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L’IRD est partenaire de cette conférence ouverte à tous qui se tiendra à Brest du 17 au 21 juin 2019.

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Dans l’actuel contexte de changement climatique, les océans sont soumis à d’énormes pressions dues aux activités humaines, notamment la surexploitation des ressources conduisant à une perte de biodiversité. Les ressources des océans vont-t-elles résister à ces pressions ? Peut-on mettre en œuvre un développement durable garantissant la conservation de leur biodiversité ?

Ces questions seront traitées lors de la conférence internationale organisée du 17 au 21 juin à Brest par le programme IMBeR (Integrated Marine Biosphere Research, recherche intégrée sur la biosphère marine). Ce programme, aujourd’hui basé à Bergen (Norvège), a d’abord été accueilli, lors de sa fondation en 2005 et jusqu’en 2011, par l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) à Plouzané, avec le soutien de l’université de Bretagne Occidentale (UBO), des organismes de recherches nationaux (CNRS, Ifremer et IRD) et des collectivités locales et régionales.

L’originalité de cette conférence internationale organisée à Brest est non seulement de traiter des changements en cours dans les écosystèmes des océans du large et des mers côtières mais surtout d’en évaluer les impacts socio-économiques et de proposer des stratégies d’adaptation.

Plusieurs chercheurs de l’IRD se sont mobilisés à cette occasion :

Marie Bonnin (Laboratoire des sciences de l’environnement marin, UMR LEMAR) animera notamment une session avec Sophie Bertrand (UMR Marbec) sur la gouvernance des ressources marines et présentera le projet PADDLE sur le stand du Campus mondial de la mer. Financé à hauteur d’1,5 millions d’euros pour quatre ans par la Commission européenne, PADDLE associe 18 partenaires scientifiques (7 partenaires du Sud et 11 partenaires européens), dans une approche pluridisciplinaire (biologie marine, géographie, économie, droit…). Il vise à identifier les outils disponibles pour organiser au mieux les activités en mer en tenant compte des populations locales, dans un souci de conservation et d’exploitation durables des océans.

Anne Lorrain (Laboratoire des sciences de l’environnement marin, UMR LEMAR) et David Point (UMR GET) animeront également une session consacrée aux réseaux trophiques et à la contamination des prédateurs marins avec pour objectif de mieux comprendre la relation complexe entre les contaminants (notamment les métaux lourds, les polluants organiques persistants et les particules de plastique), les changements environnementaux mondiaux et les dimensions humaines, à travers un large éventail d’échelles spatiales et temporelles.