L’IRD est partenaire du Global Research Institute of Paris (GRIP), une initiative interdisciplinaire sur financement IdEx qui intègre le périmètre scientifique des Global Studies et, plus largement, la recherche globale en sciences sociales et humanités, tout en menant une réflexion sur les rapports Nord-Sud.

 

Le GRIP est né de la volonté de renforcer les travaux avec les Suds au sein des UMR regroupées dans la F3S (la fédération sciences sociales au Sud). Il a été crée en 2018 à travers de l’appel IDEX (Initiatives d’Excellence) lancé par Université de Paris, à partir d’une proposition des collègues rassemblés dans le programme Sociétés plurielles et avec le soutien de l’IRD.

Présidé par Rigas Arvanitis (IRD/Ceped), son objectif central est de rassembler des recherches qui permettent d’explorer toutes les dimensions de la globalisation, des global studies et des travaux de recherche avec les pays du Sud, dans la reformulation des rapports géo-politiques entre le Nord et le Sud.

Le GRIP vise à encourager des recherches qui apportent un éclairage neuf sur ces processus, à partir de positions qui nous sortent des sentiers battus : les ruelles de Phnom Penh plutôt que les bureaux de la Banque mondiale à Washington, un centre de soin en brousse plutôt que l’hôpital américain de Paris, un chantier de bateaux de bois au Tamil Nadu plutôt que les bureaux de la Lufthansa en Allemagne.

L’institut soutient ainsi des recherches qui mettent en évidence des lieux, des processus et des aspects de la globalisation laissés sous silence. Bien entendu, ces processus peuvent aussi être des phénomènes massifs : c’est le cas par exemple de la mondialisation de la musique K-pop, ou des restructurations productives entre ville et campagne dans le cadre du développement industriel des pays émergents.

 

La journée de lancement du GRIP : « Aux confins de la mondialisation ? »

© GRIP - Université de Paris

Le jeudi 26 novembre a eu lieu le lancement GRIP : « Aux confins de la mondialisation ? » avec l’organisation d’une journée d’étude. Celle-ci a débuté par une matinée consacrée au Covid-19 et la globalisation et s’est poursuivie par la présentation des trois axes de recherche. Le premier axe est animé principalement par des spécialistes des études urbaines, qui s’interrogent avant tout sur des notions comme « l’urbanité » ou « la citadinité », et utilisent la notion de globalisation et de cosmopolitisme pour mettre en perspective ces concepts. Le deuxième, très interdisciplinaire, porte sur les phénomènes de circulation (de savoirs, de normes…). Le troisième examine les interactions entre logiques marchandes et logiques scientifiques/techniques, illustrées par exemple par les marchés pharmaceutiques, le numérique ou encore les marchés de déchets. Il s’appuie plutôt sur les travaux du domaine « sciences, technologies, sociétés » qui est également multidisciplinaire.

La journée a été l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les travaux que mènent les différents groupes de travail. Elle a aussi permis d’identifier certains thèmes récurrents dans les préoccupations des participants. Les approches « par le bas », la circulation des normes ou l’importance des circulations Sud-Sud faisaient partie des interrogations partagées. C’est aussi le cas par exemple des « modernités alternatives », qu’il s’agisse de la persistance des ruelles dans les villes asiatiques ou de l’importance des « vieilles » techniques comme la roue dans la mondialisation.

Avec cette journée, le GRIP envisage de soutenir des projets autour des thématiques de ses trois axes et l'organisation d'activités liant formation et recherche dès le début de l'année 2021.

Consultez régulièrement le site du GRIP et Les carnets du GRIP.