Sommaire

Le propos de cet ouvrage est d’analyser les formes individuelles et collectives du « guérir » dans l’Afrique contemporaine. Dans une approche anthropologique, la guérison n’est pas définie seulement d’un point de vue médical, mais elle est une production matérielle et idéelle dans des cultures thérapeutiques qui articulent le local et le global, mais aussi le sanitaire, le religieux et l’économique.

Les auteurs présentent leurs travaux sur des questions telles que : la promesse de guérison dans les offres thérapeutiques locales ; les constructions collectives de la guérison ; les perceptions divergentes de la guérison ; les discours d’éradication en santé globale et leurs effets locaux. 

Les travaux ethnographiques présentés dans l’ouvrage  concernent le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Niger, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et l’Afrique de l’ouest. Ils apportent des réponses documentées à quatre séries de questions, qui ont fondé les quatre parties de l’ouvrage :

  • Comment la guérison est-elle présentée et promue en Afrique, dans un contexte de pluralisme thérapeutique caractérisé par une offre de soins hétérogène, d’accès inégal, aux propositions définies dans un contexte culturel particulier ?
  • Quels rôles jouent les thérapeutes, les patients et les tiers dans la guérison individuelle et quels contextes favorisent la co-construction de la guérison ?
  • Dans quelles situations les perceptions de la guérison divergent-elles entre thérapeutes et malades, entre différents secteurs thérapeutiques, entre le niveau individuel et le niveau collectif ?
  • Concernant l’éradication des maladies, quelles expériences individuelles ou locales sont induites par des objectifs définis à une échelle plus vaste -par exemple nationale- et comment les acteurs de santé gèrent-ils les différences entre discours locaux et globaux ?

L’ouvrage permet de développer la réflexion sur le rapport à la guérison (promesse ou transformation) en Afrique (de l’ouest) comparativement à d’autres aires culturelles ou d’autres manières d’assembler les niveaux local et le global. Il est particulièrement d’actualité, car il propose donc des pistes pour « penser » quelle que soit sa temporalité de pandémies telles que le COVID 19.