Mis à jour le 28/09/22

Présent depuis 1992 au Kenya, l'IRD en Afrique de l'Est soutient des recherches et formations en partenariat avec plus de 20 institutions de la région, au Kenya, en Tanzanie, en Éthiopie, au Burundi, au Rwanda, en Ouganda et à Djibouti.

Les chercheurs de l’IRD s’associent à leurs homologues africains pour co-développer des projets de recherche dont les thèmes s’alignent sur les priorités nationales et régionales et abordent les grandes problématiques sociétales et environnementales auxquelles ils sont confrontés.

Nos objectifs : co-produire une science d’excellence, co-valoriser la connaissance, co-développer des instruments de partenariat pour pérenniser nos actions et renforcer les capacités de recherche et d’innovation nationales et régionales.

Neuf communautés de savoirs pour mieux porter la science de la durabilité: Villes durables, Littoral et mer, Une seule santé (One Health), Biodiversité, Systèmes alimentaires, Changements climatiques, Migrations, Géo-ressources, Sols et terre. 

 

La recherche en Afrique de l’Est, et au-delà

L’IRD met au cœur de son action la création de liens et de réseaux entre scientifiques de divers horizons, du Sud et du Nord. Les groupements de recherche internationaux-Sud (GDRI) rassemblent des scientifiques de différentes disciplines autour de thèmes communs tels que Aquaculture durable en Afrique (GDRI AfriMAQUA), Dynamiques environnementale et sociale des deltas de l’océan Indien (GDRI-Sud DELTAS), Innovation pour la production et valorisation des insectes (GDRI Insectinov-Sud) ou encore, Impact des technologies numériques sur les sociétés (GDRI-Sud DISAA).

  • Gérer durablement les socio-écosystèmes

    Marins ou terrestres, microscopiques ou à l’échelle d’un pays, tous les écosystèmes sont fragilisés par les changements climatiques et les pressions anthropiques grandissantes. Les recherches menées par l’IRD et ses partenaires ont pour objectif de trouver, d’adapter et d’ancrer des méthodes durables de gestion de ces écosystèmes menacés et améliorer le bien-être des populations. Les chercheurs ciblent notamment les forêts de mangroves kényanes, les deltas de l’océan Indien et les agroécosystèmes. Ils prônent une recherche participative et citoyenne, une réelle implication des communautés locales, un renforcement des capacités de recherche et de gestion et un dialogue approfondi entre scientifiques et société civile.

  • Nourrir les populations

    Près d’un tiers de la population est encore sous-alimenté en Afrique de l’Est. L’IRD et ses partenaires mènent des recherches pour contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, en élaborant des solutions pour augmenter la valeur nutritive d’aliments traditionnels ou encore en développant des solutions basées sur la nature telles que la lutte biologique pour lutter contre les ravageurs des cultures et les pertes de récoltes.

  • Améliorer la santé humaine

    Les maladies infectieuses et maladies à vecteurs telles que la tuberculose, le paludisme ou la trypanosomiase humaine africaine (maladie du sommeil) ont encore de lourdes conséquences sanitaires et démographiques en Afrique de l’Est. Les médecins et épidémiologistes de l’IRD et leurs partenaires étudient leurs caractéristiques et déploient des actions de détection précoce, de prévention, et d’essais cliniques, notamment contre la tuberculose. D’autres s’intéressent aux méthodes de gestion des vecteurs de transmission comme la mouche tsé-tsé et le moustique, et aux traitements envisageables.

  • Comprendre la dynamique des sociétés

    Les chercheurs IRD et leurs homologues africains et européens étudient les sociétés d’hier et d’aujourd’hui pour mieux comprendre leurs transformations, à la fois urbaines et rurales, basées sur l’étude de logiques de pouvoir. Ils s‘intéressent aux appartenances, aux héritages et aux circulations d’idées et de personnes à partir de travaux sur la mémoire de l’esclavage, les activités de subsistance citadine, le genre, les moralités et l’accomplissement personnel ou encore l’impact de la science et de la technologie, en particulier celui des technologies numériques, sur les sociétés.

Ecole en Tanzanie

© IRD - Christian Levêque

Ecole en Tanzanie.

Zones de compétence

Carte zones de compétences AEI

© IRD

La représentation du Kenya, basée à Nairobi, vient également en appui des activités de l’IRD en Tanzanie, en Ethiopie, au Burundi, au Rwanda, en Ouganda et à Djibouti.


Elle fait partie de la région Afrique Australe, Afrique de l’Est et Océan Indien, dont les autres représentations sont basées en Afrique du Sud, à La Réunion et aux Seychelles.

Champ de maïs irrigué au Kenya.

© IRD - Adeline Barnaud

Champ de maïs irrigué au Kenya.

L'équipe

Dominique Dumet est représentante de l'IRD en Afrique de l'Est depuis septembre 2020.

© IRD

Représentante de l'IRD en Afrique de l'Est

Dr Dominique Dumet, directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement, a pris ses fonctions le 1er septembre 2020. Elle représente l’Institut dans la région (Kenya, Tanzanie, Ethiopie, Burundi, Rwanda, Ouganda et Djibouti) pour les deux prochaines années.

Cette chercheure expérimentée est spécialiste de conservation ex-situ des ressources génétiques végétales. Elle a rejoint l’IRD en 2011, après avoir été durant 7 ans directrice du Centre de ressources génétiques de l’International Institute of Tropical Agriculture basé au Nigéria, et à ce titre conservatrice de collections internationales de Niébé, manioc et igname.

A l’IRD, elle a notamment assumé les fonctions de responsable des partenariats, coordinatrice des expertises, et représentante déléguée de l’IRD au Burkina Faso.

 

Régisseuse IRD

Marion Asego

Adjointe comptable

Véronica Kemunto

Assistante de la représentation

Angela Ngossor

Chauffeur - Logisticien

Aziz Shee Mbarak

Analyse de la qualité de l'eau au Kenya.

© IRD - Stéphanie Duvail

Analyse de la qualité de l'eau au Kenya.

Nos chercheurs et chercheuses

  • Pierre Guidi - Ethiopie

    Pierre GuidiPierre Guidi est historien spécialiste de l’Éthiopie contemporaine et formé à l'Institut des mondes africains (IMAf).

    Suite à un doctorat en histoire de l'Afrique contemporaine obtenu en 2014 à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pierre Guidi a été post-doctorant IRD au laboratoire Ceped en 2015-2016 avant d'être recruté à l'IRD en 2017, toujours au Ceped.

    Après des recherches sur le rôle de l'éducation dans la construction de la nation éthiopienne, il travaille actuellement sur l'histoire de l'éducation des femmes et du militantisme féminin dans l’Éthiopie contemporaine. Actuellement en affectation en Éthiopie, Pierre Guidi est membre du collectif de recherche Locations of Women Voices and Power in Ethiopia qui mène ses activités aux centre français des études éthiopiennes (CFEE) et à l'université d'Addis-Ababa.

  • Bérénice Bon - Kenya

    Bérénice BonBérénice Bon est géographe chargée de recherche à l’IRD au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (CESSMA), à Paris.

    Ses recherches portent sur les dynamiques d’urbanisation en Afrique sub-saharienne et en Inde avec des terrains principalement au Kenya. Elle coordonne l’ANR METROLAND Commodifying land: capital, inequalities and conflicts (2022-2025) au Mali, Sénégal et Kenya et participe à l’ANR GlobalSmog sur la régulation de la pollution de l’air atmosphérique dans les grandes métropoles africaines et d’Asie du Sud.

    https://www.cessma.org/BON-Berenice

  • Baptiste Régnier - Kenya
  • Paul-André Calatayud - Kenya

    Paul-André CatalyudPaul-andré Calatayud est chercheur à l'IRD depuis 1993 et chercheur invité à l'icipe (Centre international de physiologie et d'écologie des insectes) depuis 2002.

    C'est un entomologiste expérimenté dans les interactions insectes-plantes (y compris le troisième niveau trophique, les parasitoïdes), le comportement des insectes et l'écologie chimique.

    Il a obtenu son doctorat en entomologie à l'Université Claude Bernard et à l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon, en France, en 1993, pour lequel il a reçu le prix de l'Organisation de la protection des végétaux et de l'environnement du gouvernement français. En 2011, il a reçu une HDR, un diplôme français d'aptitude à diriger des études de recherche en sciences biologiques de l'Université Paris XI (Orsay, France).

    Il a publié plus de 100 articles scientifiques en entomologie, cinq livres, 15 chapitres de livres et plus de 2600 citations dans des revues scientifiques, ayant un h-index = 27 (juin 2021 - Scholar Google). Il a reçu en 2014 de son dernier ouvrage coédité sur les interactions insectes-plantes le prix " Ferchault de Réaumur " de la Société entomologique de France.

    Il est rédacteur en chef adjoint des "Annales de la Société Entomologique de France" et de "International Journal of Tropical Insect Science" et membre du comité de rédaction de "Agronomy".

  • David Williamson - Tanzanie et Kenya

    David WilliamsonDavid "Mwakirumbwe" Williamson est géologue des environnements de subsurface, et Directeur de recherche à l'IRD - UMR Espace-Dev.

    Il est spécialiste des impacts du climat et/ou des activités humaines sur les écosystèmes tropicaux terrestres et côtiers, en particulier d'Afrique de l'Est (plus de 140 publications sur le sujet).

    Il développe depuis plus de 20 ans une méthode de veille environnementale participative et localisée ayant pour but de mieux comprendre et anticiper les interactions homme-écosystème-climat, et récemment, la coviabilité socioécologique.

  • Christine Deslaurier - Burundi
  • Sabine Planel - Ethiopie

    Sabine PlanelGéographe politique, Sabine Planel mène des recherches sur l'Ethiopie depuis plus de 20 ans, avec une expérience complémentaire sur le Maroc.

    Elle a un riche historique de publications dans les domaines de l'Ethiopie, du développement, des études rurales ou scalaires. Ses sujets de recherche passés rassemblent la justice spatiale ; les politiques de vulgarisation agricole ; l'inclusion financière et la dette individuelle ; l'autoritarisme et la gouvernance locale.

    Elle travaille actuellement sur les conflits et les crises politiques. Elle a une grande expérience dans la coordination de programmes collectifs de recherche (ANR Jugurta, 2007-2012, programme MDA, 2014-2017) et coordonne actuellement le projet ETHIOWAR financé par l'ANR (2023-2027).

    Ancienne directrice adjointe de l'IMAF (Institut des Mondes africains), elle est l'actuelle co-rédactrice de la revue académique Politique Africaine.

  • Maryline Bonnet - Ouganda

    Maryline BonnetMaryline Bonnet est médecin pneumologue et épidémiologiste.

    Elle a rejoint en 2013 l’UMR TRANSVIHMI de l'IRD comme directrice de recherche sur la thématique de la tuberculose et de la coïnfection tuberculose et VIH. Elle mène ses projets dans le cadre d’une collaboration avec l’université de sciences et technologie (MUST) à Mbarara, région sud-ouest de l’Ouganda où elle était affectée entre 2014 et 2019.

    Ses travaux portent principalement sur l’amélioration du diagnostic et du dépistage de la tuberculose de l’enfant; la simplification du traitement des formes sensibles et la prise en charge des formes graves notamment chez les patients au stade avancé de leur immunodépression liée à l’infection VIH ou souffrant de méningite tuberculeuse dans le cadre de projets financés par Unitaid, EDCTP et l’ANRS MIE.

    En tant qu’enseignante honoraire à la MUST elle co-coordonne avec le Dr Francis Bajunirwe le module de formation sur les essais cliniques à la MUST, qui contribue à l’obtention du Master de Santé Publique de la MUST et d’un diplôme inter-universitaire de l’université de Montpellier.

  • Gino Agbota - Ouganda

    Gino AgbotaGino Agbota est médecin épidémiologiste.

    Il a travaillé pendant plus de 5 ans sur la problématique du paludisme chez la femme enceinte et chez l’enfant de moins de 5 ans en Afrique au sein de l’UMR MERIT de l’IRD. Il a rejoint en 2020 l’unité TransVIHMI de IRD comme chercheur (post-doctorant sénior) sur la thématique de la tuberculose et de la coïnfection tuberculose et VIH.

    Ses travaux portent principalement sur la prise en charge des formes graves de la tuberculose, notamment chez les patients au stade avancé de leur immunodépression liée à l’infection VIH ou souffrant de méningite tuberculeuse, mais aussi sur les séquelles post-traitement de la tuberculose et la qualité de vie des anciens patients.

    Ces projets de recherche menés dans plusieurs pays du Sud, notamment en Ouganda, sont financés par UNITAID, EDCTP et l’ANRS-MIE. Il est également très impliqué dans le renforcement de capacité des pays du Sud à travers les formations de personnes clés et la capacitation des sites de recherche africains.

  • Claire Médard - Kenya

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  • Marie-Pierre Ballarin - Kenya
  • Adeline Barnaud - Kenya
  • Christelle Humblot - Ethiopie
  • Valérie Poncet - Ouganda
  • Stéphanie Duvail - Tanzanie et Kenya

    Stéphanie Duvail

    Stéphanie Duvail est géographe, chargée de recherche à l’IRD, membre de l’UMR PALOC. Ses recherches portent sur la gestion de l’eau en Afrique avec un intérêt particulier pour les plaines inondables et les deltas. Elle s’est intéressée aux effets des barrages sur les écosystèmes et les économies rurales situées en aval des ouvrages, aux possibilités de produire des crues artificielles pour minimiser les impacts des changements de l’hydrodynamique et, plus généralement, au partage de l’eau et des ressources sur le bassin versant et aux aspects fonciers et de gouvernance qui y sont associés. Ses recherches ont été menées dans des équipes pluridisciplinaires et mettent en œuvre des dispositifs participatifs.

    Elle co-coordonne le projet DiDEM "Dialogue Science-décideurs pour une gestion intégrée des environnements littoraux et marins" et depuis 2018, le GDRI-Sud DELTAS "Dynamiques Environnementales et sociales à Long Terme des deltas de l’ouest de l’Océan Indien et scénarios AssociéS".

    En septembre 2018 jusqu'à août 2022, elle était basée à l’Université Eduardo Mondlane au Mozambique, où elle développait avec ses partenaires universitaires des recherches sur les basses vallées du Limpopo, de l’Incomati sur les transformations de la gouvernance de l’eau, sur les pollutions plastiques, et sur les politiques de conservation de la biodiversité. Elle est correspondante de la JEAI ITANGO-MOZ

  • Frédérique Aberlenc - Djibouti

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  • Giulia Bonacci - Ethiopie

    Giulia BonacciGiulia Bonacci est historienne, chargée de recherche à l’IRD auprès de l’Unité de Recherche Migrations et Société (URMIS), Université Côte d’Azur, France.

    Elle étudie la place de l’Éthiopie dans l’histoire intellectuelle et les cultures populaires des diasporas africaines depuis le 19ème siècle, le panafricanisme, le mouvement rastafari et les séquelles de l’esclavage en Éthiopie.

    Son livre Exodus! L’histoire du retour des Rastafariens en Éthiopie (University of the West Indies Press, 2015) a été primé deux fois aux États-Unis. Responsable scientifique de plusieurs ouvrages et revues, ses derniers articles ont été publiés dans Global Africa, Esclavages & Post-esclavages, IDEAZ, TumultesNortheast African StudiesThe International Journal of African Historical StudiesVolume! et New West Indian Guide.

    https://ird.academia.edu/GiuliaBonacci

Apiculture au Kenya

© IRD / Paul-André Calatayud

Apiculture au Kenya

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