Sommaire

Ce lundi 8 octobre, les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC) ont rendu, dans un Rapport spécial,  leurs conclusions sur les conséquences possibles d’un réchauffement planétaire de 1,5°C et les moyens à mettre en œuvre pour limiter l’impact du changement climatique.

Bloc de texte

Après 5 jours de délibération, un consensus s’est finalement dégagé entre les représentants des 195 pays membres de l’ONU et les experts du GIEC. Ce rapport spécial de 400 pages, établi par près d’une centaine d’auteurs de quarante pays sur la base de plus de 6 000 études scientifiques, dispose d’un «résumé à l’intention des décideurs » d’une vingtaine de pages, approuvé ligne par ligne et qui est destiné à éclairer les gouvernements.

Arona Diedhiou, directeur de recherche IRD, climatologue et physicien de l’atmosphère au sein de l' UMR IGE, a collaboré à ce rapport. Spécialiste du système climatique africain et des changements climatiques dans les régions tropicales, Arona Diedhiou a contribué en particulier au chapitre 3 sur les impacts d’un réchauffement global de 1,5°C sur les systèmes naturels et humains et aux synthèses sur l’Afrique Subsaharienne.

« De ce rapport, il faut retenir que le changement climatique affecte déjà les populations, les écosystèmes et les moyens de subsistance dans le monde entier. Limiter le réchauffement à 1,5°C n'est pas impossible, mais nécessiterait des transitions sans précédent dans tous les aspects de la société  » indique le chercheur. « Chaque degré compte, maintenir le réchauffement à 1,5°C présente des avantages évidents par rapport à 2°C ou plus, et en Afrique Subsaharienne par exemple, les baisses de rendements agricoles seraient moins importantes à 1,5°C qu’à 2°C.  »

Une hausse des températures de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle entrainerait en effet des conséquences irréversibles sur les écosystèmes et les êtres humains. Si rien n’est fait, les experts estiment que cette hausse pourrait être atteinte entre 2030 et 2050.

À quelques semaines de la COP24, ce rapport vient une nouvelle fois rappeler l’ampleur du réchauffement, ses impacts et l’urgence pour les États de prendre des mesures afin de diminuer considérablement les émissions de CO2 d’ici 2030.