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Mis à jour le 23/06/23

Organiser les différentes compétences scientifiques de l’IRD autour de défis sociétaux pour les pays du sud constitue un objectif structurant pour l’institut.

Le choix a été fait de renforcer les interactions dans la mise en œuvre de sa stratégie scientifique qui se décline au sein des cinq départements scientifiques en développant une structuration interdisciplinaire, transversale et complémentaire à ceux-ci autour de neuf défis clés et de quatre défis transversaux.

 

Les 9 défis clés:

  • Biodiversité

    La compréhension de l’interdépendance entre les sociétés humaines et la biodiversité est cruciale pour l’humanité qui vit dans un monde globalisé, en particulier pour de nombreux segments des populations du Sud vulnérables. Pour celles-ci, la gestion durable de la biodiversité et l'amélioration des conditions de vie pour l’Homme doivent se faire de manière intégrée en prenant en compte les changements globaux.

    L’objectif de cette CoSav est de proposer son expertise à la sphère académique et décisionnelle nationale et internationale sur les questions liées à la biodiversité autour des thèmes fédérateurs suivants :

    • Considérer les savoirs des peuples autochtones et communautés locales (IPLC) : le développement d’une approche comparative des apports des IPLC à la gestion durable de la biodiversité dans différents contextes socioculturels et l’approfondissement des articulations entre savoirs locaux et savoirs scientifiques ;
    • Stimuler le dialogue et les recherches autour de l'enjeu des 30% d’aires protégées de la planète. Ce thème constitue un véritable nexus entre les surfaces d’écosystèmes peu touchées par les humains, les surfaces anthropisées à des degrés divers, les modes de vie des humains, leurs usages de la biodiversité et les services qu’ils en reçoivent.
    • Renforcer la compréhension des liens entre biodiversité, climat et système alimentaire : ils nécessitent de nombreuses recherches interdisciplinaires et des efforts particuliers pour trouver et mettre en pratique des solutions tant les crises climatiques et de la biodiversité sont intimement liées ;
    • Développer les Solutions Fondées sur la Nature (SFN) : le développement de SFN nécessite une mobilisation des chercheurs, en particulier sur leurs aspects sociaux et économiques et leurs liens avec les savoirs locaux. Il faut aussi contextualiser ce concept dans les pays du Sud.

    Contact : sebastien.barot@ird.fr

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  • Changement climatique

    Les conséquences du réchauffement se manifestent déjà dans de nombreux endroits de la planète et il est probable que, même s’il se limite à 1,5 C°, celles-ci menacent toujours structurellement de nombreuses régions, un grand nombre d’espèces et une large part des activités humaines. Des approches interdisciplinaires et intersectorielles sont nécessaires pour comprendre et anticiper les conséquences en matière d’aléas climatiques et d’impacts, analyser les nouveaux risques et vulnérabilités et co-construire des solutions durables afin d’en limiter les impacts.

    L’animation transversale interdisciplinaire conduite par la CoSav s’articule autour de trois enjeux:

    • Comprendre et anticiper les conséquences du réchauffement climatique en matière d’aléas climatiques, d’impacts : en s’appuyant sur un large spectre géographique et thématique, la CoSav s’attache à la notion de trajectoire, comme un élément fédérateur et central pour l’adaptation. Une autre piste sur laquelle il est essentiel de favoriser les échanges d’expertise est celle de réduire l’incertitude quant aux impacts du réchauffement climatique ;
    • Passer de l’aléa aux risques par l’étude des vulnérabilités : il s’agit de mettre en place une approche holistique et complexe des vulnérabilités qui considère la gestion des risques suivant les contextes et les capacités à produire des transformations à court, moyen et long terme. La CoSav vise la production d’instruments conceptuels et méthodologiques adaptés à la coproduction des connaissances pour la gestion des risques climatiques ;
    • Trouver des solutions pour rendre les populations vulnérables plus résilientes : compte tenu de la complexité et de l’hétérogénéité des territoires, il faut penser à des trajectoires de transition/transformation plutôt qu’à une solution unique. Cette réflexion sera portée par la CoSav en soutenant des approches de co-production à l’échelle des territoires, afin d’élaborer des produits climatiques qui soient « appropriables » par les acteurs locaux et inscrits dans les dynamiques des territoires.

    Contact : benjamin.sultan@ird.fr

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  • Géoressources et durabilité

    Compte tenu de leur localisation, les géoressources (eau, ressources géologiques) jouent un rôle économique majeur dans un très grand nombre de pays du Sud. Elles représentent un quart du Produit Mondial Brut et concernent la moitié de la population mondiale. Les pays dont l’économie repose grandement sur l’exploitation de ces ressources doivent anticiper le caractère non pérenne de ces revenus en inscrivant davantage leur géo-économie dans un processus plus « circulaire ». Les défis majeurs sont d’identifier et co-construire des solutions durables de valorisation des géoressources avec l’ensemble des acteurs concernés, et d’orienter les acteurs industriels et étatiques vers une responsabilité accrue vis-à-vis de ces enjeux complexes et imbriqués. Ces derniers sont d’autant plus forts que les impacts négatifs des activités extractives s’ajoutent aux effets du changement climatique et à la dégradation des conditions de vie et de la santé des populations locales et des écosystèmes.

    Les axes de réflexion et les fronts de science proposés par cette CoSav s’articulent autour de quatre grands points :

    • Développer une approche holistique et transdisciplinaire des questions liées à la valorisation et au cycle de vie des géoressources. La finalité de cette approche sera de co-construire des solutions innovantes pour concilier valorisation responsable des géoressources et développement humain ;
    • Améliorer la compréhension des perturbations induites dans les cycles biogéochimiques des contaminants dans l’environnement ainsi que l’appréhension des risques sanitaires et sociaux ;
    • Repenser le cadre réglementaire de la valorisation des géoressources et son application grâce à une approche transdisciplinaire ;
    • Co-construire la restauration des territoires post-extractifs très précocement, pour garantir une diversification économique durable tout en limitant la dégradation de la qualité des milieux et de la vie des populations locales.

    Contact : laurence.maurice@ird.fr

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  • Littoral et Océans

    Dans le contexte des changements globaux, les savoirs relatifs aux espaces océaniques et littoraux - et à leurs interdépendances avec les sociétés, au Nord comme au Sud - deviennent des enjeux prioritaires, comme en témoigne le lancement de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030). Les socio-écosystèmes océaniques et littoraux constituent des objets complexes dans leurs composantes, fonctionnements, interactions, dynamiques et échelles. Plusieurs enjeux cruciaux leur sont liés : accès aux ressources, dimension patrimoniale et identitaire, souveraineté, sécurité, énergie, climat, conservation de la biodiversité, régulation et protection contre les aléas, etc. La complexité de leurs interactions doit être étudiée, à l’aune des multiples représentations et usages, et pour co-construire des stratégies visant leur résilience et leur durabilité. L’approche thématique générale de cette CoSav est de considérer les socio-écosystèmes littoraux et océaniques dans toute leur complexité et leur dimension multi-échelles, en tant qu’interfaces entre continents, îles, zones côtières, zones économiques exclusives, eaux internationales, profondeurs océaniques, atmosphère et diversités biologique et sociétale.

    Les questions traitées portent notamment sur les points suivants :

    • Améliorer les connaissances sur le fonctionnement des différents socio-écosystèmes littoraux et océaniques et développer des outils et concepts permettant d'appréhender ces systèmes à différentes échelles spatiales et temporelles ;
    • Identifier les principaux facteurs d’influence naturels et anthropiques, internes et externes, et échelles de variabilité spatiales, temporelles, institutionnelles de ces systèmes ;
    • Stimuler la construction de stratégies garantissant la durabilité et la résilience des socio-écosystèmes littoraux et océaniques, en prenant en compte leurs ressources et usages par divers acteurs, ainsi que la diversité des intérêts, pratiques et savoirs;
    • Favoriser l’intégration de la société et des politiques dans les problématiques de conservation et gestion de ces socio-écosystèmes, y compris les grandes résolutions internationales.

    Contact : marine.herrmann@ird.fr

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  • Migrations

    En 2021, le monde comptait 281 millions de migrants internationaux, c’est-à-dire des personnes installées dans un pays différent de celui où elles sont nées. Ces migrations internationales, qui ne cessent de croître, se font principalement entre pays du Sud, les migrations intra-régionales étant les plus nombreuses. Plus que l’augmentation des flux, c’est la diversification des formes de mobilités qui interroge aujourd’hui le champ des études sur les migrations (migrations économiques, politiques, voyages initiatiques, touristiques ou d’affaires, navettes, circulations transfrontalières et marchandes, exils, nomadismes, transits, pèlerinages, retours volontaires ou forcés…). Un défi contemporain majeur est de comprendre les causes et conséquences sur les pays d’origine, de transit et d’arrivée de ces mobilités et migrations. Parmi les causes possibles des migrations, le changement climatique et les dégradations environnementales qui leur sont liées sont largement perçus comme des facteurs importants de migration qui devraient s’amplifier à l’avenir. Les notions de migrations climatiques, et plus largement environnementales, font cependant débat. En effet, les données statistiques en la matière font encore défaut et le lien avec la migration est généralement indirect et difficile à documenter. Ce thème représente donc aujourd’hui un défi pour les études migratoires qui impliquent l’interdisciplinarité et des études mêlant différents niveaux d’analyse et de méthodologies innovantes.

    La CoSav Migrations porte trois enjeux principaux :

    • Décloisonner les approches pour les articuler avec les sciences environnementales. La CoSav explorera des fronts de science autour de l’impact des migrations et mobilités sur l'environnement ainsi que l’impact direct et indirect des dégradations environnementales perçues et réelles ;
    • Intégrer les migrations dans une approche One Health. Les liens entre migration et santé seront étudiés dans le cadre de la santé des migrants, de la place des immigrés dans les systèmes de santé, de l’impact sur les pratiques et la circulation des normes, des médicaments et de leurs usages ;
    • Interroger le lien entre migrations et gouvernance, en cherchant notamment à comprendre en quoi la mobilité humaine constitue un vecteur de transformations sociales dans les pays en développement, et est inscrite dans les rapports de pouvoir.

    Contact : annabel.desgrees@ird.fr

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  • One Health

    Les maladies infectieuses tuent chaque année 14 millions de personnes. Les changements globaux actuels, en particulier le changement d’utilisation des terres, l’évolution du climat ou la perte de biodiversité, conduisent à un risque accru d’émergence de zoonoses mais également d'autres types de maladies, dont la compréhension des modes de transmission aux humains, aux animaux et aux plantes et le contrôle sont de plus en plus pressants. Afin de mieux combattre ces fléaux et surtout les prévenir, il est nécessaire de développer une approche croisée réunissant santé humaine, santé animale, santé végétale et santé des écosystèmes, appelée aussi approche One Health. Aujourd'hui l'IRD, déjà fortement investi dans cette approche, apporte et renforce sa contribution à l'échelle internationale en répondant à quatre grands enjeux qui orienteront la CoSav :

    • Affirmer la position de l’IRD dans l’écosystème national et international sur la thématique One Health et promouvoir le modèle de recherche de l'Institut ;
    • Répondre par de la recherche interventionnelle aux épidémies, approche de terrain indispensable pour de comprendre la source de l'épidémie, la biologie du pathogène ainsi que les méthodes pour contrôler sa propagation ;
    • Prévenir l’émergence de zoonoses : de nombreuses pandémies, comme la Covid-19, la maladie à virus Zika, la grippe aviaire, le Sida ou encore l’épidémie à virus Ebola ont en commun de venir des animaux. Nombre de ces maladies dites « zoonotiques » trouvent leur origine dans les zones tropicales. L'Institut s'engage fortement aux côtés d’autres acteurs de l’ESR national et international pour mieux comprendre les processus d'émergence des zoonoses, développer des stratégies pour réduire les risques d'émergence et développer des réseaux de surveillance à l'échelle mondiale, en particulier dans l’initiative internationale PREZODE (PREventing Zoonotic Disease Emergence). L’IRD compte s’appuyer sur des structures complémentaires dans leurs approches « une seule santé » comme les réseaux de l’Institut Pasteur, de l’ANRS-MIE ou de la Fondation Mérieux pour que cette initiative rallie le plus grand nombre de pays tiers ;
    • Développer l’approche One Health pour trouver des solutions à d'autres problèmes sanitaires majeurs (notamment les maladies vectorielles, les maladies tropicales négligées, la résistance aux antimicrobiens ou les maladies non transmissibles), sujets pour lesquels l'IRD est en capacité de rassembler les différents acteurs concernés pour contribuer à la prise de décisions (au-delà du régional ou national).

    Contact : benjamin.roche@ird.fr

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  • Systèmes alimentaires durables

    Une nécessaire vision systémique des questions d'alimentation s'est imposée au cours des dernières années, fédérant les champs de la sécurité alimentaire, de la nutrition, et de l'impact environnemental lié aux activités agricoles et halieutiques. Transformer les systèmes alimentaires pour les rendre plus durables et résilients est une priorité promue par de nombreuses institutions pour atteindre les ODD. Cela passe par un engagement de tous et des actions disruptives. La recherche sur les systèmes alimentaires est relativement récente (en opposition à l'approche par grandes filières de production majoritairement développée jusqu'à maintenant) et impose le recours à des compétences et approches résolument interdisciplinaires pour considérer le système alimentaire dans sa totalité. Fort de la diversité de ses expertises et de la richesse de ses partenariats, l’IRD a la capacité de co-développer des recherches orientées vers les solutions pour répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires du Sud.

    Les grands défis de la CoSav sont d’une part de fédérer une communauté de recherche au sein de l’IRD et de ses partenaires et d’autre part de produire des connaissances mobilisables sur cette thématique, afin de :

    • Mieux comprendre la complexité des systèmes alimentaires, notamment les acteurs et activités liées à la production, la transformation, la distribution et l'utilisation des denrées alimentaires ;
    • Etudier les relations et interdépendance entre ces acteurs et activités, en lien avec les territoires, et les pressions et contraintes qui s'exercent sur ces acteurs et leurs relations;
    • Appréhender les impacts et proposer des solutions durables en termes de production, nutrition, santé, bien-être, développement socio-économique et environnement afin d'améliorer la résilience de ces systèmes alimentaires face aux crises, en mobilisant les principes de l’agroécologie.

    Contact : yves.martin-prevel@ird.fr

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  • Terres et Sols

    Les terres et les sols jouent un rôle indispensable pour le maintien de la vie sur notre planète et dans la relation des sociétés à leurs milieux. Les changements globaux et sociétaux induisent des modifications de leur environnement physico-chimique et une évolution de leurs modalités d’usage, fragilisant leur fonctionnement biologique, leur capacité de résilience et les services qu’ils rendent aux sociétés humaines. Ainsi, la situation des terres est marquée par des problèmes de dégradation (qui affectent 40% de la population mondiale?Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), 2018 et des pressions sociales majeures (migration, accaparement des terres, privatisation…). Croiser nos savoirs autour de cet objet, par nature transdisciplinaire, est un enjeu sociétal fort. Si l’IRD et ses partenaires possèdent une communauté riche et diverse d’expertises autour des sols et de leurs usages, ils manquent d’un espace de mise en commun et d’appropriation croisée de ces connaissances.

    La CoSav se propose de contribuer à l’émergence d’un tel espace. A cette fin, elle focalise ses actions autour des deux grands enjeux :

    • Identifier les enjeux de construction et de diffusion de savoirs scientifiques interdisciplinaires à différentes échelles spatiales et temporelles et sous leurs différentes interfaces (biotiques/abiotiques, sol/plante, eau/sol, écosystèmes/ sociétés, sciences/société)
    • Animer l’hybridation des objets et savoirs sur des enjeux socio-environnementaux (séquestration du carbone, biodiversité, transition agro-écologique, sécurité alimentaire, risque sismique, bien-être des populations, justice sociale…), liés à la dégradation/réhabilitation des sols et des terres et à leurs formes d’accès, qui favorisera l’émergence de fronts de sciences interdisciplinaires ainsi que la promotion du dialogue Science-Société et Nord-Sud.

    Contact : alain.brauman@ird.fr

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  • Villes durables

    Marquées par des croissances démographiques et spatiales très rapides, les villes sont des creusets de profondes mutations tant sociales, économiques que technologiques et biologiques. Au nord comme au Sud, elles sont au cœur des questions de transition (le développement urbain étant majoritairement fondé sur des ressources et un mode de vie carboné) et concentrent des enjeux multiples et des interactions complexes entre ces enjeux, entre dynamiques physico-chimiques, biologiques et sociales, au sein d’un système particulièrement artificialisé. À la fois sources d’innovation, mais aussi de mise en exposition, de vulnérabilité et de résilience, les villes sont au cœur des questions de vulnérabilité. Face aux multiples dimensions de l’objet « villes durables », la CoSav a pour ambition de porter une interdisciplinarité forte afin d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche sur l’urbain.

    Elle intervient autour de deux grands thèmes prioritaires qui réunissent ces enjeux : le premier autour de la soutenabilité des conditions de vie, en interrogeant les modes d’habitat et d’habiter, la qualité de l’environnement, les risques sanitaires et la dérégulation des politiques ; et le second autour des interrelations entre les systèmes urbains et les systèmes ruraux, et des circulations. De ces deux thématiques prioritaires, découlent trois fronts de science :

    • Interroger les relations entre hétérogénéités spatiales et inégalités en lien avec les vulnérabilités des écosystèmes urbains, les contraintes environnementales et la gouvernance ;
    • Analyser les croissances urbaines, leurs enjeux, les effets cascades (comme les transformations du milieu et les risques naturels associés) et les échelles de gouvernance correspondantes ;
    • Questionner les mobilités à l'aune des problématiques de développement urbain, et notamment la circulation des ressources et des risques sanitaires en lien avec l’exposome.

    De manière transversale à ces priorités scientifiques, l’objectif est également d’approfondir la réflexion sur les méthodes et données facilitant l'interdisciplinarité, en particulier à partir d’enjeux méthodologiques sur les défis de l'observation dans les espaces urbains et péri-urbains, sur le croisement et l'analyse des données multi-sources, et sur les trajectoires urbaines à différentes échelles temporelles et spatiales.

    Contact : stephanie.dossantos@ird.fr

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Les 4 défis transversaux :

  • Agroécologie

    L’agroécologie est à la fois une science, un ensemble de pratiques et un mouvement social, qui émergent de l’apprentissage mutuel et du partage des connaissances scientifiques et des connaissances des communautés locales pour relever les défis combinés de l’agriculture, de l’environnement, de l’alimentation, du changement climatique et des mutations sociétales.

    Relevant de la science de la durabilité, elle est transdisciplinaire par nature et les questions de recherche portées par les enjeux de développement sont appréhendées en tenant compte des interactions des systèmes sociaux et écologiques. De nombreuses recherches conduites à l’IRD explorent le champ de l’agroécologie, comme le montre un premier rapport piloté par le GT en 2020, et proposent des angles complémentaires à ceux développés par nos partenaires au Nord comme au Sud, avec lesquels les collaborations sont dynamiques sur le sujet. Des questions comme la perte de la biodiversité ou la production d’aliments à haute qualité nutritionnelle renvoient ainsi à des questions relatives à la gestion des sols, à la définition de la qualité nutritionnelles des aliments et ses composantes, aux méthodes de transformation et valorisation des produits agricoles qui conservent cette qualité, à la diversification des produits alimentaires, à la question de l’équité dans les chaînes de valeur, aux méthodes de production permettant de s’adapter au changement climatique pour garantir la stabilité des rendements, à la prise en compte pour cela des savoirs locaux via la participation des acteurs, etc. Elles interrogent aussi nos manières même de développer nos approches scientifiques. Les recherches sur l’agroécologie traversent ainsi les champs thématiques de différentes CoSav et pour certaines notamment Terres & Sols/Systèmes Alimentaires Durables/Biodiversité constituent une part importante des activités qui sont menées par les communautés impliquées (une illustration, non limitative, de ces interactions est donnée par le schéma). Le groupe de travail en agroécologie a donc vocation à fonctionner en réseau en développant de fortes interactions au sein des différentes CoSav.

    Contact : laurent.cournac@ird.fr

  • Eau comme bien commun

    L’eau douce est indispensable à la vie et au développement socio-économique des pays du sud. Sa préservation, face aux bouleversements climatiques et anthropiques, représente un enjeu vital au XXIe siècle. Un des rôles majeurs de la recherche est d’offrir aux multiples acteurs de l’eau des connaissances pour éclairer les enjeux sociaux, politiques et environnementaux. En ce sens, l’eau constitue un formidable vecteur d’interdisciplinarité et de transdisciplinarité. En effet, intégrer des points de vue de différentes disciplines scientifiques et une pluralité de savoirs non académiques peut permettre d’identifier des solutions durables pour la gestion de l’eau, adaptées localement à des réalités contrastées, tout en prenant en compte les évolutions globales du climat ou des dynamiques sociales. Mieux connaître la distribution des ressources en eau douce et anticiper les impacts du changement climatique et des usages des terres, développer la surveillance de la qualité de l'eau pour la santé de l’environnement et des sociétés humaines, accroître l’adaptabilité et la résilience des villes et des systèmes alimentaires, accompagner la transition vers une nouvelle gouvernance de l'eau en prenant en compte les inégalités de répartition des ressources et les migrations des populations humaines, autant de défis pour construire une vision holistique de la relation entre les humains et l’eau.

    > Plaquette L'eau à travers les communautés de savoirs

    contact : d2s@ird.fr

  • Inégalités

    Au cœur des recherches avec et dans les pays des Suds, les inégalités articulent des enjeux sociaux et environnementaux appelant à une réflexion prospective sur ces questions. L'IRD a une forte expertise sur cette question dans une approche multi-thématique qui croise l'ensemble des 9 défis de l'IRD.

    contact : d2s@ird.fr

  • Risques et crises

    Plus d’informations bientôt sur ce défi

    contact : d2s@ird.fr