

    L'objectif principal de AtlantOS était de réaliser la transition d'un ensemble d'activités d'observation existantes des océans, mal coordonnées, produisant des données fragmentées, souvent monodisciplinaires, à un Système intégré d'observation de l'océan Atlantique (Integrated Atlantic Ocean Observing System, IAOOS) durable, efficace et adapté. Cet objectif a été atteint grâce à des activités de recherche et d'innovation axées sur : la définition des exigences et de la conception des systèmes, l'amélioration de l'état de préparation des réseaux d'observation et des systèmes de données, la mobilisation des parties prenantes autour de l'Atlantique, ainsi que le renforcement de la contribution de l'Europe au système mondial d'observation de l'océan (Global Ocean Observing System, GOOS), une composante majeure du Groupe sur l'observation de la Terre (Group on Earth Observations, GEO), son Système mondial de systèmes d'observation de la Terre (Global Earth Observation System of Systems, GEOSS), et plus particulièrement de son initiative émergente « Oceans and Society: Blue Planet ».

    AtlantOS a contribué à la croissance bleue en fusionnant les nouveaux besoins en informations concernant des secteurs clés tels que les transports, le tourisme, la pêche, la biotechnologie marine, l’extraction de ressources et l’énergie avec les besoins existants. AtlantOS a contribué de manière significative à la coopération transatlantique en intégrant les activités d’observation existantes établies par les pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, et d’Afrique, et en comblant les lacunes existantes pour parvenir à un IAOOS souple et flexible et aux systèmes d’information océanographiques associés autour de l’Atlantique.

    En savoir plus : https://www.atlantos-h2020.eu/about/

    Partenaires

    • IRD LEGOS
    • UCT (Departement d’océanographie)
    • CSIR

    Coordinateur : Prof. Dr. Martin Visbeck GEOMAR Helmholtz Centre for Ocean Research Kiel, Allemagne

  • DOM-ART - Datation des premières manifestations artistiques d'Afrique du Sud

    DOM-ART - Datation des premières manifestations artistiques d'Afrique du Sud

     

    Janvier 2017 - Décembre 2018

    Afrique du Sud

    Contexte

    L'âge des premières manifestations artistiques en Afrique du Sud, ainsi que la chronologie des industries lithiques du Middle Stone Age (MSA) sont toujours vivement débattus en raison d'un manque de consensus concernant les datations par luminescence disponibles aujourd'hui.
    Ce projet ANR a permis d'établir une nouvelle chronologie du MSA à partir de la datation directe de biominéraux (coquilles d’œufs d'autruches, d'escargots et autres supports carbonatés ou phosphatés - dents), en utilisant la méthode des déséquilibres dans la série de l’uranium (U/Th).

    Objectifs

    • Contrairement à l’approche couramment employée pour son application, le premier objectif était de cartographier dans les échantillons les distributions en uranium et thorium sur de larges surfaces dans le but d’identifier les zones n’ayant pas été affectées par les processus post-dépositionnels. Cartographier la distribution de l’uranium et du thorium dans ces matériaux permet, théoriquement, de calculer des âges mais les chercheurs ont utilisé ce même système laser pour échantillonner les zones non-altérées de ces matériaux et obtenir assez de matière pour réaliser des mesures précises
    • Le second objectif a porté sur l’analyse de ces micro-échantillons (allant de moins de 1 mg à environ 100 mg) : les chercheurs ont développé des approches innovantes pour lever les verrous analytiques liés aux faibles teneurs en uranium et thorium dans ces échantillons (2-100 ppb), à la faible abondance des isotopes 230Th et 234U et à la faible prise d’essai.

    L’objectif principal était d’établir une chronologie détaillée de nombreux gisements MSA, d’alimenter le débat sur l’émergence des comportements modernes au cours de la période du MSA et de permettre peut-être un jour de dater directement les coquilles gravées dont l’âge pourrait être voisin de 80.000 ans, ce qui n’a jamais encore été fait.

    Partenaires

    • Institut de recherche sur les Archéomatériaux – Centre de recherche en physique appliquée à l’archéologie - IRAMAT-CRP2A (UMR 5060 CNRS-Université Bordeaux Montaigne)
    • Institut des Sciences Analytiques et de Physico-Chimie pour l'Environnement et les Matériaux – IPREM (UMR 5254 CNRS - Université de Pau et des Pays de l’Adour)
    • Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement – Institut Pierre Simon Laplace - LSCE/IPSL (UMR 8212 CEA-CNRS- Université Versailles Saint-Quentin)

    Coordination scientifique : Norbert Mercier - IRAMAT

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche

  • ECOPPAF - Économies de la peine et de la prison en Afrique

    ECOPPAF - Économies de la peine et de la prison en Afrique

     

    Octobre 2015 – octobre 2018

    Objectifs

    Les prisons africaines font l’objet de peu de travaux de sciences sociales, et encore moins de travaux francophones. Il semble que, si la prison ne revêt pas une forme universelle, elle n’est pas non plus totalement prédéterminée par le contexte culturel dans lequel elle s’inscrit. Elle est plutôt le résultat d’une coproduction, issue d’une négociation entre des modèles et des contextes qui sont à la fois sociaux, politiques, historiques et culturels. Le projet visait ainsi à mener des ethnographies des prisons en Afrique et à inscrire la question carcérale en Afrique dans le champ des études en sciences sociales, dans une optique comparative et pluridisciplinaire.

    Axes de recherche

    Le projet s’articulait en trois axes principaux de recherche :

    • Les questions de l’espace carcéral, du gouvernement et de l’économie des valeurs en prison (en particulier la santé mais aussi la question du genre, de la religion, etc.) constituent le premier axe de ce projet.
    • La construction, la circulation et l’appropriation de modèles pénitentiaires en lien avec l’étude des différents discours sur la prison, la pénalité et la justice font l’objet d’un deuxième axe de recherches.
    • Dans un dernier axe de recherche, le programme souhaitait saisir la place et le rôle de l’enfermement dans les modes de gouvernement des espaces (ruraux et urbains). En s’intéressant aux liens entre rapports de pouvoir et punition (domaine de la police, de la justice, de la prison, de la santé), il souhaite perpétuer une réflexion sur la formation de l’Etat en Afrique.

    Par ailleurs, il paraît important de discuter des outils conceptuels des études carcérales amplement pensés depuis l’histoire des sociétés occidentales et de leurs prisons. Le projet se plaçait ainsi dans un double contexte, celui des études carcérales et celui des études des sociétés et Etats africains. Partant d’une ethnographie de la prison puis la dépassant, il a permis d’engager la réflexion sur l’Etat de droit, la réforme des Etats en Afrique et les enjeux de démocratisation allant de pair avec la lutte contre les inégalités.

    Ce projet visait ainsi à dés-exotiser la prison en Afrique, à voir comment « la prison » fait sienne les modèles en présence, comment elle les singularise, à plusieurs échelles de temps et d’espace. Ce faisant, à travers la prison africaine, les chercheurs interrogent les logiques globales relatives aux politiques de l’enfermement, tout en faisant également entendre la voix du continent.

    Partenaires

    Coordination scientifique : Frédéric Le Marcis (Triangle / ENS Lyon)

    Financement

    Agence Nationale de la Recherche

  • ESASTAP - Strengthening Cooperation between Europe and South Africa

    ESASTAP 2020 - Strengthening Technology, Research and Innovation Cooperation between Europe and South Africa

     

    Février 2016 - janvier 2019

    Afrique du Sud

    ESASTAP 2020 se veut une plateforme visant à soutenir la coopération scientifique et technologique entre l'Afrique du Sud et l'Union Européenne avec un focus particulier sur l'innovation. ESASTAP 2020 notamment soutient et favorise l'approfondissement des coopérations déjà existantes entre ces deux partenaires et soutient également la mise en place de nouveaux projets à la fois en assurant la promotion des programmes européens en Afrique du Sud mais également en assurant la promotion des programmes sud-africains dont peuvent bénéficier les chercheurs européens.

    Objectifs

    • Soutenir la coopération scientifique, technologique et en matière d'innovation entre l'Union Européenne et l'Afrique du Sud;
    • Promouvoir le programme Horizon 2020 en Afrique du Sud ainsi que les programmes sud-africains ouverts aux chercheurs européens;
    • Améliorer la coordination et les synergies entre les programmes européens et les programmes nationaux déjà existants;
    • Attention particulière portée à l'innovation et ses acteurs.

    ESASTAP 2020 consortium

    Coordinateur : Foundation for Research and Technology Hellas (FORTH) – Grèce

  • Globafrica - L'Afrique subsaharienne et le monde avant l'impérialisme européen

    Globafrica - reconnecter l'Afrique : l'Afrique subsaharienne et le monde avant l'impérialisme européen

     

    Le programme Globafrica a été financé sur quatre ans par l' Agence Nationale pour la Recherche (ANR). Il avait pour objectif de repenser l’intégration de l’Afrique avec le reste du Monde avant l'impérialisme européen, d'un point de vue historique.

    Ce projet interdisciplinaire (histoire et archéologie) proposait ainsi de fonder de nouveaux outils pour donner une vision équilibrée des connexions qui reliaient l’Afrique aux autres continents avant la traite du XVIIIe et le colonialisme du XIXe siècle.

    Rendez-vous sur le site de l'IFAS-Recherche pour en savoir plus.

  • ICEMASA - International Centre for Education, Marine and Atmospheric Sciences

    International Centre for Education, Marine and Atmospheric Sciences over Africa

     

    Janvier 2009 - décembre 2018

    Afrique du Sud

    ICEMASA était un laboratoire mixte international (LMI) sur les sciences marines et atmosphériques créé par des partenaires français et sud-africains. Le LMI ICEMASA avait pour objectif d’encourager la coopération dans des thèmes de recherche variés : courants marins, échanges océans-atmosphère, biogéochimie marine, écosystèmes marins et pêches, etc., le long des côtes d’Afrique Australe (océans Atlantique et Indien) et dans l’Océan Austral. Les approches quantitatives (dont les simulations numériques) étaient un composant important du programme. Le mandat d’ICEMASA donnait également une part importante au développement des capacités humaines en sciences des océans.

    Objectifs

    Le laboratoire mixte international ICEMASA poursuivait plusieurs objectifs :

    • Faciliter les échanges entre les scientifiques français et d’Afrique Australe
    • Enrichir les possibilités de recherche existantes sur des thèmes spécifiques
    • Mettre en lien les sciences physiques et écologiques dans le domaine marin
    • Promouvoir des études évaluant l’impact du changement climatique sur les océans, les écosystèmes et les pêcheries
    • Renforcer les capacités de recherché en développant l’éducation et les formations

    ICEMASA comportait deux éléments : un programme de recherché basé sur un plan scientifique et un programme encourageant la mobilité des étudiants en master et en doctorat entre la France et l’Afrique du Sud.

    Chiffres clés

    60 chercheurs et techniciens de nombreuses disciplines : océanographie physique, biogéochimie marine, modélisation des écosystèmes, écologie marine et pêcheries.

    Personnel

    611 mois d’expatriation pour le personnel de l’IRD, de l’Université de Brest et du CNRS, entre 2099 et 2018

    70.5 mois/an d’expatriation pour des Français en moyenne (8 à 11 chercheurs présents simultanément pour la période 2011-2015)

    55 mois de mission de longue durée (2 à 3 mois) pour les chercheurs français

    Publications (revues évaluées par des pairs)

    310 articles publiés (2009-2017)

    33% de co-publications avec des scientifiques d’Afrique Australe.

    Programme de formation

    67 students co-supervisés : 26 doctorants, 33 étudiants en master and 8 en thèse de spécialisation

    55% des étudiants originaires d’Afrique Australe, 61% d’Afrique, 72% de la zone Afrique + îles de l’Océan Indien (voir carte)

    Conférences de spécialistes, travaux dirigés pour master et thèses spécialisées, écoles d’été, ateliers workshops

    Création des masters co-labellisés entre l’Université de Cape Town et l’Université de Brest, et entre l’Université de Cape Town et l’Université de Montpellier

    Partenaires

    France

    Afrique du Sud

    Plus d’informations sur le site www.icemasa.org     

    Téléchargez le flyer ICEMASA.

  • RINEA - Research and Innovation Network for Europe and Africa

    RINEA - Research and Innovation Network for Europe and Africa

     

    Avril 2015 - mars 2018

    Afrique du Sud

    Le projet RINEA était financé par l'Union Européenne via le programme Horizon 2020 (grant agreement No. 645809) pour une durée de 36 mois (04/2015-03/2018) et il soutenait le EU-Africa High Level Policy Dialogue (HLPD) en matière de science, technologie et innovation (STI).

    En réponse aux défis de l'appel à propositions pour un projet conjoint UE-Afrique de coordination et de soutien dans le domaine de la recherche et de l'innovation, RINEA proposait trois objectifs spécifiques, mesurables et complémentaires, chacun répondant aux priorités du Sommet de 2014, une composante essentielle du partenariat bi-régional en matière de STI qui, une fois atteinte, contribuent à l'objectif global de renforcer et d'enrichir le partenariat Afrique-UE en science, technologie et innovation. Le consortium comprenait 13 partenaires de six pays européens et sept pays africains qui participaient également activement au bureau HLPD, le bureau d'exécution du HLPD, permettant ainsi une traduction directe des discussions politiques au niveau du HLPD en mesures à développer et à mettre en œuvre par le consortium RINEA à la demande du HLPD. Il était prévu de travailler de manière complémentaire avec des projets connexes, tels que CAAST-Net Plus et ProIntensAfrica.

    Activités (2015‐2018)

    • Renforcer la qualité et la quantité des partenariats entre les acteurs de la recherche et de l'innovation dans les États membres de l'UE, dans les pays associés et dans les pays d'Afrique.
    • Encourager la coordination transnationale des programmes et des politiques de coopération internationale en matière de STI pour une plus grande cohérence, une appropriation commune et une utilisation efficace des ressources.
    • Soutenir et enrichir les processus formels et informels de dialogue politique bi-régionaux sur les STI entre l'UE et l'Afrique.

    Traitant de tous les aspects du programme de travail, le projet consistait en cinq groupes de travail complémentaires mais interdépendants.

  • Whycooperate - Evolution de la coopération entre les êtres vivants

    Whycooperate - Les sélections sexuelle ou sociale sont-elles impliquées dans l’évolution de la coopération entre les êtres vivants ?

     

    Décembre 2015 - décembre 2019

    Afrique du Sud

    Évaluation des mécanismes assurant la fiabilité de la coopération et des bénéfices directs obtenus par les coopérateurs.

    Le projet Whycooperate étudiait les comportements de coopération entre les êtres vivants.

    La coopération est présente à tous les niveaux du vivant, des bactéries aux vertébrés tels que les humains. Selon le consensus actuel, la coopération entre les êtres vivants s’explique par la sélection de parentèle (coopération avec les êtres apparentés) et par la sélection naturelle (coopération pour la reproduction des gênes).

    Les sélections sociale et sexuelle, qui supposent une association préférentielle avec les individus les plus coopératifs, pourraient avoir un rôle tout aussi majeur. Cependant le rôle de ces forces est controversé : on ne comprend pas comment la coopération peut être un critère de choix fiable lié à la qualité et/ou la coopérativité future de l’individu.

    Objectifs

    Afin de déterminer si la coopération peut évoluer sous sélection sociale ou sexuelle, le projet a poursuivi 3 objectifs :

    • Tester 3 mécanismes pouvant assurer la fiabilité de la coopération et donc le fait qu’elle puisse être un critère de choix social ou sexuel
    • Quantifier les bénéfices sociaux et sexuels de la coopération pour le coopérateur et celui qui s’y associe
    • Tester les liens entre coopération et compétition afin de déterminer si comme attendu, les bénéfices directs de la coopération conduisent à des conflits pour coopérer.

    L’objet d’étude était le républicain social, un oiseau adoptant un comportement de coopération dans 3 situations particulières :

    • le nourrissage de jeunes qui ne sont pas les siens
    • la construction collective d’un gigantesque nid communautaire
    • la défense collective des nids contre les prédateurs

    Axes de recherche

    • Axe 1

    L’hypothèse que la coopération puisse être un « signal condition dépendant » a été testée de manière innovante : les coûts de la coopération ont étémesurés physiologiquement (stress oxydant, télomères) et des expériences ont permis de manipuler d’une part la condition des coopérateurs et d’autre part la présence de récepteurs(l’audience).

    Par ailleurs, deux solutions jusqu’alors non considérées ont été testées : la coopération est fiable car (i) elle est un trait de personnalité et/ou (ii) car elle est signalée par des caractéristiques morphologiques. La coopération en tant que trait de personnalité a été étudiée en mesurant sa répétabilité et ses liens avec d’autres comportements comme la socialité, la témérité et l’agressivité. La coopération en tant que trait signalé par la morphologie a été testée en mesurant son association avec les couleurs mélaniques, souvent pléiotropiques.

    • Axe 2

    Le projet a quantifié les bénéfices sociaux et sexuels de la coopération pour les coopérateurs et les individus qui s’y associent. Des données à long terme (en partie récoltées) et des expériences à court terme ont été utilisées pour relier la coopération au succès d’association sociale et sexuelle et à la survie. Il a par ailleurs été déterminé si les coopérateurs sont de meilleurs partenaires sexuels participant plus aux soins parentaux. En liaison avec les hypothèses des ‘bons gènes’ et pour déterminer si la coopération pourrait être héritable et ainsi choisie car transmise aux descendants, les chercheurs ont déterminé si des liens existent entre la coopération et le gène du DRD4.

    • Axe 3

    Le projet a analysé les liens entre compétition et coopération. Des données sur les hiérarchies de dominance et les taux de coopération ont permis d’établir si les individus sont en compétition pour coopérer.

    Financement

    Partenaires

    Coordination :

    Claire Doutrelant, CEFE

    Rita Covas, CIBIO et Fitz

  • WIoDER - un réseau pour élargir l’horizon des deltas

    WIoDER (Western Indian ocean Deltas Exchange & Research) - un réseau pour élargir l’horizon des deltas

     

    Janvier 2017 - décembre 2019

    Kenya, Madagascar, Mozambique, Tanzanie.

    WIoDER était un réseau de recherche international et pluri-disciplinaire étudiant l’évolution contemporaine des deltas de la région de l’océan indien oriental.

    Les recherches menées dans le cadre du réseau WIoDER visaient à comprendre le fonctionnement de ces socio-écosystèmes particuliers, en décrivant leurs évolutions récentes et en analysant l’impact des politiques publiques contemporaines (conversion des plaines inondables ou création d’aires protégées).

    Objectifs

    Les membres du réseau WIoDER poursuivaient les objectifs suivants :

    • développer des méthodologies de recherche adaptées aux études deltaïques;
    • acquérir, analyser et comparer des données à l’échelle régionale;
    • partager et diffuser des approches scientifiques et des outils appropriés;
    • créer du lien entre étudiants, chercheurs, décideurs politiques et habitants des deltas, dans l’idée de mieux comprendre le fonctionnement de ces socio-écosystèmes dans leurs différentes dimensions (hydrologiques, écologiques, socio-économiques, etc.).

    Thématiques

    Dans le cadre de ce projet, WIoDER a développé cinq écoles thématiques et programmes de recherche sur quatre sites de la région de l’océan indien oriental: le delta du Tana au Kenya (« Biodiversity »), le delta du Rufiji en Tanzanie (« Livelihoods », « Migrations »), le delta du Limpopo au Mozambique (« Hydrology ») et le delta du Betsiboka à Madagascar (« Mangroves »).

    Le projet visait à renforcer durablement la collaboration régionale en développant un observatoire sur les dynamiques dans les deltas des pays de l’Océan Indien oriental.

    Partenaires

    Coordination scientifique :

    • Dr. Stéphanie Duvail, coordination, Institut de Recherche pour le Développement, IRD, France
    • Dr. Craig Hutton, coordination adjointe, University of Southampton, England
    • Dr. Paolo Paron, coordination adjointe, IHE-Delft, Mozambique

    Financement

    CRDI (Centre de Recherches pour le Développement International – Canada) et IRD.