Mis à jour le 20/07/23

Retrouvez ici la biographie des invités de la première émission Hello World ! de l'IRD.

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Mame-Penda BA Professeure agrégée de sciences politique à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, au Sénégal.

Elle a été conseillère spéciale du Recteur et Directrice-adjointe de l’UFR Droit et science politique. Elle dirige le Laboratoire de recherche sur les sociétés et les pouvoirs Afrique / Diaspora (LASPAD / www.laspad.org) et est la Secrétaire Executive de l'African Studies Association for Africa (ASAA, http://as-aa.org/). Elle est membre de plusieurs réseaux de recherche internationaux et ses travaux couvrent la sociologie du religieux, l'analyse de l'action publique (Éducation, Santé, Genre, Décentralisation, Sécurité) ainsi les recompositions de l'Etat en Afrique. Elle est également rédactrice en chef de la nouvelle revue Global Africa et co-rédactrice du blog CIHA (Critical Investigations into Humanitarianism in Africa).

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Olivier DANGLES chercheur à l'Université de Montpellier, France, et directeur délégué adjoint à la science à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

Solidement ancrées dans une approche interdisciplinaire, les recherches d'Olivier portent sur la réponse de la biodiversité aux changements globaux, tant dans les écosystèmes naturels que dans ceux dominés par l'homme, principalement dans les Andes tropicales. Il a été chercheur associé dans plusieurs universités (Université Catholique Pontificale d'Equateur, Universidad Mayor San Andres de Bolivie, Cornell University aux Etats-Unis), et est actuellement basé au Centre d'Écologie Fonctionnelle et Évolutionnaire où il co-dirige un Laboratoire Mixte International entre l'Équateur, la Colombie et la France. Il a participé à divers panels internationaux, notamment la conférence des parties pour le climat et la biodiversité, le Belmont Forum, l'Agence française de développement, le Conseil international pour la science et l'ERA-Net Amérique latine et Caraïbes de l'Union européenne.

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Hadiza KIARI FOUGOU Enseignante-chercheure en géographie, Maître-Assistante des Universités du CAMES à l’Institut Supérieur en Environnement et Ecologie (IS2E) de l’Université de Diffa, Niger.

Elle mène ses recherches sur l’aménagement et la gestion des espaces ruraux entre dynamique paysagère, conflit d’usage et d’occupation de l’espace. Elle contribue à de nombreux travaux de recherche pluridisciplinaire dans le Bassin Tchadien, notamment sur la problématique du développement du lac Tchad et en particulier sur l’exploitation et à la gestion des ressources halieutiques. Elle est impliquée dans des réseaux scientifiques de renommée internationale comme le Réseau International Méga Tchad et dans de nombreux projets au Niger. Elle a participé à plusieurs études et expertises collectives sur le lac Tchad et a également présenté les résultats de ses recherches lors de plusieurs conférences internationales (Forum mondial de l'eau, UNESCO, COP21, etc.). Ses projets s’articulent désormais autour de l’approfondissement de la recherche engagée sur la pêche, et au-delà, sur les recompositions territoriales et socio-économiques, dans un contexte de changements environnementaux et d’insécurité lié à Boko Haram.

 

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Kate RAWORTH Associée principale à l'Environmental Change Institute de l'Université d'Oxford et professeure de pratique à l'Université des sciences appliquées d'Amsterdam.

Économiste hors-normes, elle s'attache à explorer la manière de penser l’économie nécessaire pour relever les défis sociaux et écologiques du XXIe siècle. Elle est la créatrice du Donut sur les frontières sociales et planétaires. Sa théorie sur l'économie du donut, internationalement reconnue, a eu une grande influence sur les penseurs du développement durable, les entreprises progressistes et les militants politiques. Au cours des vingt dernières années, la carrière de Kate l'a amenée à travailler avec des micro-entrepreneurs dans les villages de Zanzibar, à co-rédiger le Rapport sur le développement humain pour le PNUD à New York, puis à travailler pendant dix ans comme chercheuse principale pour Oxfam. Elle est membre du Club de Rome et siège à plusieurs conseils consultatifs, notamment au programme Global Challenges de la Stockholm School of Economics et à l'Environmental Change Institute de l'Université d'Oxford.

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Johan ROCKSTRÖM Directeur de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique, professeur à l'Institut des sciences de la terre et de l'environnement de l'université de Potsdam, et professeur en systèmes d'eau et durabilité globale à l'université de Stockholm.

Il a acquis une renommée internationale en développant le cadre de travail Planetary Boundaries, qui est depuis devenu une norme de la science de la durabilité. Il est très impliqué dans des activités de recherche couvrant un large éventail de sujets liés au système terrestre et à la durabilité globale dans l'Anthropocène. Il a reçu la prestigieuse bourse avancée du Conseil européen de la recherche et est classé parmi les scientifiques les plus influents et les plus cités au monde par Clarivate Analytics. Il intervient régulièrement en tant que conseiller lors de réunions d'organisations internationales de haut niveau, telles que le Forum Economique Mondial, l'Assemblée générale des Nations unies, le Réseau de solutions pour le développement durable des Nations unies et les conférences de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.

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Florence SYLVESTRE Chercheure en paléoclimatologie au Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement, France et professeure associée à l'Université de N'Djamena, Tchad.

Ses recherches portent sur la compréhension de la variabilité des climats passés sous les latitudes tropicales. Elle a 24 ans d'expertise dans la reconstruction des changements environnementaux basée sur l'analyse des diatomées. Plus récemment, elle a développé une méthodologie innovante impliquant la composition isotopique de l'oxygène des diatomées comme traceur direct des paramètres climatiques. Elle utilise cette expertise pour comprendre, par une approche de modélisation, l'hydrologie satellitaire des systèmes lacustres. Depuis 10 ans, elle étudie le lac Tchad, ses objectifs étant de comprendre son cycle hydrologique dans le contexte du changement climatique pour mieux estimer son potentiel comme ressource en eau dans la zone du Sahel. Depuis septembre 2020, elle est affectée au Tchad où elle représente l'IRD.

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Laurent VIDAL Chercheur à l'IRD, anthropologue.

Depuis plus de 30 ans il travaille en Afrique (Niger, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal) sur les questions de santé (sida, paludisme, tuberculose, santé maternelle) ainsi que sur l’épistémologie des sciences sociales dans des contextes de « développement ». Ses travaux font l’objet d’une vingtaine d’ouvrages, donc 5 en son nom propre et de plus de 50 articles et autant de chapitres d’ouvrages. Il a dirigé le centre de sciences sociales de l’IRD à Abidjan au début des années 2000, puis le département de Sciences sociales de l’IRD à son Siège à Marseille. Il a aussi été membre de la commission scientifique sectorielle « Sciences humaines et sociales » de l’IRD, ainsi que du conseil scientifique de Sidaction. Il a été Représentant de l’IRD au Sénégal de janvier 2015 à décembre 2018 et est actuellement Représentant de l’Institut au Mali.