Sommaire

Mis à jour le 09/07/22

Thématiques de recherche

Souvent inscrites dans des approches sous régionales ou internationales, les recherches menées concernent quatre axes thématiques :

  • Observer les évolutions du climat et de l’environnement au bénéfice de la gestion durable des ressources en eau et des géo-ressources ;
  • Analyser les défis de l'agriculture et les conditions de la nutrition  pour lutter contre la pauvreté, tout en appuyant la préservation des éco socio-systèmes et la biodiversité ;
  • Objectiver les dynamiques et les comportements de santé en éclairant les politiques et stratégies en matière d'élimination du VIH-Sida, de lutte contre la réémergence du paludisme, d'élimination des maladies tropicales négligées (trypano notamment), d'amélioration de la santé maternelle et périnatale, de maitrise de l'accidentologie routière et de couverture universelle en santé ;
  • Comprendre les transformations des sociétés, des socio-écosystèmes, des dynamique urbaines via un éclairage multidisciplinaire sur les enjeux socioéconomiques qu’appellent la reconstruction post-conflit et le développement durable du Mali.

Liste et détails des différents projets de recherche

  • Projet : Gouvernance, Paix et Sécurité (GPS) au Mali : une approche par les enquêtes officielles auprès des ménages
    • Porteurs et partenaires : IRD-DIAL et INSTAT (Mali)
    • Dates : 2014-2024.
    • Financement : IRD, autres bailleurs de fonds en fonction des opportunités : FBA (Suède), AFD…
    • Descriptif du projet :

    Depuis 1995, un groupe de chercheurs de l’IRD travaille avec leurs partenaires sur la mesure statistique de la gouvernance démocratique, étendue récemment aux questions de paix et sécurité (statistiques GPS). Ils ont mis au point une méthodologie originale de suivi (modules thématiques greffés sur des enquêtes socioéconomiques officielles auprès des ménages, conduites par les Instituts nationaux de la statistique ; INS). Cette dernière a fait l’objet de publications scientifiques et est devenue un standard international en la matière. Basé sur cette expérience, un dispositif original et harmonisé de mesure et de suivi GPS a été élaboré avec l’appui scientifique des chercheurs de l’IRD. Il a été adopté en 2013 par l’Union africaine et validé par l’ensemble des INS des pays africains dans le cadre de sa Stratégie d’harmonisation des statistiques en Afrique (SHaSA). Cette thématique s’inscrit de plain-pied dans l’agenda international du développement durable, que ce soit dans le cadre de l’ODD16 à l’échelle mondiale ou des Aspirations 3 et 4 de l’agenda 2063 au niveau continental. La méthodologie GPS-SHaSA a été testée sur le terrain en grandeur nature dans une vingtaine de pays africains (2013-2019). Dans ce cadre, l’INSTAT du Mali a intégré le module GPS-SHaSA dans son dispositif (EMOP). L’enquête a été et est reconduite chaque année (6 vagues d’enquêtes entre 2014 et 2019), ce qui en fait du Mali le pays leader en la matière au niveau continental. A l’échelle nationale, les statistiques GPS offrent l’opportunité d’informer l’évolution et les formes de la crise sécuritaire aigue dont le Mali souffre depuis 2012.

    Ce projet, qui s’inscrit dans un partenariat entre l’INSTAT et l’IRD (DIAL) a une triple composante : méthodologique, analytique et de formation. Sur le plan méthodologique, il s’agit d’expérimenter et de tester la robustesse des instruments statistiques mis en œuvre, comme par exemple la réalisation pour la première fois en 2020 de la version actualisée de la méthodologie GPS-SHaSA, ou encore la comparaison avec d’autres types d’enquêtes GPS qui se sont multipliées ces dernières années au Mali (Afrobaromètre, Malimètre, etc.). Dans le champ analytique, le projet s’emploie à encourager l’exploitation des données débouchant sur un large spectre de type de publications (articles de recherche thématiques, rapports d’enquêtes, policy briefs, etc.). Enfin en matière de formation, elle s’adresse à différents publics : en renforçant les capacités des cadres de l’INSTAT dans ce champ des statistiques émergentes et en formant des formateurs, mais aussi en initiant d’autres types d’acteurs (responsables de l’administration, chercheurs et étudiants, société civile) à l’utilisation des données GPS (élaboration, suivi et évaluation des politiques ciblées, activités de plaidoyer), la mobilisation des enquêtes statistiques constituant un support privilégié du dialogue de politique publiques.

  • Projet : AgriSaN Bamako « Agriculture Santé et Nutrition à Bamako et environs »
    • Partenaires : CREDOS, Santé Diabète, Ministère de la Santé

     

    • Dates et financement : 2019-2020.

     

    • Financement Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Mali. 

     

    • Mots clés : sécurité alimentaire et nutritionnelle, système alimentaire durable, changements environnementaux, développement urbain, métropole sahélienne, double charge

     

    • Descriptif du projet :

    Avec une croissance de la population d’environ 3.6% par an. Cette forte croissance démographique urbaine constitue un enjeu important pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et entraine des changements de comportements alimentaire important ayant pour conséquence une forte croissance des cas de diabète, une forte prévalence de maladies cardio vasculaire et d’autres maladies non transmissibles liées à l’alimentation (MNTA). Cette situation ou se côtoie à la fois des maladies de carences toujours présentes et les MNTA constitue un enjeu majeur pour les systèmes de santé sous dimensionnés. 

    • Objectifs : 

    Analyser l’offre alimentaire à Bamako

    Faire un état des lieux de l’agriculture urbaine et de déterminer sa place réelle dans l’offre alimentaire globale de Bamako 

    Evaluer les impacts que les pratiques de l’agriculture urbaine et périurbaine sur l’environnement 

    Evaluer l’état de santé et nutritionnel des ménages, en mettant l’accent sur les facteurs de risques des MNT (Glycémie, surpoids, consommation alimentaire..)

    Renforcer les capacités.

  • Projet : Éducation arabo-islamique au Sahel (EDUAI)
    • Les porteurs du projet : Hamidou DIA, sociologue, Centre Population et Développement/Université Paris Descartes et Institut de recherche pour le développement.
    • Le projet porte sur 6 pays :

    Burkina Faso : Dr Maxime COMPAORÉ, AREB (Atelier de la recherche sur l’éducation au Burkina), INSS (Institut national des sciences des sociétés) et CNRST (Centre national de la recherche scientifique et technologique).

    Mali : Dr Kadari TRAORÉ, Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, CEDA (Centre d’études pour le développement en Afrique).

    Mauritanie : Pr Elemine MOHAMED BABA, IMRS (Institut mauritanien de recherche scientifique), Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Nouakchott, et EDUPAT (Éducation et Patrimoine).

    Niger : Dr Aïssatou ASSANE IGODOE et Dr Alassane SALAO (Institut de recherches en sciences humaines), Niamey.

    Tchad : Fulbert NGODJI (avec DR Anata MAWATA AUGUSTA), Université catholique d’Afrique centrale.

    Sénégal : Dr Safiétou DIACK, CEPED/Campus International UCAD-IRD de Hann. 

    • Dates :  2019 -2021.
    • Financement : AFD.
    • Descriptif du projet :

    Ce programme de recherche vise à renouveler les études sur les systèmes scolaires et académiques africains, en portant la focale sur un type d’offre polarisant de nombreux enfants et jeunes – souvent non pris en compte dans l’établissement des statistiques sur les effectifs des apprenants. L’éducation arabo-islamique demeure peu investie par les sciences sociales, en particulier francophones. Les équipes mobilisées par ce projet à travers six pays s’attachent par conséquent à combler ce vide, en documentant cette offre éducative sur la longue durée, en étudiant les processus d’élaboration des politiques publiques en matière d’éducation religieuse, enfin en questionnant l’économie et le financement des institutions qui proposent une formation à base confessionnelle musulmane. La recherche prête attention aux dynamiques sociales, politiques et géopolitiques globales en cours au Sahel ; elles permettent en effet de mettre en contexte l’éducation arabo-islamique dans ces pays.

     

    https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2016-1-page-11.htm

    https://www.cairn-int.info/article-E_AFCO_257_0011--reform-states-and-arab-islamic.htm

  • Projet : CohMSM-PrEP - Accès à la prophylaxie pré-exposition au VIH pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes : étude de l’acceptabilité et de la faisabilité dans des cliniques associatives d’Afrique de l’Ouest (Projet AN
    • Bailleurs et Partenaires :

    Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites virales B et C (ANRS) ; Institut Buisson Bertrand / Expertise France. 

    UMI 233, IRD / Université Montpellier I ; Coalition Internationale Sida, Paris ; Centre de Recherche Internationale pour la Santé, Université de Ouagadougou, et Association African Solidarité (AAS), Burkina Faso ; Espace Confiance et PAC-CI, Abidjan, Côte d’ivoire ; ARCAD-SIDA, Clinique des Halles, Bamako, Mali ; Espoir Vie Togo, Lomé, Togo ; UMR SESSTIM AMU-INSERM-IRD

    • Dates : 2017-2020
    • Descriptif du projet :

    Objectif général : Evaluer l’acceptabilité et la faisabilité de la PrEP pour les HSH au sein d’une offre de prévention combinée dans des cliniques associatives d’Afrique de l’Ouest.

    Objectif spécifique : Evaluer l’acceptabilité de la PrEP, l’observance à la PrEP et au dépistage trimestriel du VIH, la tolérance de la prise quotidienne ou à la demande de TDF/FTC (Tenofovir disoproxil fumarate/Emtricitabine), l’évolution sous PrEP des autres mesures préventives, l’incidence des infections sexuellement transmissibles (IST) sous PrEP, l’efficacité "dans la vraie vie" de la PrEP, l’émergence de résistances, le coût et le coût-efficacité de la PrEP.

    • Etat d'avancement :

    Depuis la mise en place de la PrEP dans les sites de l’étude, 514 HSH ont choisi cette stratégie de prévention (104 au Togo ; 105 au Burkina ; 101 en Côte d’Ivoire ; 204 au Mali). Ils sont 392 à choisir la stratégie de PrEP à la demande, à l’inclusion, contre 122 en continue. La rétention dans le programme est actuellement très élevée puisque 92% des visites ont été réalisées par rapport aux attendues à 6 mois. On dénombre actuellement, au total, 7 séroconversions

  • Projet : CohMSM - Prévention de l'infection par le VIH chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes en Afrique subsaharienne : faisabilité et intérêt d'une prise en charge globale préventive trimestrielle.
    • Bailleur et Partenaires : Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites virales B et C (ANRS) ; Institut Buisson Bertrand / Initiative 5% Sida, Tuberculose, Paludisme

    UMI 233, IRD / Université Montpellier I ; Coalition Internationale Sida, Paris ; Centre de Recherche Internationale pour la Santé, Université de Ouagadougou, et Association African Solidarité (AAS), Burkina Faso ; Espace Confiance et PAC-CI, Abidjan, Côte d’ivoire ; ARCAD-SIDA, Clinique des Halles, Bamako, Mali ; Espoir Vie Togo, Lomé, Togo.  UMR SESSTIM AMU-CNRS-IRD

    • Dates : 2015-2018
    • Descriptif du projet

    Evaluer la faisabilité et l’intérêt d’une prise en charge globale à visée préventive trimestrielle des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) en Afrique subsaharienne, afin de contribuer à réduire l’incidence du VIH dans cette population clé, chez leurs partenaires féminines et dans la population générale.

    • Etat d'avancement :

    Les analyses réalisées actuellement ont permis de montrer que les HSH ouest-africains sont très intéressés par la PrEP, notamment ceux ayant des pratiques sexuelles à risque élevé d’infection par le VIH. Cela a confirmé l’intérêt d’ajouter de la PrEP dans l’offre de prévention. L’analyse des entretiens semi-directifs a permis de montrer que les attentes et besoins liés au VIH semblent dépendre du niveau d’empowerment, ce qui présente de nombreuses implications pratiques pour les organisations à base communautaire et invite à repenser l’organisation de la prévention VIH dans ces contextes. Une analyse montre que les HSH suivis dans la cohorte ont un niveau élevé d'exposition au risque de VIH et que l'ensemble de mesures préventives proposé dans la cohorte (conseil et un test de dépistage du VIH trimestriels) conduit à une réduction partielle des comportements sexuels à risque, en particulier chez les personnes les plus exposées au risque d'infection par le VIH. Le nombre élevé de séroconversions au VIH observé au cours du suivi renforce la nécessité d'introduire la PrEP dans cet ensemble préventif. Un soutien spécifique aux jeunes HSH, axé sur l'identité et la santé mentale, semble nécessaire pour renforcer la prévention du VIH chez les HSH d'Afrique de l'Ouest.

  • Projet : GUNDO SO Évaluation des effets à court et moyen terme d’un programme de renforcement de capacités pour les femmes vivant avec le VIH au Mali autour de la question du partage du statut sérologique.
    • Bailleur et Partenaire :

    Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS)

    UMR SESSTIM AMU-INSERM-IRD ; Coalition plus ; Université du Québec à Montréal ; GREPS Groupe de Recherche en Psychologie Sociale-Université Lumière Lyon 2 & ARCAD Sida.

    • Dates : 2017-2020

     

    • Descriptif du projet :

    Evaluer les effets, à court et moyen termes, d’un programme de renforcement de capacités portant sur la gestion du statut sérologique pour les femmes vivant avec le VIH (FVVIH) au Mali, sur le "poids du secret".

    La formation des animatrices et enquêtrices s’est déroulée fin janvier 2019 à Bamako. Le recrutement des 112 femmesde la vague 1 est terminée. La moyenne d’âge est de 34 ans. 42% déclarent ne pas avoir d’instruction, 45% travaillent dans des petits commerces (restauratrice/vendeuse etc.) et 52% jugent leur situation financière difficile. En terme de partage du statut, 35% n’ont pas dit à leur partenaire principal qu’elles étaient séropositives. Sur les 112 femmes inclues, 74 déclarent se sentir écrasées par le poids du secret (41 un peu ; 33 beaucoup)

  • Projet : JEAI DYNASTEC - Dynamique Spatio-temporelle de la Transmission du paludisme dans des Environnements Changeants
    • Porteur et partenaire :

    Sagara Issaka (Malaria Research and Training Center – Ogobara K Doumbo, Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, Mali)

    Université de Ségou Mali, UMR SESSTIM Marseille France, ESPACE-DEV Montpellier France

    • Dates : 2019-2021.

     

    • Correspondance : Gaudart Jean (UMR1252 - SESSTIM (IRD – Aix-Marseille Université – INSERM, France))

     

    • Objectif du projet :

    L’objectif général de la Jeune Equipe Associée DynaSTEC est de développer, dans une approche interdisciplinaire de type « eco-health », des méthodes de surveillance spécifiquement adaptées à la transmission du paludisme à Plasmodium falciparum à l'échelle locale en mettant le focus sur la compréhension de la persistance des épidémies annuelles de paludisme et chercher de nouvelles pistes de lutte. Ainsi, il s'agit d'étudier la dynamique épidémique à une échelle locale, fonction du contexte. Cela nécessite l’articulation d’un système d’information épidémiologique, de méthodes quantitatives, d'études de terrain et d'évaluation d’interventions afin de détecter, caractériser et neutraliser les foyers de persistance (« hotspots »), les foyers de transmission (« hubs »), et les couloirs de diffusion du paludisme. Le projet regroupe des compétences en biostatistiques/biomathématiques, parasitologie, entomologie, géographie, géomatique, épidémiologie, systèmes d’information, autour d’une même problématique ceci en collaboration au Mali avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme pour le volet de lutte contre le paludisme et la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique pour le volet de collecte et transmission innovante de données dans le cadre de la surveillance épidémiologique de maladies y compris le paludisme.

  • Projet : KEY - Recherche évaluative du Programme de renforcement de la résilience à la sécurité alimentaire et nutritionnelle
    • Bailleur et Partenaire : Union Européenne via l’ordonnateur national du FED, Direction Europe CREDOS – INSP.
    • Dates : 2018- 2021
    • Mots clés : sécurité alimentaire et nutritionnelle, résilience, multisectorielle
    • Descriptif du projet : 

    Le projet de recherche concerne l’évaluation du programme KEY, mis en œuvre par 5 consortia regroupant 27 ONG dans 47 communes du nord du Mali. Ce programme de recherche à pour objectif de mesurer les effets des interventions multisectorielles implémentées par les consortia. Pour atteindre cet objectif 3 enquêtes quantitatives longitudinales seront menées pendant la durée du projet. Ces dernières seront complétées par des enquêtes qualitatives afin de mesurer la perception du programme et son fonctionnement auprès de tous les acteurs opérationnels. 

    Parallèlement à ces activités, l’IRD évaluera le cout-efficacité et la viabilité du programme KEY. 

    La première enquête quantitative a fait l’objet d’une restitution le 18 septembre 2019. 

    Ce projet de recherche a permis d’accueillir deux stagiaires de Master 2 Economiste-statisticien du développement et de la population. Université de Bordeaux.

  • Projet : LMI Dyn_Pathos : Dynamique Spatiale des Agents Pathogènes et Risques sur la Santé et l’Environnement en Zone Rurale au Mali.
    • Porteurs et Partenaires :

    Ousmane Koita, Professeur, Laboratoire de Biologie Moléculaire Appliquée (LBMA), Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) 

    Marjorie Le Bars, IRD, UMR GRED, Bamako, Mali.

    Université des Sciences Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) 

    Institut d’Economie Rurale (IER) : Laboratoire Sol, Eau, Plantes de Sotuba, Bamako, Mali 

    Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) 

    IRD: UMR GRED et UMR IPME 

    • Dates: 2020-2025.
    • Mots-clefs :

    Epidémiologie, Physiopathologie, Géographie, Géomatique, Modélisation Systèmes Complexes, Santé publique, Environnement, Dynamiques rurales et urbaines.

    • Descriptif du projet :

    Dans un contexte de forts changements climatiques en zone sahélienne, le LMI Dyn_Pathos a pour objectif principal, l’étude des liens existants entre le développement de certaines maladies sur le riz et autres céréales (maïs, sorgho) et les pratiques agricoles. Ces liens, souvent complexes, sont peu étudiés dans la sous-région et doivent être abordés à plusieurs échelles spatiales (de la parcelle à une zone plus largement définie). Une meilleure compréhension au niveau spatial de la dynamique de prolifération des agents pathogènes, de l’occupation des sols et des pratiques agricoles (utilisation des intrants) permettra d’améliorer les rendements des cultures (riz, maïs, sorgho) ainsi que leurs disponibilités sur les marchés locaux ou régionaux. 

    Dans le LMI, il s’agit, d’une part, d’évaluer à partir des données spatiales de résolutions différentes (images SPOT, LandSat,…) l’altération de la chlorophylle (indication de mauvaise santé de la plante) afin de déterminer les facteurs liés à cette altération due aux pathogènes, aux doses inadéquates de pesticides ou à des phénomènes abiotiques (stress environnemental) dans le temps et l’espace. 

    D’autre part, il s’agit d’examiner les risques sanitaires d’exposition des paysans lorsque les pesticides sont utilisés et les risques environnementaux. Pour cela, une base de données sur les pesticides dédiés aux différentes cultures permettra d’évaluer selon les critères de toxicité des matières actives, les risques sur la santé (risques de toxicité aigüe et chronique) et sur l’environnement (par exemple en déterminant la mobilité, la persistance, ou la bioaccumulation des matières actives dans les sols). 

    Les travaux de recherche sur l’ensemble de ces facteurs permettront d’estimer le rendement au champ en rapport avec l’altération de la chlorophylle (indication de perte en rendement) et les effets nuisibles des pesticides sur les exploitations agricoles. Comme conséquence, des pesticides plus biologiques et surtout endogènes (moindre risque sur la santé humaine et la biodiversité) seront recherchés pour le changement du paradigme actuel dans la lutte contre les pathogènes des plantes au niveau national. 

    Enfin, ces travaux de recherche seront associés à des approches de modélisations (participative, systèmes complexes…) afin d’envisager et de tester des scénarios d’évolution dans le temps en tenant compte des aléas climatiques et des stratégies des agriculteurs en terme de pratiques culturales (intrants, rendements…). 

    Sur le long terme, les objectifs scientifiques du LMI sont de structurer et pérenniser une approche intégrée qui regroupe les domaines de la santé, de la géographie et de l’environnement au Mali dans un contexte de forte variation climatique. Le projet permettra aussi de renforcer les activités de recherche des structures nationales de recherche et de formations en associant d’une part, l’IER et les Universités (USTTB, USSGB) et d’autre part, différentes unités de recherche pluridisciplinaire en France.

  • Projet : LMI MaCoTer (Reconfigurations maliennes : Cohésions - Territoires – Développement)
    • Direction : Gilles HOLDER (UMR IMAF) et Balla DIARRA (Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako)
    • Dates : 2016-2021
    • Mots clés : société, identités, conflits, politiques publiques
    • Partenaires : ULSHB, USSGB (ussgb.ml), USJPB (usjpb.edu.ml)
    • Effectifs : 42 membres, dont 6 doctorants maliens
    • Descriptif du projet :

    Le LMI MACOTER appréhende d’un seul tenant les politiques publiques des territoires, les enjeux démographiques, la question de l’étalement des villes, les circulations et la production des identités nouvelles qui s’y déroulent. Cet éclairage multidisciplinaire cible 4 enjeux socioéconomiques de la reconstruction post-conflit et du développement durable du Mali :

    1. Territoires, intégration et dynamiques démographiques ;
    2. Cohésions sociales : identité locale, prescriptions religieuses et économie morale du développement ;
    3. Terroirs d’identités & Médiation culturelle ; Conflits locaux, conflits globaux : logiques politiques et territoriales de la conflictualité.

    MACOTER, intégré au cœur des SHS maliennes et hébergé dans des locaux dédiés au sein de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, mobilise 1 expatrié et de très nombreuses missions nord-sud, sud-nord et sud-sud (entre 20 et 25/an). Depuis 2017, il porte le Master SOCDEV, Société, Culture et développement (45 étudiants maliens cumulés)

    Fortement impliqué dans la formation à la recherche (Master SOCDEV et Doctorat), Le LMI joue un rôle important dans la construction des perspectives et la mise en œuvre des projets SHS (y compris sur le besoin d'établir des ponts entre les interdisciplinarités que portent les SHS et celles portées par les sciences exactes et naturelles). Parmi les projets hébergés au sein du LMI, citons par exemple : 

    (i) le programme NIMIK (New insights into migrations in Kayes/ Nouvelles perspectives sur les migrations dans et depuis la région de Kayes - dial.ird.fr/projets-de-recherche/autres-projets/nimik-new-insights-into-migrations-in-kayes) qui vise à identifier/comprendre les modifications contemporaines des comportements migratoires de la région de Kayes dans leurs liens avec les nouvelles dynamiques sociales et économiques : financé par l'agence suédoise de coopération pour le développement sur 2018-2019, coordonné par l’IRD et en partenariat avec Point Sud, Centre de recherche sur le savoir local basé à Bamako, le LMI MACOTER, l’Université de Toulouse et l’Université de Picardie ; ce projet regroupe une dizaine de chercheurs en sciences sociales. Des restitutions sont à prévoir à Bamako et à Paris à la fin de l’année 2019 et au début de l’année 2020.

    (ii) le projet ANR AFRINUM (Sociétés du numérique en Afrique de l’ouest : musique, jeunesse et médiations culturelles) et ses 3 composantes (Fabrique de la musique ; Entreprenariat et jeunesse ; Médiations culturelles) qui cible l'espace Mali - Côte d'Ivoire - Sénégal ; 

    (iii) Le projet « Renforcement des Capacités au Sud-RENF-SOCDEV », qui vise à renforcer l’offre de formation du Master « Société, Culture et Développement » (SOCDEV) à travers : 1/ la formation à la recherche par la recherche, à travers des ateliers transversaux sous-régionaux concernant les M2 et les doctorants liés au LMI ; 2/ l’invitation d’enseignants-chercheurs et de spécialistes qui, outre la formation délivrée dans les modules, permettra de développer les échanges scientifiques avec des chercheurs de la sous-région et français. Le projet est financé par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) dans le cadre des « projets structurants de formation au Sud ». 


     

  • Projet : Etalement territorial et gouvernance de la ville : peuplement péri-urbain, nouvelles concurrences foncières
    • Porteuse de projet : Monique Bertrand, IRD-UMR 245, CESSMA
    • Partenaire : INSTAT, IER, USSGB En cours : Bertrand Monique. Atlas de Bamako. De la ville à l’agglomération. Manuscrit soumis aux Editions de l’IRD
    • Descriptif des projets :

    Veille scientifique « Etalement régional et gestion du grand Bamako dans le Mali post-crise ». Sont prises en compte : les logiques foncières de la fabrique urbaine ; la réforme du gouvernement du District de Bamako en lien avec l’ODD 11 et le Nouvel Agenda Urbain (ONU-Habitat).

    Cadre institutionnel : SP-Réforme Domaniale et Foncière, ADR Bamako et Koulikoro, Mairie du District et syndicat mixte inter-collectivités

    Cadre scientifique : Axe 4 du Programme du Laboratoire Mixte International MaCoTer – Reconfigurations maliennes : Cohésions, Territoires et Développement [2016-2020]

    A paraître : Bertrand M. (éd.). Une Afrique des convoitises foncières. Regards croisés depuis le Mali. A paraître : Toulouse, Presses Universitaires du Midi (Acte du Colloque international « Quelles recherches sur le foncier au Mali et en Afrique ? », Bamako, USJPB, 21-23 novembre 2016.

    « Approche longitudinale et spatialisée du développement urbain de Bamako dans son District et dans le Cercle de Kati » (Convention de collaboration de recherche INSTAT-Mali, des Statistiques Démographiques et Sociales / IRD-CESSMA, 2018-2020).

    En attendant les données du 5ème RGPH, il s’agit de documenter le continuum spatial de la capitale malienne et l’interface rural/urbain à partir des données Individus et Ménages des trois derniers recensements (1987-1998-2009). Une base géo-référencée des quartiers et des localités villageoises permet de dépasser les limites administratives habituellement mises à l’exploitation des données censitaires et à la mesure de l’urbain au Mali. L’avancée de l’agglomération et les caractéristiques socio-économiques de ses populations sont informées dans un rayon de plus de quarante kilomètres du centre-ville.

    Livrables : SIG RGPH, Rapport final 2020

    Avancement janvier 2019 : Rapport d’étape 1/3

    Enquêtes « Loin Près des Routes »

    Lancée en 2017, la Phase I de ce travail suit l’évolution des taches urbaine et villageoises depuis 2012 et 2000 (historique de l’imagerie Google Earth). La mesure et la typologie de ces relevés ont permis d’échantillonner ensuite les huit zones enquêtées en Phase II d’étude : « LPR-Habiter les périphéries d’agglomération » (plus de 800 maisons visitées en 2018). L’exploitation des questionnaires est en cours et s’accompagne d’enquêtes secondaires qualitatives.

     

  • Projet : PASAS - Plateforme d’analyse, de suivi et d’apprentissage au Sahel
    • Portage : IRD & ICE (International consulting expertise) - France
    • Coordination : Laurent Vidal – IRD, Bamako
    • Dates: Sept 2019 – Sept 2023.
    • Financement : AFD
    • Contexte :

    Dans le cadre de la mise en œuvre des interventions en réponse aux crises au Sahel, l’AFD, les acteurs de développement et leurs partenaires sont confrontés à trois enjeux majeurs : (i) des zones difficiles d’accès et une complexité accrue des situations, (ii) des exigences de rapidité, de flexibilité et de qualité, et (iii) une information limitée en raison du manque d’analyses à visée opérationnelle.

    • Descriptif du projet :

    La mise en place d’une plateforme opérationnelle de production et de diffusion de connaissances, vise à éclairer les décisions stratégiques et opérationnelles des acteurs de développement et le pilotage de leurs interventions dans les zones de fragilité et de crise au Sahel. La plateforme doit tout d’abord permettre d’améliorer la compréhension des déterminants et des dynamiques de vulnérabilités, de la sociologie des acteurs et des besoins des populations au Sahel.

    • Activités :

    La plateforme est principalement utilisée pour appuyer les opérations de l’AFD, en particulier celles dédiées à la réponse et à la consolidation de la paix dans les zones de crise, mais sera conçue de manière à ce qu’elle puisse bénéficier aux partenaires nationaux et internationaux.

    Sur le plan géographique, la Plateforme porte une attention particulière i) aux crises en cours dans le Grand Sahel, notamment la zone centre/nord Mali et Liptako Gourma, ii) l’ensemble des régions du pourtour du Lac Tchad (Nigéria, Cameroun, Niger, Tchad) et iii) aux zones frontalières crisogènes du Sahel, soit de par leur enclavement ou en raison de leur exposition à des risques de contagion transfrontalière et où une approche préventive doit être considérée (zones enclavées du Niger et du Tchad frontalières avec la Libye, Bassin du Fleuve Sénégal, zones frontalières du Burkina Faso).

    D’un point de vue thématique, la Plateforme se concentre sur les axes d’intervention prioritaires dans les zones fortement vulnérables à la crise : i) gouvernance et développement local inclusif ; (ii) insertion socio-économique et politique des groupes marginalisés ; (iii) sécurité des populations et promotion des droits humains ; (iv) médiation et gestion des conflits.

    La plateforme est en capacité de conduire, à la demande, des analyses de type études de contexte approfondies, études de dynamiques de crise et de fragilité, des analyses du risque sécuritaire, des cartographies d’acteurs, veille contextuelle dans la durée, revues bibliographiques, etc…

  • Projet : RainCell app Bamako
    • Partenaires :

    UMR  IGE, GET, HSM et UMI Résiliences ont, en  partenariat avec la Protection Civile du Mali (DGPC), Mali-Météo et Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH)

    • Descriptif du projet :

    Le projet RainCell app Bamako (développement d’un démonstrateur d’alertes précoces aux inondations sur la ville de Bamako) s’appuie sur des fonds coréen pour la croissance verte (KGGTF ,  fonds fiduciaire géré par la Banque mondiale) pour démontrer la possibilité d’utiliser la méthode  Raincell Africa de manière opérationnelle à Bamako. Cette technique est basée sur l’affaiblissement de la puissance du signal transmis entre deux pylônes de télécommunication de téléphonie mobile par les précipitations. La méthode RainCell Africa offre une alternative pour palier aux déficits des réseaux de mesure nationaux. Elle présente de nombreux avantages dans les zones urbaines, en lien avec la densité des réseaux de téléphonie, un (sur-)coût d’exploitation marginal, une grande fiabilité, et une centralisation et un partage des données en temps réel. 

    La technologie a été démontrée en 1D à Ouagadougou en 2014 (FR / EN), et a été adaptée en 2D au Cameroun (2018) et au Niger (2019) pour produire des “cartes de pluie”. Des discussions sont en cours avec la société Orange Mali pour permettre prochainement une collecte automatique des données d’atténuation de leur réseau d’antennes déployé à Bamako. Aujourd’hui, le démonstrateur RainCell app Bamako utilise un réseau de 13 pluviographes télétransmis en temps réel pour alimenter le modèle découlement dans la ville Athys et génère des cartes de risque d’inondation urbaine en temps réel sur l’agglomération.

    mars 2019 : école thématique sur les outils mis en œuvre dans le projet RainCell app Bamako, du 11 au 13 mars 2019, USSGB, Bamako, Mali

    mars 2019 : 2ème atelier RainCell app Bamako : restitution finale du projet

  • Projet : SANU GUNDO - Enquête sur la faisabilité d’une prise en charge communautaire du VIH, et son impact sur l’accès et la rétention dans les soins dans les zones d’orpaillage au Mali
    • Bailleur et Partenaires : Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS).

    ARCAD-Sida, Bamako, Mali et UMR SESSTIM

    • Porteurs: Luis Sagaon Teyssier ( IRD ,SESSTIM) et Bintou Dembélé Keïta ( ARCAD Santé PLUS )
    • Dates: 2019- 2022
    • Descriptif du projet :

    Etudier la faisabilité de la PEC communautaire dans le contexte des zones d’orpaillage et évaluer sa contribution à la mise en relation des PVVIH avec le système de santé et leur rétention dans les soins, ainsi que son effet sur leur état de santé.

    • Etat d'avancement :

    Le recueil de données est prévu à partir d'octobre 2020. Les résultats de la recherche permettront de pallier au manque de données épidémiologiques sur le VIH dans les zones d’orpaillage, sur la manière dont le lien entre les PVVIH et avec les soins et fait, et sur l’ampleur du problème de perte de vue des PVVIH. Les résultats de la recherche permettront de tester la faisabilité de la mise en place de services communautaires de proximité pour la prise en charge du VIH dans les zones d’orpaillage et d’évaluer leur contribution à la rétention des PVVIH dans les soins. Ce projet constitue une expérience pilote proposant une alternative pour le traitement et le suivi des PVVIH adaptée au contexte des populations des zones d’orpaillage. La réussite de ce projet pourrait permettre l’étendue de la stratégie proposée aux autres zones d’orpaillage du Mali.

  • Projet : UNISAHEL - Couverture Universelle Santé au SAHEL (Sénégal, Mali, Tchad)
    • Porteurs et Partenaire : Valery Ridde (IRD, CEPED) et Annabel Desgrées du Lou (IRD, CEPED)

    Lasdel, Niamey · http://www.lasdel.net/ 

    MISELI · http://www.miselimali.org/ 

    ONG Base · http://base-tchad.org/

     

    • Dates: 2019- 2022.
    • Financement : AFD
    • Mots clefs : Couverture Universelle en santé, Equité, qualité des soins, systèmes de santé, Sahel
    • Description du projet :

    La couverture universelle en santé (CUS) a obtenu le consensus de la communauté internationale avec son inscription au sein des Objectifs du Développement Durable en 2015. Elle est aujourd’hui un pilier de la politique française en matière de coopération en santé et développement. Grâce aux recettes de la taxe sur les transactions financières, le ministère français des Affaires étrangères a engagé en 2013 l’Initiative Solidarité Santé Sahel (I3S), portée par l’Agence Française pour le Développement (AFD) pour réduire les difficultés d’accès aux systèmes de santé dans quatre pays d’Afrique (Mali, Niger, Sénégal, Tchad). Cette initiative soutient des interventions visant à améliorer l’accès aux soins de santé – exemptions du paiement, soutien aux mutuelles, mesures incitatives pour améliorer la qualité des soins – dans une perspective systémique, au-delà des approches verticales (VIH, paludisme). 

    Dans ce contexte de mise en œuvre de nouvelles stratégies pour aller vers la CUS et d’un besoin de recherches sur les politiques de santé dans les pays du Sud, UNISSahel, le programme de recherche proposé ici par l’IRD et ses partenaires vise à comprendre comment, et dans quels contextes, les différentes stratégies soutenues par I3S pour atteindre la couverture universelle en santé sont mises dans les quatre pays (Mali, Niger, Sénégal, Tchad) et avec quelle efficacité/équité. Pour répondre à ces questions, le programme de recherche mobilise quatre principes structurants dans le champ de la recherche sur les politiques et systèmes de santé (RPSS) et qui sont alignés sur les objectifs du plan d’orientation stratégique (2016-2030) de l’IRD à savoir : la complémentarité des angles ; l’interdisciplinarité ; la transversalité et le partage des connaissances ; l’ancrage conceptuel et théorique. 

    Le projet embrasse une vision holistique de la couverture sanitaire universelle et procède à une évaluation globale des interventions visant à favoriser l’accès universel et de qualité aux soins de santé. Le programme se décline en objectifs spécifiques, communs aux quatre pays et qui portent sur les stratégies nationales de financement (diversité des acteurs et des mécanismes institutionnels), sur la mise en œuvre et l’impact de ces différents régimes de financement et initiatives d’accompagnement de la gratuité sur la santé des personnes, sur le fonctionnement des centres de santé et sur le système de santé en général. Les différentes échelles, depuis les niveaux micro aux niveaux macro, sont étroitement imbriquées dans ce programme mené par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en santé publique, démographie, économie, science politique, socio-anthropologie, géographie, épidémiologie qui travaillent étroitement avec les acteurs locaux et nationaux de la santé.

  • Projet: SNO INDAAF: Service National d’Observation – International Network to study Deposition and Atmospheric Composition in Africa.
    • Dates : depuis 2015
    • Descriptif du projet :

    Corinne Galy-Lacaux – Laboratoire d’Aérologie (LA) Université de Toulouse / CNRS / Observatoire Midi Pyrénées

    Béatrice Marticorena - Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA) CNRS / Université Paris Est Créteil / Université de Paris / Institut Pierre Simon Laplace

    Jean Louis Rajot – Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris (iEES-Paris) IRD / CNRS / INRAe / Sorbonne Université / Université Paris Est Créteil / Université de Paris

    INDAAF a regroupé en 2015 deux observatoires, IDAF (IGAC/DEBITS/AFrica) dont les mesures ont commencé en 1994 et SDT (Sahelian Dust Transect) dont les mesures ont commencé en 2005. INDAAF bénéficie depuis 2015 d’un financement de l’INSU. Il est soutenu par l’OSU EFLUVE (Enveloppes Fluides de la Ville à l'Exobiologie), par l’OSU OMP (Observatoire Midi-Pyrénées) et depuis 2019 par l’IRD.

    Le Service National d’Observation INDAAF (International Network to Study Deposition and Atmospheric Composition in Africa), a été labellisé par l’INSU-CNRS en 2015. C’est aussi un réseau contributeur au programme d’observation long terme GAW de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Ce service est dédié au suivi à long terme de la composition chimique de l’atmosphère et des flux de dépôts atmosphériques, qui permet de documenter et de comprendre les relations existantes entre les émissions des différents composés, leur transport, leur transformation physico-chimiques jusqu’à leur dépôt.  Ces dépôts, secs et humides, constituent la dernière étape du cycle biogéochimique de différents composés ayant un impact important sur les différents écosystèmes aquatiques ou terrestre. L'observation à long-terme est également rendue indispensable par l'accroissement de la pression anthropique dans cette région, et des modifications qu'elle induit en zones rurales (culture/pâture/feux de biomasse/transport des polluants des mégacités africaines).

    Les stations du SNO sont équipées de collecteur de pluies, de collecteurs d’aérosols et des dépôts secs et totaux et de capteurs passifs de gaz. Les mesures réalisées concernent la chimie des précipitations pour quantifier les flux de dépôts humides, la masse totale des aérosols et des dépôts secs et humides, la chimie des aérosols et les concentrations de certains gaz soufrés et azotés.

    Au Mali, les mesures sont distribuées sur deux sites : les mesures de concentration en gaz et composition des aérosols et des pluies sont déployées sur le site de Katibougou (12°56’N, 07°32’W) depuis 1995 et les mesures de concentration massiques d’aérosols et de flux de dépôt massique sont déployées à la Station de recherche Agronomique de Cinzana (13.28° N, 5.93° W) depuis 2006, en collaboration avec l’IER (Institut d’Economie Rurale).

    Les données sont distribuées librement à l’adresse suivante : https://indaaf.obs-mip.fr/, où sont également listées les productions scientifiques associées.

Création de cinq nouveaux IRN (GDRI-SUD) & une JEAI

  • IRN GDRI-MOV : Mesurer et Observer les Violences. Violences de genre et de conflits dans les pays en voie de développement
    • Description de l'IRN :

     

    • Les violences liées aux conflits et celles basées sur le genre sont encore aujourd’hui de fortes sources d’instabilité dans les pays du Sud et des contraintes majeures à leur développement. L’importance de combattre ces formes de violences est soulignée par l’ODD 16 « Paix, justice et institutions efficaces » et l’ODD 5 « Egalité entre les femmes et les hommes ». De tels objectifs exigent une réflexion tant sur la construction d’indicateurs de mesure et de suivi des faits de violence que sur les actions et politiques à mettre en œuvre pour en réduire les causes ou en atténuer les conséquences.

    Cependant, les données concernant les violences liées aux conflits et basées sur le genre sont cruellement manquantes et/ou collectées avec des instruments souffrant de limites importantes, en particulier dans les pays en voie de développement, alors que c’est dans les pays pauvres où ces phénomènes sont estimés être les plus répandus. Les enquêtes existantes présentent en effet plusieurs limites récurrentes, liées aux différentes manières de définir la violence, de la mesurer et de la décrire.

    • Le projet GDRI-MOV souhaite dépasser ces limites en mettant en place deux innovations importantes pour les outils de collecte de données. D’abord, il vise à utiliser une approche « écologique », c’est-à-dire tenant compte de l’écologie du contexte dans lequel l’enquêté se trouve. Pour cela, la deuxième innovation majeure consiste à allier l’approche quantitative à l’approche qualitative, souvent employée dans les domaines de la sociologie, de la science politique et de l’anthropologie, mais absente des principales enquêtes existantes. Le réseau de partenaires constitué pour le projet GDRI-Sud MOV a la capacité de répondre à ces défis grâce à sa dimension interdisciplinaire et internationale avec des chercheurs spécialisés dans les domaines de la Sociologie, Économie, Statistiques, Sciences Politique, Médecine et Psychologie travaillent en France, Allemagne, Angleterre, Mali, Pérou et République Démocratique du Congo et ayant élaboré et appliqué des outils de collecte de données sur les violences dans des contextes variés.
  • IRN NSSN-X : North-South-South Network on xanthomonads
    • Description de l'IRN :

     

    • L'IRN «NSSN-X» est une extension internationale du FNX (Réseau Français sur les  Xanthomonades), s'appuyant sur des partenariats existants et créant de nouveaux partenariats Nord-Sud et Sud-Sud. Ce nouveau réseau s'inscrit également dans les objectifs de deux laboratoires internationaux soutenus par l'IRD (LMI) dans les régions cibles: LMI Patho-Bios au Burkina Faso et LMI BIO-INCA en Colombie et en Equateur. Les deux IMT joueront un rôle déterminant dans la mise en œuvre des nouveaux outils de réseautage dans le Sud.

    La FNX, créée en 2008, fédère l'ensemble des équipes de recherche françaises dont les objets d'étude sont les espèces de la bactérie phytopathogène Xanthomonas, infectant les végétaux les plus importants économiquement, comme la banane, le haricot, le chou, le manioc, les agrumes, le riz et le blé. L'effet structurant du FNX a permis de coordonner la recherche dans les domaines de la génomique, du diagnostic, de l'épidémiologie et de la biologie moléculaire des xanthomonades, qui a été soutenue par 4 subventions ANR, entre autres financements par des tiers. La FNX était responsable de l'organisation de la 4e Xanthomonas Genomics Conference (XGC) à Angers (2012) et la FNX avait / a des membres dans les comités scientifiques du XGC ultérieur à Bogotá (Colombie, 2015), Halle (Allemagne, 2018) et Floride (États-Unis, 2021).

    • Cet IRN favorisera les liens existants et créera de nouveaux liens entre les membres de la FNX et les partenaires du Sud en organisant des conférences annuelles en France et en organisant des écoles de formation et des ateliers en Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Mali, Côte d'Ivoire) et en Amérique latine (Colombie, Équateur) dans les domaines du diagnostic des maladies, de l'épidémiologie et de la sélection moléculaire. Des chercheurs français, et pas seulement de l'IRD, joueront le rôle de formateurs et d'animateurs de discussions lors de ces activités dans le Sud. De nouveaux partenariats Sud-Sud émergeront de ces activités,
  • IRN FAD-M-PH : Adaptation and Dynamics of Microbiome to Plant Health
    • Dates: 2020-2023
    • Porteur et sud correspondant IRD: Eugénie Hébrard (UMR PHIM) avec UMR DIADE et LSTM
    • Pays:République Centrafricaine, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Mali, Burkina Faso
    • Région: Afrique Centrale et de l’Ouest
    • Description:

     

    • Résumé du projet de création du projet :

    Face aux changements globaux, la baisse de la quantité et la qualité des récoltes s’amplifie et la sécurité alimentaire est de plus en plus menacée. Pour proposer des solutions innovantes et durables, il est maintenant nécessaire de considérer la Santé des Plantes dans une approche plus globale intégrant d’une part, la diversité et la complémentarité des cultures et d’autre part, le rôle des micro-organismes du Phytobiome. L'objectif du GDRI-Sud FAD-M-PH est de promouvoir une vision holistique des interactions existant entre les plantes, les micro-organismes et leur environnement pour une intensification durable des agro-écosystèmes céréales / légumineuses. Ce réseau est focalisé sur l’Afrique de l’Ouest et du Centre, une zone particulièrement vulnérable aux changements globaux. Basé sur des partenariats bilatéraux existant entre des équipes de l’IRD, en particulier de l’UMR IPME, et des universités et instituts de recherche de plusieurs pays de la région, le GDRI-Sud FAD-M-PH est un outil de transformation des partenariats qui va permettre de créer une nouvelle dynamique d'échanges et de synergies Sud-Sud. L’ambition de ce réseau est de contribuer à décloisonner les disciplines liées aux plantes et à leurs microbes bénéfiques/pathogènes, à leurs adaptations aux contraintes biotiques/abiotiques dans une approche multi-échelle.

    Pour y parvenir, le réseau va financer trois types d’action : (i) l’organisation de 4 ateliers scientifiques internationaux multidisciplinaires, (ii) la mobilité d’étudiants (3 par an) et leur co-encadrement dans des laboratoires partenaires et ayant des approches complémentaires, (iii) la participation d’enseignants et de chercheurs à des séminaires ou des modules d’enseignements transversaux (1 par an). Ce réseau sera consolidé via le relais et l’appui des 4 LMI de la région, centrés sur la Santé des Plantes (LAPSE, IESOL, Dyn-Pathos et Patho-Bios).

    II – Dossier détaillé

    •  Présentation du projet de création du projet :

    La Santé des Plantes au sens large est au centre des préoccupations pour renforcer la sécurité alimentaire dans les pays en voie de développement. Face à la prise de conscience de l’impact des changements globaux (en particulier l’impact des changements climatiques sur l’agriculture et ses rendements) et l’urgence de la mise en place de stratégies d’adaptation dans les pays les plus vulnérables, il est nécessaire de changer notre vision des agro-écosystèmes afin de pouvoir imaginer de nouveaux modèles d’agriculture plus adaptés, efficaces et durables.

    Dans ce contexte, de nouveaux concepts ont récemment émergé : celui de Phytobiome, c’est-à-dire la prise en compte de l’ensemble des interrelations entre tous les composants de l’écosystème de la plante, et celui d’Eco-Health qui met l’accent sur les dynamiques d’échanges entre écosystèmes sauvages/anthropisés dans l’émergence des maladies.

    L'objectif du projet FAD-M-PH est de promouvoir une vision holistique des interactions existant entre les plantes, les micro-organismes et leur environnement afin de proposer des solutions intégratives et innovantes pour une intensification durable des agro-écosystèmes céréales/légumineuses. Ce réseau est focalisé sur l’Afrique de l’Ouest et du Centre, une zone particulièrement vulnérable aux changementsglobaux. Le GDRI-Sud FAD-M-PH est basé sur des partenariats bilatéraux existant entre des équipes de l’IRD, en particulier de l’UMR IPME, et des universités de plusieurs pays de la région. En effet, le Laboratoire des Sciences

    Biologiques et Agronomiques pour le Développement (Université de Bangui, République Centrafricaine, RCA) collabore avec l’UMR IPME sur le diagnostic des maladies virales émergentes dans le cadre du développement des associations culturales entre le niébé et les céréales (maïs, sorgho et mil). L’UMR DIADE travaille en étroite collaboration avec l’Université de Niamey en particulier sur la diversité génétique du mil et sa résistance à la sécheresse. Une expatriation d’une ingénieure IRD au Niger est d’ailleurs prévue en septembre 2020. L’UMR IPME a également travaillé en 2010-2011 avec un doctorant nigérien grâce au soutien d’une bourse de mobilité IRD BEST. Il est maintenant recruté dans le Département de Production Durable des Cultures (Université de Tillabéri). Concernant la République Démocratique du Congo (RDC), une collaboration tripartite est en cours entre l’UMR IPME, la Clinique des Plantes de Kinshasa et l’Université catholique de Louvain en Belgique sur le Rice yellow mottle virus. En parallèle, les collaborations étroites des équipes IRD des UMRs IPME, DIADE mais aussi LSTM, Eco&Sols et GRED par l’intermédiaire des LMIs déjà implantés en Afrique de l’Ouest offrent des possibilités importantes pour augmenter les interactions avec les trois pays prioritaires du GDRI FAD-M-PH : la RCA, le Niger et la RDC. Elles permettent également d’ouvrir et de partager les questions de recherche à un réseau thématique et géographique plus étendu. En réunissant des expertises complémentaires autour des agro-écosystèmes céréales/légumineuses dans la zone Afrique de l’Ouest et du Centre, le GDRI-Sud FAD-M-PH est un outil de transformation pour créer une nouvelle dynamique d'échanges et de synergies Sud-Sud. L’ambition de ce réseau est de contribuer à décloisonner les disciplines liées aux plantes et à leurs microbes bénéfiques/pathogènes (interactions, diversité, évolution), et à leurs adaptations aux contraintes biotiques/ abiotiques (sécheresse et réchauffement) dans une approche multi-échelle (de l'interaction entre molécules à la dispersion dans les paysages). Pour y parvenir, le réseau va financer trois types d’action : (i) l’organisation de 4 ateliers scientifiques internationaux multidisciplinaires adossés à des congrès scientifiques ou à des séminaires internationaux permettant ainsi la participation d’un plus grand nombre de collaborateurs, (ii) la mobilité d’étudiants et de jeunes chercheurs (3 par an) et leur co-encadrement dans des laboratoires partenaires (participant aux LMI de la zone) et ayant des approches complémentaires et, (iii) la participation d’enseignants et de chercheurs à des séminaires ou des  modulesd’enseignements transversaux (1 par an) pour favoriser les échanges pédagogiques et la complémentarité des cursus. L’efficacité du réseau sera donc renforcée par un appui des 4 LMI travaillant sur la Santé des Plantes en Afrique de l'Ouest aux compétences spécifiques et complémentaires : IESOL - Intensification Ecologique des Sols Cultivés en Afrique de l’Ouest, LAPSE - Adaptation des Plantes et microorganismes associés aux Stress Environnementaux, PATHO-BIOS - Observatoire des Agents Phytopathogènes en Afrique de l'Ouest et, Dyn-Pathos – Dynamique Spatiale des Agents Pathogènes et Risques sur la Santé et l’Environnement en Zone Rurale au Mali. De plus, ce réseau s’inscrit dans la dynamique interdisciplinaire de plusieurs PSIP : Préservation et valorisation de la biodiversité, Optimisation des systèmes alimentaires pour le développement durable et Changements globaux et risques infectieux émergents. Un dialogue sera établi au cours du mandat avec les autres initiatives de recherche et de réseaux régionaux concernant la Santé des Plantes au sens large : GDRIs NSSX, Wan@bi et CaSA, CRP RICE et GLDC (Grain Legumes and Dryland Cereals), DP IAVAO, DP DIVECOSYS et DP ASAP.

     

    •  Disciplines/Thématiques scientifiques associées :

    Microbiologie, Phytopathologie, Biologie végétale, Génétique, Epidémiologie, Evolution, Analyse des réseaux, Géomatique, Modélisation.

    •  Mots-clés :

    Sécurité alimentaire, Agro-intensification durable, Résilience face aux changements globaux, Protection des plantes, Aide à la décision des agriculteurs.

     Intérêt de la structuration de la communauté scientifique autour de la thématique et des pays partenaires impliqués, la pertinence du consortium et les bénéfices escomptés pour les équipes Historiquement, les disciplines liées à l’amélioration des plantes face aux contraintes abiotiques, à la microbiologie des symbioses, à la résistance aux agents pathogènes, et à la phytopathologie sont travaillées en silos distincts. Les approches moléculaires et paysagères faisant appel à des compétences différentes sont également séparées empêchant ainsi une vision globale des agro-écosystèmes et une résolution systémique des problèmes. L’ambition de ce réseau est de contribuer à décloisonner les disciplines liées aux plantes et à leurs microbes bénéfiques/pathogènes (interactions, diversité, évolution), et à leurs adaptations aux contraintes biotiques/abiotiques (sécheresse et réchauffement) dans une approche multi-échelle (de l'interaction entre molécules à la dispersion dans les paysages).

    En plus des discussions scientifiques, les ateliers organisés par le GDRI-Sud seront mis à profit pour mener une réflexion stratégique sur la thématique, augmenter la visibilité du réseau à l’international et coordonner des réponses à des appels d’offre internationaux (Fondation McKnight, Bill&Melinda Gates Fondation, UE, UA, AFD, MUSE...). La République Centrafricaine (RCA) est un pays prioritaire en ce qui concerne l’aide au développement, 2 millions de personnes y sont en situation d’insécurité alimentaire. Dans ce contexte, le GDRI FAD-M-PH constitue une formidable opportunité pour soutenir la structuration au sein de l’Université de Bangui d’une équipe dédiée à une problématique majeure et actuelle, la lutte contre des pathogènes de plantes affectant des cultures alimentaires majeures que sont les céréales et les légumineuses, souvent cultivées en association. Un master en Agronomie et Protection des végétaux y est en cours de création. L’outil JEAI n’étant pas adapté dans le contexte sécuritaire du pays, la structuration d’un GRDI apparaît comme une bonne alternative pour répondre à la forte demande des partenaires. Cette solution suit en cela une recommandation du Conseil Scientifique suite au dépôt du (dossier de JEAI soumis en 2019, non retenu).

    Comme la RCA, le Niger fait partie des 19 pays prioritaires de l’aide au développement française pour lequel le renforcement de la sécurité alimentaire et du développement rural est un axe majeur. Le mil y est une culture centrale de part ses aptitudes exceptionnelles de résistance à la sécheresse. Cependant, les rendements restent faibles. L’amélioration des variétés et des pratiques culturales est une thématique de recherche et développement privilégiée mais elle doit intégrer les risques potentiels d’émergence de maladies qui sont pour le moment négligés. FAD-M-PH va permettre cette intégration en impliquant deux Universités et l’Institut National de la

    • Recherche Agronomique du Niger dans le réseau.

    Selon les résultats du 17ème cycle du Cadre de Classification intégrée de la sécurité alimentaire, près de 13,2 millions de personnes vivent en situation d’insécurité alimentaire en République Démocratique du Congo. La majeure partie de la population rurale vit essentiellement de l’agriculture. Cependant, les pertes de production dues aux attaques de maladies et de ravageurs peuvent atteindre 35%. A l’image des autres pays évoqués ci-haut, la protection des végétaux occupe une place importante dans la réduction de l’insécurité alimentaire. En soutenant la Clinique des Plantes de Kinshasa, le GDRI FAD-M-PH va contribuer à cet objectif par le renforcement des capacités, l’augmentation des échanges scientifiques et la coordination de projets régionaux. Concernant les équipes IRD, les bénéfices de ce réseau sont notamment la création de partenariats multilatéraux fondamentalement multidisciplinaires et à rayonnement régionaux, le renforcement et l’extension des chantiers au Sud, l’évolution des thématiques et des méthodologies de travail plus intégrative et inclusive vers une science de la durabilité. Enfin, ce réseau ne pourra voir le jour qu’en s’appuyant fortement sur les LMI déjà présents dans la sous-région. En se proposant comme laboratoires d’accueil pour des étudiants, comme relais pour des missions de chercheurs venant des pays les moins avancées, et ainsi en rayonnant sur toute la région, les LMI dépassent leur premier rôle structurant local pour devenir des plateformes régionales d’appuis.

    •  Principales activités prévues dans le cadre du projet et planning

    2020 : Premier atelier de lancement du projet FAD-M-PH lors du congrès international sur la Protection des Plantes à Ouagadougou (juin), missions de 3 binômes (chercheur sénior et étudiant) de RCA, Niger et RDC au Burkina Faso, prolongation de la mission des 3 étudiants dans des équipes partenaires du LMI Patho-Bios, mission d’un enseignant/chercheur burkinabé pour participation à un module d’enseignement de l’Université de Bangui.

    2021 : Deuxième atelier de FAD-M -PH lors de la Conférence Intensification Durable à Dakar (octobre), missions de 3 binômes (chercheur sénior et étudiant) de RCA, Niger et RDC au Sénégal, prolongation de la mission des 3 étudiants dans des équipes partenaires des LMI LAPSE et IESOL, mission d’un enseignant/chercheur sénégalais pour participation à un module d’enseignement de l’Université de Tillabéri ou Niamey.

    2022 : Troisième atelier de FAD-M-PH à Bamako lors de l’atelier à mi-parcours du LMI Dyn-Pathos, missions de 3 binômes (chercheur sénior et étudiant) de RCA, Niger et RDC au Mali, prolongation de la mission des 3 étudiants dans des équipes partenaires du LMI Dyn-Patho, mission d’un enseignant/chercheur malien pour participation à un module d’enseignement ou école d ’été de l’Université de Kinshasa.

    2023 : Quatrième atelier du projet FAD-M -PH à Montpellier, missions de 3 binômes (chercheur sénior etétudiant) de RCA, Niger et RDC en France, prolongation de la mission des 3 étudiants dans des équipes IRD partenaires, mission de 2 enseignants/chercheurs de RCA ou du Niger ou de RDC pour participation à un module d’enseignement de l’Université de Montpellier.

    • Participation d’étudiant(e)s et/ou jeunes chercheur(e)s aux activités de l'IRN

    Chaque année, 3 étudiants et/ou jeunes chercheurs de RCA, du Niger et de RDC bénéficieront d’une mission d’un mois dans un pays partenaire (Burkina Faso, Sénégal, Mali ou France) afin d’une part de participer à un atelier scientifique multidisciplinaire centré sur l’intensification durable des agro-écosystèmes céréales/légumineuses et d’autre part d’avoir accès à un laboratoire d’un des LMIs partenaires dans une discipline complémentaire à la sienne en co-encadrement avec un chercheur du réseau. Les étudiants et/ou jeunes chercheurs bénéficiaires seront choisis en concertation par les laboratoires d’origine et d’accueil partenaires afin de privilégier le co-encadrement et l’interdisciplinarité des sujets. De plus, chacun des ateliers sera co-organisé par des étudiants et jeunes chercheurs du pays organisateur (Burkina Faso, Sénégal, Mali ou France) qui pourront ainsi développer leur réseau professionnel et acquérir de nouvellescompétences. Cette démarche participera à soutenir une communauté d’étudiants et de jeunes chercheurs d’Afriquede l’Ouest et du Centre dans le domaine de la Santé des Plantes

  • IRN RAINSMORE : Raincell et Autres INnovations, Satellites et Mesure Opportunistes issues des Réseaux de telecommunication, pour Estimation et spatialisation des précipitations
    • Porteur Sud et correspondant IRD : Eugénie Hébrard (UMR PHIM) avec UMR DIADE et LSTM
    • Pays : Bolivie ; Bresil ; Cameroun ; Cote d’Ivoire; France (métropole et Guyanne) ; Niger ; Mali;Uruguay
    • Région : Afrique Centrale et de l’Ouest ; Amérique Latine et Europe
    • Description :

     

    • Résumé : Contexte et objectifs scientifiques du projet :

    Les précipitations : une variable essentielle mais encore mal observée à l’échelle globale. Les précipitations sont la variable d’entrée du cycle hydrologique continental et à ce titre intéressent les sciences hydrologiques. Elles sont aussi le flux en surface résultant de processus atmosphériques complexes de génération, évolution et chute des hydrométéores. Les systèmes précipitants ont un rôle majeur dans les cycles de l’eau et d’énergie, des échelles micro-physiques à climatique. Quantifier les précipitations et analyser leur variabilité, sur une gamme d’échelles spatiales et temporelles, intéresse une vaste communauté de scientifiques et d’utilisateurs, des spécialistes du climat aux experts de la mesure, des agences de bassins aux services hydrométéorologiques, des responsables de la sécurité civile aux agriculteurs, entre autres. La pluie est considérée comme la variable climatique essentielle (ECV) ayant le plus d’impact sur le bien-être des hommes et des sociétés.

    Malgré un intérêt universel pour cette variable, son estimation précise, en tout point du globe demeure difficile. Les réseaux pluviométriques sont insuffisamment denses sur une partie des continents et tout particulièrement dans les Tropiques où les enjeux sur l’eau sont majeurs : risques d’extrêmes, sécheresses et inondations ; modèles de prévisions incertains ; conflits latents autour de la ressource en eau. Des moyens de télédétection, au sol et satellitaires, sont venus renforcer le système global d’observation des précipitations. Mais ces techniques indirectes ne sont pas exemptes d’incertitudes et doivent être renforcées. Les travaux de nos équipes ont mis en évidence les limites du système d’observation actuel pour répondre aux enjeux de l’hydrométéorologie tropicale lorsque l’on s’intéresse aux échelles fines, convectives. Les radars météorologiques sont intéressants mais leur coût prohibitif empêche le développement de réseaux opérationnels denses. La mesure satellitaire apporte une information quantitative essentielle mais avec certaines limites en résolution et encore quelques biais dans les produits temps réel. La sensibilité atmosphérique des réseaux de télécommunication : une opportunité

    • Ces constats ont motivé la recherche d’autres sources d’information sur la pluie, adaptées à l’état présent des pays ‘du Sud’ : les réseaux hydrométéorologiques opérationnels y sont globalement sous dotés, alors même que les risques hydrométéorologiques sont en augmentation. Un autre réseau prospère et se densifie constamment à l’échelle globale et singulièrement dans les régions tropicales, très peuplées : le réseau de télécommunication, qu’il soit terrestre ou satellitaire. La partie hertzienne du réseau, opère dans la gamme micro-onde et ses signaux sont sensibles au contenu en eau de l’atmosphère. Sur cette base, a émergé depuis quelques années l’idée d’exploiter ces fluctuations pour accéder à une information sur les précipitations (Gosset et al., 2016). Les pertes de puissance des liens micro-ondes commerciaux (CML en anglais), entre les antennes-relais des réseaux de téléphonie mobile, peuvent être reliées à l’intensité de pluie sur le chemin de l’onde. Si ces données de puissances sont fournies par l’opérateur, il est possible d’estimer la pluie. Vu la densité de ces réseaux en urbain, la méthode peut donner accès à des champs de pluie de très haute résolution, potentiellement en temps réel et à un coût négligeable pour l'utilisateur. L’initiative que nous avons appelée Rain Cell Africa est ainsi née. Rain Cell Africa, un premier succès basé sur les réseaux mobiles. L’évaluation quantitative de la méthode Rain Cell (Rain Measurement from Cellular network) en Afrique, qui a débuté sur la base d’un lien de l’opérateur Telecel à Ouagadougou et par comparaison avec un pluviographe situé en-dessous, a été réalisée dans le cadre de la thèse d’Ali Doumounia de l'Université de Ouagadougou, co-encadré par nos équipes. Ce travail publié dans GRL (Doumounia et al, 2014) a été mis en avant par l’AGU et a eu énormément d’échos dans la presse internationale (du Washington Post à La Recherche). Suite à la publication de ces travaux et l’intérêt suscité, nous avons décidé de regrouper sous le nom Rain Cell Africa le consortium de partenaires intéressés à promouvoir cette méthode en Afrique. Un colloque international suivi d’une école thématique sur le sujet a été organisé par nos équipes ( IRD / UNESCO / WASCAL / CNES) à Ouagadougou début 2015, et les conclusions reprises dans le Bulletin of the American Meteor. Society (Gosset et al., 2016). L’impact médiatique des premiers résultats a attiré l’attention de plusieurs bailleurs et facilité la discussion avec un opérateur très présent dans la région Ouest-Africaine : Orange. Deux projets pilotes collaboratifs ont été lancés grâce à ces contacts : l’un financé par le fond des nations unis Data4development au Cameroun sous le titre ‘SMART’ (Smart Monitoring of the Atmosphere and Rain using Telecommunication network) et le projet Rain Cell Africa Niger soutenu par la Global Facility for Disaster Reduction and Recovery (GFDRR) de la Banque Mondiale au Niger. Au Cameroun un test de validation du concept en temps réel a été mis en place avec Orange sur les villes de Douala et Yaoundé (http://raincell.sedoo.fr). Les données acquises depuis 2018 sont en cours d’évaluation scientifique mais les premiers résultats de comparaisons avec les pluviomètres sont très prometteurs. Au Niger, un accord informel permet d’avoir des données régulièrement depuis 2016. Un changement d’opérateur en 2020 n’a heureusement pas remis en cause nos contacts et un flux de données nous est actuellement transmis en temps réel. Tous les travaux au sein de Rain Cell Africa au Burkina puis au Niger, et SMART au Cameroun, confirment l’intérêt des mesures de liens micro-ondes pour la surveillance des risques hydrométéorologiques en zone tropicale et singulièrement en Afrique. La méthode, très sensible aux fortes pluies, est particulièrement adaptée à l’estimation des pluies d’origines convectives. Dans les zones urbaines où les réseaux de téléphonie sont denses et les risques particulièrement élevés, la méthode est prometteuse ; l’étude montre notamment à Niamey que la dynamique est très bien reproduite (corrélation supérieure à 0,9) et que le biais est inférieur à 10 % pour la majorité des liens. Dans les zones rurales où le réseau est moins dense, les données de liens pourraient être combinées à l’information satellitaire pour améliorer l’estimation de pluie à l’échelle régionale. La méthode est clairement validée du point de vue technique, par nos résultats en Afrique et de nombreux travaux en Europe et Israël. Malgré ces initiatives la technique n’a pas été mise en œuvre opérationnellement, avec un engagement contractuel des opérateurs à fournir les données brutes. Nos tests en temps réel en Afrique sont une première intéressante mais sont basés sur la bonne volonté des équipes techniques d’Orange. Les opérateurs n’ont jusqu’ici pas été convaincus de leur intérêt à s’engager ni du modèle économique qu’ils pourraient développer avec ces applications météorologiques de leurs données brutes. Météo-France a été convaincu par nos travaux africains et a contracté nos équipes pour évaluer le potentiel de la technique pour améliorer leur produit opérationnel, en zone montagneuse notamment. Les résultats de cette étude (convention Météo-France/Orange/IRD) ont été convaincants et Météo-France souhaite tester avec nous une opérationnalisation de la méthode. Ce serait un premier débouché opérationnel concret et une excellente vitrine de nos recherches. Pour continuer à promouvoir la technique dans les Pays du Sud, nous travaillons actuellement avec l’OMM/WMO (cf leur lettre de soutien) à la labélisation de cette méthode et aux moyens d’encourager la libération systématique des données (C’est le véritable défi de la suite de Rain Cell, d’autant que les réseaux évoluent vers des configurations (perspective 5G ; augmentation des fréquences etc.) très favorables aux applications ‘météo’.
    • RAINSMORE : vers un système d’observation des précipitations inclusif de multiples sources de données.

    L’expérience RAINCELL a révélé l’intérêt des communautés scientifiques du Sud mais aussi de différents secteurs applicatifs pour les mesures d’opportunités permettant de compléter le système d’observation (in situ ; satellite) existant. Une des motivations du GDRI est d’aider au développement d’une communauté d’experts et utilisateurs de ces techniques. RainCell a également mis en évidence certaines limites du concept : l’accès aux données de l’opérateur mobile peut être difficile et les réseaux sont extrêmement hétérogènes et peu denses dans les zones rurales et peu peuplées. Par une approche collective et internationale, RAINSMORE pourra aider à la libération des données opérateurs dans différents pays. Pour étendre la qualité des produits pluviométriques aux zones rurales ou bien sans accès aux données des réseaux mobiles, RAINSMORE propose de s’appuyer sur deux types de données satellitaires : les satellites météorologiques (géostationnaires et constellation GPM) mais également l’exploitation des satellites de télécommunications. Des expériences pilotes de mesure de pluie à partir des liaisons satellite-sol ont été lancées en Côte d’Ivoire et au Brésil, et des contacts initiés en Guyane. Au-delà des données même, nous travaillerons aux techniques de fusion de ces différentes informations et au développement d’algorithmes innovant (s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle) pour élaborer des produits pluviométriques optimaux fusionnant toutes les informations disponibles. L’analyse des différentes techniques d’estimation des précipitations, pluviomètres, radar météorologiques, satellites ou mesures d’opportunités issues des réseaux mobiles montre finalement que ces méthodes sont complémentaires : chacune d’elles couvre une échelle spatiale ou temporelle particulière, leurs performances relatives dépendent du contexte météorologique, la qualité et la disponibilité de leurs données varient régionalement. Les avantages et limites de chaque technique ont été explorés indépendamment mais un défi demeure : comment fusionner ces données hétérogènes pour tirer le meilleur parti de leur complémentarité ? C’est ce que ce projet s’attachera à explorer.

    • RAINSMORE : opération du projet

    RAINSMORE s’appuiera, grâce à son réseau international, sur des chantiers pilotes dont certains initiés dans RAINCELL sur lesquels nous capitaliserons. Notons qu’une thèse débutée en 2021 (Rodrigo Zambrana, étudiant bolivien au GET) permet déjà d’agréger les compétences des différents partenaires internationaux sur le projet.

    Le soutien financier du projet sera ciblé prioritairement sur l'animation scientifique inter-régionale et la valorisation des résultats communs :

    •  Formation transfert d’expertise :Organisation de webinaires mensuels (avec présentation par expert thématique ou site ; séances de questions/réponses ouvertes aux participants GDRI et étudiants des Universités partenaires)

    Elaboration de matériel pédagogique (MOOC)

    Stages et missions étudiants

    •  Animation scientifique inter-régionale et pluri-disciplinaire :Ateliers techniques thématiques sur l’analyse et validation de cartes de précipitations multi-sources sur les sites pilotes

    Ateliers d’'écriture et publications/communication des résultats inter-sites.

    • Organisation –Levier :

    Elaboration de projets -Réponses à appel d’offre.

    Négociation auprès des opérateurs pour libération des données

    Outre les partenaires institutionnels, publics, le GDRI RAINSMORE collaborera avec des entreprises du domaine des télécommunications (ORANGE ; DIGICELL ; Zamani_Niger ; ANTEL) pour l’obtention des données, et des start-up intéressées par le développement d’applications aval et qui accueillent de jeunes chercheurs formés par nos équipes (HydroMatters ; Weather Force ; HD-Rain).

    •  Disciplines scientifiques

    Hydrologie ; Climat ; Risques hydrométéorologiques ; Science des données ; TIC (Technologie de I’Information et Communication)

    •  Mots-clés

    Précipitations ; extrêmes ; inondations ; innovation

    • Défis pluridisciplinaires ciblés :Géo-ressources&durabilité,Villes durables,Littoral et mer,Une seule santé,Biodiversité,Sols et terres,Systèmes alimentaires,Changement climatique,Migrations.

     

    • Objectifs du Développement Durable (ODD) ciblés

    ODD 6 Accès à l’eau – Aider à la gestion de la ressource en quantifiant la variable d’entrée des hydro systèmes.

    ODD 11 Ville Durable : Via une meilleure information et alerte sur les risques hydrométéorologiques et inondations urbaines

    ODD 13 Lutte contre le changement climatique –la documentation d’une variable climatique essentielle (ECV) : la pluie.

     

     

  • IRN DYSAM : Dysbiose associée à la malnutrition aigüe sévère
    • Porteur Sud et correspondant IRD :Jean-Christophe LAGIER
    • Disciplines scientifiques :Nutrition, Microbiologie
    •  Mots-clés :Malnutrition aigüe sévère ; lait maternel ; dysbiose ; culturomics ; métagénomique
    •  Description :

    Contexte et objectifs scientifiques du projet :

    • La malnutrition aigüe sévère (MAS) représente un problème majeur de santé publique dans les pays du Sud, mais également un défi à l’échelle mondiale car sa résolution est essentielle pour atteindre l’objectif de développement durable n°2 de l’ONU. Elle est particulièrement prévalente en Afrique subsaharienne comme par exemple au Sénégal, au Mali et au Niger. Différentes études ont mis en évidence une altération du microbiote intestinal des enfants atteints de MAS comme facteur causal de cette dernière. Nos travaux au sein de l’unité MEPHI (Marseille, France), en collaboration avec le Sénégal et le Niger d’une part et avec le Mali d’autre part, ont contribué particulièrement à la caractérisation de cette dysbiose par la mise en évidence d’une déplétion en espèces aéro intolérantes et plus spécifiquement une perte des archaea méthanogènes qui sont essentielles à l’homéostasie du microbiote intestinal. La prise en charge standard, recommandée par l’OMS ne suffit donc pas pour cette pathologie d’une complexité allant au-delà d’un simple manque de macronutriments et de micronutriments. Il est donc urgent de repenser la prise en charge de la MAS en tenant compte des avancées scientifiques dans le domaine et donc en mettant la restauration du microbiote au cœur de cette démarche. C’est dans ce but que nous souhaitons consolider nos collaborations par la création de ce GRDI-Sud DySAM dont l’objectif principal sera d’améliorer la prise en charge thérapeutique de la MAS mais également la prévention par l’ajout de probiotiques accessibles aux populations locales. Pour cela, nous nous proposons dans un premier temps de déterminer l’impact d’une dysbiose du lait maternel sur le développement de la MAS puis dans un second temps, la transmission verticale de cette dysbiose aux enfants atteints de MAS. Cela nous permettra de déterminer les souches probiotiques adaptées au traitement de la MAS. Le consortium se propose d’accomplir ce projet en s’appuyer sur les plateformes technologiques de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection ainsi que sur le personnel médical et jeunes chercheurs du Sénégal, du Mali et du Niger dans le but ultime d’un transfert scientifique et technologique Nord-Sud.
  • JEAI Gouvernance locale des crises migratoires et alimentaires au Cameroun et au Mali (GoMACCA)
    • Porteur Sud et correspondant IRD M. FOFIRI NZOSSIE Eric Joël (Université de Ngaoundéré ,Cameroun) M. JANIN Pierre (IRD / UMR Développement et Sociétés)
    • Pays : Cameroun/Mali
    • Région : Afrique Centrale et de l’Ouest
    • Description :

    Contexte et objectifs du projet :

    • Le programme scientifique du projet GoMACCA propose une entrée originale pour comprendre le défi émergent de la gouvernance locale des situations de crise en Afrique de l’Ouest et centrale. Pour cela,                                                                                il entend décortiquer les effets des pratiques de l’aide humanitaire et de la solidarité internationale en Afrique sur cette gouvernance à partir de l’étude de programmes et projets d’aide alimentaire et d’aide aux réfugiés/déplacés, dans les deux pays spécifiés (Mali, Cameroun). Ce sont les pratiques quotidiennes de transformation des sociétés africaines « par le bas » que le projet scientifique souhaite analyser de façon fine à partir d’une approche qualitative nourrie par le terrain. Le programme proposé analyse l’enchevêtrement des actions menées par les différents acteurs concernés et interroge ainsi l’État en action et les effets de modalités de déploiement des différents formats de l’aide humanitaire et de la solidarité internationale dans les domaines de la gestion localisée des réfugiés et déplacés ainsi que celui de la maîtrise des opérations d’approvisionnement alimentaire.

    L’Afrique est confrontée, depuis ces quinze dernières années à une recrudescence des chocs sociopolitiques déstabilisants (conflits inter ethniques, politiques et transfrontaliers, terrorisme et insécurité internes et transfrontaliers), qui exacerbent les déplacements forcés de populations, à la fois internes et transfrontaliers, et fragilisent les systèmes agricoles et économiques déjà précaires. En 2017, le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) estimait à près de 11,8 millions le nombre de déplacées par les conflits en Afrique. Au Cameroun, le HCR a recensé en 2018, 358 438 réfugiés dont 258 779 Centrafricains et 96 367 Nigérians. Au Mali, l’année 2012 marque le basculement du pays dans une crise profonde avec une succession de bouleversements d’ordre politique et sécuritaire (rébellion touarègue au Nord du pays, coup d’État militaire, puis, intervention militaire française au Centre du Mali en 2013, tenue des élections et maintien de la crise). Ces évènements ont eu des répercussions en termes de déplacements forcés de populations maliennes (346 864 déplacés internes et 48 555 réfugiés selon l’UNHCR en 2021).

    • La conjonction de ces crises amplifie le risque d’insécurité alimentaire dans des territoires où les populations sont déjà précarisées dans leurs moyens d’existence. Pour y faire face, l’aide alimentaire constitue l’une des réponses nationales et internationales les plus éprouvées. Sa gestion mobilise des dispositifs de plus en plus complexes tout en favorisant de multiples formes d’arrangements, lesquelles conduisent à questionner l’efficacité de l’aide en tant qu’instrument d’urgence d’amélioration de la sécurité alimentaire et de l’efficacité économique et humanitaire (Jaspars, 2019 ; Jaspars, 2020).

    Bien que l’analyse des évolutions des dispositifs humanitaires, dédiés au traitement des crises africaines fasse l’objet d’une abondante production (scientifique et non scientifique) (Macrae and al., 1997 ; White and Cliffe, 2000), entre lutte contre la vulnérabilité, sécurisation des territoires et promotion de la résilience des individus, des familles, des communautés, les choix qui s’imposent aux protagonistes (locaux, nationaux, internationaux) restent très contraints (Breisinger and al., 2014). Et, au-delà, c’est la durabilité des systèmes socio-spatiaux en place qui reste posée. Le projet proposé ambitionne ainsi de questionner les interactions au cœur des crises, la reconfiguration des régulations locales et les enjeux des dynamiques locales dans la fabrique des politiques publiques par les acteurs « du bas ». Le projet formule deux hypothèses :

    • La première questionne la nature intriquée des crises et les besoins de sécurisation durable qui accélèrent le phénomène de transfert de charges et de légitimité en direction des acteurs sociaux, communautaires, même s’ils restent globalement des attributaires de l’aide et des politiques locales ;

    La seconde explore la gouvernance locale dont une des clés réside dans la mise en oeuvre du principe de responsabilisation/autonomisation des attributaires de l’aide. Ce dernier reste très difficile à réaliser. Il concerne, à la fois, les populations pauvres et des vulnérables ciblées, mais également des acteurs collectifs/communautaires aux capacités réduites ou fragiles. Pour autant, ces derniers interagissent, au coeur des crises, au quotidien, avec les acteurs humanitaires eux-mêmes, sans que leurs actions ne soient autant médiatisées et reconnues.

    Du fait de l’évolution des contextes sécuritaires, les membres du projet proposent des terrains accessibles pour la conduite de l’étude (hors zones de conflit manifeste et, dès lors, interdites d’accès pour des chercheurs). Ainsi, en partant de constats empiriques, ce projet de recherche se focalisera sur les figures émergentes, ou pas, renouvelées ou pas, d’acteurs locaux ainsi que les dynamiques à l’oeuvre dans plusieurs contextes de gestion crises (Garoua-Boulaï, Gado-Badjéré,Bertoua et Ngaoundérédans l’Adamaoua et l’Est du Cameroun, Maroua et Minawao à l’Extrême-Nord du Cameroun ; Bamako au Mali.

     

Projet de Recherche sur les mammifères:

  • Projet:Petits mammifères de Bamako : inventaire, déterminants de la distribution, parasites hébergés
    • Bailleur:IRD (MLD + crédits récurrents)
    • Partenaires:Laboratoire de Biologie Moléculaire Appliquée (LBMA), USTTB
    • Description:

    Le projet Petits mammifères de Bamako a démarré en juillet 2021 par des opérations de piégeage dans un quartier de la périphérie nord-est, Dogobala . Il est porté par Laurent Granjon, chercheur IRD (UMR CBGP Montpellier) et Solimane Ag Atteynine, chercheur IER (CRRA, Sotuba, Bamako.

    Le projet sur les Petits mamifères de Bamako à deux objectif :

    • Objectif général :

    Caractériser la communauté de petits mammifères du district de Bamako et ses environs immédiats, et les parasites qu’ils hébergent.

    • Objectifs spécifiques :

     Inventorier les rongeurs et insectivores commensaux de la ville de Bamako par piégeage dans un ensemble de quartiers représentatifs de la diversité du paysage urbain.

    Comprendre les déterminants de la présence des espèces recensées, en fonction des caractéristiques locales de l’habitat urbain (collab. M. Bertrand, UMR CESSMA).

    Evaluer la part relative des espèces invasives (rats, Rattus rattus et Rattus norvegicus, et souris domestique, Mus musculus) et natives (Mastomys sp., Arvicanthis sp., Crocidura sp…) au sein des communautés de petits mammifères capturés.

     Décrire un certain nombre de communautés parasitaires (ectoparasites, vers parasites intestinaux, micro-organismes) à partir des prélèvements réalisés sur les petits mammifères capturés.

    A partir de là, un objectif intégrateur sera de constituer une base de données sur les petits mammifères et leurs parasites et pathogènes dans une ville où cette information n’a jamais été collectée de façon systématique, et de la mettre autant que possible à la disposition des collègues, partenaires et utilisateurs potentiels des données en question.

    • Avancement du projet

    Le Projet a concrètement démarré en juillet 2021 par des opérations de piégeage dans un quartier de la périphérie nord-est, Dogobala,entre octobre et décembre 2021, il s’est poursuivi par des piégeages standardisés dans quatre quartiers du district de Bamako, Sotuba (Commune I), Niaréla (Commune II), Ouolofobougou (Commune III) et Lafiabougou (Commune IV). Toutes ces opérations ont été réalisées avec l’accord de l’Institut National de la Santé Publique quant aux protocoles mis en œuvre, et celui de la Direction Nationale des Eaux et Forêts en tant qu’autorité en charge de la mise en application du protocole de Nagoya au Mali. Dans ces quartiers urbains, une centaine de petits mammifères a été capturée à chaque occasion, avec une dominance très nette de rongeurs invasifs exotiques (souris domestique Mus musculus, rat brun Rattus norvegicus et rat noir Rattus rattus), les petits mammifères natifs étant essentiellement représentés par des musaraignes (Crocidura olivieri) et quelques rats à mamelles multiples (Mastomys natalensis). Des prélèvements variés (ectoparasites, tube digestif, sang, organes) ont été systématiquement réalisés en vue d’analyses de laboratoire ultérieures.

    Les piégeages standardisés vont se poursuivre entre février et avril dans les quartiers de Badalabougou (Commune V), Missabougou (Commune VI), Fadjiguila (Commune I) et Hippodrome (Commune II). Entretemps, des échantillonnages ciblés autour de collecteurs principaux d’eaux usées ont été effectués à Lafiabougou, Médina-Coura et Banconi, dans un but