Sommaire

Mis à jour le 18/09/20

Thématiques de recherche

Souvent inscrites dans des approches sous régionales ou internationales, les recherches menées concernent quatre axes thématiques :

  • Observer les évolutions du climat et de l’environnement au bénéfice de la gestion durable des ressources en eau et des géo-ressources ;
  • Analyser les défis de l'agriculture et les conditions de la nutrition  pour lutter contre la pauvreté, tout en appuyant la préservation des éco socio-systèmes et la biodiversité ;
  • Objectiver les dynamiques et les comportements de santé en éclairant les politiques et stratégies en matière d'élimination du VIH-Sida, de lutte contre la réémergence du paludisme, d'élimination des maladies tropicales négligées (trypano notamment), d'amélioration de la santé maternelle et périnatale, de maitrise de l'accidentologie routière et de couverture universelle en santé ;
  • Comprendre les transformations des sociétés, des socio-écosystèmes, des dynamique urbaines via un éclairage multidisciplinaire sur les enjeux socioéconomiques qu’appellent la reconstruction post-conflit et le développement durable du Mali.

Liste et détails des différents projets de recherche

  • Projet : Gouvernance, Paix et Sécurité (GPS) au Mali : une approche par les enquêtes officielles auprès des ménages
    • Porteurs et partenaires : IRD-DIAL et INSTAT (Mali)
    • Dates : 2014-2024.
    • Financement : IRD, autres bailleurs de fonds en fonction des opportunités : FBA (Suède), AFD…
    • Descriptif du projet :

    Depuis 1995, un groupe de chercheurs de l’IRD travaille avec leurs partenaires sur la mesure statistique de la gouvernance démocratique, étendue récemment aux questions de paix et sécurité (statistiques GPS). Ils ont mis au point une méthodologie originale de suivi (modules thématiques greffés sur des enquêtes socioéconomiques officielles auprès des ménages, conduites par les Instituts nationaux de la statistique ; INS). Cette dernière a fait l’objet de publications scientifiques et est devenue un standard international en la matière. Basé sur cette expérience, un dispositif original et harmonisé de mesure et de suivi GPS a été élaboré avec l’appui scientifique des chercheurs de l’IRD. Il a été adopté en 2013 par l’Union africaine et validé par l’ensemble des INS des pays africains dans le cadre de sa Stratégie d’harmonisation des statistiques en Afrique (SHaSA). Cette thématique s’inscrit de plain-pied dans l’agenda international du développement durable, que ce soit dans le cadre de l’ODD16 à l’échelle mondiale ou des Aspirations 3 et 4 de l’agenda 2063 au niveau continental. La méthodologie GPS-SHaSA a été testée sur le terrain en grandeur nature dans une vingtaine de pays africains (2013-2019). Dans ce cadre, l’INSTAT du Mali a intégré le module GPS-SHaSA dans son dispositif (EMOP). L’enquête a été et est reconduite chaque année (6 vagues d’enquêtes entre 2014 et 2019), ce qui en fait du Mali le pays leader en la matière au niveau continental. A l’échelle nationale, les statistiques GPS offrent l’opportunité d’informer l’évolution et les formes de la crise sécuritaire aigue dont le Mali souffre depuis 2012.

    Ce projet, qui s’inscrit dans un partenariat entre l’INSTAT et l’IRD (DIAL) a une triple composante : méthodologique, analytique et de formation. Sur le plan méthodologique, il s’agit d’expérimenter et de tester la robustesse des instruments statistiques mis en œuvre, comme par exemple la réalisation pour la première fois en 2020 de la version actualisée de la méthodologie GPS-SHaSA, ou encore la comparaison avec d’autres types d’enquêtes GPS qui se sont multipliées ces dernières années au Mali (Afrobaromètre, Malimètre, etc.). Dans le champ analytique, le projet s’emploie à encourager l’exploitation des données débouchant sur un large spectre de type de publications (articles de recherche thématiques, rapports d’enquêtes, policy briefs, etc.). Enfin en matière de formation, elle s’adresse à différents publics : en renforçant les capacités des cadres de l’INSTAT dans ce champ des statistiques émergentes et en formant des formateurs, mais aussi en initiant d’autres types d’acteurs (responsables de l’administration, chercheurs et étudiants, société civile) à l’utilisation des données GPS (élaboration, suivi et évaluation des politiques ciblées, activités de plaidoyer), la mobilisation des enquêtes statistiques constituant un support privilégié du dialogue de politique publiques.

  • Projet : AgriSaN Bamako « Agriculture Santé et Nutrition à Bamako et environs »
    • Partenaires : CREDOS, Santé Diabète, Ministère de la Santé

     

    • Dates et financement : 2019-2020.

     

    • Financement Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Mali. 

     

    • Mots clés : sécurité alimentaire et nutritionnelle, système alimentaire durable, changements environnementaux, développement urbain, métropole sahélienne, double charge

     

    • Descriptif du projet :

    Avec une croissance de la population d’environ 3.6% par an. Cette forte croissance démographique urbaine constitue un enjeu important pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et entraine des changements de comportements alimentaire important ayant pour conséquence une forte croissance des cas de diabète, une forte prévalence de maladies cardio vasculaire et d’autres maladies non transmissibles liées à l’alimentation (MNTA). Cette situation ou se côtoie à la fois des maladies de carences toujours présentes et les MNTA constitue un enjeu majeur pour les systèmes de santé sous dimensionnés. 

    • Objectifs : 

    Analyser l’offre alimentaire à Bamako

    Faire un état des lieux de l’agriculture urbaine et de déterminer sa place réelle dans l’offre alimentaire globale de Bamako 

    Evaluer les impacts que les pratiques de l’agriculture urbaine et périurbaine sur l’environnement 

    Evaluer l’état de santé et nutritionnel des ménages, en mettant l’accent sur les facteurs de risques des MNT (Glycémie, surpoids, consommation alimentaire..)

    Renforcer les capacités.

  • Projet : Éducation arabo-islamique au Sahel (EDUAI)
    • Les porteurs du projet : Hamidou DIA, sociologue, Centre Population et Développement/Université Paris Descartes et Institut de recherche pour le développement.
    • Le projet porte sur 6 pays :

    Burkina Faso : Dr Maxime COMPAORÉ, AREB (Atelier de la recherche sur l’éducation au Burkina), INSS (Institut national des sciences des sociétés) et CNRST (Centre national de la recherche scientifique et technologique).

    Mali : Dr Kadari TRAORÉ, Université des sciences juridiques et politiques de Bamako, CEDA (Centre d’études pour le développement en Afrique).

    Mauritanie : Pr Elemine MOHAMED BABA, IMRS (Institut mauritanien de recherche scientifique), Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Nouakchott, et EDUPAT (Éducation et Patrimoine).

    Niger : Dr Aïssatou ASSANE IGODOE et Dr Alassane SALAO (Institut de recherches en sciences humaines), Niamey.

    Tchad : Fulbert NGODJI (avec DR Anata MAWATA AUGUSTA), Université catholique d’Afrique centrale.

    Sénégal : Dr Safiétou DIACK, CEPED/Campus International UCAD-IRD de Hann. 

    • Dates :  2019 -2021.
    • Financement : AFD.
    • Descriptif du projet :

    Ce programme de recherche vise à renouveler les études sur les systèmes scolaires et académiques africains, en portant la focale sur un type d’offre polarisant de nombreux enfants et jeunes – souvent non pris en compte dans l’établissement des statistiques sur les effectifs des apprenants. L’éducation arabo-islamique demeure peu investie par les sciences sociales, en particulier francophones. Les équipes mobilisées par ce projet à travers six pays s’attachent par conséquent à combler ce vide, en documentant cette offre éducative sur la longue durée, en étudiant les processus d’élaboration des politiques publiques en matière d’éducation religieuse, enfin en questionnant l’économie et le financement des institutions qui proposent une formation à base confessionnelle musulmane. La recherche prête attention aux dynamiques sociales, politiques et géopolitiques globales en cours au Sahel ; elles permettent en effet de mettre en contexte l’éducation arabo-islamique dans ces pays.

     

    https://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2016-1-page-11.htm

    https://www.cairn-int.info/article-E_AFCO_257_0011--reform-states-and-arab-islamic.htm

  • Projet : CohMSM-PrEP - Accès à la prophylaxie pré-exposition au VIH pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes : étude de l’acceptabilité et de la faisabilité dans des cliniques associatives d’Afrique de l’Ouest (Projet AN
    • Bailleurs et Partenaires :

    Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites virales B et C (ANRS) ; Institut Buisson Bertrand / Expertise France. 

    UMI 233, IRD / Université Montpellier I ; Coalition Internationale Sida, Paris ; Centre de Recherche Internationale pour la Santé, Université de Ouagadougou, et Association African Solidarité (AAS), Burkina Faso ; Espace Confiance et PAC-CI, Abidjan, Côte d’ivoire ; ARCAD-SIDA, Clinique des Halles, Bamako, Mali ; Espoir Vie Togo, Lomé, Togo ; UMR SESSTIM AMU-INSERM-IRD

    • Dates : 2017-2020
    • Descriptif du projet :

    Objectif général : Evaluer l’acceptabilité et la faisabilité de la PrEP pour les HSH au sein d’une offre de prévention combinée dans des cliniques associatives d’Afrique de l’Ouest.

    Objectif spécifique : Evaluer l’acceptabilité de la PrEP, l’observance à la PrEP et au dépistage trimestriel du VIH, la tolérance de la prise quotidienne ou à la demande de TDF/FTC (Tenofovir disoproxil fumarate/Emtricitabine), l’évolution sous PrEP des autres mesures préventives, l’incidence des infections sexuellement transmissibles (IST) sous PrEP, l’efficacité "dans la vraie vie" de la PrEP, l’émergence de résistances, le coût et le coût-efficacité de la PrEP.

    • Etat d'avancement :

    Depuis la mise en place de la PrEP dans les sites de l’étude, 514 HSH ont choisi cette stratégie de prévention (104 au Togo ; 105 au Burkina ; 101 en Côte d’Ivoire ; 204 au Mali). Ils sont 392 à choisir la stratégie de PrEP à la demande, à l’inclusion, contre 122 en continue. La rétention dans le programme est actuellement très élevée puisque 92% des visites ont été réalisées par rapport aux attendues à 6 mois. On dénombre actuellement, au total, 7 séroconversions

  • Projet : CohMSM - Prévention de l'infection par le VIH chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes en Afrique subsaharienne : faisabilité et intérêt d'une prise en charge globale préventive trimestrielle.
    • Bailleur et Partenaires : Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites virales B et C (ANRS) ; Institut Buisson Bertrand / Initiative 5% Sida, Tuberculose, Paludisme

    UMI 233, IRD / Université Montpellier I ; Coalition Internationale Sida, Paris ; Centre de Recherche Internationale pour la Santé, Université de Ouagadougou, et Association African Solidarité (AAS), Burkina Faso ; Espace Confiance et PAC-CI, Abidjan, Côte d’ivoire ; ARCAD-SIDA, Clinique des Halles, Bamako, Mali ; Espoir Vie Togo, Lomé, Togo.  UMR SESSTIM AMU-CNRS-IRD

    • Dates : 2015-2018
    • Descriptif du projet

    Evaluer la faisabilité et l’intérêt d’une prise en charge globale à visée préventive trimestrielle des hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) en Afrique subsaharienne, afin de contribuer à réduire l’incidence du VIH dans cette population clé, chez leurs partenaires féminines et dans la population générale.

    • Etat d'avancement :

    Les analyses réalisées actuellement ont permis de montrer que les HSH ouest-africains sont très intéressés par la PrEP, notamment ceux ayant des pratiques sexuelles à risque élevé d’infection par le VIH. Cela a confirmé l’intérêt d’ajouter de la PrEP dans l’offre de prévention. L’analyse des entretiens semi-directifs a permis de montrer que les attentes et besoins liés au VIH semblent dépendre du niveau d’empowerment, ce qui présente de nombreuses implications pratiques pour les organisations à base communautaire et invite à repenser l’organisation de la prévention VIH dans ces contextes. Une analyse montre que les HSH suivis dans la cohorte ont un niveau élevé d'exposition au risque de VIH et que l'ensemble de mesures préventives proposé dans la cohorte (conseil et un test de dépistage du VIH trimestriels) conduit à une réduction partielle des comportements sexuels à risque, en particulier chez les personnes les plus exposées au risque d'infection par le VIH. Le nombre élevé de séroconversions au VIH observé au cours du suivi renforce la nécessité d'introduire la PrEP dans cet ensemble préventif. Un soutien spécifique aux jeunes HSH, axé sur l'identité et la santé mentale, semble nécessaire pour renforcer la prévention du VIH chez les HSH d'Afrique de l'Ouest.

  • Projet : GUNDO SO Évaluation des effets à court et moyen terme d’un programme de renforcement de capacités pour les femmes vivant avec le VIH au Mali autour de la question du partage du statut sérologique.
    • Bailleur et Partenaire :

    Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS)

    UMR SESSTIM AMU-INSERM-IRD ; Coalition plus ; Université du Québec à Montréal ; GREPS Groupe de Recherche en Psychologie Sociale-Université Lumière Lyon 2 & ARCAD Sida.

    • Dates : 2017-2020

     

    • Descriptif du projet :

    Evaluer les effets, à court et moyen termes, d’un programme de renforcement de capacités portant sur la gestion du statut sérologique pour les femmes vivant avec le VIH (FVVIH) au Mali, sur le "poids du secret".

    La formation des animatrices et enquêtrices s’est déroulée fin janvier 2019 à Bamako. Le recrutement des 112 femmesde la vague 1 est terminée. La moyenne d’âge est de 34 ans. 42% déclarent ne pas avoir d’instruction, 45% travaillent dans des petits commerces (restauratrice/vendeuse etc.) et 52% jugent leur situation financière difficile. En terme de partage du statut, 35% n’ont pas dit à leur partenaire principal qu’elles étaient séropositives. Sur les 112 femmes inclues, 74 déclarent se sentir écrasées par le poids du secret (41 un peu ; 33 beaucoup)

  • Projet : JEAI DYNASTEC - Dynamique Spatio-temporelle de la Transmission du paludisme dans des Environnements Changeants
    • Porteur et partenaire :

    Sagara Issaka (Malaria Research and Training Center – Ogobara K Doumbo, Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, Mali)

    Université de Ségou Mali, UMR SESSTIM Marseille France, ESPACE-DEV Montpellier France

    • Dates : 2019-2021.

     

    • Correspondance : Gaudart Jean (UMR1252 - SESSTIM (IRD – Aix-Marseille Université – INSERM, France)

     

    • Objectif du projet :

    L’objectif général de la Jeune Equipe Associée DynaSTEC est de développer, dans une approche interdisciplinaire de type « eco-health », des méthodes de surveillance spécifiquement adaptées à la transmission du paludisme à Plasmodium falciparum à l'échelle locale en mettant le focus sur la compréhension de la persistance des épidémies annuelles de paludisme et chercher de nouvelles pistes de lutte. Ainsi, il s'agit d'étudier la dynamique épidémique à une échelle locale, fonction du contexte. Cela nécessite l’articulation d’un système d’information épidémiologique, de méthodes quantitatives, d'études de terrain et d'évaluation d’interventions afin de détecter, caractériser et neutraliser les foyers de persistance (« hotspots »), les foyers de transmission (« hubs »), et les couloirs de diffusion du paludisme. Le projet regroupe des compétences en biostatistiques/biomathématiques, parasitologie, entomologie, géographie, géomatique, épidémiologie, systèmes d’information, autour d’une même problématique ceci en collaboration au Mali avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme pour le volet de lutte contre le paludisme et la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique pour le volet de collecte et transmission innovante de données dans le cadre de la surveillance épidémiologique de maladies y compris le paludisme.

  • Projet : KEY - Recherche évaluative du Programme de renforcement de la résilience à la sécurité alimentaire et nutritionnelle
    • Bailleur et Partenaire : Union Européenne via l’ordonnateur national du FED, Direction Europe CREDOS – INSP.
    • Dates : 2018- 2021
    • Mots clés : sécurité alimentaire et nutritionnelle, résilience, multisectorielle
    • Descriptif du projet : 

    Le projet de recherche concerne l’évaluation du programme KEY, mis en œuvre par 5 consortia regroupant 27 ONG dans 47 communes du nord du Mali. Ce programme de recherche à pour objectif de mesurer les effets des interventions multisectorielles implémentées par les consortia. Pour atteindre cet objectif 3 enquêtes quantitatives longitudinales seront menées pendant la durée du projet. Ces dernières seront complétées par des enquêtes qualitatives afin de mesurer la perception du programme et son fonctionnement auprès de tous les acteurs opérationnels. 

    Parallèlement à ces activités, l’IRD évaluera le cout-efficacité et la viabilité du programme KEY. 

    La première enquête quantitative a fait l’objet d’une restitution le 18 septembre 2019. 

    Ce projet de recherche a permis d’accueillir deux stagiaires de Master 2 Economiste-statisticien du développement et de la population. Université de Bordeaux.

  • Projet : LMI Dyn_Pathos : Dynamique Spatiale des Agents Pathogènes et Risques sur la Santé et l’Environnement en Zone Rurale au Mali.
    • Porteurs et Partenaires :

    Ousmane Koita, Professeur, Laboratoire de Biologie Moléculaire Appliquée (LBMA), Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) 

    Marjorie Le Bars, IRD, UMR GRED, Bamako, Mali.

    Université des Sciences Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) 

    Institut d’Economie Rurale (IER) : Laboratoire Sol, Eau, Plantes de Sotuba, Bamako, Mali 

    Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) 

    IRD: UMR GRED et UMR IPME 

    • Dates: 2020-2025.
    • Mots-clefs :

    Epidémiologie, Physiopathologie, Géographie, Géomatique, Modélisation Systèmes Complexes, Santé publique, Environnement, Dynamiques rurales et urbaines.

    • Descriptif du projet :

    Dans un contexte de forts changements climatiques en zone sahélienne, le LMI a pour objectif principal, l’étude des liens existants entre le développement de certaines maladies sur le riz et autres céréales (maïs, sorgho) et les pratiques agricoles. Ces liens, souvent complexes, sont peu étudiés dans la sous-région et doivent être abordés à plusieurs échelles spatiales (de la parcelle à une zone plus largement définie). Une meilleure compréhension au niveau spatial de la dynamique de prolifération des agents pathogènes, de l’occupation des sols et des pratiques agricoles (utilisation des intrants) permettra d’améliorer les rendements des cultures (riz, maïs, sorgho) ainsi que leurs disponibilités sur les marchés locaux ou régionaux. 

    Dans le LMI, il s’agit, d’une part, d’évaluer à partir des données spatiales de résolutions différentes (images SPOT, LandSat,…) l’altération de la chlorophylle (indication de mauvaise santé de la plante) afin de déterminer les facteurs liés à cette altération due aux pathogènes, aux doses inadéquates de pesticides ou à des phénomènes abiotiques (stress environnemental) dans le temps et l’espace. 

    D’autre part, il s’agit d’examiner les risques sanitaires d’exposition des paysans lorsque les pesticides sont utilisés et les risques environnementaux. Pour cela, une base de données sur les pesticides dédiés aux différentes cultures permettra d’évaluer selon les critères de toxicité des matières actives, les risques sur la santé (risques de toxicité aigüe et chronique) et sur l’environnement (par exemple en déterminant la mobilité, la persistance, ou la bioaccumulation des matières actives dans les sols). 

    Les travaux de recherche sur l’ensemble de ces facteurs permettront d’estimer le rendement au champ en rapport avec l’altération de la chlorophylle (indication de perte en rendement) et les effets nuisibles des pesticides sur les exploitations agricoles. Comme conséquence, des pesticides plus biologiques et surtout endogènes (moindre risque sur la santé humaine et la biodiversité) seront recherchés pour le changement du paradigme actuel dans la lutte contre les pathogènes des plantes au niveau national. 

    Enfin, ces travaux de recherche seront associés à des approches de modélisations (participative, systèmes complexes…) afin d’envisager et de tester des scénarios d’évolution dans le temps en tenant compte des aléas climatiques et des stratégies des agriculteurs en terme de pratiques culturales (intrants, rendements…). 

    Sur le long terme, les objectifs scientifiques du LMI sont de structurer et pérenniser une approche intégrée qui regroupe les domaines de la santé, de la géographie et de l’environnement au Mali dans un contexte de forte variation climatique. Le projet permettra aussi de renforcer les activités de recherche des structures nationales de recherche et de formations en associant d’une part, l’IER et les Universités (USTTB, USSGB) et d’autre part, différentes unités de recherche pluridisciplinaire en France.

  • Projet : Laboratoire Mixte International - MaCoTer (Reconfigurations maliennes : Cohésions - Territoires – Développement)
    • Direction : Gilles HOLDER (UMR IMAF) et Balla DIARRA (Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako)
    • Dates : 2016-20121.
    • Mots clés : société, identités, conflits, politiques publiques
    • Partenaires : ULSHB, USSGB (ussgb.ml), USJPB (usjpb.edu.ml)
    • Effectifs : 42 membres, dont 6 doctorants maliens
    • Descriptif du projet :

    Le LMI MACOTER appréhende d’un seul tenant les politiques publiques des territoires, les enjeux démographiques, la question de l’étalement des villes, les circulations et la production des identités nouvelles qui s’y déroulent. Cet éclairage multidisciplinaire cible 4 enjeux socioéconomiques de la reconstruction post-conflit et du développement durable du Mali :

    1. Territoires, intégration et dynamiques démographiques ;
    2. Cohésions sociales : identité locale, prescriptions religieuses et économie morale du développement ;
    3. Terroirs d’identités & Médiation culturelle ; Conflits locaux, conflits globaux : logiques politiques et territoriales de la conflictualité.

    MACOTER, intégré au cœur des SHS maliennes et hébergé dans des locaux dédiés au sein de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, mobilise 1 expatrié et de très nombreuses missions nord-sud, sud-nord et sud-sud (entre 20 et 25/an). Depuis 2017, il porte le Master SOCDEV, Société, Culture et développement (45 étudiants maliens cumulés)

    Fortement impliqué dans la formation à la recherche (Master SOCDEV et Doctorat), Le LMI joue un rôle important dans la construction des perspectives et la mise en œuvre des projets SHS (y compris sur le besoin d'établir des ponts entre les interdisciplinarités que portent les SHS et celles portées par les sciences exactes et naturelles). Parmi les projets hébergés au sein du LMI, citons par exemple : 

    (i) le programme NIMIK (New insights into migrations in Kayes/ Nouvelles perspectives sur les migrations dans et depuis la région de Kayes - dial.ird.fr/projets-de-recherche/autres-projets/nimik-new-insights-into-migrations-in-kayes) qui vise à identifier/comprendre les modifications contemporaines des comportements migratoires de la région de Kayes dans leurs liens avec les nouvelles dynamiques sociales et économiques : financé par l'agence suédoise de coopération pour le développement sur 2018-2019, coordonné par l’IRD et en partenariat avec Point Sud, Centre de recherche sur le savoir local basé à Bamako, le LMI MACOTER, l’Université de Toulouse et l’Université de Picardie ; ce projet regroupe une dizaine de chercheurs en sciences sociales. Des restitutions sont à prévoir à Bamako et à Paris à la fin de l’année 2019 et au début de l’année 2020.

    (ii) le projet ANR AFRINUM (Sociétés du numérique en Afrique de l’ouest : musique, jeunesse et médiations culturelles) et ses 3 composantes (Fabrique de la musique ; Entreprenariat et jeunesse ; Médiations culturelles) qui cible l'espace Mali - Côte d'Ivoire - Sénégal ; 

    (iii) Le projet « Renforcement des Capacités au Sud-RENF-SOCDEV », qui vise à renforcer l’offre de formation du Master « Société, Culture et Développement » (SOCDEV) à travers : 1/ la formation à la recherche par la recherche, à travers des ateliers transversaux sous-régionaux concernant les M2 et les doctorants liés au LMI ; 2/ l’invitation d’enseignants-chercheurs et de spécialistes qui, outre la formation délivrée dans les modules, permettra de développer les échanges scientifiques avec des chercheurs de la sous-région et français. Le projet est financé par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) dans le cadre des « projets structurants de formation au Sud ». 


     

  • Projet : Etalement territorial et gouvernance de la ville : peuplement péri-urbain, nouvelles concurrences foncières
    • Porteuse de projet : Monique Bertrand, IRD-UMR 245, CESSMA
    • Partenaire : INSTAT, IER, USSGB En cours : Bertrand Monique. Atlas de Bamako. De la ville à l’agglomération. Manuscrit soumis aux Editions de l’IRD
    • Descriptif des projets :

    Veille scientifique « Etalement régional et gestion du grand Bamako dans le Mali post-crise ». Sont prises en compte : les logiques foncières de la fabrique urbaine ; la réforme du gouvernement du District de Bamako en lien avec l’ODD 11 et le Nouvel Agenda Urbain (ONU-Habitat).

    Cadre institutionnel : SP-Réforme Domaniale et Foncière, ADR Bamako et Koulikoro, Mairie du District et syndicat mixte inter-collectivités

    Cadre scientifique : Axe 4 du Programme du Laboratoire Mixte International MaCoTer – Reconfigurations maliennes : Cohésions, Territoires et Développement [2016-2020]

    A paraître : Bertrand M. (éd.). Une Afrique des convoitises foncières. Regards croisés depuis le Mali. A paraître : Toulouse, Presses Universitaires du Midi (Acte du Colloque international « Quelles recherches sur le foncier au Mali et en Afrique ? », Bamako, USJPB, 21-23 novembre 2016.

    « Approche longitudinale et spatialisée du développement urbain de Bamako dans son District et dans le Cercle de Kati » (Convention de collaboration de recherche INSTAT-Mali, des Statistiques Démographiques et Sociales / IRD-CESSMA, 2018-2020).

    En attendant les données du 5ème RGPH, il s’agit de documenter le continuum spatial de la capitale malienne et l’interface rural/urbain à partir des données Individus et Ménages des trois derniers recensements (1987-1998-2009). Une base géo-référencée des quartiers et des localités villageoises permet de dépasser les limites administratives habituellement mises à l’exploitation des données censitaires et à la mesure de l’urbain au Mali. L’avancée de l’agglomération et les caractéristiques socio-économiques de ses populations sont informées dans un rayon de plus de quarante kilomètres du centre-ville.

    Livrables : SIG RGPH, Rapport final 2020

    Avancement janvier 2019 : Rapport d’étape 1/3

    Enquêtes « Loin Près des Routes »

    Lancée en 2017, la Phase I de ce travail suit l’évolution des taches urbaine et villageoises depuis 2012 et 2000 (historique de l’imagerie Google Earth). La mesure et la typologie de ces relevés ont permis d’échantillonner ensuite les huit zones enquêtées en Phase II d’étude : « LPR-Habiter les périphéries d’agglomération » (plus de 800 maisons visitées en 2018). L’exploitation des questionnaires est en cours et s’accompagne d’enquêtes secondaires qualitatives.

     

  • Projet : PASAS - Plateforme d’analyse, de suivi et d’apprentissage au Sahel
    • Portage : IRD & ICE (International consulting expertise) - France
    • Coordination : Laurent Vidal – IRD, Bamako
    • Dates: Sept 2019 – Sept 2023.
    • Financement : AFD
    • Contexte :

    Dans le cadre de la mise en œuvre des interventions en réponse aux crises au Sahel, l’AFD, les acteurs de développement et leurs partenaires sont confrontés à trois enjeux majeurs : (i) des zones difficiles d’accès et une complexité accrue des situations, (ii) des exigences de rapidité, de flexibilité et de qualité, et (iii) une information limitée en raison du manque d’analyses à visée opérationnelle.

    • Descriptif du projet :

    La mise en place d’une plateforme opérationnelle de production et de diffusion de connaissances, vise à éclairer les décisions stratégiques et opérationnelles des acteurs de développement et le pilotage de leurs interventions dans les zones de fragilité et de crise au Sahel. La plateforme doit tout d’abord permettre d’améliorer la compréhension des déterminants et des dynamiques de vulnérabilités, de la sociologie des acteurs et des besoins des populations au Sahel.

    • Activités :

    La plateforme est principalement utilisée pour appuyer les opérations de l’AFD, en particulier celles dédiées à la réponse et à la consolidation de la paix dans les zones de crise, mais sera conçue de manière à ce qu’elle puisse bénéficier aux partenaires nationaux et internationaux.

    Sur le plan géographique, la Plateforme porte une attention particulière i) aux crises en cours dans le Grand Sahel, notamment la zone centre/nord Mali et Liptako Gourma, ii) l’ensemble des régions du pourtour du Lac Tchad (Nigéria, Cameroun, Niger, Tchad) et iii) aux zones frontalières crisogènes du Sahel, soit de par leur enclavement ou en raison de leur exposition à des risques de contagion transfrontalière et où une approche préventive doit être considérée (zones enclavées du Niger et du Tchad frontalières avec la Libye, Bassin du Fleuve Sénégal, zones frontalières du Burkina Faso).

    D’un point de vue thématique, la Plateforme se concentre sur les axes d’intervention prioritaires dans les zones fortement vulnérables à la crise : i) gouvernance et développement local inclusif ; (ii) insertion socio-économique et politique des groupes marginalisés ; (iii) sécurité des populations et promotion des droits humains ; (iv) médiation et gestion des conflits.

    La plateforme est en capacité de conduire, à la demande, des analyses de type études de contexte approfondies, études de dynamiques de crise et de fragilité, des analyses du risque sécuritaire, des cartographies d’acteurs, veille contextuelle dans la durée, revues bibliographiques, etc…

  • Nom de Projet : RainCell app Bamako
    • Partenaires :

    UMR  IGE, GET, HSM et UMI Résiliences ont, en  partenariat avec la Protection Civile du Mali (DGPC), Mali-Météo et Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH)

    • Descriptif du projet :

    Le projet RainCell app Bamako (développement d’un démonstrateur d’alertes précoces aux inondations sur la ville de Bamako) s’appuie sur des fonds coréen pour la croissance verte (KGGTF ,  fonds fiduciaire géré par la Banque mondiale) pour démontrer la possibilité d’utiliser la méthode  Raincell Africa de manière opérationnelle à Bamako. Cette technique est basée sur l’affaiblissement de la puissance du signal transmis entre deux pylônes de télécommunication de téléphonie mobile par les précipitations. La méthode RainCell Africa offre une alternative pour palier aux déficits des réseaux de mesure nationaux. Elle présente de nombreux avantages dans les zones urbaines, en lien avec la densité des réseaux de téléphonie, un (sur-)coût d’exploitation marginal, une grande fiabilité, et une centralisation et un partage des données en temps réel. 

    La technologie a été démontrée en 1D à Ouagadougou en 2014 (FR / EN), et a été adaptée en 2D au Cameroun (2018) et au Niger (2019) pour produire des “cartes de pluie”. Des discussions sont en cours avec la société Orange Mali pour permettre prochainement une collecte automatique des données d’atténuation de leur réseau d’antennes déployé à Bamako. Aujourd’hui, le démonstrateur RainCell app Bamako utilise un réseau de 13 pluviographes télétransmis en temps réel pour alimenter le modèle découlement dans la ville Athys et génère des cartes de risque d’inondation urbaine en temps réel sur l’agglomération.

    mars 2019 : école thématique sur les outils mis en œuvre dans le projet RainCell app Bamako, du 11 au 13 mars 2019, USSGB, Bamako, Mali

    mars 2019 : 2ème atelier RainCell app Bamako : restitution finale du projet

  • Projet : SANU GUNDO - Enquête sur la faisabilité d’une prise en charge communautaire du VIH, et son impact sur l’accès et la rétention dans les soins dans les zones d’orpaillage au Mali
    • Bailleur et Partenaires : Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS).

    ARCAD-Sida, Bamako, Mali et UMR SESSTIM

    • Porteurs: Luis Sagaon Teyssier ( IRD ,SESSTIM) et Bintou Dembélé Keïta ( ARCAD Santé PLUS )
    • Dates: 2019- 2022
    • Descriptif du projet :

    Etudier la faisabilité de la PEC communautaire dans le contexte des zones d’orpaillage et évaluer sa contribution à la mise en relation des PVVIH avec le système de santé et leur rétention dans les soins, ainsi que son effet sur leur état de santé.

    • Etat d'avancement :

    Le recueil de données est prévu à partir d'octobre 2020. Les résultats de la recherche permettront de pallier au manque de données épidémiologiques sur le VIH dans les zones d’orpaillage, sur la manière dont le lien entre les PVVIH et avec les soins et fait, et sur l’ampleur du problème de perte de vue des PVVIH. Les résultats de la recherche permettront de tester la faisabilité de la mise en place de services communautaires de proximité pour la prise en charge du VIH dans les zones d’orpaillage et d’évaluer leur contribution à la rétention des PVVIH dans les soins. Ce projet constitue une expérience pilote proposant une alternative pour le traitement et le suivi des PVVIH adaptée au contexte des populations des zones d’orpaillage. La réussite de ce projet pourrait permettre l’étendue de la stratégie proposée aux autres zones d’orpaillage du Mali.

  • Projet : UNISAHEL - Couverture Universelle Santé au SAHEL (Sénégal, Mali, Tchad)
    • Porteurs et Partenaire : Valery Ridde (IRD, CEPED) et Annabel Desgrées du Lou (IRD, CEPED)

    Lasdel, Niamey · http://www.lasdel.net/ 

    MISELI · http://www.miselimali.org/ 

    ONG Base · http://base-tchad.org/

     

    • Dates: 2019- 2022.
    • Financement : AFD
    • Mots clefs : Couverture Universelle en santé, Equité, qualité des soins, systèmes de santé, Sahel
    • Description du projet :

    La couverture universelle en santé (CUS) a obtenu le consensus de la communauté internationale avec son inscription au sein des Objectifs du Développement Durable en 2015. Elle est aujourd’hui un pilier de la politique française en matière de coopération en santé et développement. Grâce aux recettes de la taxe sur les transactions financières, le ministère français des Affaires étrangères a engagé en 2013 l’Initiative Solidarité Santé Sahel (I3S), portée par l’Agence Française pour le Développement (AFD) pour réduire les difficultés d’accès aux systèmes de santé dans quatre pays d’Afrique (Mali, Niger, Sénégal, Tchad). Cette initiative soutient des interventions visant à améliorer l’accès aux soins de santé – exemptions du paiement, soutien aux mutuelles, mesures incitatives pour améliorer la qualité des soins – dans une perspective systémique, au-delà des approches verticales (VIH, paludisme). 

    Dans ce contexte de mise en œuvre de nouvelles stratégies pour aller vers la CUS et d’un besoin de recherches sur les politiques de santé dans les pays du Sud, UNISSahel, le programme de recherche proposé ici par l’IRD et ses partenaires vise à comprendre comment, et dans quels contextes, les différentes stratégies soutenues par I3S pour atteindre la couverture universelle en santé sont mises dans les quatre pays (Mali, Niger, Sénégal, Tchad) et avec quelle efficacité/équité. Pour répondre à ces questions, le programme de recherche mobilise quatre principes structurants dans le champ de la recherche sur les politiques et systèmes de santé (RPSS) et qui sont alignés sur les objectifs du plan d’orientation stratégique (2016-2030) de l’IRD à savoir : la complémentarité des angles ; l’interdisciplinarité ; la transversalité et le partage des connaissances ; l’ancrage conceptuel et théorique. 

    Le projet embrasse une vision holistique de la couverture sanitaire universelle et procède à une évaluation globale des interventions visant à favoriser l’accès universel et de qualité aux soins de santé. Le programme se décline en objectifs spécifiques, communs aux quatre pays et qui portent sur les stratégies nationales de financement (diversité des acteurs et des mécanismes institutionnels), sur la mise en œuvre et l’impact de ces différents régimes de financement et initiatives d’accompagnement de la gratuité sur la santé des personnes, sur le fonctionnement des centres de santé et sur le système de santé en général. Les différentes échelles, depuis les niveaux micro aux niveaux macro, sont étroitement imbriquées dans ce programme mené par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en santé publique, démographie, économie, science politique, socio-anthropologie, géographie, épidémiologie qui travaillent étroitement avec les acteurs locaux et nationaux de la santé.

  • Projet: SNO INDAAF: Service National d’Observation – International Network to study Deposition and Atmospheric Composition in Africa.
    • Dates : depuis 2015
    • Descriptif du projet :

    Corinne Galy-Lacaux – Laboratoire d’Aérologie (LA) Université de Toulouse / CNRS / Observatoire Midi Pyrénées

    Béatrice Marticorena - Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA) CNRS / Université Paris Est Créteil / Université de Paris / Institut Pierre Simon Laplace

    Jean Louis Rajot – Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris (iEES-Paris) IRD / CNRS / INRAe / Sorbonne Université / Université Paris Est Créteil / Université de Paris

    INDAAF a regroupé en 2015 deux observatoires, IDAF (IGAC/DEBITS/AFrica) dont les mesures ont commencé en 1994 et SDT (Sahelian Dust Transect) dont les mesures ont commencé en 2005. INDAAF bénéficie depuis 2015 d’un financement de l’INSU. Il est soutenu par l’OSU EFLUVE (Enveloppes Fluides de la Ville à l'Exobiologie), par l’OSU OMP (Observatoire Midi-Pyrénées) et depuis 2019 par l’IRD.

    Le Service National d’Observation INDAAF (International Network to Study Deposition and Atmospheric Composition in Africa), a été labellisé par l’INSU-CNRS en 2015. C’est aussi un réseau contributeur au programme d’observation long terme GAW de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Ce service est dédié au suivi à long terme de la composition chimique de l’atmosphère et des flux de dépôts atmosphériques, qui permet de documenter et de comprendre les relations existantes entre les émissions des différents composés, leur transport, leur transformation physico-chimiques jusqu’à leur dépôt.  Ces dépôts, secs et humides, constituent la dernière étape du cycle biogéochimique de différents composés ayant un impact important sur les différents écosystèmes aquatiques ou terrestre. L'observation à long-terme est également rendue indispensable par l'accroissement de la pression anthropique dans cette région, et des modifications qu'elle induit en zones rurales (culture/pâture/feux de biomasse/transport des polluants des mégacités africaines).

    Les stations du SNO sont équipées de collecteur de pluies, de collecteurs d’aérosols et des dépôts secs et totaux et de capteurs passifs de gaz. Les mesures réalisées concernent la chimie des précipitations pour quantifier les flux de dépôts humides, la masse totale des aérosols et des dépôts secs et humides, la chimie des aérosols et les concentrations de certains gaz soufrés et azotés.

    Au Mali, les mesures sont distribuées sur deux sites : les mesures de concentration en gaz et composition des aérosols et des pluies sont déployées sur le site de Katibougou (12°56’N, 07°32’W) depuis 1995 et les mesures de concentration massiques d’aérosols et de flux de dépôt massique sont déployées à la Station de recherche Agronomique de Cinzana (13.28° N, 5.93° W) depuis 2006, en collaboration avec l’IER (Institut d’Economie Rurale).

    Les données sont distribuées librement à l’adresse suivante : https://indaaf.obs-mip.fr/, où sont également listées les productions scientifiques associées.