Dans le cadre du Master Ecologie, Biodiversité, Evolution (EBE) du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), une école de terrain a été organisée du 23 février au 19 mars 2024 au Cameroun avec l’appui de l‘IRD, de l’Université de Dschang (Faculté des Sciences, Département de Biologie Végétale) et de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), antenne de Kribi.

renforcer les connaissances et compétences des étudiants dans le domaine de la botanique et de l’écologie végétale

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L’édition 2024 s’est déroulée dans les localités de Yaoundé, Dschang, Pendja et Kribi. Cette école de terrain à caractère international a regroupé des ressortissants de 6 pays (Belgique, Cameroun, Colombie, Espagne, France, Tchad).

L’école avait pour but d’initier ou de renforcer les connaissances et compétences des étudiants dans le domaine de la botanique et de l’écologie végétale, de la zoologie, de l’écologie animale et de l’ethnobotanique, notamment en matière d’usages des produits forestiers non ligneux ou ligneux par les populations. Les activités ont été organisées autour de la connaissance des forêts tropicales tant naturelles que de production.

Les étudiants étaient en provenance :

  • 4 du master EBE Biodiverité et environnements végétaux tropicaux (BEVT) du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et Écologie de la conservation-Ingénierie écologique : recherche et expertise (ECIRE) de Sorbonne Université Paris,
  • 4 du Master Erasmus TROPIMUNDO du MNHN,
  • 4 du Master Biodiversité et Environnements Tropicaux (BET) de l’Université Libre de Bruxelles,
  • 20 étudiants de la faculté des Sciences de l’Université de Dschang.

Les parcours internationaux concernent les domaines de la Systématique, l’Evolution, l’Écologie de la conservation et l’ingénierie écologique : recherche et expertise.

Un programme en deux parties

Etudiants et encadrants sur le terrain

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La première phase (23 février au 5 mars) concernait les étudiants du Master EBE et Tropimundo. Il s’agissait d’une découverte et de l’initiation au milieu tropical sur Yaoundé et ses environs (forêt humide et savane, fleuve Nyong, plantations de poivre, site de l’IRAD à Njombé).

Lors de la deuxième phase (du 6 au 19 mars), l’école de terrain s’est organisée autour de sorties dans les environs de Kribi, et de séances de restitution et de discussions en fin de journée.

Pour les sorties de terrain à but botanique et afin d’éviter un trop important afflux de connaissances nouvelles : elles ont été organisées par thème en abordant dans un premier temps les plantes rudérales souvent pantropicales.  Ce qui a facilité une bonne première approche des critères de reconnaissance des familles de plantes tropicales. Deux ou trois sorties avec constitution d’herbier pour certains groupes ont eu lieu.
Il a été également question d’observer des plantes des milieux humides, des forêts de production visitées pour montrer les différentes essences utilisées par la sylviculture tropicale : les types de plantation (grand layon, enrichissement, placeaux, etc) et les méthodes de gestion par éclaircies. Les résultats in situ de ces modes de gestion ont été ensuite utilisés pour analyser la production et les impacts sur les écosystèmes.

In fine, ces activités ont permis aux étudiants d’acquérir un savoir appréciable et de réaliser des observations originales sur les milieux étudiés et notamment sur la mangrove. Le séjour a permis de favoriser l’intégration des différentes cohortes d’étudiants avec des échanges en dehors des activités de terrain autour des repas préparés et consommés en commun.