Mis à jour le 08/08/22

L’activité de l’IRD en Inde se caractérise par des activités de recherche croisées portant principalement sur deux thématiques : la compréhension des transformations sur le long terme des zones rurales et urbaines, et la question de l’eau.

La compréhension des transformations sur le long terme des zones rurales et urbaines

Ce sujet de recherche s'intéresse particulièrement à :

  • L’accès aux services de base
  • Les transformations urbaines
  • Les transitions démographiques
  • Les disparités socio-économiques multidimensionnelles (dont les inégalités de genre)
  • Les transformations socio-écologiques face aux changements environnementaux

La mise en place d’un Observatoire des populations rurales et de la dynamique des inégalités - ODRIIS permet de collecter des données de première main pour étudier les changements économiques et plus précisément : la dette, les dynamiques de genre, de mobilité sociale et d'emploi. 

Depuis plus de dix ans, l’IRD collabore également avec des chercheurs indiens sur la question des défis urbains (logement, transition numérique). Cette collaboration s’appuie sur la mise en place d’une Équipe urbaine.

 

La question de l’eau et ses implications en termes d’écologie, d’agriculture, de climat, de catastrophes naturelles, de sécurité alimentaire

Depuis plus de 20 ans, la Cellule Franco-Indienne de Recherche en Sciences de l’Eau - CEFIRSE mène des recherches intégrées en hydrologie, géochimie, agronomie, océanographie, pédologie, télédétection, climatologie, etc. sur la question de l’eau et des sols en Inde.

De nombreux projets en Sciences humaines et Sociales (études urbaines, économie, ethnographie, archéologie) sont également développés sur la question de la gestion et de l’accès à l’eau. L’eau est un sujet crucial aussi bien pour la France que pour l’Inde, puisque ces deux pays sont concernés par l'aridification d’une partie de leur territoire.

Indian women farmers planting rice seedlings in the rice paddy field

© Umesh Negi

Agricultrices indiennes plantant des semis de riz dans une rizière

Principaux projets de recherche

La question de l’eau

Depuis plus de 20 ans, l’IRD en Inde mène des recherches sur la question de l’eau et ses implications en termes d’écologie, d’agriculture, de climat, de catastrophes naturelles et de sécurité alimentaire.

  • IRN SCaHyLab - Swot Calval for Hydrology Laboratory (2019-2022)

    Cet IRN (International Research Network) couvre le Brésil, la Colombie, le Congo, le Niger, Madagascar, la Guyane et l’Inde (IIT Mumbai et IIT Kharagpur). Il est coordonné par Stéphane Calmant (IRD - LEGOS), représentant de l’IRD en Guyane anciennement basé en Inde. Cet IRN a pour objet l’étude du cycle de l'eau à partir d'informations issues de satellites d’observation de la Terre. L’objectif est de donner aux équipes impliquées l'opportunité de construire leur propre réseau pour une collaboration Sud-Sud et Sud-Intermédiaire à long terme et de partager leur expertise et leurs compétences.

    La surveillance de l'eau est un besoin fondamental de l'humanité. Aujourd'hui, les satellites offrent un complément à la surveillance traditionnelle in situ, qui diminue rapidement et de façon spectaculaire dans le monde entier. Depuis une dizaine d'années, l'IRD collabore avec des chercheurs des pays du Sud pour promouvoir l'étude du cycle continental de l'eau en utilisant des informations issues de l'espace. Parmi les technologies disponibles, l'altimétrie par satellite offre depuis le milieu des années 90 un suivi continu du niveau des eaux. Cette technologie connaît une amélioration spectaculaire avec le lancement de la mission SWOT du CNES/NASA en octobre 2021, le plus grand projet scientifique de ces agences en matière d'observation de la Terre pour la décennie. La mission nécessite un vaste programme de calibration et de validation. Du côté français, cette tâche est dévolue à l'IRD en raison de son savoir-faire historique en hydrologie et de sa capacité à mener des projets dans la bande tropicale.

    Le fait que les équipes du Sud soient impliquées dans la préparation de l'une des plus importantes missions scientifiques par satellite est d'une importance capitale pour accroître leur visibilité dans la communauté scientifique, une grande opportunité pour leurs étudiants et une opportunité pour les équipes et les laboratoires de proposer de meilleurs services à leurs institutions nationales de gestion de l'eau. L'IRD est le point de rencontre de ces équipes du Sud, réparties dans le monde entier.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR LEGOS (IRD, CNES, CNRS, Université Paul Sabatier - Toulouse III)

    Partenaires locaux : IIT Mumbai, IIT Kharagpur

    Financement : outil IRD (IRN)

    Contact : Stéphane Calmant

  • IRN SPACE4SUST - Sustainability from space (2022 - 2026)

    L’IRN Sustainability From Space - SPACE4SUST est porté par deux chercheurs IRD de l’UMR CESBIO (Lionel Jarlan et Sylvain Ferrant), avec la participation d’un chercheur IRD - CESBIO (Gilles Boulet) en mission longue durée au sein du CEFIRSE. En plus du CESBIO, cet IRN inclut 17 laboratoires de 6 pays du pourtour méditerranéen et de la zone tropicale, spécialistes et utilisateurs d’outils satellitaires en science de l’environnement.

    Tout comme l’IRN SCaHyLab, l’IRN Sustainability from Space a comme objet la gestion des ressources en eau et l’observation satellitaire. Cet IRN s’intéresse également aux ressources en sol, à la biodiversité et aux services rendus par les éco- et agro-systèmes, sur lesquels les changements climatiques et les mutations sociétales font peser une menace. La télédétection est devenue un outil essentiel pour le suivi des surfaces terrestres et de leurs interactions avec la société afin de contribuer à une gestion durable de ces ressources environnementales. L’IRN a pour objectif de favoriser les échanges scientifiques et technologiques inter-régionaux autour de l'outil de télédétection et des méthodologies associées appliquées au suivi environnemental.

    Ces efforts de recherche méthodologique et scientifique pour tirer profit des nouvelles résolutions et nouveaux capteurs permettent le suivi quantitatif des impacts des activités humaines - déforestation, productivité et stress des cultures, ressources en eau, stress des écosystèmes naturels, îlots de chaleur urbains - pour contribuer aux sciences de la durabilité.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CESBIO (IRD, CNES, CNRS, INRAE, Université Paul Sabatier - Toulouse III)

    Partenaire local : CEFIRSE - Indians Institute of Science (IISc, Bangalore)

    Financement : outil IRD (IRN)

    Contacts : Lionel Jarlan, Sylvain Ferrant

  • MANDU (2018 - 2024)

    MANDU est un programme de recherche interdisciplinaire porté par Anne Casile (IRD-PALOC) associant un projet ANR et une mission archéologique financée par le MEAE et en collaboration avec Supriya Varma (JNU).. Les recherches associent diverses disciplines des sciences environnementales, humaines et sociales, et portent sur les relations et interactions société-environnement tissées autour de l’eau dans le temps long, et à l’impact des variations et extrêmes hydroclimatiques durant le médiéval tardif et le pré-moderne en milieu semi-aride, dans la région de Mandu (Madhya Pradesh). Préservée de l’urbanisation récente, cette région constitue un laboratoire de recherche idéal pour explorer l’histoire des vulnérabilités et des adaptations des sociétés aux variations et risques hydroclimatiques, sujet au cœur des préoccupations actuelles.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR PALOC (IRD, MNHN)

    Partenaires locaux :

    • Institut Français de Pondichéry (IFP, Pondichéry)
    • Jawaharlal Nehru University (JNU, New Delhi)
    • Shiv Nadar University (SNU, Greater Noida)
    • Azim Premjit University, Bhopal

    Financements : ANR, IRD, MEAE

    Contact : Anne Casile

  • ATCHA (2017 – 2021)

    Le projet ATCHA « Accompanying The adaptation of irrigated agriculture to climate CHAnge », coordonné par Laurent Ruiz (INRA ; IRP CEFIRSE) avec la participation de Cécile Gomez (IRD - LISAH ; IRP CEFIRSE) vise à accompagner l'adaptation des systèmes agricoles au changement climatique en combinant un modèle biophysique intégré avec une approche participative dans un réseau de bassins versants expérimentaux dans l'état du Karnataka. Grâce à une approche transdisciplinaire, impliquant des hydrologues, des géochimistes, des pédologues, des agronomes, des géographes, des économistes et des sociologues, et avec une forte participation de partenaires indiens (scientifiques, agents de services de vulgarisation et parties prenantes), le projet veut démontrer la capacité des modèles intégrés à partager les connaissances entre chercheurs et parties prenantes et à co-construire et évaluer des scénarios de développement durable.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR LISAH (IRD, INRAE, L'Institut Agro Montpellier, MUSE Montpellier)

    Partenaires locaux :

    • Institut Français de Pondichéry (IFP, Pondichéry)
    • CEFIRSE - Indians Institute of Science (IISc, Bangalore)
    • Ashoka Trust for Research in Ecology and the Environment (ATREE, Bangalore)
    • Karnataka Watershed Development Departement (WDD, Bangalore)

    Financement : ANR

    Contact : Cécile Gomez

  • Heterogeneity of regolith properties using combined geophysics and geochemistry (2019 - 2022)

    Le projet Heterogeneity of regolith properties using combined geophysics and geochemistry est coordonné par Jean Riotte (IRD - GET ; IRP CEFIRSE). En Inde, l’agriculture représente 80 à 90 % de la consommation d'eau avec, depuis deux décennies, une augmentation spectaculaire du pompage des eaux souterraines qui a conduit à une crise de l'eau avec un épuisement et/ou une pollution généralisée, notamment en Inde péninsulaire. Là, les aquifères de roche dure ont en moyenne une faible capacité de stockage mais leurs propriétés sont très variables dans l'espace. De plus, le climat étant semi-aride à subhumide, les propriétés du sol déterminent en grande partie la production agricole et la recharge des eaux souterraines. Dans un tel contexte, la géométrie de l'aquifère et plus particulièrement du régolithe (sol + saprolite) est censée jouer un rôle critique sur le stock, les chemins et le temps de résidence de l'eau.

    L’objectif du projet est d'évaluer l'impact de la variabilité spatiale des propriétés du régolithe sur la production agricole et le bilan hydrique dans le bassin versant de Berambadi (observatoire SNO M-TROPICS/Kabini CZO). La caractérisation détaillée des propriétés du régolithe recueillie à l'aide de techniques géophysiques combinées viendra compléter les informations de terrain et de télédétection déjà disponibles dans l’observatoire de Kabini. Cet ensemble de données sera utilisé pour évaluer la sensibilité du modèle intégré NAMASTE (Robert et al., 2018a) à la variabilité spatiale des propriétés du régolithe dans le cadre de divers scénarios climatiques et agricoles.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR GET (IRD, CNES, CNRS, Université Paul Sabatier - Toulouse III, Observatoire Midi-Pyrénées)

    Partenaire local : Indian Institute of Science (IISc, Bangalore)

    Financement : Equipex

    Contact : Jean Riotte

  • SMARA (2022 - 2023)

    L’objectif du projet SMARA est d'évaluer le potentiel de la très haute résolution spatiale et temporelle de VENμS pour caractériser les propriétés du paysage de surface liées à l'agriculture et aux ressources en eau dans les agrosystèmes semi-arides et tropicaux : les pratiques agricoles, l'utilisation des terres, le stockage des eaux de surface et l'humidité de surface du sol et le stress hydrique.

    Le projet est dédié à deux contextes contrastés et complémentaires caractérisés par une forte variabilité spatio-temporelle des propriétés des paysages de surface : le bassin versant de Berambadi au Karnataka (Inde) et la plaine inondable de Merguellil près de Kairouan et Lebna en Tunisie.

    Côté indien, le projet SMARA vise à caractériser les propriétés suivantes :

    • Analyse des applications de limon de réservoir sur le bassin versant
    • Cartographie et suivi de l'irrigation
    • Cartographie de l'occupation des sols
    • Suivi de la dynamique du stockage des eaux de surface
    • Suivi temporel de l'évaporation ou de la transpiration du stade 2 (stade contrôlé par l'humidité) après le stade 1 (stade contrôlé par le climat)

    Deux chercheurs IRD participent au projet : Cécile Gomez (IRD - LISAH ; IRP CEFIRSE) et Gilles Boulet (IRD - CESBIO ; IRP CEFIRSE).

    Unités de recherche IRD impliquées :

    • UMR CESBIO (IRD, CNES, CNRS, INRAE, Université Paul Sabatier - Toulouse III)
    • UMR LISAH (IRD, INRAE, L'Institut Agro Montpellier, MUSE Montpellier)

    Partenaires locaux :

    • ICAR - National Bureau of Soil Survey and Land Use Planning (ICAR - NBSS & LUP, Bangalore)
    • Indian Institute of Science (IISc, Bangalore)

    Financement : CNES

    Contact : Cécile Gomez

  • TRISHNA Ecosystem Stress (2021 - 2023)

    TRISHNA « Thermal infraRed Imaging Satellite for High-resolution Natural resource Assessment » est une mission spatio-temporelle à haute résolution dans l'infrarouge thermique menée conjointement par les agences spatiales française (CNES) et indienne (ISRO) pour un lancement prévu en 2025.

    Les objectifs scientifiques guidant la mission sont le suivi de l'état des eaux et du stress des écosystèmes continentaux, le suivi des eaux côtières et intérieures, l'environnement urbain, et les applications à la Terre solide, la cryosphère et l'atmosphère. TRISHNA fournira une température instantanée milieu de nuit/de journée et une évapotranspiration journalière ET à moins de 100m de résolution tous les 2 à 3 jours, avec une couverture globale. Un chercheur IRD, Gilles Boulet (IRD - CESBIO ; IRP CEFIRSE) affecté à CEFIRSE à partir de septembre 2022, anime le groupe de travail “stress des écosystèmes” côté français, chargé de  construire les produits ET, organiser les campagnes de calibration/validation et accompagner les activités scientifiques en amont et aval de la mission. Il sera chargé du développement conjoint de ces activités avec les partenaires indiens, notamment pour les volets "calibration/validation" et “activités scientifiques amont/aval”.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CESBIO (IRD, CNES, CNRS, INRAE, Université Paul Sabatier - Toulouse III)

    Partenaires locaux :

    • Agence spatiale indienne ISRO (SAC Ahmenabad)
    • CEFIRSE - Indian Institute of Science (CEFIRSE - IISc, Bangalore)
    • Indian Institute of Technology Bombay

    Financements : CNES / TOSCA

    Contact : Gilles Boulet (gilles.boulet@ird.fr)

  • ERODE (2020 - 2021)

    Le projet ERODE « Effective ROoting DEpth in a dry tropical forest: Mule Hole, India » est porté par le chercheur IRD Jean Riotte (IRD - GET ; IRP CEFIRSE) et a pour terrain le bassin versant expérimental de Mule Hole (SNO M-TROPICS).

    Ce projet  vise à :

    • Développer une nouvelle méthode de dendrochronologie pour les 4 espèces d'arbres dominantes en utilisant l'ablation laser
    • Appliquer le cadre de modélisation aux séries chronologiques de croissance annuelle produites par la dendrochronologie
    • Utiliser ces données pour modéliser l'effet de l'absorption par les racines profondes sur les processus d'altération dans la zone critique profonde en combinant le modèle COMFORT et le modèle d'interaction eau-roche WITCH

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR GET (IRD, CNES, CNRS, Université Paul Sabatier - Toulouse III, Observatoire Midi-Pyrénées)

    Partenaire local : Indian Institute of Science (IISc, Bangalore)

    Financements : INSU / EC2CO

    Contact : Jean Riotte

  • NutriLift (2021 - 2026)

    Le projet Nutrilift « Deep roots versus deep pumps : Comparing deep nutrient uplift in dry tropical eco- and agro-systems », coordonné par Jean Riotte (IRD - GET ; IRP CEFIRSE), porte sur la compréhension et la quantification du rôle de l'élévation des nutriments dans le fonctionnement de la zone critique, guidé par l'hypothèse selon laquelle alors que, dans les forêts naturelles, les espèces à racines profondes peuvent tirer une partie de leurs ressources nutritives d'une altération minérale accrue en profondeur, l'importance relative de ce processus dans les agrosystèmes est bien moindre, tandis que les systèmes agroforestiers représentent une situation intermédiaire.

    Le projet met en œuvre un nouveau cadre méthodologique pour la caractérisation combinée des propriétés du sol et des racines et le suivi de la dynamique des solutés et de l'eau depuis la surface jusqu'aux grandes profondeurs pour 3 sites (forêt, agroforesterie et agriculture) dépendant de l’Observatoire M-TROPICS. Le projet permettra de mieux évaluer la résilience des écosystèmes et de concevoir des pratiques de gestion plus durables dans les agrosystèmes.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR GET (IRD, CNES, CNRS, Université Paul Sabatier - Toulouse III, Observatoire Midi-Pyrénées)

    Partenaire local : CEFIRSE - Indian Institute of Science (CEFIRSE - IISc, Bangalore)

    Financement : ANR

    Contact : Jean Riotte

  • EUSOP (2019 - 2022)

    Le projet EUSOP « Evaluation of Uncertainties affecting estimations of SOil Properties by VNIR/SWIR remote sensing data », coordonné par Cécile Gomez (IRD - LISAH ; IRP CEFIRSE) propose une analyse des incertitudes des estimations des propriétés du sol obtenues à partir de données de télédétection VNIR/SWIR. Les incertitudes affectant les estimations des propriétés du sol sont analysées en ce qui concerne :

    • Les conditions d'acquisition
    • Les modèles de correction atmosphérique

    Pour ce faire, le projet utilise une série chronologique de données Sentinel-2 et une série chronologique de données HYPERION, toutes deux acquises au-dessus du bassin versant du Berambadi (observatoire SNO M-TROPICS).

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR LISAH (IRD, INRAE, L'Institut Agro Montpellier, MUSE Montpellier)

    Partenaires locaux :

    • ICAR-National Bureau of Soil Survey and Land Use Planning (ICAR - NBSS & LUP, Bangalore)
    • National Institute of Technology Karnataka (NITK, Mangalore, Karnataka)

    Financement : PNTS-INSU

    Contact : Cécile Gomez

Transformations en zones rurales et urbaines

La compréhension des transformations de long terme en zones rurales et urbaines et, en particuliers, les transformations urbaines et socio-écologiques, les transitions démographiques, l’accès aux services de base et les disparités socio-économiques multidimensionnelles sont au cœur de l’activité de l’IRD en Inde.

  • IRN Indian Pastoral Network - Pastoral-India (2019-2022)

    On estime que les systèmes pastoraux contribuent de manière directe ou indirecte à la subsistance d'environ 35 millions de personnes en Inde. Permettant une production alimentaire dans des environnements arides ou semi-arides, parfois marqués par une variabilité extrême des conditions biophysiques, ils revêtent un intérêt certain en termes de durabilité et de sécurité alimentaire ; ils n’ont cependant pas bénéficié d’une attention notable de la part des milieux académiques.

    Cet IRN vise à combler cette lacune en créant un réseau de chercheurs et de praticiens travaillant spécifiquement sur cette thématique. Les participants représentent un ensemble d'expertises qui vont des sciences sociales (anthropologie, études du développement, histoire, économie) aux sciences écologiques (écologie des parcours, botanique) et aux sciences animales (vétérinaires et spécialistes de l'élevage), visant à comprendre les évolutions contemporaines des systèmes pastoraux indiens selon diverses approches. Le réseau agit comme une plateforme pour :

    • Favoriser les échanges et la fertilisation croisée entre les équipes de recherche impliquées
    • Coordonner la production de synthèses, d'analyses à grande échelle et d'ensembles de données pour documenter la situation actuelle et les tendances des populations pastorales
    • Former des étudiants et construire des programmes d'études au sein des institutions participantes, par le développement de cours et d’écoles de terrain

    L’IRN sert également de base à la rédaction de propositions et à la collecte de fonds.

    Depuis 2019, plusieurs ateliers ont été organisés et financés par l’IRN, à la fois sur des thèmes spécifiques (conservation et pastoralisme) ou à visée de formation (méthodes et concepts), permettant de créer une dynamique auprès d’un groupe d’étudiants motivés. La crise sanitaire a provoqué un basculement vers des activités en ligne (séminaires, groupes de lecture) ; l’année 2022 devrait voir une reprise des activités en présentiel, avec notamment l’organisation d’une conférence.

    L’IRN a également servi de base pour le développement de nouvelles initiatives de recherche, que ce soit le montage de projets de recherche ou plus particulièrement la création du Forum for research on grasslands and pastoralism (FRGP), une plate-forme proposant des financements aux étudiants de master et doctorat travaillant sur les interactions systèmes pastoraux / écosystèmes de savane, dans le sous-continent indien. L’IRD est également membre de cette plate-forme.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR PALOC (IRD, MNHN)

    Partenaires locaux :

    • Ambedkar University Delhi
    • Shiv Nadar University Delhi
    • ATREE - Ashoka Trust for Research in Ecology and the Environment, Bangalore
    • Azim Premji University, Bangalore
    • Lokhit Pashu-Palak Sansthan - LPPS au Rajasthan
    • Sahjeevan au Gujarat
    • Anthra à Pune, Maharashtra
    • Centre for Pastoralism, New Delhi

    Financement : outil IRD (IRN)

    Contact : Matthieu Salpeteur

  • IRN DiSAA - Digitization and Society in Asia and Africa (2019 - 2022)

    Ce projet a pour ambition d’analyser les transformations sociales apportées par le numérique et les conséquences du recours croissant aux technologies de l’information dans les politiques de développement menées en Inde, au Népal, en Afrique du Sud et au Kenya. Bien que les technologies numériques aient suscité un grand intérêt des sciences sociales au cours des dernières décennies, elles ont été plus rarement étudiées dans les pays en développement. Pourtant, ces technologies sont des agents de changements profonds et des instruments de politiques spécifiques dans ces contextes.

    Une communauté de chercheurs en Sciences, Technologies, Sociétés (STS) souhaite donc aborder la question du changement numérique en analysant les transformations sociales qu’il apporte et les conséquences du recours croissant aux technologies de l’information dans les politiques de développement menées au Sud.

    L’approche méthodologique est interdisciplinaire, avec un rôle privilégié accordé aux études sociales sur les sciences et les techniques, qui permettent d’analyser le lien entre les pratiques et les savoirs techniques d’une part et leurs enjeux sociaux d’autre part. L’approche conceptuelle est critique et insiste sur la dimension « d’impérialisme technologique » .

    Le consortium adopte une approche thématique comprenant les thèmes suivants :

    • citoyenneté digitale, avec le projet d'identification Aadhaar en Inde
    • monnaie numérique : rôle des technologies de l'information dans les politiques d'inclusion financière
    • inclusion numérique : utilisation des technologies numériques dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'accès aux services publics, telles que leur utilisation dans le projet de couverture de santé universelle et par les services de protection sociale en Inde
    • villes et villages intelligents (« smart ») : rôle des technologies de l'information et en particulier de la géocartographie et de la cartographie participative, dans l'élaboration de politiques urbaines, telles que les villes intelligentes en Inde

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CEPED (IRD, Université de Paris)

    Partenaires locaux :

    • Jawaharlal Nehru University
    • Centre for Internet and Society

    Financement : outil IRD (IRN)

    Contact : Mathieu Quet

  • HYBRIDELEC (2018 - 2022)

    Hybridelec « Hybridations électriques : formes émergentes de la transition énergétique dans les villes du Sud » est un projet porté par Éric Verdeil (Science Po, Paris) et Sylvy Jaglin (LATTS, ENPC) et consacré à l’hybridation des systèmes électriques dans les villes des pays en développement (Liban, Afrique du Sud, Sénégal, Nigéria, Bénin). Ces villes connaissent de lourds problèmes de fourniture en électricité que les réponses conventionnelles telles que l’extension du réseau ne parviennent pas à résoudre. C’est pourquoi on assiste au développement de solutions alternatives, individuelles ou collectives, telles que des réseaux décentralisés et hybrides.

    Appliquant le concept d’hybridation aux études socio-techniques, la recherche propose d’étudier ces nouvelles configurations, qui restent mal connues, et leurs impacts sur le futur du système électrique. Le projet  étudie empiriquement ces objets (par enquête auprès des acteurs du marché et analyse des pratiques de régulation) et examine leur impact sur les conceptions usuelles de la transition énergétique. Marie-Hélène Zérah (IRD - CESSMA) est responsable des terrains indiens et a supervisé une post-doctorante pour une durée de 2 ans.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CESSMA (IRD, INALCO, Université de Paris)

    Partenaire local : Centre for Policy Research (CPR, New Delhi)

    Financements : ANR, soutien AFD

    Contact : Marie-Hélène Zérah

  • SMART CITIES (2020 - 2023)

    Le projet Smart cities « La gouvernance en Inde au prisme de la mission dite des "100 villes intelligentes” » est dirigé par Marie-Hélène Zérah (IRD - CESSMA). Ce projet de recherche contribue à la consolidation du travail mené par l'Équipe urbaine dans l’analyse de la transition urbaine indienne. Dans le sillage de l'engouement mondial pour les villes dites intelligentes, le gouvernement indien a lancé en 2015 un programme visant à transformer une centaine de ses villes en Smart Cities.

    Ce programme incarne un tournant numérique, avec la mise en place de solutions technologiques dites « intelligentes » pour améliorer la qualité de vie de tous. Il impose des obligations en termes de gestion de projet qui soulèvent de nouvelles questions de recherche.

    Une première série de questions concerne la restructuration des structures de gouvernance avec la création de sociétés mixtes de gestion urbaine qui remodèlent les relations de pouvoir avec les municipalités et peuvent redéfinir les principes de la décentralisation. Un deuxième axe de travail porte sur les processus de consultation mis en œuvre par les villes et le caractère plus ou moins inclusif des projets sélectionnés. Le recours généralisé aux sociétés de conseil consolide-t-il la montée de la consultocratie urbaine ? La méthodologie combine une analyse à l'échelle nationale (base de données, entretiens qualitatifs) et une recherche de terrain dans trois villes.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CESSMA (IRD, INALCO, Université de Paris)

    Partenaires locaux :

    • Centre for Policy Research (CPR, New Delhi)
    • National Institute of Urban Affairs (NIUA, New Delhi)

    Financement : AFD

    Contact : Marie-Hélène Zérah

  • LAKSMI (2016 - )

    Le programme LAKSMI « LAbour, sKills, Social networks and Mobilities in India » est porté par Christophe J. Nordman (IRD - LeDA). Ce programme, qui s’inscrit dans le cadre des activités de l’Observatoire des populations rurales et de la dynamique des inégalités - ODRIIS, a pour objet l’analyse des liens entre travail, compétences, dynamiques sociales et migratoires, et formation de réseaux sociaux en Inde du Sud.

    Une composante Covid-19 a été ajoutée afin d’étudier l’impact de l’épidémie sur l’accès au marché du travail, notamment pour les travailleurs migrants.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR LeDA (IRD, CNRS, Université Paris Dauphine)

    Partenaire local : Institut Français de Pondichéry (IFP, Pondichéry)

    Financements : ANR, EU, IRD, IFP

    Contact : Christophe J. Nordman

  • LABOUR, FINANCE AND SOCIAL DYNAMICS (2003 - )

    Le projet Labour, Finance and Social Dynamics est porté par Isabelle Guérin (IRD - CESSMA). Ce projet, débuté en 2003, se concentre sur les pratiques financières et la servitude pour dettes en Inde du Sud. Il s’inscrit dans le cadre des activités de l’Observatoire des populations rurales et de la dynamique des inégalités - ODRIIS, en complément du programme LAKSMI.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CESSMA (IRD, INALCO, Université de Paris)

    Partenaire local : Institut Français de Pondichéry (IFP, Pondichéry)

    Financements : ANR, CIRAD, IFP, MESR, IRD, ILO, EIBURS, AUF, CDC, IMTFI

    Contact : Isabelle Guérin

  • AniPharm (2019 - 2022)

    Le projet AniPharm « Sociology of the Pharmaceutical Uses of Animal Life in the Indian Ocean » est coordonné par Mathieu Quet (IRD - CEPED). Ce projet analyse les usages pharmaceutiques de la vie animale à partir de quatre études de cas au niveau de l’océan indien. Il soumet l’hypothèse que ces usages reflètent une logique d’articulation du domaine des sciences du vivant aux institutions marchandes, saisie par la notion de « biocapital ». En Inde, le projet s’intéresse aux écailles de pangolin braconnées.

    Ancré avant tout dans les études sociales sur les sciences, le projet mobilise différents courants de recherche :

    • les études animales
    • la socio-anthropologie des marchés
    • les études de la mondialisation « par le bas »
    • les études sociales de la pharmacie

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CEPED (IRD, Université de Paris)

    Partenaire local : Centre for Studies in Science Policy - Jawaharlal Nehru University (CSSP-JNU, New Delhi)

    Financement : ANR

    Contact : Mathieu Quet

  • Global Smog (2022 - 2025)

    Le projet Global Smog est un projet international qui, pour son volet indien, implique trois chercheurs IRD (Mathieu Quet, Marie-Hélène Zérah et Jessica Pourraz). Le projet a pour objet d'identifier et d'expliquer les processus techniques, sociaux et politiques qui influencent la gestion de la pollution atmosphérique dans les villes du Sud, et à travers cette étude d’améliorer les connaissances théoriques et pratiques sur les processus de politiques publiques urbaines et multi-niveaux dans le Sud.

    En travaillant avec les outils de la sociologie des sciences, de la géographie urbaine, de l'anthropologie politique et de la sociologie de l'élaboration des politiques, le projet analyse les processus techniques qui produisent les connaissances sur la qualité de l'air et la santé (surveillance, épidémiologie, normes et standards d'évaluation des risques) et leur appropriation sociétale au niveau local. Pour rendre compte de ces processus, une comparaison est faite entre dix villes africaines et asiatiques particulièrement impactées par la pollution atmosphérique, dont Delhi, Hyderabad et Poona.

    Unités de recherche IRD impliquées :

    Partenaire local : Centre for Studies in Science Policy - Jawaharlal Nehru University (CSSP-JNU, New Delhi)

    Financement : ANR

    Contacts :

  • PastoDiv (2019 - 2022)

    Le projet PastoDiv « Pastoral practices and domestic animal diversity » réunit, sous la coordination d’un chercheur IRD basé en Inde (Matthieu Salpeteur, IRD - PALOC), des spécialistes de cinq systèmes pastoraux asiatiques et africains. Le projet vise à analyser les dynamiques de la diversité des animaux domestiques à plusieurs échelles (du troupeau à la race locale), en partant de l’étude des conceptions et des pratiques des éleveurs.

    Le projet combine une perspective émique sur la diversité des animaux domestiques, des modèles conceptuels qui intègrent l'organisation sociale dans l'étude de la diversité des animaux domestiques, et une analyse formalisée des échanges et de la circulation des animaux par l'analyse des réseaux sociaux. La collecte de données se fait par le biais d'un travail de terrain et fait appel à des méthodes qualitatives (ethnographie), aux ethnosciences et à l'analyse des réseaux sociaux. Les résultats du projet seront discutés avec des spécialistes (en zootechnie et science animale, génétique des populations et gestion de l'élevage…) et seront communiqués à des institutions nationales et internationales impliquées dans la gestion de l'élevage et la conservation des races autochtones, ainsi qu'à des ONG locales travaillant avec les éleveurs.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR PALOC (IRD, MNHN)

    Partenaire local : Ashoka Trust for Research in Ecology and the Environment (ATREE, Bangalore)

    Financement : ANR

    Contact : Matthieu Salpeteur (matthieu.salpeteur@ird.fr)

  • MEET (2022 - 2024)

    Le projet MEET « La vie secrète des paysages : Mémoires des Écosystèmes en Tension », auquel participe Sarah Benabou (IRD - PALOC), vise à mettre en place des dispositifs expérimentaux explorant les dimensions visibles ou « cachées » des écosystèmes, dans un dialogue avec ce qu’il est convenu d’appeler les humanités environnementales. Articulant travail sur le terrain et réflexion sur les modalités de restitution et d'archivage, MEET explore les assemblages entre des méthodes innovantes (bioacoustique) qui renouvellent notre perception sensible du milieu et des paysages, et l’histoire des archives et des collections environnementales en Inde, replacée dans le contexte colonial et postcolonial de leur création.

    Il s’intéresse aux modalités contemporaines de restitution dans et hors des espaces muséographiques, pour mettre en exergue des formes nouvelles d’interpellation du public autour des mémoires environnementales. Ce projet est résolument interdisciplinaire et met en lien des anthropologues, géographes, designers, conservateurs et archivistes.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR PALOC (IRD, MNHN)

    Partenaires locaux :

    • Science Gallery Bangaluru
    • National Institute of Design (NID, Ahmedabad)
    • Institut Français de Pondichéry (IFP, Pondichéry)

    Financement : LabEx - Les Passés dans le Présent : histoire, patrimoine, mémoire (ANR-11-LABX-0026-01)

    Contact : Sarah Benabou

  • Greenmentality (2016 - 2021)

    Piloté par le géographe Tor Benjaminsen (Noragric - Université d’Oslo), le projet « Greenmentality: A Political Ecology of the Green Economy in the Global South » vise à analyser la gouvernementalité verte et ses implications locales dans les secteurs de l’écotourisme, de la foresterie carbone et de l’agriculture climato-intelligente.

    Il s’agit d’un projet comparatif Inde/Afrique de l’Est, avec de la coopération Sud-Sud. L’équipe Inde, dont Sarah Benabou (IRD - PALOC) fait partie, compte également Nitin Rai (ATREE, Bangalore), Lyla Mehta (Institute of Development Studies, Brighton UK) et Paul Robbins (University of Wisconsin-Madison, USA).

    Ce projet a été valorisé lors de plusieurs ateliers et conférences internationales, et, pour la partie sur la foresterie carbone, par la publication d’un numéro spécial dans le Journal of South Asian Development début 2022. La préparation d’articles de synthèse est en cours pour clore le projet.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR PALOC (IRD, MNHN)

    Partenaire local : Ashoka Trust for Research in the Ecology and the Environment (ATREE, Bengaluru)

    Financement : Research Council of Norway (FRIPRO Toppforsk project)

    Contact : Sarah Benabou

  • Démographie des inégalités (2020 - 2023)

    Christophe Z. Guilmoto (IRD - CEPED) mène plusieurs projets sur la démographie des inégalités dans le cadre de son affectation (2020 - 2023) au sein du Centre de Sciences Humaines (CSH, Delhi). Il a notamment travaillé sur les aspects démographiques de la crise de la COVID-19 en Inde. Un article (An alternative estimation of the death toll of the Covid-19 pandemic in India) a été publié dans le journal PLos One et largement discuté dans la presse indienne, française et étrangère: c’est une des deux seules contributions sur la mesure de la mortalité validée par les pairs. Un travail exploratoire sur la thématique des castes est également en cours.

    Les inégalités démographiques sont au cœur des recherches de l’IRD depuis plusieurs années. Celles-ci s'expriment notamment à travers la fertilité, mortalité, la santé et le logement. L’objectif est de comprendre comment ces inégalités s’articulent avec les disparités socio-économiques, la segmentation sociale des castes et genres et les spécificités régionales du pays.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CEPED (IRD, Université de Paris)

    Partenaire local : Centre de Sciences Humaines (CSH, Delhi)

    Financement : IRD

    Contact : Christophe Z. Guilmoto

  • Relations entre société et environnement

    Romain Simenel (IRD - PALOC) mène depuis plusieurs années des projets centrés sur les relations entre société et environnement sous l’angle de l'altérité et de l’apprentissage, deux piliers de la transmission culturelle. Des travaux comparatifs sont en cours sur deux terrains (l’Himachal Pradesh et le Tamil Nadu), sur l’usage des plantes ayurvédiques dans les rites hindous et l’expérience sensible aux plantes dans le cadre religieux. Cette recherche pourrait permettre de mieux appréhender le comportement écologique en Inde. Plusieurs publications sont en cours d'écriture et des travaux exploratoires sont également menés sur un nouveau terrain (les îles Andaman).

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR PALOC (IRD, MNHN)

    Partenaire local : Centre for the Study of Developing Societies (CSDS, Delhi)

    Financement : IRD

    Contact : Romain Simenel

  • Urbanisme subalterne et citoyenneté au prisme des rénovations urbaines dans les métropoles indiennes

    Véronique Dupont (IRD - CESSMA) mène, dans le cadre de son implication dans l'Équipe urbaine, un travail de recherche intitulé « Urbanisme subalterne et citoyenneté au prisme des rénovations urbaines dans les métropoles indiennes », financé par l’IRD avec le soutien logistique du CPR).

    L’objectif est d’approfondir les connaissances sur l’impact des politiques vis-à-vis des quartiers d’habitat précaire (slums) et sur les restructurations socio-spatiales des métropoles indiennes, avec un accent sur les processus d’exclusion affectant les pauvres. À cette fin, les recherches ont pour objet l’analyse des conditions de mise en œuvre d’opérations de rénovation urbaine à partir d’études de cas, ainsi que l’analyse des formes de mobilisation et de participation des habitants en réaction aux interventions urbanistiques qui les ciblent.

    Le programme vise in fine à évaluer les conséquences des opérations de rénovation urbaine pour les populations affectées. Les investigations actuelles s’appuient sur des enquêtes de terrain à Delhi dont plusieurs séries d’entretiens approfondis auprès des divers acteurs impliqués.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR CESSMA (IRD, INALCO, Université de Paris)

    Partenaire local : Center for Policy Research (CPR, New Delhi)

    Financement : IRD

    Contact : Véronique Dupont

Autres projets

  • IRN WIN - Worldwide Insecticide resistance Network (2018 - 2022)

    Initié en mars 2016, le réseau WIN s’est constitué sous l’impulsion de l’IRD et du CNRS. Il s’agit du premier réseau international de surveillance de la résistance des moustiques vecteurs d’arboviroses aux insecticides. Cet IRN est porté par un chercheur de l’UMR MIVEGEC (Vincent Corbel, non présent en Inde). Le partenaire indien est le National Institute of Malaria Research - NIMR (avec le Dr Raghavendra Kamajur).

    L’objectif principal est de suivre et combattre la résistance des moustiques vecteurs d’arboviroses aux insecticides. Les objectifs spécifiques sont :

    • Établir un système de surveillance mondiale de la résistance chez les moustiques vecteurs d’arboviroses
    • Identifier les lacunes et les priorités de recherche en matière de lutte anti-vectorielle et de gestion de la résistance
    • Guider l’OMS et les organismes de santé publique dans la prise de décisions en matière de gestion de la résistance et de lutte contre les moustiques

    WIN a pour mission de soutenir la recherche en mobilisant des fonds dédiés à des projets de recherche menés conjointement par des instituts membres du réseau.

    Les thématiques prioritaires sont la caractérisation des mécanismes génétiques de la résistance, le développement de tests de diagnostic et de modèles prédictifs de dispersion des moustiques et de leurs résistances, l’étude de l’impact opérationnel de la résistance. Le réseau a aussi pour vocation de promouvoir des stratégies de lutte innovantes pour éliminer les moustiques résistants et de rassembler la communauté scientifique en organisant, tous les deux ans, une conférence internationale sur la résistance et les stratégies de contrôle des vecteurs d’arboviroses. Enfin, le réseau vise à organiser et animer des ateliers de formations à destination des acteurs de santé publique, en vue de renforcer les capacités en entomologie médicale.

    Le réseau a constitué une base de données de référence mondiale permettant à chaque pays de connaître la situation de la résistance au niveau local, et ainsi de guider les stratégies à mettre en œuvre pour faire face aux moustiques résistants.

    Unité de recherche IRD impliquée : UMR MIVEGEC (IRD, CNRS, Université Montpellier)

    Partenaire local : National Institute of Malaria Research - NIMR

    Financement : outil IRD (IRN)

    Contact : Vincent Corbel

View of Mumbai skyline over slums in Bandra suburb

© Dimitry Rukhlenko

Vue sur les bidonvilles de la banlieue de Bandra, Mumbai

Construction de la recherche à long terme

Les chercheurs de l’IRD en Inde ont développé des dispositifs originaux (programmes de collaboration de long terme, observatoires, école d’hiver) pour soutenir des projets de recherche sur le long terme et construire de nouveaux partenariats.

 

L’Équipe urbaine

L’Équipe urbaine s’est constituée dans le cadre d’un partenariat suivi avec le Centre for Policy Research (CPR) et sous l’impulsion de deux chercheuses IRD : Véronique Dupont et Marie-Hélène Zérah (CESSMA). La mise en place de l’équipe s’est appuyée sur deux dispositifs principaux : le développement d’un programme de recherche en collaboration intitulé « Urbanisation, Citoyenneté et Services urbains » formalisé par une convention entre l’IRD (pour le CESSMA) et le CPR (2014 - 2023) et la constitution d’une Jeune équipe associée à l’IRD portée par le CPR, la JEAI IND_URBBS « Urban Rural Boundaries and Basic Services » (2015 - 2018), qui a été cruciale pour la structuration d’une équipe de recherche urbaine franco-indienne.

La formalisation de cette collaboration résulte d’échanges scientifiques préalables et soutenus :

  • Les travaux de Véronique Dupont sur Delhi dont les orientations étaient proches d’un projet mené au CPR sur les quartiers d’habitat précaires
  • L’ANR sur l’urbanisation subalterne coordonnée par Marie - Hélène Zérah (avec E. Denis) à laquelle ont participé 3 chercheurs du CPR
  • La création en 2010 par M-H Zérah et P. Mukhopadhyay du CPR, d’un séminaire mensuel sur les questions urbaines

Ce séminaire mensuel sur les questions urbaines qui se tient tous les mois depuis cette date est un espace de débat sur la ville réunissant un large public (chercheurs, étudiants, professionnels de l’urbanisme, décideurs, ...). Il a accueilli des chercheurs indiens de renom, de jeunes chercheurs indiens et étrangers, des chercheurs étrangers travaillant sur l’Inde ou sur d’autres zones géographiques ainsi que des professionnels de l’aménagement. La création de tels espaces de dialogue est essentielle pour faire avancer les conversations entre recherche, action publique et mouvements sociaux.

L’équipe est composée de :

  • deux chercheuses IRD-CESSMA, Véronique Dupont et Marie-Hélène Zérah
  • quatre chercheurs indiens du CPR : Partha Mukhopadhyay (senior fellow, coordinateur du programme d'urbanisation au CPR, responsable scientifique du projet pour le CPR, et responsable de la JEAI IND-URBBS), Mukta Naik (fellow), Kanhu Charan Pradhan (senior researcher), Shamindra Nath Roy (senior researcher)
  • de collaborateurs ponctuels et d’une équipe de doctorants indiens, dont la composition varie en fonction des projets

Projets

La collaboration a débuté en 2014 au travers du programme scientifique « Urbanisation, Citoyenneté et Services urbains », dans un contexte de transition urbaine en Inde. Ce programme vise une collaboration à long terme sur la base de l’engagement commun de ces institutions dans la compréhension des processus de transition urbaine en Inde.

Quatre thèmes de recherche principaux sont développés autour de :

  • Une transition urbaine subalterne localisée dans des villes de moins de 10 000 habitants et des villages urbanisés
  • Une réflexion sur un urbanisme subalterne dans les quartiers informels des grandes villes autour des enjeux de citoyenneté urbaine et les dynamiques socio-spatiales
  • La question transversale des services urbains
  • Le programme sur la gouvernance urbaine à travers le prisme de la mission Smart Cities

Une des réalisations majeures de cette collaboration a été la constitution de la JEAI IND_URBBS (2015 - 2018), une jeune équipe de recherche associée IRD / CPR travaillant sur les questions urbaines connexes (frontières urbaines et rurales et des services de base). IND_URBBS visait à comprendre la nature de la transition urbaine en Inde autour de trois questions de recherche et de leurs interrelations :

  1. Comprendre le modèle et la nature de l'urbanisation indienne
  2. Le remodelage de la citoyenneté urbaine, en particulier dans les villes métropolitaines et leur région
  3. Les changements dans les mécanismes de prestation de services urbains à la fois dans les petites et les grandes villes, évaluant ainsi les différences dans les politiques publiques en fonction du type d'établissements urbains

Dans le cadre de ce projet, trois types d’espaces urbains ont été étudiés : les villes de recensement et les petites villes (en tant que nouvelle frontière urbaine), les périphéries (frontières des métropoles) et les quartiers informels (frontières dans l’accès aux services et à la citoyenneté). L'accès aux services de base est un thème commun à toutes ces catégories. Deux autres institutions ont participé à cette JEAI : l’Université de Burdhaman au Bengale Occidental et le Indira Gandhi Institute of Development Research à Mumbai.

Enfin, deux principaux projets sont actuellement en cours dans le cadre de la convention de collaboration, qui permettent chacun d’explorer l’un des thèmes mentionnés plus haut :

  • En 2020, un projet financé par l’AFD sur la gouvernance urbaine en Inde au prisme de la Smart Cities Mission (Mission Smart Cities, portée par la chercheuse IRD Marie-Hélène Zérah avec en appui un doctorant ARTS) est venu renforcer le travail de recherche sur le thème des villes intelligentes
  • Le projet Urbanisme subalterne et citoyenneté au prisme des rénovations urbaines dans les métropoles indiennes (porté par la chercheuse IRD Véronique Dupont et financé par l’IRD, avec le soutien logistique du CPR), qui vient renforcer le travail de recherche sur l’urbanisme subalterne

Perspectives

Ces projets de recherche, portés par le programme de collaboration, ont permis de mettre en place de façon durable une équipe de recherche CPR / IRD. L’activité de cette équipe est encore appelée à s’élargir au cours des prochaines années, avec notamment un développement des perspectives comparatives sur les thèmes urbains entre l'Inde et d'autres pays du Sud qui s’appuierait sur le renforcement des liens avec d’autres chercheurs du CESSMA travaillant en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Old Tamil lady wearing typical south indian dress and standing on bank of kaveri river, inside forest

© Saptarsi

Vieille dame tamoule sur les berges de la rivière Kaveri

Les observatoires

L’IRD est impliqué dans le développement de deux observatoires en Inde, le CZO M-TROPICS (qui recueille des données météorologiques et hydrologiques en milieu tropical) et l’ODRIIS (l’observatoire des populations rurales et de la dynamique des inégalités en Inde du sud). Ces deux observatoires ont vocation à récolter des données qui pourront ensuite être utilisées pour des projets au niveau local ou international.

 

Critical Zone Observatory Multiscale Catchments – CZO M-TROPICS

Le CZO M-TROPICS au niveau mondial

Le CZO M-TROPICS fournit à la communauté scientifique internationale des séries chronologiques décennales de variables météorologiques, hydrologiques, géochimiques et écologiques en milieu tropical, issues des sites suivants : Maddur et Mule Hole (Inde), Nyong (Cameroun), Houay Pano (Laos) et Dong Cao (Vietnam). Le CZO M-TROPICS comporte des partenaires académiques et gouvernementaux dans chacune de ces zones.

Le CZO M-TROPICS est né en 2016 de la fusion de deux observatoires préexistants, le Environmental Observatory Tropical Experimental Watersheds - SO BVET (Cameroun, depuis 1994 ; Inde depuis 2003) et le Management of Soil Erosion Consortium - MSEC (Laos et Vietnam, depuis 1998). Le CZO M-TROPICS est un Service National d'Observation labellisé par un comité multi-tutelles, dirigé par l'INSU et auquel participe l'IRD. L'observatoire vient d'être évalué et sera encore soutenu pour les cinq prochaines années. Il est intégré à l'infrastructure de recherche OZCAR.

Les jeux de données de l’observatoire sont publiés en accès libre sur son site web : https://mtropics.obs-mip.fr/catalogue-m-tropics/

Le CZO M-TROPICS en Inde

L’institut comporte deux chercheurs IRD (Jean Riotte, Laurent Ruiz) et un VIA (Julien Amelin). L’observatoire est soutenu par l'Indian Institute of Science - IISc Bangalore.

L’activité au niveau de l’Inde implique le suivi des bassins versants tropicaux subhumides de Mule Hole (4,3 km2, forêt à feuilles caduques) et Maddur (7,1 km2), moitié forêt à feuilles caduques - moitié cultures) qui appartiennent au bassin de la rivière Kabini (Inde du Sud), afin de suivre les effets de l'utilisation des terres (agriculture) et du changement climatique sur les bilans hydriques et biogéochimiques dans des conditions tropicales sèches. Depuis 2012, le suivi du SEW de Maddur a été étendu au bassin versant de Berambadi (84 km2), une échelle plus appropriée pour combiner les pratiques/changements d'utilisation des terres avec les données de télédétection, et pour impliquer les sciences sociales.

  • La liste des projets menés en Inde dans le cadre du CZO M-TROPICS
    • 2021-2024 ANR PRC NUTRILIFT (Jean Riotte) : Deep roots versus deep pumps: Quantifying deep nutrient uplift in dry tropical eco- and agro-systems
    • 2020-2021 INSU-EC2CO ERODE (Jean Riotte) : Effect of ROoting DEpth on deep Critical Zone dynamics: Mule Hole, India
    • 2019-2020 Appel d’offre de l’ÉQUIPEX CRITEX (Jean Riotte, Henri Robain, Laurent Ruiz) Spatial heterogeneity of regolith properties using combined geophysical and geochemical approaches for the modelling of an irrigated catchment.
    • 2018-2022 PCRA AIEA (Muddu Sekhar, Laurent Ruiz) : Multiple Isotope Fingerprints to Identify Sources and Transport of pesticides in the tropics
    • 2018-2020 CEFIPRA (franco-indien) NUNDERGROUND (Damien Cardinal, VVSS Sharma) : Transferts souterrains de nutriments en Inde
    • 2017-2021 ANR ATCHA (Laurent Ruiz) : Accompanying The adaptation of irrigated agriculture to climate CHAnge
    • 2017-19 CNES TOSCA (Samuel Corgne) : Detection & characterization of irrigated cultures from satellite images: Berambadi experimental watershed in India
    • 2015-2017 ISRO STC (Muddu Sekhar) : Modeling of evapotranspiration from remote sensing
    • 2014-2019 KWD World Bank SUJALA (Muddu Sekhar) : 5 years Integrated hydrological assessment, monitoring and documentation project
    • 2014-2017 ISRO STC PRACRITI-II (Muddu Sekhar) : Development of a coupled distributed groundwater model to assimilate RS data
    • 2014-2015 INSU-EC2CO MACROFLUX (India and Cameroon) (Pascal Jouquet) Influence de la MACROfaune sur les FLUX d’éléments chimiques et l’infiltration de l’eau dans les sols tropicaux. Cas des termitières produites dans les bassins versants de Mule Hole (Inde) et Nsimi (Cameroun)
    • 2013-2016 CEFIPRA (franco-indien) AICHA (India) (Laurent Ruiz, Muddu Sekhar) : Adaptation de l’agriculture irriguée au changement climatique
    • 2013-2015 ISRO STC (Muddu Sekhar) : Estimation of soil hydraulic properties in a catchment using agro-hydrological models and microwave remote sensing
    • 2013-2014 INSU-EC2CO TRIBOLI (Jérôme Gaillardet) : Traçage Isotopique de la zone critique par les isotopes du BOre et du Lithium
    • 2013-2014 INSU LEFE/MANU (Samuel Buis) : Estimation spatialisée des propriétés hydriques des sols par inversion d’un modèle de culture et utilisation des données de télédétection
    • 2013-2014 INRA Metaprogram ACCAF AICHA2 (A. Thomas, Laurent Ruiz) : Adaptation of Irrigated Agriculture to Climate Change
    • 2012-2013 INSU-EC2CO BIOSITE (Stéphane Audry) : Biogeochemical cycling of silica in tropical Environment
    • 2010-2011 INSU-EC2CO (Jean Riotte) : Reconstitution du climat Holocène en Inde du Sud
    • 2009 BQR SVT Univ. Paul Sabatier (Stéphane Audry) : Cycle de la silice biogène et son influence sur le transport de silice dissoute dans un bassin versant tropical
    • 2003-2004 and 2006-2007 INSU ECCO & EC2CO (Jean-Jacques Braun, Jean Riotte) : Étude intégrée du bassin de la rivière Kabini (Inde du Sud) : influence des facteurs environnementaux sur les processus de fractionnement et les transferts hydro-biogéochimiques

Observatory of rural populations and dynamics of inequalities - ODRIIS

L’Observatory of rural populations and dynamics of inequalities - ODRIIS analyse la manière dont les changements structurels dans l'Inde du Sud contemporaine remodèlent l'organisation du travail, les hiérarchies sociales et les moyens de subsistance des ménages, dans un contexte de dynamiques fortement contrastées (essor du marché du crédit à la consommation, reconfiguration des structures sociales, etc.). L’observatoire vise non seulement à étudier les changements socio-économiques, mais également à participer au renouvellement théorique des concepts de travail, réseaux, compétences, dette et financiarisation.

L’ODRIIS constitue une plateforme de collecte de données, à la fois de par le nombre de ménages impliqués (en 2021 : 600 ménages, pour un total de 3000 individus répartis dans 10 villages), mais également de par la régularité des cycles de collecte (tous les 5 ans). L’ODRIIS combine les échelles individus/ménages et utilise des outils de collecte de données qualitatives/quantitatives, qui incluent : des journaux financiers, des monographies de village, des histoires de vie, des documentaires vidéo et l’enquête NEEMSIS (collecte de données de panel quantitatives ménages/individus).

Partenaires

L’ODRIIS est financé par l’Institut Français de Pondichéry (au sein duquel il est hébergé), l’UMR LEDa, le CESSMA et l’IRD. L’ODRIIS est porté par Isabelle Guérin et Christophe Jalil Nordman, appuyés par un VIA Chargé de la communication et d’une partie du traitement des données collectées, ainsi qu’une étudiante en thèse (Cécile Mouchel, CESSMA).

Programmes

L’ODRIIS est né du croisement de deux programmes de sciences sociales interdépendants, chacun coordonné par un chercheur de l’IRD :

  • Work, finances & Social Dynamics (2003 - auj.) : ce projet, coordonné par Isabelle Guérin, porte sur les pratiques financières et l’endettement dans l’Inde du Sud ;
  • LAKSMI - LAbour, Skills, Social networks and Mobility in India (2016 - auj.) : ce projet, coordonné par Christophe Jalil Nordman, porte sur l’analyse du lien entre les dynamiques de travail, de compétences et de migration, ainsi que la formation de réseaux sociaux en Inde

Futurs développements

Prochaine vague et agrandissement du panel : la dernière vague de collecte de données a été effectuée en 2021. L’observatoire comprend donc maintenant trois points temporels : 2010, 2016-2017 et 2020-2021. L’ODRIIS agrandit régulièrement son panel : en 2021, celui-ci comprenait 3 000 individus ; la prochaine vague devrait comprendre encore plus d’individus.

Exploitation des données et des méthodes : l’objectif premier de l’ODRIIS est non seulement de fournir des données de qualité, mais également des méthodes réutilisables par d’autres chercheurs. Afin de soutenir l’activité de l’observatoire et de lui donner plus de visibilité auprès des chercheurs (IRD ou autres) qui pourraient être intéressés par les données et les outils développés en son sein, un VIA a été recruté et un carnet Hypotheses est régulièrement alimenté : https://odriis.hypotheses.org/.