Mis à jour le 08/07/22

Logo LMI LAMIVECTDans les pays du Sud, les maladies vectorielles restent les principales causes de morbidité et de mortalité. Dans le contexte actuel de changement global, le maintien, l’émergence ou la ré-émergence de ces pathologies sont observés alors que les moyens de lutte aussi bien contre le vecteur que contre le pathogène, restent insuffisants.

Bobo-Dioulasso est de longue date un haut lieu des grandes endémies puisqu’il a successivement hébergé la direction du Service Général Autonome de la Maladie du Sommeil (SGAMS), du Service Général D’Hygiène Mobile et de Prophylaxie (SGHMP), de l’Organisation de Coopération et de Coordination de la lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE) et plus récemment de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). L’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) s’intéresse aux maladies transmissibles comme le paludisme, et le Centre International de Recherche Développement sur l’Elevage en zone Subhumide (CIRDES) cible la santé vétérinaire et en particulier les trypanosomoses qui concernent aussi bien l’homme (Trypanosomiase Humaine Africaine, THA) que les animaux (Trypanosomose Animale Africaine, TAA) dans une approche One health. Des recherches sur d’autres maladies à vecteurs sont également conduites dans ces deux structures (dengue, leishmaniose, filariose lymphatique, maladies transmises par les tiques). La formation à la recherche est mise en oeuvre par l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) dont les étudiants sont accueillis aussi bien à l’IRSS qu’au CIRDES. Le LAMIVECT a été créé en mai 2011 en vue de fédérer ces acteurs de la recherche et de la formation présents à Bobo-Dioulasso aux côtés de deux unités de recherche de l’IRD, l’UMR INTERTRYP et l’UMR MIVEGEC qui sont accueillies respectivement au CIRDES et à l’IRSS, afin de constituer une masse critique visible à l’international sur les maladies à vecteurs.

LAMIVECT est issu du partenariat entre, d’une part, deux structures de référence en matière de recherches sur les maladies à vecteurs : l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) et le Centre international de recherche développement sur l'élevage en zone Sub-humide (CIRDES), associés à l’université polytechnique de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et l’IRD d’autre part. Dans sa seconde phase (2017-2020), le LMI associe deux nouveaux partenaires ivoiriens, l’Institut Pierre Richet (IPR) rattaché à l’Institut National de Santé Publique (INSP, Ministère de la santé) et le Centre d’Entomologie Médicale et Vétérinaire (CEMV) relié à l’Université Alassane Ouattara (UAO, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique), tous deux situés à Bouaké.    

  • Objectifs scientifiques

    Les disciplines mobilisées sont celles qui ont trait à l’étude de la biologie et de l’écologie des vecteurs, à celle des relations entre le vecteur, les hôtes et les agents pathogènes ainsi que le développement de méthodes de contrôle ou de stratégies d’éradication de ces maladies. Tenant compte de l’anthropisation exponentielle des milieux et du besoin d’acceptation par les populations des méthodes de contrôle, les sciences humaines telles que la géographie de la santé ou l’anthropologie de la santé seront mobilisées, pour stimuler les synergies entre équipes positionnées de part et d’autre de la frontière et favoriser l’intégration de ces thématiques dans les programmes de recherche et de formation sur les vecteurs et les MTV.

     

  • Impacts sociétaux visés
    • Baisse de l’incidence de la THA, qui contribue à l’objectif d’élimination de la THA comme problème de santé publique d’ici 2020 par l’OMS,
    • Baisse de l’incidence du paludisme dans les zones où interviennent les équipes de recherche rattachées au Lamivect,
    • Baisse de l’incidence des trypanosomoses animales dans les foyers de THA où est mis en place une lutte anti-vectorielle contre les glossines,
    • Lutte contre la tique envahissante R. microplusqui cause d’importants dégâts aux cheptels de bovins (nuisance, transmission de pathogènes),
    • Formation de doctorants dans plusieurs disciplines (entomologie, parasitologie, géographie, etc.) et recrutement dans les instituts de recherche et universités ; un aspect particulièrement intéressant pour le renforcement des capacités de recherches est la mise à disposition de ces jeunes enseignants-chercheurs par l’Université auprès des instituts de recherche membres du LAMIVECT (IRSS et CIRDES),
    • Progressions individuelles des membres du LAMIVECT,
    • Société savante : intégration de membres du LAMIVECT au sein de la SOBPAR (Société de Parasitologie Burkinabè) : R Dabiré président, Z. Bengaly secrétaire et G-K Dayo chargé à l’information.
  • Principaux partenaires
    • Institut de recherche en sciences de la santé - IRSS - (Bobo-Dioulasso, Burkina Faso)
    • Centre international de recherche développement sur l'élevage en zone Sub-humide -CIRDES - (Bobo-Dioulasso, Burkina Faso)
    • Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso - UPB - (Bobo-Dioulasso, Burkina Faso)
    • Institut National de Santé Publique (INSP, Ministère de la Santé de Côte d’Ivoire), agissant pour le compte de :

    Institut Pierre Richet, Bouaké, Côte d’Ivoire

    • Université Alassane Ouattara, agissant pour le compte du :

    Centre d’Entomologie Médicale et Vétérinaire -  CEMV, Bouaké, Côte d’Ivoire

    • IRD, agissant pour le compte de :

    UMR 177 - INTERTRYP, Montpellier, France

    UMR 224 – MIVEGEC, Montpellier, France

    • CIRAD, agissant pour le compte de :

    UMR 177 - INTERTRYP, Montpellier, France

  • Porteurs du projet
    • DABIRE Roch, chercheur - IRSS (Bobo-Dioulasso, BURKINA FASO)
    • COURTIN Fabrice - IRD, UMR 177 INTERTRYP 

     

  • Mots-clés

    Maladies vectorielles, Trypanosomoses, paludisme, approche One Health, Burkina Faso, Côte d’Ivoire

     

  • Domaines scientifiques

    Biologie-écologie des vecteurs, interactions hôte-parasite-vecteur, sciences humaines appliquées à la santé

Année de création : 2011 - renouvelé en 2017