Sommaire

Mis à jour le 14/05/24

Les projets de recherche menés par l’IRD au Cambodge se concentrent sur trois domaines prioritaires :

  • Environnement, ressources naturelles et agriculture :
    • Étude des écosystèmes, des ressources naturelles et de l'impact des activités humaines
    • Sujets prioritaires : l’eau, les sols, la santé des plantes, la biodiversité, l’agriculture et l’aquaculture durable
  • Sciences humaines et sociales :
    • Contribution à la protection du patrimoine via la formation des étudiants cambodgiens en sciences humaines et sociales
    • Amélioration de la qualité de l'enseignement supérieur au Cambodge
  • Santé et nutrition :
    • Étude des maladies infectieuses émergentes, des bactéries pathogènes et des mécanismes d'émergence et de transmission de la résistance aux antibiotiques
    • Étude des liens entre la santé et l'environnement
    • Recherche sur la nutrition et la sécurité alimentaire

Les principaux projets de recherche

Projets liés à l’environnement et aux ressources naturelles

  • ASSET : Agroecology and Safe food SystEms Transitions (2020-2025)

    Sites d’étude : Cambodge, Laos, Myanmar, Vietnam

    Objectifs : Le projet ASSET vise à transformer les systèmes alimentaires et agricoles en Asie du Sud-Est en exploitant le potentiel de l'agroécologie. Cet objectif sera atteint en renforçant et en mettant en synergie les initiatives contribuant à la généralisation des pratiques agroécologiques depuis le niveau local jusqu’au niveau régional, des pays du Mékong. Le projet développe des approches innovantes pour le suivi et l'évaluation des impacts des pratiques agroécologiques sur les performances des systèmes agricoles, l'amélioration des moyens de subsistance et la promotion de systèmes alimentaires durables.

    Site internet : https://www.asset-project.org/

    Contact : Jean-Christophe CASTELLA

  • Projet Plant Health : Health of plants in their socio-ecological ecosystem (2021-2024)

    Sites d’étude : Cambodge, Côte d’Ivoire

    Objectifs : Dans ce projet fédérateur, nous proposons d'unir les forces de plusieurs unités de recherche, aux compétences variées, afin d'aller au-delà d'une compréhension classique de la santé des plantes. Pour ce faire, nous proposons de renouer le lien avec les premiers acteurs de la gestion de la santé des plantes, les agriculteurs. En travaillant sur des plantes cultivées en zone intertropicale qui présentent des intérêts économiques et sociétaux majeurs et en recréant ce lien entre chercheurs et agriculteurs, nous espérons non seulement développer de nouveaux indicateurs phytosanitaires, mais aussi comprendre la diversité des pratiques agricoles et la dynamique de leur mise en œuvre en fonction de l'état sanitaire des parcelles cultivées. A partir de la perception qu'ont les agriculteurs de l'état sanitaire de leurs parcelles, nous souhaitons comprendre comment les composantes biotiques et abiotiques du sol peuvent jouer un rôle dans le maintien d'une bonne santé des plantes. L'objectif final de ce projet est de développer de nouveaux paradigmes dans la gestion et la mise en œuvre d'approches originales et intégratives pour améliorer la santé des plantes.

    Contact : Gilles BENA

  • COSTEA : Comprendre et gérer les plaines inondables cambodgiennes (2020-2023)

    Sites d'étude et objectifs : Ce projet vise à comprendre les dynamiques socio-hydrologiques d’une région spécifique du haut delta du Mékong, la « zone des preks » dans la province de Kandal au Cambodge.

    Cette région se caractérise par l’existence d’un réseau consistant en une multitude de canaux en terre creusés de main d’homme, de cours d’eau naturels et de zones humides basses et par une agriculture diversifiée et intensive et de multiples pratiques de pêche. Elle fait également l’objet de projets de développement prenant la forme de réhabilitation et de construction d’infrastructures de contrôle de l’eau sans que les impacts de ces dernières sur ce socio-écosystème ne soient pleinement appréciées du fait d’un manque d’information sur l’hydrologie de la zone, les systèmes agricoles et les modalités de gestion des ressources.

    Le projet est résolument interdisciplinaire mobilisant des disciplines telles que l’hydrologie, l’hydrogéologie, l’économie agricole, la géographie, l’anthropologie du développement et les études des sciences et techniques. Il combine analyses en télédétection, modalisation, enquête sociologique de terrain et approches participatives.

    Ce projet est mené en parallèle d’un projet de développement financé par l’AFD et dont l’un des volets consiste en la réhabilitation de certains preks à des fins d’intensification agricole. L’ambition de ce projet est donc double :

    • Générer de nouvelles connaissances sur les dynamiques socio-hydrologiques à l’œuvre dans une zone méconnue et difficile à appréhender
    • Accompagner un projet de développement en produisant des connaissances mobilisables dans le cadre de réhabilitation d’infrastructures pour que celles-ci soient plus juste socialement et environnementalement

    Il contribue à une « action structurante » du COSTEA intitulée « aménager et gérer les plaines inondables dans un contexte de changement global » et en parallèle de chantiers de recherche menés au Maroc et en Équateur.

     

    Financement : Agence Française de Développement (AFD) 

    Partenaires :

    • Institut de Technologie du Cambodge
    • Université Royale d’Agriculture
    • Irrigation Service Center

    Site Internet : https://www.comite-costea.fr/

    Contact : Jean-Philippe VENOT

     

  • Étude hydro-biologique exploratoire de la rivière Sangker

    Sites d'étude et objectifs : Le domaine de l'écologie aquatique, tant au niveau de l'enseignement et de la recherche universitaire, reste à ce jour, fortement déficient au Cambodge. Paradoxalement, le pays dispose d'une richesse hydrobiologique unique, due à la présence du lac Tonle Sap et des affluents qui l'alimentent. Ainsi, la proximité du lac Tonlé Sap et d'un de ses principaux affluents, la rivière Sangker, qui traversent la ville de Battambang, constitue un excellent terrain d'exploration en la matière.

    Le défi est de double nature, impliquant à la fois la recherche et l'enseignement :

    • Enseignement des méthodes d'investigation hydrobiologique et limnologique : description des habitats, analyses physico-chimiques, échantillonnage des différents compartiments biologiques, etc.
    • Recherche : évaluation de la qualité chimique et biologique, via les diatomées benthiques, de la rivière Sangker

    Contact : Loïc TUDESQUE

  • EISACam

    Ce projet vient en réponse à l’appel à proposition international Capfish pour une expertise au « Développement d'écloseries et recherches sur l'intensification écologique » dans le cadre du projet européen Capfish-Aqua, avec un co-financement de l’AFD. L’IRD a constitué un consortium réunissant des experts et scientifiques reconnus provenant d'institutions et d'organismes français, européens et internationaux apportant des compétences disciplinaires en recherche et développement en aquaculture, expertises acquises principalement dans les pays tropicaux.

    Contacts :

Projets de recherche en santé

  • CIRCUS (2022-2023)

    Circulation des entérobactéries multirésistantes (MDR-E) chez les humains, les animaux et dans l'environnement dans les zones rurales, périurbaines et urbaines des pays à revenu faible et intermédiaire : l'approche « One Health » (une seule santé)

    Site d'étude et objectifs : L'objectif global du projet est de caractériser la circulation de la Résistance aux Antimicrobiens (RAM) telle qu'évaluée par les souches d'ERM et les MGE entre les 3 segments (humain, animal et environnement) et dans différents habitats (urbain, périurbain et rural) au Burkina Faso, au Cambodge, en Côte d'Ivoire et à Madagascar.

    L'un des objectifs de ce projet est de renforcer la capacité de diagnostic des laboratoires, de transférer les résultats aux réseaux nationaux de surveillance de la résistance et d'établir des recommandations spécifiques pour les trois habitats.

    Contact : Anne-Laure BAÑULS

  • ClimHealth (2022-2022)

    Les informations climatiques et environnementales des satellites à destination des systèmes de surveillance de santé

     

    Sites d’étude : Cambodge, Myanmar

    Objectifs : Le projet ClimHealth (Surveillance du climat et de l'environnement pour l'alerte sanitaire précoce) vise à développer un module opérationnel du DHIS2 (Digital Health Information System) pour intégrer des données environnementales et climatiques (téléchargement, traitement, visualisation, relations avec les données épidémiologiques). Cet outil mettra facilement à disposition de l’information issue de ces données, sans nécessiter de connaissances en acquisition et traitement d’images. Il contribuera à la détection de signaux pour l’alerte sanitaire précoce.

    Site internet : https://www.spaceclimateobservatory.org/fr/climhealth-yangon

    Contact : Vincent HERBRETEAU

  • EASIMES 2019-2022, prolongé par C19RM (2021-2023)

    Analyse et surveillance de l'environnement pour améliorer les stratégies d'élimination du paludisme

     

    Sites d’étude : Cambodge, Est du Myanmar

    Objectifs : le projet EASIMES vise à améliorer la compréhension des conditions environnementales qui influencent la transmission du paludisme dans les environnements forestiers à l’Est du Myanmar afin d'améliorer la micro-stratification (l’identification des zones les plus à risque) et les outils de surveillance active utilisés par les programmes de contrôle et/ou d'élimination.

    Ce projet permettra d'élaborer une carte précise (usage et couverture du sol) des environnements autour des villages et des lieux de déplacement des populations et des changements saisonniers à partir de données de télédétection confirmées par des enquêtes de terrain.

    En savoir plus : fiche technique du projet EASIMES

    Contact : Vincent HERBRETEAU

  • ECOMORE 2 WP Climat (2018-2021)

    Développement économique, modifications des écosystèmes et évaluation des risques liés aux maladies infectieuses émergentes

     

    Sites d’étude : Cambodge, Laos, Vietnam, Myanmar, Philippines

    Objectifs : le projet ECOMORE 2 vise à étudier l’impact des modifications des écosystèmes sur la santé des populations sous l’effet de l’activité humaine (urbanisation, intensification des techniques agricoles, utilisation des sols, mouvements des populations) et des changements climatiques. Il est financé par l’AFD et s’inscrit dans les fortes préoccupations au niveau international et régional soulevées par la COP21.

    Le volet « climat-environnement » du projet propose de mettre en place un service climatique pour déterminer si la dengue, la leptospirose et les vecteurs peuvent se répandre hors de leurs frontières actuelles.

    En savoir plus : fiche technique du projet ECOMORE 2WP Climat

     

    Site internet : www.ecomore.org

    Contact : Vincent HERBRETEAU

  • AFRICAM

    Sites d’étude : Cambodge, Cameroun, Guinée, Madagascar, Sénégal

    Objectifs : Le projet PREZODE AfriCam vise à appuyer le Cambodge, le Cameroun, la Guinée, Madagascar et le Sénégal dans leurs stratégies et politiques nationales à l’interface des santés humaine-animale-environnementale. Il permet d’identifier les risques et de prévenir les épisodes d'émergence et la propagation des maladies zoonotiques chez l’homme, tout en garantissant les moyens de subsistance des communautés les plus pauvres en œuvrant pour la justice sociale. Ce projet s’inscrit en complémentarité et synergie avec les projets One-Health déjà menés par l’IRD et le CIRAD dans les pays d’intervention.

    Contact : Anne-Laure BAÑULS

Projets en sciences humaines et sociales

  • Nutrition-Cambodge (2009-2023)

    SEA-RUFF - « Renforcer les systèmes durables d'alimentation à base de poisson en Indonésie et au Cambodge grâce à des aliments prêts à l'emploi innovants, de haute qualité et abordables pour lutter contre la malnutrition intergénérationnelle : un partenariat entre l'Asie du Sud-Est et l'Europe ».

     

    Objectifs : Le projet SEA-RUFF a pour objectif de produire et de rendre accessible des aliments prêts à l'emploi (APE, RUFF en anglais) à base de poissons, innovants, de haute qualité, abordables, nutritifs et durables, disponibles toute l'année. Le projet contribuera ainsi au développement d'un système alimentaire durable à base de poisson d'eau douce en Indonésie et au Cambodge, et améliorera la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la diversité alimentaire des groupes les plus vulnérables, et de fait l'état nutritionnel et la santé des femmes enceintes et leurs nouveau-nés, brisant ainsi le cycle intergénérationnel de la malnutrition.

     

    Contact : Jacques BERGER

  • SENOVIE (2021-2026)

    Sites d’étude : France, Bénin, Mali, Cambodge à venir

    Objectifs : Le projet SENOVIE documente les vécus et expériences de femmes qui quittent leur pays pour se faire soigner autre part (mobilités thérapeutiques Sud-Sud et Sud-Nord). Le gouvernement investit actuellement beaucoup dans la cancérologie avec notamment l'ouverture récente d'un Centre National d'Oncologie à l'hôpital Calmette (Phnom Penh, Cambodge) mais pas, ou peu, de recherches ont investigué cette « nouvelle » discipline en pleine émergence au Cambodge avec une approche santé publique/sciences sociales. Cette recherche souhaite contribuer à la lutte contre les inégalités sociales de santé et à la mise en lumière de ce cancer dans les pays du Sud.

    Contact : Clémence SCHANTZ

  • EPIGENDER (2022-2027)

    Objectifs : Le projet EPIGENDER évalue l'influence des normes de genre sur la santé, en utilisant des marqueurs épigénétiques. Il met en lumière les facteurs socioculturels qui influencent la santé humaine de manière spécifique au sexe. L'IRD, par l’intermédiaire de Frédéric Bourdier, est chargé d’organiser, superviser et mener les enquêtes. Il sera également chargé du travail de restitution sur le terrain, visant à informer certaines des populations étudiées des résultats du programme EpiGender.

    Contact : Frédéric BOURDIER

Les jeunes équipes associées (JEAI)

Une JEAI permet à un groupe de chercheurs du Sud (au moins trois) de se constituer en équipe, ceci à travers la réalisation d’un projet de recherche et de formation par la recherche. En étroite collaboration avec une unité de recherche IRD, le projet doit servir de catalyseur pour que la JEAI soutenue devienne une équipe solide et reconnue dans son domaine. Ce partenariat vise à faciliter l’insertion de la jeune équipe dans des réseaux scientifiques nationaux et internationaux.

Au Cambodge, l’IRD appuie trois JEAI :

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© IRD, Marc Legendre

Specimen de Pangasius larnaudii (Pangasiidae, Siluriformes), Rivière Tonle Sap, Cambodge

  • 4CWATER (2020-2023)

    4CWATER vise à comprendre le fonctionnement des hydro-systèmes en zone côtière et à mettre en place un réseau de suivi participatif innovant permettant de générer le premier jeu de données en termes de suivi de la ressource en eau à destination des communautés locales.

    La JEAI répond à l’un des défis principaux auquel le Cambodge doit répondre, à savoir le développement incontrôlé de sa zone côtière parfois appelée le « corridor économique du Sud ». La forte croissance économique enregistrées par la région au cours des dernières décennies, et qui s’est récemment accélérée du fait d’investissements chinois massifs, s’est traduite par l’expansion des villes côtières et des zones industrielles attenantes. Les effets de tels développements sur la disponibilité des ressources en eau ne sont pas pris en compte et ce, même s’il y a des signes avant-coureur de surexploitation de la ressource dans ces environnements côtiers à l’équilibre délicat.

    Il n’existe pas de réseau d’observation dans ces zones et peu de données sont disponibles à l'heure actuelle, ce qui rend toute évaluation de la situation et de ses possibles évolutions (notamment en termes de disponibilité et qualité des eaux souterraines dont dépend une grande partie de la population dans un contexte où les infrastructures d’eau potable restent encore peu développées) impossible. L’équipe propose donc de répondre à cet enjeu en menant des recherches dans la région de Sihanoukville dans la province éponyme. Deux sites pilotes seront mis en place, l’un dans un contexte de développement agricole, l’autre de développement urbain.

    Le projet permettra de :

    • Réaliser un état des lieux des ressources en eau souterraine et de surface,
    • Analyser la vulnérabilité des eaux souterraines vis-à-vis de l’intrusion d’eau saline,
    • Mettre en place un réseau de suivi participatif de la salinité des eaux souterraines,
    • Développer un dispositif de collecte de données innovant (Android API).

    Pour cela, l’équipe mobilise des cadres et méthodes d’analyse en hydrologie, hydrogéologie, géophysique, géochimie et sciences informatiques.

    4CWATER est piloté par des chercheurs de l’Institut de Technologie du Cambodge (ITC) avec l’appui de chercheurs IRD de l’UMR G-EAU.

     

    Contacts :

  • HEALTHYRICE (2019-2022)

    HEALTHYRICE rassemble des chercheurs issus de diverses disciplines afin d'étudier les systèmes rizicoles sous l’angle de l’agronomie, l’écologie des sols, la santé des plantes et la qualité des semences. L’objectif de la JEAI est d’identifier les paramètres qui peuvent permettre une amélioration de la santé des plantes et du sol et une diminution de l’utilisation des pesticides et de leurs résidus dans les produits consommés. L’approche multidisciplinaire proposée doit permettre d’identifier de bonnes pratiques agricoles, respectant la législation sur les pesticides et la mise en marché et d'encourager les agriculteurs à les adopter pour une production rizicole plus durable.

    Le projet est divisé en quatre composantes principales :

    • La mise en place de systèmes de culture rizicoles diversifiés dans trois agroécosystèmes du Cambodge qui serviront de sites d’étude pour les trois autres composantes ;
    • Santé de la plante : un suivi des maladies et parasites caractérisant les différents systèmes de culture et une analyse du microbiome du riz en lien avec ses phénotypes ;
    • Santé des sols : analyse de la transformation de la matière organique, la structure du sol, les cycles des nutriments et la biodiversité fonctionnelle des sols 
    • La qualité des semences : analyse du contenu protéique et des résidus de pesticides dans le riz de consommation et analyse des moyens de subsistance des agriculteurs.

    Les résultats attendus sont :

    • L’identification de la palette de services écosystémiques fournis par une gestion agroécologique en comparaison avec une gestion conventionnelle (à savoir l’identification de pratiques agricoles permettant une gestion intégrée des maladies et parasites, de la qualité des sols et la production de riz à haute valeur ajoutée) ;
    • La mise en visibilité à l’international de l’équipe dans les champs de l’agroécologie et de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures  ;
    • Un renforcement des capacités par le biais de la formation d’étudiants de master en analyse microbienne et agroécologie des sols ;
    • Un transfert de connaissance de pratiques agricoles durable vers les agriculteurs.

    La JEAI HEALTHYRICE est pilotée par des chercheurs de l’Institut de Technologie du Cambodge (ITC), l’Université Royale d’Agriculture (URA), l’Université de Battambang avec l’appui de chercheurs IRD de l’UMR IPME et de collègues du CIRAD en poste au Cambodge.

     

    Contacts :

  • AGROECO (2020-2023)

    AGROECO se penche sur les questions du fonctionnement écologique, de la biologie et de l’écologie des poissons d’eau douce, et de la durabilité des services écosystémiques que procure le grand lac Tonlé Sap (TLS), réserve de biosphère de l’UNESCO et écosystème d’inondation pulsé qui soutient une des plus grandes pêcheries indiscriminées d’eau douce au monde dont dépendent directement plus de 3 millions de personnes pour leurs apports en protéines et leurs revenus journaliers.

    Au cours des 50 dernières années, l’augmentation rapide de la population dans cette région s’est accompagnée d’une intensification de l’exploitation des ressources piscicoles, d’une déforestation de la forêt inondée, d’une augmentation des prélèvements en eau pour l’agriculture, et d’une perte de connectivité liée à la construction de barrages ; les scénarios de changement climatique amplifiant ces pressions multiples. Ainsi, la durabilité des services écosystémiques est aujourd’hui questionnée et comprendre et anticiper les réponses de ces services aux changements globaux nécessite, en premier lieu, d’améliorer notre capacité à évaluer la vulnérabilité des espèces piscicoles à ces changements.

    Le projet vise donc à améliorer nos connaissances sur les réponses de la biodiversité dans un contexte de changements globaux et de pressions anthropiques questionnant la durabilité de services écosystémiques cruciaux. Ainsi, ce projet combine l’utilisation d’approches de modélisation et de différents indicateurs de diversité (fonctionnelle, phylogénétique, d’interactions) pour caractériser et mieux anticiper les réponses du grand lac Tonlé Sap et définir des outils d’aide à la gestion et à la conservation de la biodiversité et des ressources alimentaires. En transformant ces connaissances scientifiques en outils de pratiques, ce projet contribue ainsi au développement durable du plan stratégique gouvernemental cambodgien et des pays riverains du Mékong.

    AGROECO est mis en œuvre par un groupe de jeunes chercheurs de l’université de Battambang avec l’appui de chercheurs de l’IRD et de l’université Paul Sabatier-Toulouse 3 appartenant à l’UMR EDB.

     

    Contacts :

Le laboratoire mixte international (LMI)

Un LMI est un programme de recherche co-construit et codirigé par l’IRD et ses partenaires locaux (universités et instituts de recherche) autour d’une thématique scientifique et d’une plateforme commune. Un projet de LMI a pour vocation de développer et de consolider la recherche multidisciplinaire en devenant à terme (ou en s’intégrant dans) une structure opérationnelle de recherche durable sous la responsabilité du pays partenaire. Il peut être bilatéral ou régional.

Au Cambodge, un LMI régional est actuellement actif :

  • LMI DRISA : Drug Resistance in Southeast Asia (2016-2026)

    Résistance aux médicaments en Asie du Sud-Est

    La résistance aux antibiotiques pose à l’heure actuelle de véritables problèmes en santé humaine et vétérinaire au niveau mondial, en particulier avec l’émergence de souches de plus en plus résistantes. L’Asie du Sud Est, épicentre d’un bon nombre de maladies infectieuses, représente une des sources majeures de bactéries résistantes et multi-résistantes. Dans ce contexte alarmant, contrôler leur émergence et leur transmission est devenu une priorité pour tous les systèmes de santé publique dans cette région du monde.

    Objectifs : Le but du LMI DRISA est d'obtenir un aperçu des mécanismes d'émergence de résistance et de transmission à différentes échelles spatiales et temporelles. Cet objectif sera atteint en développant des approches complémentaires impliquant :

    • Des études observationnelles en milieux hospitalier et communautaire et dans divers environnements
    • De la recherche expérimentale
    • De la modélisation mathématique

    Les études observationnelles permettront la collecte de données qui font malheureusement encore fréquemment défaut. Elles contribueront également à la caractérisation de la transmission au sein et entre les principaux compartiments. Les études expérimentales permettront de comprendre les mécanismes moléculaires de la résistance et la modélisation mathématique permettra les analyses globales des données obtenues mais également d’orienter leur collecte et la démarche expérimentale. Les modèles seront également utilisés pour explorer et tester des hypothèses pour lesquelles l'expérimentation est impossible et pour aider à l'élaboration des politiques de santé publique. Outre les programmes de recherches, le LMI sera fortement impliqué à la fois dans la formation et l'innovation.

    La formation sera donnée dans le cadre des enseignements de l'Université des Sciences et Technologies de Hanoï (USTH) et l’encadrement des étudiants de master et de thèse. Des formations spécifiques seront ouvertes aux professionnels. L’innovation impliquera le développement de nouvelles technologies et d’outils diagnostiques, ainsi que l’étude de nouvelles molécules antibactériennes.

     

    Partenaires :

Les International Research Networks (IRN)

Un IRN est un réseau de laboratoires français et étrangers constitué entre plusieurs pays, dont au moins un pays en développement, autour d’une thématique stratégique pour la recherche sur et pour le développement durable dans une zone intertropicale. Un IRN est doté d’un comité de coordination scientifique.

Au Cambodge, des scientifiques partenaires participent actuellement à trois IRN :

Les Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI)

Le Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) permet aux ambassades de mener sur le terrain des actions innovantes à impact rapide et fortement visibles au bénéfice des populations locales. Le projet peut être porté au niveau national ou régional.

D’une durée maximale de deux ans, chaque projet dispose d’un montant allant de 100 000 € à un 1 000 000 €.

Au Cambodge, il y a actuellement quatre FSPI :

  • FSPI ARCAHE

    Objectifs : L'objectif principal du projet ARCAHE est d'explorer la circulation des bactéries résistantes aux antibiotiques à l'interface entre les humains, les animaux et l'environnement au Cambodge.

    Le premier objectif spécifique est d'estimer la prévalence de l'antibiorésistance dans un hôpital principal de Phnom Penh, l'Hôpital Calmette, et dans un hôpital provincial, Battambang Provincial Referral Hospital, en raison d'infections communautaires.  Le deuxième objectif spécifique est d'étudier la circulation des bactéries résistantes dans l'environnement (animaux, sol, aliments, eau) des patients atteints de bactéries résistantes de l'hôpital de Battambang. Le troisième objectif est de contribuer au développement des capacités de recherche et des compétences scientifiques sur l’AMR (l’anti-micro-résistance) et le concept "One Health".

    Site internet : https://amr-arcahe.com/

    Contact : Anne-Laure Bañuls

  • FSPI AquaCAM (2020-2022)

    Aquaculture au Cambodge : Durabilité et Prévention des Risques

    Objectifs : Au Cambodge, le poisson est la source de protéine animale prédominante dans l’alimentation et 54 % des ménages la consomment quotidiennement. L’aquaculture cambodgienne, estimée à 205 000 tonnes en 2017, est assurée essentiellement par l’aquaculture continentale. Cependant la durabilité de l’aquaculture cambodgienne est confrontée à de nombreux défis économiques, environnementaux, sanitaires et sociétaux. Via une approche multidisciplinaire, le projet AquaCAM propose d’évaluer la durabilité des systèmes de production aquacole existants au Cambodge par rapport aux quatre défis mentionnés ci-dessus, cela afin de promouvoir le développement d’une aquaculture efficace et durable dans le pays. 

    En savoir plus sur ce projet de recherche

    Contact : Domenico Caruso

  • FSPI OHSEA – One Health in South-East Asia
    • ARCIMED

    Le projet ARCIMED se concentre sur la résistance aux antibiotiques, il est localisé sur la région du Delta du Mékong, au Cambodge et au Vietnam. Il permet d’étudier l’impact du fleuve sur la transmission et la dissémination de la résistance aux antibiotiques.

    • ELAOS

    Le projet ELAOS se concentre sur l’émergence de la tuberculose dans les interactions entre humains et éléphants. L’objectif est d’étudier la résistance antibiotique des éléphants en captivité pour cette maladie, et d’évaluer le risque de transmission de la tuberculose de l’homme vers l’éléphant et de l’éléphant vers l’homme, au Laos.

  • FSPI Wat-Health (2021-2022)

    Sites d’étude : Delta du Mékong, Cambodge et Vietnam

    Objectifs : L'objectif principal est de définir l'exposition et la vulnérabilité des populations rurales aux risques sanitaires les plus notables liés aux inondations. L'étude part du principe que, comme dans d'autres pays de la région, les risques liés à l'eau, tels que les contaminants, les maladies bactériennes et vectorielles, représentent une menace potentielle majeure pour la santé. Les investigations sont menées sur un site pilote dans le delta du Mékong, situé entre Phnom Penh et la frontière avec le Vietnam. L'ambition scientifique générale est de déterminer comment les changements dans les régimes d'inondation des rivières affectent la distribution des polluants et entraînent des changements dans la biodiversité des agents pathogènes et des vecteurs de maladies liés à l'eau, avec des effets ultimes sur la santé, la production agricole et l'environnement.

    Site internet : https://wat-health.com

    Contact : Sylvain Massuel

Les principales unités mixtes de recherche

Avec affectation et missions

Sur Missions

 

Les programmes de recherche finalisés

  • JEAI ECOLAND (2018-2021)

    ECOLAND a pour objectif de comprendre les dynamiques associées des changements agricoles et environnementaux dans deux socio-environnement fortement contrastés du Cambodge : les plaines d’inondation autour du lac Tonle Sap et du haut delta du Mékong et les zones forestières périphériques fortement affectées par la déforestation et l’érosion. Le projet est interdisciplinaire et mobilise les cadres d’analyse de l’économie agricole et environnementale, de la géographie humaine et de l’agronomie pour analyser :

    • les dynamiques agro-environnementales à l’œuvre (y compris les changements de couverture et d’usages des sols) dans ces deux socio-écosystèmes ;
    • les pratiques d’utilisation des ressources et leurs évolutions ;
    • les conséquences sociales et économiques des changements environnementaux sur les populations.

    Le projet pose la question des conséquences -en termes d’équité et de durabilité- des changements agroenvironnementaux à l’œuvre dans un pays où la grande majorité de la population dépend des agroécosystèmes pour ses moyens de subsistance. L’objectif de recherche et de produire des connaissances reconnues internationalement qui contribuent aux débats sur le futur de l’agriculture familiale en Asie du Sud-est et sur les modalités de gestion de l’environnement dans un contexte de changement climatique. Le projet a également une dimension institutionnelle : par le biais de la recherche , l'objectif est de renforcer un jeune centre de recherche dans une université publique cambodgienne et de soutenir des initiatives d'éducation continue visant à améliorer les programmes d'enseignement et à créer des écoles doctorales au Cambodge.

    ECOLAND est piloté par des chercheurs de l’Université Royale d’Agriculture (URA) avec l’appui de chercheurs IRD des UMR G-EAU et GRED et de collègues du CIRAD en poste au Cambodge.

    Contacts : sokkimchhin@rua.edu.kh et jean-philippe.venot@ird.fr

  • QualEauMek (2019-2021)

    Qualité des eaux de surface dans le bassin du Mékong

    Objectifs : le Mékong est un bassin versant de ~750 000 km² où vivent 70 millions de personnes. Très peu de données existent sur la qualité des eaux de surface, bien que celles-ci soient encore fréquemment utilisées pour une multiplicité d’usages à forts enjeux sanitaires. QualEauMek cherche à mieux comprendre les relations entre matières en suspension (MES), turbidité, et contamination microbienne (E. coli), afin de relier ces variables au proxy de la couleur de l’eau, mesurée par télédétection (Sentinel-2), dans le but de cartographier le risque sanitaire à l’échelle du bassin.

    En savoir plus sur ce projet de recherche

    Contact : Laurie Boithias