Alors que le projet CAZCOM a permis de doter le pays d’un laboratoire de biologie moléculaire aux normes internationales, la signature du nouveau projet PACMAN renforce l’autonomie du Zimbabwe en matière de maladies animales et zoonotiques.

Le 16 novembre, l'Agence Française de Développement (AFD) et le Cirad ont signé l’accord lançant le projet PACMAN, en partenariat avec l'IRD, le Département des services vétérinaires zimbabwéens et l'Université du Zimbabwe.

Le projet verra la mise en place d’une véritable plateforme de biotechnologie accueillie par l’Université du Zimbabwe, permettant à ce petit pays d’Afrique Australe de diagnostiquer rapidement les maladies animales, végétales et zoonotiques qui circulent sur son territoire, de mettre en place des contrôles efficaces et ainsi élaborer ses propres stratégies et programmes de santé animale et de santé publique.

L'ambassadeur de France, S.E. Laurent Chevallier signe l'accord démarrant le projet PACMAN, avec Paul Mapfumo, Vice-Chancellor de l'Université du Zimbabwe, en présence de Bruno Deprince, directeur régional de l'AFD.

© Angela Jimu - CAZCOM

Ce nouveau projet de 3 ans?2 millions d’euros de subvention, démarrant à la fin de l’année, permettra de soutenir le secteur agricole du pays. L'agriculture au Zimbabwe représente près de 15% du PIB, plus de 30% des recettes d'exportation et fournit un moyen de subsistance direct ou indirect à environ 70% de la population du pays. Le Zimbabwe est actuellement confronté à un défi de sécurité alimentaire, en raison de la fréquence accrue des sécheresses, de la dégradation des terres cultivables et de la croissance démographique rapide.

« Le secteur de l'élevage est menacé par l'augmentation de la prévalence des maladies animales et a besoin de systèmes vétérinaires plus solides pour mieux contrôler ces maladies et mieux estimer les risques liés aux maladies zoonotiques, » estime Florian Liégeois, virologue à l’IRD affecté à Harare depuis septembre 2020.

Le lancement officiel du projet a suivi l'inauguration d'un laboratoire de biologie moléculaire indispensable à l'autonomie du Zimbabwe dans ce domaine. Le projet PACMAN vient compléter et intensifier les actions engagées par le projet CAZCOM, qui a contribué à la formation de dizaines de professionnels zimbabwéens impliqués dans le contrôle des zoonoses et à la mise en place du laboratoire aux normes internationales.

Inauguration des nouveaux équipements du laboratoire

Le projet PACMAN comprend trois composantes principales :

  • Renforcement des capacités biotechnologiques du Zimbabwe et meilleure accessibilité
  • Formation des partenaires aux dernières techniques de biologie moléculaire et de sérologie pour la surveillance et le contrôle des maladies, le contrôle de la qualité et la recherche
  • Mise en place d’un plan d'action, de partenariat, de financement et de pérennité de la plateforme biotechnologique pour assurer son fonctionnement et son impact sur le long terme. Le projet mettra également en place un plan de gestion et de suivi.

 

La mise en œuvre du projet contribuera grandement à l’amélioration de l'autonomie du Zimbabwe pour détecter et contrôler les maladies, qui ont un fort impact économique, renforçant ainsi la résilience de l'économie agricole face aux effets du changement climatique.

 

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