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Le vendredi 21 juin, s’est tenue à Marseille la dernière session de la mandature du conseil d’administration de l'IRD. La veille, avait eu lieu une réunion de notre conseil d’orientation stratégique  sous la présidence de Fabiola León-Velarde, présidente du Conseil national de la science, de la technologie et de l’innovation technologique du Pérou. Cette concomitance de dates a permis une visite commune des membres du CA et du COS de l’exposition Sahara, mondes connectés, sur le site de la Vieille Charité à Marseille, suivie d’un moment convivial. À cette occasion, nous avons pu revoir avec beaucoup de plaisir plusieurs des collègues qui m’ont accompagné au cours de ces plus de quatre ans de gouvernance de l’Institut, comme Sarah Marniesse, Charles Persoz, et bien sûr Jean-Marc Châtaigner, qui fût directeur général délégué à mes côtés avant qu’Elisabeth Barbier ne prenne le relais, ainsi que beaucoup d’autres.

Bravo à Titouan Lamazou, au chercheur IRD Charles Grémont et à sa directrice de la mission culture scientifique et technologique Marie-Lise Sabrié, et à tous nos collègues qui les ont accompagnés dans l’élaboration de cette exposition.

Un Institut mobilisé

Je me félicite de ce que la participation aux élections pour le renouvellement de notre CA ait dépassé les 50 %, un taux supérieur à celui constaté ces dernières années dans la plupart des autres EPST. Ce qui montre que les agents de l'RD restent mobilisés et vigilants quant à l’avenir de notre Institut. Félicitations aux nouvelles et nouveaux élus. Je suis heureux de constater que certaines et certains siégeaient dans le précédent CA, ce qui est un gage de la continuité du dialogue de qualité qui s’est instauré entre représentants des personnels, des tutelles et de la gouvernance. Ce souci de continuité guidera les propositions de nominations de personnalités qualifiées que nous soumettrons aux tutelles pour la constitution du prochain conseil.
C’est ce même souci de continuité qui nous conduit, en accord avec le bilan qu’elles ont elles-mêmes commencé de tirer de leur mandature et avec l’avis du conseil scientifique (CS), à maintenir pour l’essentiel le périmètre de nos cinq commissions scientifiques sectorielles (CSS) et de la commission de gestion et d’administration de la recherche (CGRA), dans la perspective de leur renouvellement en 2020. Cette nécessaire continuité ne devra pas empêcher, comme le souhaite avec raison le CS, d’aller plus loin dans le recrutement de profils interdisciplinaires. Sur la base des différentes formules testées depuis trois ans pour ce type de recrutement, je suis d’accord avec le CS : la meilleure formule, même si elle pose parfois des problèmes de logistique, est de recourir à des jurys d’admissibilité « ad hoc inter-CSS  » faisant appel si besoin à des compétences extérieures.
Les élections débuteront dès cet automne. Nous élaborons d’ailleurs avec le CTEP des modalités de scrutin et de constitution des listes qui devraient faciliter la participation de l’ensemble de la planète IRD, tout en garantissant la représentation des agents statutaires de l’Institut dans ces instances.

Une présence au Sud plus assurée que jamais

Cette réunion du CA a été l’occasion de débattre de la feuille de route élaborée en réponse aux demandes des tutelles concernant la réduction de la masse salariale à l’étranger de l’ensemble des opérateurs français. Vous trouverez ci-dessous la feuille de route que, suite à ce débat en CA, j’ai adressée aux tutelles :

Vous pourrez constater qu’elle est scrupuleusement fidèle aux principes défendus par la gouvernance de l’Institut : les trois quarts des huit millions d’économies qui nous sont demandées à l’horizon 2022 découlent des mesures que nous avions déjà anticipées depuis 2017 ; le quart restant proviendra d’évolutions complémentaires comme, par exemple, la proposition de déconnecter le montant de l’indemnité de résidence à l’étranger (IRE) des grades et corps, dans un souci d’équité entre les agents et de transparence qui se serait de toute façon avéré nécessaire et qui a fait un total consensus au sein de notre CA ; l’intégralité des économies générées sera redéployé en faveur de la consolidation de l’ensemble de notre action et de nos partenariats au Sud, comme cela a été le cas jusqu’à présent ; enfin, l’Institut reste totalement maître de ses choix scientifiques d’implantation et d’intervention et donc pleinement autonome quant à l’allocation des moyens qui en découle.

La concertation préalable avec les représentants des organisations syndicales et en CTEP, comme le débat du CA, ont permis de lever toute ambiguïté dans les interprétations que l’Institut doit faire des recommandations des tutelles. Cela est d’autant plus important que nos UMR s’apprêtent à exprimer leurs besoins pour le budget 2020 via DAM, l’application de demande d’allocation de moyens qui a été améliorée et va être ouverte à l’ensemble des structures de l’Institut.
Ainsi, la volonté des tutelles que nous favorisions « l’expatriation des jeunes chercheurs  » et que nous promouvions « l’expatriation de tous, notamment des femmes » ne signifie, en aucun cas,  une quelconque discrimination à l’encontre des chercheurs les plus seniors dont la présence demeure indispensable pour conduire nos projets scientifiques et notre action de renforcement des capacités de nos partenaires ; elle est plutôt une incitation à ce que ces derniers assument pleinement leurs responsabilités en matière de recherche de co-financements et de construction d’équipes pour promouvoir les collègues plus jeunes tant chez nos partenaires que dans nos propres rangs. 

De même, l’appel des tutelles à recourir « à des missions de longue durée (MLD) en complément de l’expatriation, particulièrement dans les pays émergents (…) ou lorsque les questions de sécurité remettent en question la présence continue sur le terrain  » n’équivaut, en aucun cas, à un renoncement à notre outil d’expatriation en dehors des pays les moins avancés (PMA). Comme je l’ai clairement exprimé dans la lettre de cadrage pour la préparation du budget 2020, que j’ai adressée aux directeurs et directrices de nos UMR, il s’agit plutôt de « trouver au niveau des équipes et des programmes de recherche le bon équilibre entre expatriations, MLD, mobilités Sud-Nord et Sud-Sud et soutien de type JEAI , GDRI , LMI  pour atteindre l’efficacité maximale en tenant compte des capacités de nos partenaires sur leurs sites académiques  ».

La remarquable présentation devant le CA sur l’impact du changement climatique sur l’hydro-système du Lac Tchad, par notre collègue Florence Sylvestre, paléo-climatologue à l’UMR CEREGE, a d’ailleurs illustré comment un programme de recherches peut combiner l’exigence scientifique au plus haut niveau, la reconnaissance par les grandes organisations internationales et la pertinence pour le développement durable des régions concernées du Sahel tout en reposant, du fait des conditions sécuritaires, sur une combinaison de MLD et d’appui à nos partenaires. Cette présentation a également montré que le strict respect des conditions de sécurité demeure compatible avec la parité de genre dans la présence de nos chercheuses sur les terrains les plus difficiles dès lors qu’elle s’appuie sur des relations de long terme tissées avec nos partenaires.

S’il en était besoin, ma visite au Mali, les 24 et 25 juin, à l’occasion des évènements organisés en l’honneur du 75e anniversaire de notre Institut, aurait suffi à rappeler combien la présence de long terme de nos chercheurs, ingénieurs et techniciens dans les laboratoires de nos partenaires est essentielle. Elle doit donc être garantie et renforcée.
Le Premier Ministre, le ministre de la Santé et des Affaires sociales, numéro deux du Gouvernement malien, et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Mali nous ont fait l’amitié de participer, à mes côtés, à la séance inaugurale de la journée « L’IRD, trajectoire d’un partenariat scientifique au Mali  ». Tous trois, comme l’ambassadeur de France, ont souligné que dans le contexte de crise sécuritaire que traverse ce pays, la présence de l’IRD garantit une coopération qui ne se restreint pas au seul domaine militaire et la poursuite des relations étroites entre l’ensemble des communautés universitaires et scientifiques de nos deux pays. Merci à notre représentant Laurent Vidal, aux personnels de notre représentation et à tous les chercheurs présents sur place qui ont été les artisans du succès de cette forte affirmation de l’action de l’Institut au Mali et dans le Sahel.

Nos implantations en Outre-Mer n’étaient logiquement pas concernées par l’objectif de rationalisation des dispositifs français à l’étranger porté par nos tutelles. En parallèle, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le ministère des Outre-Mer ont néanmoins sollicité les Alliances de recherche, et notamment AllEnvi que je préside et qui est la plus fortement impliquée dans les territoires ultramarins, pour développer une réflexion sur la mise en place de plateformes de recherche dans ces territoires afin d’accroître la visibilité régionale et internationale de notre système de recherche basé en Outre-Mer.


L’IRD joue d’ores et déjà un rôle d’impulsion de cette réflexion. Le succès de l’atelier régional « Biodiversité en Océanie » qui s’est tenu à Nouméa les 24 et 25 juin illustre le rôle fédérateur de l’IRD. Cet atelier a en effet été réalisé à la demande de la Communauté du Pacifique (CPS), du Programme régional océanien de l'environnement (PROE), et du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie au titre de la présidence de la conférence de la CPS, et il a associé les deux consortiums, le CRESICA et le RESIPOL, qui regroupent l’ensemble des organismes de recherche et des universités en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Merci et bravo pour ce beau succès, qui aura de nombreuses répercussions dans les mois qui viennent, à nos deux représentants à Nouméa et à Papeete, ainsi qu’à tous nos agents de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie.

Je dois dire qu’à titre personnel j’ai été très touché et ému que nos personnels de Nouméa, par l’intermédiaire de leur représentant élu Victor David, aient souhaité « faire la coutume  » en mon honneur à la fin de la séance de notre CA. Qu’ils en soient tout particulièrement remerciés et qu’ils sachent je resterai toujours un défenseur et un supporter indéfectible de l’importance de notre recherche ultramarine, qui n’a pas toujours la reconnaissance qu’elle mérite par les diverses instances nationales de notre enseignement supérieur et recherche (ESR).

Consolider notre trajectoire d’emploi

À l’occasion de cette dernière réunion de sa mandature, le CA a également adopté les mesures permettant de traduire dans les faits la charte des personnels contractuels de droit public de l’Institut. Elle vise à mieux sécuriser le parcours de ces agents, et rapprocher leurs conditions de rémunération de celles des titulaires. Je me félicite de cette nouvelle avancée qui poursuit l’action engagée, dès mon arrivée en mars 2015, en étroite concertation avec les représentants des personnels, pour améliorer la situation de tous nos emplois dans l’intérêt même de notre Institut.

J’espère que la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, en cours d’élaboration, permettra d’autres avancées en matière de financement structurel des organismes de recherche, de garantie d’un taux de succès raisonnable, de l’ordre de 20 à 25 %, des appels à projets type ANR, d’amélioration des conditions de rémunération des personnels de la fonction publique Recherche, d’attractivité nationale mais aussi internationale de notre ESR, et surtout de pérennisation sur le long terme de l’emploi scientifique.
Bien évidemment, ces avancées ne pourront découler que d’une mobilisation de l’ensemble des EPST, et plus largement des organismes publics de recherche et des universités. Pour autant, nous ne pourrons en bénéficier pleinement qu’en assumant nos propres responsabilités dans le champ de la recherche pour le développement qui est le nôtre.

D’abord en poursuivant l’effort pour accroître nos ressources propres, en hausse significative depuis trois ans mais encore trop limitées. De ce point de vue, l’accord-cadre que j’ai signé en juin, à l’occasion des Journées européennes du développement, avec Expertise France constitue une opportunité que nos UMR ne doivent pas hésiter à exploiter ; ce d’autant qu’il s’inscrit dans le cadre du rapprochement d’Expertise France avec l’Agence française de développement (AFD) et donc en cohérence avec l’accord renouvelé en début de cette année entre l’IRD et l’AFD qui devrait bientôt déboucher sur des programmes de recherche co-construits donnant lieu à des accords de gré à gré.

L’atelier sur la santé organisé l’an dernier avec le Centre français des fonds et fondations a déjà eu plusieurs retombées. Le succès de la troisième édition de ces rencontres science, développement et philanthropie, qui s’est tenu les 9 et 10 juillet à Annecy sur le thème « Agir pour le climat et la biodiversité  », a marqué une nouvelle étape dans la connaissance mutuelle entre nos chercheurs et les fondations, sur un thème qui interpelle de plus en plus la société civile. Ce nouvel atelier s’est inscrit dans une trajectoire qui doit aboutir en Chine, fin 2020, à la COP15 pour la préservation de la biodiversité, en passant par le Congrès Mondial de la nature de l’UICN, à Marseille en juin prochain. Un grand merci à Johanna Durand qui, avant de s’envoler pour d’autres horizons, a organisé avec brio cet événement.

Affirmer le rôle leader de l’IRD dans la science de la durabilité

Surtout, l’IRD doit avoir un rôle d’impulsion scientifique à l’échelle des sites universitaires où nous sommes présents et, plus largement, de tout l’ESR. C’est pourquoi, depuis trois ans, avec toute la gouvernance, nous avons fait une priorité de la promotion dans notre pays de la « science de la durabilité  » (sustainability science ) qui nous apparaît comme un atout stratégique pour notre Institut.

Les 8 et 9 juillet,  avec des représentants de l’Agence nationale de la recherche (ANR) et de l’AFD ─ cette triple présence étant une « première » ─, j’ai participé à Washington au premier forum sur le « Financement de la science de la durabilité pour accélérer l’impact en direction des Objectifs de développement durable  » organisé par l’International Science Council (ISC) qui coordonne au plan mondial l’ensemble des Académies des Sciences.
Cette réunion, abritée par la National Academy of Sciences des États-Unis, a confirmé l’intérêt majeur en faveur de la sustainability science de la part des principales institutions scientifiques du monde, y compris africaines, asiatiques et latino-américaines, et de nombreuses agences dédiées tant au financement de la recherche qu’à celui de l’aide au développement. Elle a réaffirmé, ce dont beaucoup des responsables de notre ESR français ne sont pas encore suffisamment convaincus : la science de la durabilité ne peut pas se contenter de mieux « valoriser » les résultats des différentes disciplines scientifiques qui peuvent avoir une pertinence pour le développement durable ; elle implique, d’abord et avant tout, de promouvoir un nouveau champ interdisciplinaire, innovant dans les pratiques scientifiques elles-mêmes, et tourné vers la recherche de solutions aux problèmes urgents qui menacent l’avenir de la planète.

Promouvoir la science de la durabilité est indissociable du combat, qui est au cœur de la mission de l’IRD, pour combler le fossé entre pays riches et pays en développement en matière de capacités scientifiques et technologiques.
Je me suis exprimé en ce sens, à New-York, le 11 juillet, lors de la session plénière du Forum politique de haut niveau (HLPF) où étaient présentées les conclusions préliminaires du rapport d’évaluation quadriennal 2015-2019 des objectifs de développement durable (GSDR) rédigé par un groupe d’experts indépendants (IGS) dont je fais partie. Le rapport sera à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux Objectifs de développement durable (ODD) les 24 et 25 septembre prochains, et j’aurai donc l’occasion de vous en parler plus longuement à la rentrée.

Science et développement durable, 75 ans de recherche au Sud , l’ouvrage retraçant 75 ans d’expérience de notre Institut, édité dans le cadre de cette année anniversaire et qui a été envoyé à chaque agent de l’IRD, atteste que de par son histoire et sa mission de coopération avec les pays du Sud, l’IRD est particulièrement bien placé pour se porter à l’avant-garde de la science de la durabilité.
J’ai bien conscience que certains d’entre vous ont parfois pu trouver que mon insistance en faveur des ODD et de l’inscription de l’Institut dans la sustainability science venait trop « d’en haut ». C’est pourquoi je suis heureux que l’atelier sur le sujet organisé par la Mission pour la promotion de l’interdisciplinarité et l’intersectorialité (MP2I) ait rassemblé les 3 et 4 juillet à Montpellier plus de 65 participants et qu’avec l’aide critique de personnalités extérieures (Amodsen Chotia du Centre de recherches interdisciplinaires de Sorbonne Paris Cité, Mathieu Denis de l’International Science Council, Peter Messerli co-président de l’IGS), il ait permis de réels débats de fond.
Cet atelier me semble avoir été un moment important de notre appropriation collective de la science de la durabilité, et l’écoute de l’expérience et des préoccupations de nos chercheurs qui s’efforcent de la mettre en œuvre mais aussi de soulever les problèmes méthodologiques et pratiques qu’elle pose, s’avère essentielle. Ces échanges seront élargis et prolongés systématiquement dans l’année universitaire qui s’ouvrira en septembre et dont l’un des points d’orgue sera le premier congrès Sustainability Research & Innovation en juin à Brisbane en Australie.

Une rentrée qui s’annonce bien remplie

Contrairement aux années précédentes, la rentrée ne débutera pas avec la réunion annuelle commune à nos directeurs et directrices d’UMR, nos représentantes et représentants, et la gouvernance. Nous avons reporté cette importante rencontre au début de janvier 2020, non seulement pour laisser le temps à la nouvelle gouvernance qui me succèdera de s’installer mais parce qu’il nous est apparu que ce changement de calendrier est souhaitable et devrait perdurer à l’avenir. Il permettra en effet aux participants de connaître le budget annuel adopté par notre CA de décembre et cela devrait faciliter, en termes d’agenda, la participation des représentants de nos tutelles.

En revanche, je vous incite fortement à participer, le 6 septembre à Montpellier, au séminaire de lancement de l’entrepôt de données de l’IRD qui constituera un élément significatif de notre contribution au Plan national pour la science ouverte.
Autre grand rendez-vous dans ce domaine, le colloque « Science ouverte au Sud. Enjeux et perspectives pour une nouvelle dynamique  » co-organisé par l’IRD, le Cirad et l’Université Cheikh Anta Diop, du 23 au 25 octobre à Dakar au Sénégal, qui clôturera les événements organisés dans le cadre de notre 75e anniversaire. Ce colloque international, destiné aux professionnels de l'information, aux chercheurs et aux institutions en charge de politiques de recherche, permettra de discuter des enjeux de la science ouverte dans les pays du Sud, en particulier en Afrique francophone.

Pour ma part, n’ayez aucune inquiétude, avec Elisabeth Barbier et Isabelle Benoist à mes côtés, j’assurerai mon intérim autant que de besoin pour garantir la continuité et le dynamisme, plus affirmé que jamais grâce à vous,  de notre IRD.

D’ici là je souhaite d’excellentes vacances d’été à toutes celles et ceux qui prendront un repos bien mérité.  

Jean-Paul Moatti
Président-directeur général de l’IRD