Mis à jour le 25/10/22

Les pays Méditerranéens et ceux du Maghreb en particulier sont très vulnérables aux événements extrêmes hydrométéorologiques. D’une part aux crues causées par des épisodes de précipitations intenses, et d’autre part aux sécheresses reliées à la forte variabilité interannuelle des précipitations. Ces deux aléas ont des impacts très importants les ressources en eau, les productions agricoles et sur les populations. On dénombre plus de 6000 morts liés aux crues et inondations en Afrique du nord entre 1950 et 2020, soit plus du double de ce qui est observé sur la même période au nord de la Méditerranée. Par ailleurs, les sécheresses ont de fortes répercussions sur l'agriculture, en abaissant le niveau des nappes, en réduisant l'humidité du sol et l'eau disponible dans les barrages, tandis que l'agriculture pluviale est très importante dans ces pays et représente la majeure partie des surfaces cultivées. L’étude des risques hydrologiques est particulièrement complexe dans le contexte du Sud de la Méditerranée. Les réseaux de mesures sont très hétérogènes selon les pays et les régions, et très peu d’informations sont disponibles à l’échelle régionale du Maghreb. Ainsi, la modélisation des aléas hydrologiques et l’estimation des vulnérabilités territoriales sont des enjeux scientifiques majeurs.

Les deux questions scientifiques auxquelles RHYMA contribue à répondre sont : comment modéliser les risques hydrologiques dans des sites peu ou non jaugés, dans une perspective de prévision ? Quelle est l’évolution de ces risques dans un contexte de changement climatique ?

      Objectifs du projet RHYMA

      L’objectif principal de cet IRN RHYMA est de créer un réseau sur l’étude des risques hydrométéorologiques au Maghreb avec deux axes de recherche ; le premier vise à améliorer la connaissance de ces aléas et leur évolution probable en climat futur, et le second à développer des outils de prévision, de suivi et de gestion de crise afin de réduire la vulnérabilité à ces évènements extrêmes. Plusieurs échelles spatiales seront considérées, depuis le bassin versant jusqu’à l’échelle régionale, afin de favoriser le développement d’approches de modélisation des risques dans un contexte de faible densité des réseaux de mesure.

      Ce projet s’articule avec les instruments structurants déjà mis en place par l’IRD au Maghreb, tels que les LMI TREMA au Maroc, NAILA et COSYSMED en Tunisie, la JEAI JEENS en Algérie et l'IRN ARID.

      Les activités seront déclinées en trois volets.

      1. Le premier vise à financer des missions d’échanges scientifiques pour des doctorants et enseignants-chercheurs, dans le but de favoriser les collaborations internationales Sud-Nord et Sud-Sud.
      2. Le second à organiser des formations, de type école d’été à destinations d’étudiants et de professionnels de l’eau mais aussi des contenus dématérialisés accessible à tous via internet, répondant à une forte demande de transfert de compétences de la part d’acteurs académiques et du secteur privé.
      3. Le troisième volet porte sur le développement de bases de données hydrométéorologiques contribuant à une meilleure connaissance des risques au Maghreb, dans le cadre du programme MEDFRIEND de l’UNESCO.

       

      Partenaires

      Algérie

      • Université Annaba, laboratoire Sol et Hydraulique
      • Ecole Nationale Supérieure d’Hydraulique de Blida, laboratoire LGEE
      • Université de Tlemcen, laboratoire EOLE / PAUWES Pan-African University

      France

      • INRAE, laboratoire RECOVER-RHAX
      • IRD, UMR Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère
      • Université Montpellier 3, LAGAM
      • IRD, UMR HydroSciences Montpellier

      Maroc

      • Université Cadi Ayyad, laboratoire L3G
      • Ecole Hassania des Travaux Publics, laboratoire GCHEC/SHEMSS

      Tunisie

      • Université Tunis El Manar, laboratoire LMHE
      • IPEIT, laboratoire Matériaux et Fluides, Université de Tunis

       

      Site web du projet

      Période 2021-2025