Sommaire

Mis à jour le 24/08/23

L'IRD au Maroc focalise ses recherches dans 3 grands domaines : écosystèmes et gestion des ressources naturelles, nutrition et santé, gouvernance et dynamiques sociales.

Les projets de recherches conduits en partenariat avec l'IRD au Maroc sont tous accolés aux objectifs de développement durable (ODD) et contribuent à cinq des six thématiques prioritaires définies par le Ministère de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique au Maroc

Biodiversité dans la Sebkha d’Imlili

© Antoine Pariselle

La santé, l'environnement et la qualité de vie

  • LMI AMIR - Activité Minière Responsable au Maroc : enjeux, défis et solutions

    1er janvier 2020 - 31 décembre 2024

    Départements : Département Sociétés et Mondialisation (SOC) et Dynamiques Internes et de Surface des Continents (DISCO)

    Présentation

    Le laboratoire AMIR (Activité Minière Responsable : Enjeux, défis et solutions au Maroc) propose de co-construire un laboratoire interdisciplinaire et transdisciplinaire de référence internationale dans le domaine de l’activité minière responsable.

    Il associe 4 équipes fondatrices qui mèneront ensemble et en synergie des programmes de " recherche, développement, formation et innovation”.

    Les deux équipes fondatrices du LMI au Maroc sont: 

    • L’équipe de Biotechnologie et Physiologie Végétales (BioPV) du Centre de Recherche en Biotechnologies Végétale et Microbienne, Biodiversité́ et Environnement de la Faculté des Sciences de l'Université Mohamed V de Rabat; 
    • L'équipe du Centre d’étude et de recherche en aménagement et urbanisme de l'Institut National d’Architecture et d’Urbanisme de Rabat.

    en partenariat avec les équipes des UMR IRD 161 CEREGE et 215 PRODIG en France. 

    La forte croissance continue de la demande mondiale en minerais a doublé depuis les années 90, en partie liée au développement technologique et à celui des infrastructures. La hausse des prix concomitante des matières premières favorise l’accroissement intensif des activités minières en particulier dans les pays méditerranéens et ceux de la ceinture tropicale. Or ces dynamiques d’exploitation s’inscrivent dans des processus économiques mondiaux, et l’extraction des ressources minières primaires comporte de nombreux risques écologiques, économiques et sociaux. Les risques incluent les impacts locaux (écosystèmes, biodiversité́, aquifères, économie de syndrome hollandais, perte d’identité́ culturelle et cohésion sociale, santé des populations, inégalités) et globaux (Gaz à effet de serre - GES). Elles participent également des questionnements fondamentaux qui interrogent la durabilité́ environnementale et sociale de la croissance, la réduction des inégalités et de la pauvreté́, et les reconfigurations de la citoyenneté́.

    Désormais, les entreprises minières sont enjointes de participer directement au bien-être des sociétés du fait de la responsabilité sociale qui leur est aujourd'hui reconnue mais aussi du fait de nouvelles injonctions à prévenir et réduire les impacts négatifs liés à leurs activités (ODD, 2015). La diversité et la variabilité des enjeux et défis que doivent relever les projets miniers tout au long de leur mise en oeuvre rendent nécessaire de considérer les activités minières sur l'ensemble de leur cycle de vie. Les solutions  pour résoudre ces défis dépendent des contextes géologiques (nature des gisements et des processus d’exploitation et traitement) mais aussi environnementaux, économiques, politiques et culturels.Toutefois, contribuer à atteindre l’objectif global d’accompagner l’activité́ minière dans une perspective de responsabilité́ croissante, d’améliorer la gouvernance des projets, de réduire leurs impacts négatifs, de restaurer les environnements dégradés, mais également d'interroger les modèles de développement, d'informer les populations et de favoriser le dialogue entre les acteurs, demande une implication plus forte et plus interdisciplinaire de la science : l’approche holistique du LMI AMIR contribuera à produire les connaissances nécessaires, favorisera leur diffusion au plus grand nombre et contribuera ainsi au dialogue entre les acteurs  tout en proposant des solutions concrètes qui puissent être choisies et acceptées par la majorité́ des acteurs.

    Objectifs de recherche

    Contribuer à atteindre l’objectif global d’accompagner l’activité minière dans une perspective de responsabilité croissante et d'interrogation des modèles de développement, de réduire les impacts négatifs, et de restaurer les environnements dégradés et promouvoir l'information et le dialogue. Le LMI a aussi pour objectif une implication plus forte et plus interdisciplinaire de la science : l’approche holistique du LMI AMIR contribuera à produire les connaissances nécessaires,  et permettra de proposer des solutions concrètes et acceptées par la majorité des acteurs. 

    Unité de recherche de l’IRD

    Porteurs du LMI

    Maroc :

    • Aziz El Iraki , Institut National d’Architecture et d’Urbanisme de Rabat (INAU), Rabat
    • Abdelaziz Smouni , Faculté des Sciences, Université Mohammed V de Rabat, Rabat

    France :

    • Raphaëlle Chevrillon-Guibert , Pôle de Recherche pour l'Organisation et la diffusion de l'Information Géographique, UMR IRD 215 PRODIG ( associant l'IRD, le CNRS, les Universités Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris IV Sorbonne, Paris VII Diderot et l'AgroParisTech); 
    • Fabrice Colin , Centre Européen de Recherche et Enseignement en Géosciences en Environnement, UMR IRD 161 CEREGE (associant l'IRD, le CNRS, l'Université d'Aix Marseille, l'Europôle de l’Arbois,).

    Equipes des porteurs

    • L’équipe de Biotechnologie et Physiologie Végétales (BioPV), Centre de Recherche en Biotechnologies Végétale et Microbienne, Biodiversité́ et Environnement, de la Faculté des Sciences de Rabat; 
    • L'équipe du Centre d’étude et de recherche en aménagement et urbanisme de Institut National d’Architecture et d’Urbanisme de Rabat
    • Les équipes des unités de recherche de l'IRD : UMR 161 - CEREGE et  UMR 215 - PRODIG

    Partenaires associés aux équipes fondatrices

    Maroc 

    • L'équipe du Laboratoire “de Chimie des Matériaux et de l’Environnement” de la faculté de sciences de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech; 
    • L'équipe du Laboratoire de recherche sur les Différenciations Socio-anthropologiques et les Identités Sociales de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université Hassan II de Casablanca; 
    • L'équipe de recherche et les équipes locales de Jerada, Midelt et Youssoufia de l'ONG TARGA; 
    • L’équipe “Valorisation des Ressources, Environnement et Développement Durable” de l’Ecole Nationale Supérieure des mines de Rabat.

     

    France

    • Groupe "ressources naturelles dans les pays du Sud" de la fédération de recherche GEMDEV; 
    • INP-ENSAT-INRA, Toulouse.

    Mots-clés

    Cycle de l’activité minière, écosystèmes (société, sols, plantes, eaux), impacts environnementaux, villes minières, pouvoirs locaux, mouvements sociaux, modèles de développement, économie circulaire et solidaire
    Caractérisation des matériaux, transfert des métaux, bio/phytoremédiation, valorisation des résidus miniers, restauration et usage des sites dégradés, gestion des ressources, justice sociale, foncier, mobilités, structuration sociale et inégalités, changements environnementaux, santé

    Fiche projet

  • UMI UMMISCO - Unité mixte de modélisation mathématique et informatique de systèmes complexes, naturels, biologiques ou sociaux

    Contexte

    L’Unité Mixte Internationale UMMISCO est une structure opérationnelle de recherche et de formation dont le fonctionnement est comparable à celui d’une Unité Mixte de Recherche en France.

    Sur la base d’une vision partagée du projet, de son évaluation et des moyens humains et matériels qu’engagent les institutions partenaires en France, en Afrique et en Asie du Sud-Est, elle mobilise, des enseignants-chercheurs et forme des doctorants dans les domaines des « sciences de la complexité », couplant modélisation mathématique (systèmes dynamiques) et modélisation informatique (modèles agents). Ce type d’approche connait un développement croissant motivé par les enjeux globaux (écologie, santé publique, stabilité sociale) qui, induits par la mondialisation, concernent aussi bien les pays industrialisés que ceux en développement.

    Au Maroc , au sein de son implantation Sud principale, la recherche est organisée selon les axes suivants :

    • Axe 1 : Dynamique de population et écologie mathématique (gestion des ressources renouvelables, ressources halieutiques en particulier, biodiversité, problèmes de démographie, dynamique urbaine, propagation des épidémies) : modélisation mathématiques et informatiques et étude des modèles par différentes approches (théorie des semi groupes, théorie des jeux)
    • Axe 2 : Équations différentielles (ordinaires, à retard et d'évolution en dimension finie et infinie) : étude qualitative et quantitative (existence et unicité, stabilité, bifurcation, recherche de solutions périodiques, presque périodiques, pseudo presque périodiques)
    • Axe 3 : Analyse non linéaire et équations d'évolution (opérateurs maximaux monotones, degrés topologiques, équations aux dérivées partielles paraboliques, hyperboliques et elliptiques)
    • Axe 4 : Analyse des systèmes dynamiques contrôlés (contrôlabilité et observabilité des systèmes linéaires, bilinéaires ordinaires et avec retard : cas où les opérateurs sont bornés ou non bornés)

    Axes de recherche appliqués :

    • Modélisation des premiers stades de la sardine (de la naissance au stade juvénile)
    • Modélisation de la dynamique de populations marines hermaphrodites (collaboration avec la Tunisie)
    • Modélisation des stratégies spécifiques favorisant la coexistence dans les modèles de dynamiques forestières
    • Dynamique urbaine
    • Modélisation de tremblante chez le mouton

    Partenaires

    UMMISCO s’appuie en France sur :

    • L’IRD avec une implantation au centre IRD de France-Nord à Bondy constituant l’implantation principale au Nord de l’UMI.
    • L’Université Pierre et Marie Curie (UPMC).

    UMMISCO est constituée de cinq centres partenaires au Sud :

    • UMMISCO-UGB (Université Gaston Berger) : constitué par le LANI (Laboratoire d’Analyse Numérique et Informatique) dirigé par le Professeur Mary Tew Niane de Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal
    • UMMISCO-UCAD (Université Cheikh Anta Diop) : constitué par l’équipe du professeur Mamadou Sangharé à Dakar au Sénégal
    • UMMISCO-MSI/IFI : avec l’équipe MSI (Modélisation et Simulation Informatique) qui est une équipe de recherche dirigé par le Professeur HO Tuong Vinh au sein de l’Institut de la Francophonie pour l’Informatique (IFI) de Université Nationale de Hanoi au Vietnam
    • UMMISCO-YAOUNDE1 : avec le laboratoire du Professeur Maurice Tchuente de l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun
    • UMMISCO-UCAM ( Université Cadi Ayyad de Marrakech) : avec le LMDP (Laboratoire de Mathématiques et Dynamique de Populations) dirigé par le Professeur Hassan Hbid de l’Université Cady Ayyad de Marrakech (UCAM) au Maroc. UMMISCO-UCAM constitue l’implantation principale au Sud de l’UMI.

    Faits marquants - perspectives

    Evaluation du 1er quadriennal de l'Unité par l'AERES-France en 2013 : parmi les points forts relevés, la forte contribution de l'UMI au développement d'une communauté de recherche en informatique et mathématique appliquée, orientée vers des thématiques liées au développement de plusieurs pays du sud.

    Fiche projet

  • Projet MEDTOX - Etude des efflorescences des microalgues toxiques dans les écosystèmes Sud MEDiterranéens

    1er septembre 2020 - 1er août 2022

    Ecologie, Diversité spécifique, fonctionnelle et Toxinique , espèces émergentes et changement global 

    En Méditerranée nous assistons à une augmentation préoccupante en intensité et fréquence des efflorescences de microalgues toxiques. Le Maroc avec sa double façade Méditerranéenne et Atlantique ne fait pas exception à cette tendance. Ce phénomène conduit à intoxiquer des produits de la mer, ce qui peut engendrer des répercussion socio-économiques et sanitaires. 

    Contexte

    MEDTOX vient dans le prolongement du projet LAGUNOTOX (2015-2017) qui s’était focalisé sur le chantier Tunisie (Lagune de Bizerte) et a été réalisé dans le cadre du Laboratoire Mixte International Cosysmed (Contaminants et Ecosystèmes Marins Sud Méditerranéens). En plus de la formation par la recherche des étudiants (3 thèses soutenues), Lagunotox a donné lieu à une valorisation dynamique. Le présent projet MEDTOX qui sera réalisé en partie au Maroc en étroite collaboration avec l’INRH et l’Université AbdelMalek Saadi (Tetouan). Il combine recherche fondamentale et valorisation et prévoit des actions de recherche dans des écosystèmes marins vulnérables, la formation par la recherche et le transfert de connaissance aux décideurs pour la gestion du risque. Le Maroc met en place un programme ambitieux de développement de projets aquacoles et récréatifs et la demande est forte pour une étude de l’écologie et la diversité des dinoflagellés toxiques aussi bien des espèces autochtones qu’émergentes dans les écosystèmes d’intérêt permettant l’évaluation des risques potentiels sur l’économie et la santé des populations. Ces écosystèmes étant soumis à une forte anthropisation et au changement climatique, il s’agit aussi de sites candidats pour une comparaison nord-sud de la diversité spécifique, toxinique et fonctionnelle des espèces HABs (Harmful Algal Blooms) apportant des réponses aux questions de la tropicalisation des écosystèmes Méditerranéens menacés par ces microorganismes toxiques thermophiles émergents.

    MEDTOX s’inscrit dans une dimension régionale de l’étude des microalgues toxiques. Il est prévu de poursuivre et de renforcer les collaborations avec la Tunisie (dans le cadre du LMI Cosysmed), l’Algérie (étude des dinoflagellés benthiques dont Ostreopsis qui a été responsable de l’hospitalisation de plusieurs centaines de personnes en Baie d’Alger en 2009) et l’Egypte (collaborations avec l’Université d’Alexandrie : Mer rouge et microalgues tropicales invasives) avec les laboratoires impliqués en France (Marbec, Ifremer). Ce réseau de collaborations et de chantiers permettra de dynamiser et de développer le partenariat sud-sud et sud-nord sur l’étude des microalgues toxiques qui représentent un risque de plus en plus critique en zone côtière nécessitant la mise en œuvre de réseaux de surveillance modernes et efficaces des algues toxiques et des toxines (échantillonneurs passifs de toxines, ADN environnemental) et la compréhension de la dynamique des phénomènes HABs dans des écosystèmes vulnérables.

    Objectifs

    • Objectif scientifique 1 : Etude des dinoflagellés benthiques toxiques proliférant dans les eaux Méditerranéennes Marocaines. Caractérisation morphogénétique et toxinique et interactions avec les macrophytes.
    • Objectif scientifique 2 : Etude du dinoflagellé neurotoxique Gymnodinium catenatum responsable des intoxications paralytiques récurrentes dans le littoral Méditerranéen du Maroc.
    • Objectif scientifique 3 Etude des dinoflagellés toxiques dans les eaux Atlantiques  Marocaines. 
    • Objectif scientifique 4 :Co-développer des actions/projets de recherche sur les microlalgues toxiques en Tunisie, Algérie et Egypte. Développer d’avantage la dimension régionale du projet et consolider le réseau de collaborations.
    • Objectif structurant  : A moyen terme construction d’une JEAI (Toxic Algae in Mediterranean and Atlantic marine waters of Morocco under global change). 
    • Objectif formation/renforcement des capacités :
      • a) Co-animation de l’axe formation et renforcement des capacités pour la deuxième phase du LMI CosysMed Tunisie,
      • b) Construction d’un MOOC France-Maghreb Ecotoxicologie/Algues toxiques Environnements Méditerranéens,
      • c) Co-construction d’un projet structurant de formation au Sud (PSF-Sud) avec une dimension régionale. Organiser des écoles d'été, ateliers de travail. 

    Partenaires

    • Institut National de Recherche Halieutique (INRH, Maroc),
    • Université Abdelmalek  Saadi (Tetouan),
    • UMR MARBEC,
    • Laboratoire Phycotoxines Ifremer Nantes,
    • LER Concarneau.

    Collaborations avec les Laboratoires BIOMAR (Algérie), Faculté des Sciences de Bizerte et Institut National des Sciences et Technologies de la mer (Tunisie), Université  Alexandrie (Egypte). 

    Pays concernés 

    Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte

    Fiche projet

Paysage agricole au Maroc

© IRD - Simonneaux Vincent

Paysage agricole au Maroc

L'agriculture, la pêche et l'eau

  • JEAI GILMAR - Gestion intégrée des littoraux en Méditerranée au Maroc

    1er janvier 2019 - 1er janvier 2023

    Projet de recherche

    Le littoral méditerranéen constitue une interface entre des écosystèmes, continentaux et marins, mais les dispositifs d’aménagement appréhendent rarement les interactions entre écosystèmes. Il est devenu une interface entre activités (agricoles, touristiques, de pêche, industrielle), et la multiplicité des approches sectorielles des politiques publiques contraint le développement d’approches plus intégrées. Les littoraux marocains de Méditerranée abritent des zones d’une grande richesse en biodiversité, alors même que la menace anthropique (pêche, pollution, urbanisation) qui pèse sur cette dernière est également accrue par la transformation des écosystèmes sous l’effet des changements climatiques. Dans ce contexte, des politiques de conservation et de développement durable s’y affirment, et la Méditerranée est devenue une zone pionnière en termes de gestion internationale et intégrée avec le plan bleu.

    Les littoraux sont devenus des réceptacles de normes, qui en font des interfaces entre acteurs et normes globales, nationales, ou locales, légitimant la GIZC. Nous étudierons la gouvernance environnementale, multiniveaux et multiacteurs à partir d’approches sectorielles et territoriales pour cerner comment se reconfigurent les usages et l’accès aux ressources. Nous apprécierons le caractère équitable des nouvelles politiques de gestion intégrée du littoral.

    L’enjeu aujourd’hui de cette gouvernance des littoraux suppose, certes de nouvelles collaborations entre experts, décideurs et acteurs sociaux, mais néanmoins dans la compréhension des rapports hiérarchiques liés à leur coopération ainsi que de leurs valeurs et intérêts. Il s’agit de mener une analyse à la fois rétrospective et contemporaine des politiques de développement durable à travers une analyse de gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Cette approche se justifie pour analyser les sentiers de dépendance des politiques publiques dans cette zone, susceptible de révéler les diagnostics passés de l’état des écosystèmes et des ressources et de restituer comment ceux-ci ont été mobilisés dans les politiques. Cela nous permettra dans un second temps de montrer pourquoi certains choix publics sont privilégiés aux dépens des autres et comment les savoirs scientifiques s’imposent dans les politiques et les rapports qu’ils entretiennent vis-à-vis des savoirs locaux.

    L’enjeu est de cerner comment les savoirs et les relations de pouvoirs internes aux politiques grèvent les modalités de coopération au niveau local et les modalités d’intégration des politiques destinées aux zones côtières. Cette perspective permettra d’analyser les enjeux d’équité révélés par l’étude de la GIZC.

    Disciplines scientifiques

    Economie, géographie, écologie

    Mots clés

    Gouvernance, littoral, territoire, environnement, équité

    Responsable

    • Naji Mohamed , Institut agronomique et vétérinaire Hassan II rabat-Pôle halieutique

    Correspondant

    Fiche projet

  • Observatoire de l’agroécologie au Maroc

    1er novembre 2019 - 1er novembre 2023

    Contexte

    Partout dans le monde, agriculteurs et consommateurs font de plus en plus le lien entre la préservation de l’environnement, la qualité de l’alimentation et leur santé. Les initiatives se multiplient autour des circuits courts, des marchés paysans et des foires de pays, des AMAP et autres réseaux associatifs. Il s’agit de favoriser la réduction du nombre d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs et de défendre certains principes en matière d’environnement, d’éthique ou encore d’économie sociale, solidaire et responsable. Derrière ces tendances se cache une profonde transformation des rapports villes/campagnes et de la perception qu’ont les urbains de leur lien à la nature dans un monde où les déconnexions avec la ruralité sont nombreuses et profondes.

    Dans un contexte où l’agroécologie est désormais présentée au niveau international comme une réponse crédible aux attentes sociales en matière d’alimentation saine, de préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, d’emplois, etc. quels sont les processus socio-économiques, politiques et territoriaux liés à l’émergence d’exploitations se revendiquant de l’agroécologie dans les pays des rives sud et est de la Méditerranée, et en particulier au Maroc ?

    On observe en effet à proximité des principales métropoles marocaines (Rabat-Salé, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès…) l’émergence d’initiatives pour promouvoir une agriculture agroécologique. Au départ individuelles et s’inspirant de pratiques et discours issus du Nord, ces initiatives tentent de se structurer « par le bas », sans réel appui des pouvoirs publics.

    On parle d’agroécologie pour désigner non seulement ces initiatives assez récentes qui se déroulent en périphérie des grandes villes, mais aussi les activités traditionnelles d’une petite paysannerie familiale qui prédomine dans de nombreuses régions marginales (montagnes, oasis…). Ces exploitations, où les femmes jouent un rôle primordial, sont souvent trop pauvres pour acheter des intrants chimiques. Nous nous posons ainsi la question de savoir dans quelle mesure ce type d’exploitation est resté le garant d’une agriculture sans intrant chimique, mobilisatrice de savoir-faire spécifiques, et par conséquent susceptible d’être classée dans la catégorie de l’agroécologie.

    Aujourd’hui, il est impossible d’apporter une réponse scientifique aux questions soulevées par le développement d’exploitations en agroécologie car aucune étude approfondie n’a été menée sur ce type d’exploitations au Maroc. Ce manque d’analyse réduit la visibilité de ces initiatives, à tel point qu’elles semblent inexistantes aux yeux de certains acteurs du secteur agricole. De fait, aucune donnée quantifiable n’est mobilisable pour les caractériser (coûts de production, emplois, investissement, chiffres d’affaires, marges…). 

    Objectifs de l'observatoire

    Sur la base de l’intérêt croissant constaté, et dans l’idée de rendre visible ces autres modes de production agricole, le projet d’OAEM vise à animer un dispositif de collecte, d’analyse, de suivi des données et d'évaluation des performances des initiatives en agroécologie au Maroc pour l’aide à la décision des acteurs territoriaux (agriculteurs, politiques, bailleurs, etc.). Il s’agira de connaître les tenants et aboutissants techniques, économiques, sociaux, environnementaux et organisationnels de ces agricultures, de les suivre dans le temps et d’en évaluer leurs performances.

    Pour répondre à cet objectif et entamer la construction de l’OAEM, le projet s’appuie actuellement, pour une phase pilote, sur l’existence d’un réseau fonctionnel de producteurs volontaires dans le bassin versant du Bouregreg. Il a vocation, par la suite, à s’étendre à d’autres villes et lieux du Maroc. Des stages d’étudiants se sont déroulés et, sous la coordination de Quentin Ballin (désormais recruté à l’AFD à Paris), un draft de Plan de gestion des données (PGD) de l’observatoire a été élaboré.

    Plusieurs enjeux, concernant des intervenants variés, sous-tendent l’objectif principal du projet :

    • permettre aux agriculteurs/trices souhaitant faire évoluer leurs pratiques agricoles d’avoir à leur disposition des outils pertinents d’analyse de leur situation ;
    • permettre aux agriculteurs/trices en agroécologie déjà en activité d’utiliser des outils de suivi  comptable de leur exploitation s’ils le souhaitent ;
    • permettre aux consommateurs de mieux comprendre comment sont élaborés les prix des produits et les conduites des cultures ;
    • permettre aux autres acteurs du monde agricole de proposer une ou des définitions de ce qu’est l’agroécologie au Maroc ;
    • permettre aux décideurs politiques et autres acteurs du monde agricole d’utiliser des données scientifiques pertinentes pour réfléchir le développement de ce type d’agriculture à différentes échelles territoriales.

    Coordination

    • Bruno Romagny  , économiste, directeur de recherche IRD, UMR LPED
    • Mohammed Aderghal , géographe, directeur du laboratoire « Ingénierie du Tourisme, Patrimoine et Développement durable des Territoires » -LITOPAD, Université Mohammed V de Rabat
    • Annie Mellouki, Présidente du Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc ( RIAM)

    Partenariats

    • Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc ( RIAM)
    • LITOPAD, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université Mohammed V de Rabat ( FLSH - UMV)
    • LMI MediTer
    • IRD
    • CIRAD

    Fiche projet

  • GDRI RHYMA - Risques Hydrologiques au Maghreb

    Contexte

    Les pays Méditerranéens et ceux du Maghreb en particulier sont très vulnérables aux évènements extrêmes hydrométéorologiques. D’une part aux crues causées par des épisodes de précipitations intenses, et d’autre part aux sécheresses reliées à la forte variabilité interannuelle des précipitations. Ces deux aléas ont des impacts très importants les ressources en eau, les productions agricoles et sur les populations. On dénombre plus de 6000 morts liés aux crues et inondations en Afrique du nord entre 1950 et 2020, soit plus du double de ce qui est observé sur la même période au nord de la Méditerranée. Par ailleurs, les sécheresses ont de fortes répercussions sur l'agriculture, en abaissant le niveau des nappes, en réduisant l'humidité du sol et l'eau disponible dans les barrages, tandis que l'agriculture pluviale est très importante dans ces pays et représente la majeure partie des surfaces cultivées.

    L’étude des risques hydrologiques est particulièrement complexe dans le contexte du Sud de la Méditerranée. Les réseaux de mesures sont très hétérogènes selon les pays et les régions, et très peu d’informations sont disponibles à l’échelle régionale du Maghreb. Ainsi, la modélisation des aléas hydrologiques et l’estimation des vulnérabilités territoriales sont des enjeux scientifiques majeurs.

    Les deux questions scientifiques auxquelles ce GDRI RHYMA contribue à répondre sont : 

    1. comment modéliser les risques hydrologiques dans des sites peu ou non jaugés, dans une perspective de prévision ?
    2. quelle est l’évolution de ces risques dans un contexte de changement climatique ?

    Objectifs du GDRI RHYMA

    L’objectif principal de ce GDRI RHYMA est de créer un réseau sur l’étude des risques hydrométéorologiques au Maghreb avec deux axes de recherche ; le premier vise à améliorer la connaissance de ces aléas et leur évolution probable en climat futur, et le second à développer des outils de prévision, de suivi et de gestion de crise afin de réduire la vulnérabilité à ces évènements extrêmes. Plusieurs échelles spatiales seront considérées, depuis le bassin versant jusqu’à l’échelle régionale, afin de favoriser le développement d’approches de modélisation des risques dans un contexte de faible densité des réseaux de mesure.

    Ce projet s’articule avec les instruments structurants déjà mis en place par l’IRD au Maghreb, tels que les LMI TREMA au Maroc, NAILA et COSYSMED en Tunisie, la JEAI JEENS en Algérie, le GDRI ARID, et propose une contribution directe au Programme Structurant Interdisciplinaire et Partenariaux (PSIP), « Aléas, Risques et Services Climatiques ».

    Les activités seront déclinées en trois volets.

    1. Le premier vise à financer des missions d’échanges scientifiques pour des doctorants et enseignants-chercheurs, dans le but de favoriser les collaborations internationales Sud-Nord et Sud-Sud.
    2. Le second à organiser des formations, de type école d’été à destinations d’étudiants et de professionnels de l’eau mais aussi des contenus dématérialisés accessible à tous via internet, répondant à une forte demande de transfert de compétences de la part d’acteurs académiques et du secteur privé.
    3. Le troisième volet porte sur le développement de bases de données hydrométéorologiques contribuant à une meilleure connaissance des risques au Maghreb, dans le cadre du programme MEDFRIEND de l’UNESCO.

    Partenaires

    Algérie

    • Université Annaba, laboratoire Sol et Hydraulique
    • Ecole Nationale Supérieure d’Hydraulique de Blida, laboratoire LGEE
    • Université de Tlemcen, laboratoire EOLE / PAUWES Pan-African University

    France

    • INRAE, laboratoire RECOVER-RHAX
    • IRD, UMR Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère
    • Université Montpellier 3, LAGAM
    • IRD, UMR HydroSciences Montpellier

    Maroc

    • Université Cadi Ayyad, laboratoire L3G
    • Ecole Hassania des Travaux Publics, laboratoire GCHEC/SHEMSS

    Tunisie

    • Université Tunis El Manar, laboratoire LMHE
    • IPEIT, laboratoire Matériaux et Fluides, Université de Tunis

    Fiche projet

    Site web

  • Projet GEANTech - Gestion durable de l’Eau en Agriculture : Innovation d’une approche synergique des Nouvelles Technologies et d’intelligence collective

    Juin 2022 – Juin 2025

    Contexte 

    Le Maroc est en train de passer en regard de ressources en eau d’une situation de stress à une situation de pénurie. Face à cette situation, une gestion rationnelle de l’eau est aujourd’hui l’un des principaux défis du développement durable, principalement dans le secteur de l’agriculture qui consomme plus de 85% des eaux mobilisables au Maroc. Il s’agit en effet d’un défi de taille, qui exige une agriculture de précision, et plus intelligente. Dans ce contexte, l’objectif principal de ce projet est de proposer des solutions innovantes et des réponses appropriées coconstruites par les différents acteurs concernés pour la gestion efficiente et durable de l'eau, particulièrement dans le secteur agricole, en relation avec les réservoirs physiques (capacités de stockage et de renouvellement).  

    Objectifs  

    Le projet sera structuré autour des piliers suivants :

    • Approfondissement de la connaissance autour des ressources en eau disponibles et évaluer leurs tendances les plus probables, dans le court et le long terme, sous différents scenarios du changement climatique ;
    • Amélioration de l'efficacité de l'utilisation de l'eau d'irrigation de point de vue technique, et socio-économique en vue d'une agriculture intelligente et une gestion collective durable de l’eau ;
    • Développement et mise en place des procédures et approches opérationnelles d'acquisition, de traitement, d'exploitation,  d'analyse et de partage  des données multi-sources en vue d’une meilleure gouvernance de la donnée relative à l’eau;
    • Mise en place d’un cadre de partage et d’échange des connaissances entre les chercheur set les décideurs d’une part et les utilisateurs finaux d’autre part à travers la mise en avant d’une intelligence collective couplant les compétences acquises par les expériences des différents acteurs, avec un encadrement scientifique, technique et social.

    Mots clés 

    Eau, Agriculture, Maroc, Gestion, Nouvelles technologies, Intelligence artificielle.

    Partenaires

    Université Ibn Zohr (UIZ), Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Université Cadi Ayyad (UCA), Université Sultane Moulay Slimane (USMS), Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

    Coordinateurs 

    • Lhoussaine Bouchaou
    • Abdelghani Chehbouni (UM6P/IRD) 
    • Salah Er-Raki (UCA)
    • Abdelghani Boudhar (USMS)

    Fiche projet

  • Projet BRIDGE - Building Resilient climate and water smart farming systems with Interdisciplinary and Integrated models and multi-actor Decision and chanGE platforms in water-scarce MENA and Sahel regions

    01/01/2022 - 31/12/2024

    Contexte du projet

    Dans le cadre du Plan d’Action France-CGIAR, sous le thème prioritaire changement climatique coordonné par l’IRD, un collectif d’équipes de l’IRD, CIRAD et autres instituts français et leurs partenaires nationaux au Maroc, Tunisie et au Sénégal s’associent à l’initiative du CGIAR sur le renforcement de la résilience climatique systémique Building Systemic Resilience Against Climate Variability and Extremes (ClimBeR) dans le work package 3 sur les instruments d’adaptation au changement climatique. 

    Objectifs du projet

    Le consortium BRIDGE propose un dialogue inter et transdisciplinaire sur le thème des systèmes d’aide à la décision multi-échelle et pluri acteurs, pour une gestion plus durable et holistique du manque d’eau pour l’agriculture à différentes échelles de la parcelle à la ferme, unités paysagères, bassin versant jusqu’au plan national (politiques et grands investissements).
    A travers différents cas d'étude sur des options d’adaptation climatique (productivité ou conservation de l’eau, diversification, services d’informations climatiques), BRIDGE vise à développer de nouvelles approches de modélisation intégrée et autres outils d’analyse, simulation et prédiction, permettant de mieux évaluer la réponse des cultures, performance des systèmes agraires et l’impact sur les ressources en eau sous différents scénarios climatiques et de gestion de l’eau agricole. L’autre aspect de ce travail pluridisciplinaire est l’analyse méthodologique des processus de co-construction d’outils d’aide à la décision pour une éventuelle réplicabilité et évaluation (métriques).

    Coordinateur BRIDGE

    Vincent Vadez, IRD Sénégal, en liaison avec ICARDA (Ajit Govind)


    Principaux partenaires 

    UM6P centres de télédétection et de recherche sur l’eau (lien avec l’ancien LMI TREMA), IAM-CIHEAM, INRA Meknès, IAV Hassan II, ORMVH, agences de bassin, LMI Naila (Tunisie), G-eau (CIRAD)

    Fiche projet 

  • Projet DiVicia - Use and management of Vicia species for sustainability and resilience in biodiversity-based farming systems

    2020 - 2023

    Projet UE-PRIMA 

    1 000 000 Euros

    Vicia = Légumineuses = fèves et vesces)

  • Projet Sus-Agri-CC - Innovative biofertilizers boosting yield of cereals and horticultural crops under global climate change: Toward Sustainability of Agricultural systems against the Climate Change in arid zones
  • Projet ClimOliveMed - Pour une oléiculture méditerranéenne durable face au changement climatique

    2021 - 2025

    1 700 000 Euros 

    Pour plus d'informations : https://www.climolivemed.com/

  • SHARIng Med - Soil Health and Agriculture Resilience through an Integrated Geographical information systems of Mediterranean Drylands

    2023 - 2027

    Projet UE PRIMA  de 478 209 Euros 

    Pour plus d'informations : https://www.facebook.com/SHARInGMeD/

  • JEAI Eco-NEMAR - Eco-intensification pour une gestion intégrée et durable des nématodes dans les écosystèmes horticoles de la biosphère de l’arganier
Mines de plomb artisanales à Touissit

© IRD - Chevrillon-Guibert Raphaëlle

Mines de plomb artisanales à Touissit

Les ressources naturelles et les énergies renouvelables

  • Projet ACCWA - Accounting for Climate Change in Water and Agriculture management

    2019-2024

    Thème Irrigation / télédétection

    1 518 000 Euros

    Contexte du projet

    Les zones méditerranéennes et sahéliennes sont fortement sensibles au changement climatique. L’accroissement de la variabilité des épisodes pluvieux et des taux d’évapotranspiration dûs notamment à l’élévation des températures, met une tension sur l’utilisation de l’irrigation dans une agriculture en pleine expansion. A cela s’ajoute une grande incertitude sur la quantité d’eau disponible pour une saison agricole et sur les volumes que les agriculteurs pourraient mobiliser pour une irrigation optimisée. Obtenir davantage d’information sur l’utilisation possible de l’eau en agriculture paraît alors nécessaire pour une meilleure planification de l’agriculture et une meilleure gestion de l’eau à différents niveaux : la parcelle agricole, le périmètre irrigué et le bassin versant.

    Objectifs du projet

    Dans ce contexte de changement climatique et de tension liée aux usages de l’eau, le projet ACCWA vise à développer des outils d’aide à la décision pour la gestion de l’agriculture et de l’eau. Plus spécifiquement, le projet a pour but de :

    • Développer des outils de gestion innovants pour l’agriculture ;
    • Utiliser la télédétection comme outil de suivi et de gestion pour la sécurité alimentaire et la gestion de l’eau et des risques en agriculture ;
    • Construire un réseau de connaissances partagées intersectoriel (entre institutions de recherches/universités et PME).

    Le projet ACCWA fait partie du programme RISE d’Horizon 2020, programme qui vise à encourager les collaborations internationales et intersectorielles à travers des échanges de personnel de recherche et d’innovation.

    Référents en Méditerranée sur ce projet

    Pour l’IRD : Olivier Merlin, UMR CESBIO

    Pour l’Université Cadi Ayyad de Marrakech : Salah Er-Raki, Faculté des Sciences et Techniques de Marrakech

    Pour l’Université de Carthage  : Zohra Lili Chabaane, Institut National Agronomique de Tunisie

    Principaux partenaires :

    Espagne

    isardSAT S.L. (lien)

    Centro de asesoria doctor Ferrer S.L. (Lab-Ferrer)

    Observatorio del Ebro fundacion (OE)

    Institut de Recerca i Tecnologia Agroalimentaries (IRTA)

    France

    Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

    Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)

    Maroc

    Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM)

    Tunisie

    Université de Carthage (UCAR)

    Niger

    Centre Régional AGRHYMET

    Fiche projet

  • Projet IDEWA - Irrigation and Drainage monitoring by remote sensing for Ecosystems and WAter resources management

    2020-2023

    Projet UE-PRIMA + ANR   

    825 240,65 Euros 

    Pour en savoir plus : http://idewa.isardsat.space/

  • Projet INTEL-IRRIS - Intelligent Irrigation System for Low-cost Autonomous Water Control in Small-scale Agriculture

    2020-2023

    Projet : UE-PRIMA + ANR  1 510 420 Euros 

    Pour en savoir plus : https://intel-irris.eu/

Récolte d'un essaim sauvage, Maroc

© IRD - Michon Geneviève

Récolte d'un essaim sauvage, Maroc

Les sciences humaines et les défis contemporains de la société marocaine

  • LMI MOVIDA - Mobilités, Voyages, Innovations et Dynamiques dans les Afriques méditerranéenne et subsaharienne

    1er janvier 2016 - 1er janvier 2022

    Présentation

    Le projet MOVIDA se structure autour d’une question centrale : dans quelle mesure les formes de mobilités contemporaines (migrations économiques, politiques, voyages initiatiques, touristiques ou d’affaires, navettes, circulations transfrontalières, exils, nomadismes, transits, retours volontaires ou forcés, pèlerinages…) participent à la redéfinition des appartenances et hiérarchies sociales, à la recomposition des territoires et à la transformation des gouvernances politiques ? Et réciproquement à quelles conditions ces configurations sociales, spatiales et politiques façonnent-elles les mobilités et migrations en Afrique ?

    Objectifs scientifiques et projet de recherche

    Combinés à un axe transversal méthodologique portant sur l’agencement des formes migratoires et la production de catégories de la mobilité, trois axes thématiques structurent la réflexion :

    • Redéfinition des appartenances et des hiérarchies sociales : recompositions générationnelles, familiales, religieuses, identitaires ;
    • Recompositions territoriales : centralités, rural/urbain, conflits fonciers et miniers, environnement, transport et inégalités d’accès ;
    • Transformation des gouvernances politiques : Politiques migratoires et citoyennetés, construction du droit, cosmopolitisme.

    Les actions de formation sont de deux ordres :

    • D'une part, la consolidation par une action collective du Master interdisciplinaire "Migrations Internationales et Relations Interculturelles" (MIRI), (IPDSR/Université CAD de Dakar).
    • D'autre part, sur la base d'expériences passées, l'objectif est de mettre en place des Ecoles d’Eté tournantes (Burkina, Maroc, Niger, Sénégal) en concevant des modules d’enseignement-recherche de deux semaines par an. Parallèlement, la construction d'un MOOC permettra de pérenniser ces actions.

    Impacts sociétaux visés

    En termes de valorisation des travaux, outre la diffusion classique par le biais de colloques, ateliers scientifiques ou publications collectives, une revue scientifique sera créée au Maroc.
    Un Institut de la Migration sera mis en place, avec le soutien du CODESRIA, sur le modèle des instituts déjà existants, créés par cette même institution.
    Enfin, un effort important portera sur la restitution des résultats auprès des associations de migrants et responsables politiques, des journalistes, des lycéens (programme de culture scientifique) et du grand public (expositions photos et webdoc).

    Porteurs/Partenaires principaux du LMI

    Co-direction collégiale Sud (transitoire) : Mamadou Dime (UGB), Mehdi Alioua (UIR) et Harouna Mounkaila (UAM)

    Sylvie BREDELOUP , IRD, UMR 151 - LPED

    • IPAR, Sénégal
    • Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal -  UGB, GERM
    • Université Internationale de Rabat -  LEPOSHS
    • Université de Ouagadougou -  LSME

    IRD :

    • UMR 151 - LPED -Laboratoire population-environnement-développement
    • UMR 215 - PRODIG - Pôle de recherche pour l’organisation et la diffusion de l’information géographique
    • UMR 205 - URMIS - Migrations et société

    Autres équipes/Partenaires associés

    • CODESRIA, ENDA, GERMES, UAM, UCAD,
    • UMR LAMES, UMR LISST

    Mots-clés

    Migrations Sud-Sud, circulations et mobilités, dynamiques sociales et spatiales, figures de migrants, imaginaires de la mobilité, politiques migratoires

    Discipline(s)

    Anthropologie, démographie, droit, géographie, histoire, sciences politiques, sociologie

    Fiche projet

  • Territorial Analysis of Women Acess to Labour (Tawala)

    Analyse territoriale de l’accès des femmes au travail au Maroc

    Les objectifs scientifiques

    L’objectif du projet Tawala (Territorial Analysis of Women Acess to Labour) est d’analyser les freins à l’accessibilité des femmes marocaines à un emploi décent et à expliciter la raison du très faible taux d’activité féminin observé en comparaison avec des pays similaires. L’originalité et l’apport spécifique de ce projet réside dans une analyse territoriale et régionale de cette thématique et dans son articulation avec l’ouverture du Maroc sur la mondialisation.

    Ce projet s'intéresse aux inégalités de genre au niveau des régions marocaines en mobilisant des instruments de cartographie régionale définis à l’échelle des provinces du Maroc. L’étude portera sur un certain nombre de régions du Royaume afin de comprendre les dynamiques actuelles internes au Maroc et les déterminants géographiques des taux d’activité et des taux d’emploi. Il s’agit d’éclairer la politique de régionalisation du Maroc et contribuer à une prise de décision optimale et différenciée pour piloter des politiques territoriales en faveur des femmes, et contribuer à la lutte contre les inégalités de genre.

    Le projet Tawala projet s’articule autour de 7 hypothèses relativement bien documentées par la littérature académique mais dont il s’agit d’analyser la pertinence pour le Maroc à un niveau infra-national.

    Les objectifs du programme sont au nombre de 7 également et vont d’une revue exhaustive de la littérature, à la mise en œuvre d’enquêtes qualitatives dans 3 régions (Marrakech, Tadla, Casablanca), avec une attention particulière sur 4 secteurs économiques : l’industrie, l’agroalimentaire, le tourisme, l’économie solidaire. Dans ces trois cas, il faut noter l’articulation des dynamiques locales et l’insertion internationale des régions dont les opportunités doivent être mobilisées dans la politique de régionalisation du Royaume.

    Le plan d’action

    Les actions a développer sont détaillées dans 5 Working Packages qui se déclineront au long des 36 mois du programme.

    • WP1 : Gestion et organisation;
    • WP2 : Séminaires;
    • WP3 : Formation ;
    • WP4 : Enquêtes ;
    • WP5 : Restitution, publication, valorisation

    Le point essentiel réside dans la réalisation des enquêtes de terrains qui devront se traduire par 800 entretiens semi-directifs. Un groupe d’étudiants des universités partenaires seront encadrés par des binômes de chercheurs ou d’enseignants confirmés et des séminaires de formation viendront rythmer les différentes étapes du projet. Enfin la restitution des résultats de recherche sera accompagnée par des actions spécifiques en direction des décideurs politiques au niveau régionale afin de proposer une série de recommandations pour accompagner la politique de régionalisation du Maroc tant dans ses outils d’analyse que dans ses processus de gouvernance. Un autre produit attendu sera la réalisation d’un documentaire sur le travail des femmes. Enfin, nous poserons les jalons d’une grande enquête genre couvrant l’ensemble du territoire marocain mais sur une base régionale notamment en sollicitant l’apport de bailleurs internationaux et en accord avec le HCP.

    Les résultats attendus

    • Structuration d’une équipe de recherche marocaine sur les questions de genre et travail, capable de mener des enquêtes et de développer une approche territoriale.
    • Contribuer à la formation d’une vingtaine d’étudiants sur des approches pluridisciplinaire sur les questions de genre.
    • Réalisations d’enquêtes permettant de progresser dans la connaissance sur le genre.
    • Définition de synthèses utilisables pour les opérateurs nationaux, régionaux et internationaux afin d’éclairer la décision publique et le ciblage des politiques de soutien.
    • Film documentaire.
    • Recueil de recommandations sous forme de livre blanc pour accompagner la politique Marocaine de régionalisation.

    Le projet Tawala s’incrit dans le réseau OTMA (Observatoire des Transformations dans le monde Arabe) structuré par l’IRD et l’INED et dont le coordinateur est étroitement associé au présent projet Tawala

    Le projet Tawala bénéficiera du soutien logistique de l’IRD, et de l’apport intellectuel d’une équipe hautement qualifiée en termes de recherche, d’expertise, de maîtrise d’outils de pointe, notamment en cartographie. L’équipe internationale est fortement engagée dans la formation.

    Par ailleurs, le projet OTMA apportera une contribution budgétaire paritaire en matière de mobilisation de financements et de temps-chercheurs consacrés au projet.

    Fiche projet

  • Observatoire de l’agroécologie au Maroc

    1er novembre 2019 - 1er novembre 2023

    Contexte

    Partout dans le monde, agriculteurs et consommateurs font de plus en plus le lien entre la préservation de l’environnement, la qualité de l’alimentation et leur santé. Les initiatives se multiplient autour des circuits courts, des marchés paysans et des foires de pays, des AMAP et autres réseaux associatifs. Il s’agit de favoriser la réduction du nombre d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs et de défendre certains principes en matière d’environnement, d’éthique ou encore d’économie sociale, solidaire et responsable. Derrière ces tendances se cache une profonde transformation des rapports villes/campagnes et de la perception qu’ont les urbains de leur lien à la nature dans un monde où les déconnexions avec la ruralité sont nombreuses et profondes.

    Dans un contexte où l’agroécologie est désormais présentée au niveau international comme une réponse crédible aux attentes sociales en matière d’alimentation saine, de préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, d’emplois, etc. quels sont les processus socio-économiques, politiques et territoriaux liés à l’émergence d’exploitations se revendiquant de l’agroécologie dans les pays des rives sud et est de la Méditerranée, et en particulier au Maroc ?

    On observe en effet à proximité des principales métropoles marocaines (Rabat-Salé, Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès…) l’émergence d’initiatives pour promouvoir une agriculture agroécologique. Au départ individuelles et s’inspirant de pratiques et discours issus du Nord, ces initiatives tentent de se structurer « par le bas », sans réel appui des pouvoirs publics.

    On parle d’agroécologie pour désigner non seulement ces initiatives assez récentes qui se déroulent en périphérie des grandes villes, mais aussi les activités traditionnelles d’une petite paysannerie familiale qui prédomine dans de nombreuses régions marginales (montagnes, oasis…). Ces exploitations, où les femmes jouent un rôle primordial, sont souvent trop pauvres pour acheter des intrants chimiques. Nous nous posons ainsi la question de savoir dans quelle mesure ce type d’exploitation est resté le garant d’une agriculture sans intrant chimique, mobilisatrice de savoir-faire spécifiques, et par conséquent susceptible d’être classée dans la catégorie de l’agroécologie.

    Aujourd’hui, il est impossible d’apporter une réponse scientifique aux questions soulevées par le développement d’exploitations en agroécologie car aucune étude approfondie n’a été menée sur ce type d’exploitations au Maroc. Ce manque d’analyse réduit la visibilité de ces initiatives, à tel point qu’elles semblent inexistantes aux yeux de certains acteurs du secteur agricole. De fait, aucune donnée quantifiable n’est mobilisable pour les caractériser (coûts de production, emplois, investissement, chiffres d’affaires, marges…). 

    Objectifs de l'observatoire

    Sur la base de l’intérêt croissant constaté, et dans l’idée de rendre visible ces autres modes de production agricole, le projet d’OAEM vise à animer un dispositif de collecte, d’analyse, de suivi des données et d'évaluation des performances des initiatives en agroécologie au Maroc pour l’aide à la décision des acteurs territoriaux (agriculteurs, politiques, bailleurs, etc.). Il s’agira de connaître les tenants et aboutissants techniques, économiques, sociaux, environnementaux et organisationnels de ces agricultures, de les suivre dans le temps et d’en évaluer leurs performances.

    Pour répondre à cet objectif et entamer la construction de l’OAEM, le projet s’appuie actuellement, pour une phase pilote, sur l’existence d’un réseau fonctionnel de producteurs volontaires dans le bassin versant du Bouregreg. Il a vocation, par la suite, à s’étendre à d’autres villes et lieux du Maroc. Des stages d’étudiants se sont déroulés et, sous la coordination de Quentin Ballin (désormais recruté à l’AFD à Paris), un draft de Plan de gestion des données (PGD) de l’observatoire a été élaboré.

    Plusieurs enjeux, concernant des intervenants variés, sous-tendent l’objectif principal du projet :

    • permettre aux agriculteurs/trices souhaitant faire évoluer leurs pratiques agricoles d’avoir à leur disposition des outils pertinents d’analyse de leur situation ;
    • permettre aux agriculteurs/trices en agroécologie déjà en activité d’utiliser des outils de suivi  comptable de leur exploitation s’ils le souhaitent ;
    • permettre aux consommateurs de mieux comprendre comment sont élaborés les prix des produits et les conduites des cultures ;
    • permettre aux autres acteurs du monde agricole de proposer une ou des définitions de ce qu’est l’agroécologie au Maroc ;
    • permettre aux décideurs politiques et autres acteurs du monde agricole d’utiliser des données scientifiques pertinentes pour réfléchir le développement de ce type d’agriculture à différentes échelles territoriales.

    Coordination

    • Bruno Romagny  , économiste, directeur de recherche IRD, UMR LPED
    • Mohammed Aderghal , géographe, directeur du laboratoire « Ingénierie du Tourisme, Patrimoine et Développement durable des Territoires » -LITOPAD, Université Mohammed V de Rabat
    • Annie Mellouki, Présidente du Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc ( RIAM)

    Partenariats

    • Réseau des Initiatives Agroécologiques au Maroc ( RIAM)
    • LITOPAD, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université Mohammed V de Rabat ( FLSH - UMV)
    • LMI MediTer
    • IRD
    • CIRAD

    Fiche projet

Formation Encadrer un doctorant, dimensions pédagogiques et scientifiques

© IRD Maroc

Formation Encadrer un doctorant, dimensions pédagogiques et scientifiques

L'éducation et la formation

Port de pêche traditionnelle au Maroc

© IRD - Sylvie Bredeloup

Port de pêche traditionnelle au Maroc

Projets achevés

  • JEAI BIZHU - Biodiversité des zones humides

    1er février 2020 - 1er février 2023

    Contexte

    Les régions arides du Maghreb comptent de nombreuses zones humides (57 ont été recensées au Maroc) qui connaissent une dégradation générale, liée en particulier à une anthropisation croissante et aux changements climatiques.

    Le projet initié par la Jeune équipe associée à l'IRD BIZHU (JEAI BIZHU) a pour ambition l’étude du fonctionnement d’une de ces zones humides d’intérêt au Maroc : la sebkha d’Imlili, classée depuis février 2018 comme site RAMSAR.

    Objectifs de la JEAI

    Les équipes de la JEAI BIZHU visent à :

    • la réalisation de l'évaluation de la biodiversité spécifique
    • étudier les interactions entre espèces
    • la patrimonialisation et gestion de la sebkha
    • la formation et les transferts des connaissances 

    Les recherches menées sur la Sebkha d’Imlili doivent permettre son classement en site protégé (statut aire protégée, réserve, etc. à définir).

    Coordination

    • Responsable : BENHOUSSA Abdelaziz , professeur à l'Université Mohammed V. Faculté des Sciences
    • Correspondant IRD : AGNESE Jean-François, Directeur de recherche, UMR ISE-M

    Partenariats

    Au Maroc

    • Faculté des Sciences de Rabat
    • Institut Scientifique de Rabat
    • Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat

    En France

    • UMR 226 / ISE-M
    • UMR 195 / LEMAR
    • UMR 022 / CBGP
    • UMR 151 / LPED
    • UMR 220 / GRED
    • UMR 248 / MARBEC

    Fiche projet

  • Projet - étude de la biodiversité des zones humides

    Contexte et objectifs

    Ce projet est une collaboration IRD entre le laboratoire « Biodiversité, écologie, génome » de la Faculté des Sciences ( FSR) de l'Université Mohammed V de Rabat, dans le cadre du développement du Master « Biodiversité, valorisation et conservation » et d’une plateforme de biologie moléculaire / ADN dégradé mise en place à la FSR. Il s'agit d'étudier la faune et la flore de zones humides marocaines en vue de la valorisation et de la conservation de la biodiversité. Un diagnostic des milieux naturels, écologie de la restauration en particulier dans les zones humides sera également établi dans le cadre de ce projet.

    Les recherches menées sur la Sebkha d’Imlili doivent conduire à la prise de mesures en faveur de sa préservation et de son utilisation durable. Le projets BIZHU prévoit des actions en ce sens en direction des instances locales, des hôteliers et des touristes.

    Coordination

    Partenariat

    Faculté des Sciences ( FSR) de l'Université Mohammed V de Rabat

    Fiche projet 

  • JEAI PHYTOMET - phytoremédiation des métaux lourds

    1er janvier 2018 - 10 janvier 2020

    Projet de recherche

    Le Maroc est connu par ses nombreux sites miniers dont plusieurs sites d’extraction de métaux. Leur exploitation durant plusieurs décennies a entraîné l’accumulation de milliers de tonnes de résidus pour la plupart abandonnés à l'air libre. Ces résidus, riches en métaux lourds potentiellement fortement toxiques, sont à l'origine de problèmes environnementaux et de santé publique. De plus, en raison d’un couvert végétal épars et peu abondant et d’une érosion très active dans ces régions semi-arides à arides, les métaux sont dispersés ainsi à plusieurs kilomètres des sites d’origine, par le vent et par le ruissellement des eaux de surface vers les régions habitées avoisinantes. La contamination est alors aggravée, plus dévastateur et difficile à contrôler.
    Dans une démarche de réduction/mitigation de la contamination et de protection de ces environnements, la mise en place d'une approche de phytoréhabilitation (phytoremédiation) de ces sites pollués demeure nécessaire afin de limiter les risques engendrés pour la biodiversité et la santé de l'homme. Cependant, à l’heure actuelle, le principal obstacle au développement de la phytoremédiation réside dans le faible nombre d’espèces potentiellement utilisables à l’échelle industrielle, la faible biomasse des plantes utilisées, ainsi que le manque en connaissances des mécanismes physiologiques et du déterminisme génétique de la tolérance et de l’hyperaccumulation des métaux.

    C’est dans ce contexte que s’inscrit notre projet, qui a pour objectifs :
    - Caractériser les environnements et les substrats dans plusieurs zones minières au Maroc (Kettara (Marrakech) et Aouli-Zaida-Mibleden).
    - Explorer et caractériser la flore des zones contaminées par les métaux.
    - Etudier la réponse des plantes aux stress métalliques de point de vue morphologique et physiologique.
    - Identifier les bases moléculaires de la tolérance et l’accumulation des métaux lourds chez les plantes.
    - Développer des stratégies de réhabilitation (essai pilote) de ces sites par phytoremédiation.
    - Encourager le transfert de procédés et d’expertise et valoriser l’expertise.

    Responsable

    Melle FAHR Mouna  , Faculté des Sciences, Université Mohammed V de Rabat, Maroc

    Correspondant

    COLIN Fabrice, ( CEREGE – IRD UMR 161)

    Disciplines

    Physiologie et biotechnologies végétales, environnement

    Mots-clés

    Phytoremédiation, métaux lourds, plantes, tolérance, hyperaccumulation

    Fiche projet

  • Projet - initiative Blue Belt

    1er janvier 2017 - 1er décembre 2020

    Contexte du projet

    L'initiative Blue Belt a démarré lors de la CoP22 Climat de Marrakech, suite à la CoP21 de Paris, et en cohérence avec le projet tripartite AWA (42 laboratoires, dont 8 Unités de l’IRD, 2013-2017), financé par l’IRD et le BMBF allemand, logé à la Commission sous régionale des Pêches (CSRP).

    Objectifs du projet

    Le projet vise à créer une plateforme collaborative pour agir ensemble et mettre en pratique des solutions innovantes pour l’adaptation du secteur de la pêche et de l’aquaculture au changement climatique et pour la résilience des océans et du climat. Il s'agira alors d'orienter les projets et actions prioritaires, les solutions qui ont vocation à transformer les contraintes environnementales en opportunités économiques.

    Les objectifs d’adaptation et d’atténuation aux changements sont déclinés selon trois grands axes constitués d’actions prioritaires globaux visant à faire émerger de nombreux projets contribuant à la transformation du secteur halieutique en un domaine d’activité économique durable à forte création de valeur ajoutée.

    De plus, pour favoriser la recherche et la connaissance scientifique, il s’agira d’appuyer l’émergence des systèmes intégrés d’observation côtière et favoriser leur intégration au niveau Mondial, en insistant en particulier sur le concept d’utilisateur - observateur.

    Enfin, dans le contexte actuel de la dégradation des stocks halieutiques, l’objectif est de produire plus en pêchant moins tout en protégeant plus. Il s’agira donc d’encourager les actions pour la pêche durable et pour la valorisation, de l’écosystème au consommateur. Pour poursuivre durablement la croissance de l’aquaculture, il s’agira de favoriser l’émergence d’une aquaculture basée sur des fondements respectueux et favorables aux écosystèmes, s'appuyant en particulier sur l’algoculture.

    Coordinateurs

    Au Maroc : Abdelmalek FARAJ, directeur général de l'Institut National de Recherche Halieutique ( INRH)

    A l'IRD : Patrice BREHMER, chargé de recherche IRD ( UMR LEMAR)

    Principaux partenaires

    • Institut National de Recherche Halieutique (INRH)
    • World Bank
    • Banque africaine de développement (BAD)
    • United Nations (FAO & CGPM & ICCAT & CECAF)
    • Conférence Ministérielle sur la Coopération Halieutique entre les Etats Africains Riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT)
    • Rafismer

    Fiche projet

  • LMI TREMA - Télédétection et Ressources en Eau en Méditerranée semi-Aride

    1er janvier 2011 - 1er janvier 2021

    Problématiques et objectifs

    Les recherches développées par le LMI TREMA portent sur la gestion durable de l’eau dans les bassins versants typiques de la Méditerranée du Sud qui associent zones montagneuses faisant office de château d’eau, zone intermédiaire de transfert ou stockage transitoire (lacs de barrage), agriculture pluviale et zones irriguées, lesquelles mobilisent 80% des ressources en eau disponibles. Les travaux, principalement menés à l’échelle du bassin versant du Tensift (qui se déploie sur plusieurs zones géographiques depuis les sommets du Haut Atlas jusqu’à la plaine du Tensift), ont pour double ambition :

    1. Améliorer la compréhension des principaux processus de redistribution de l’eau à l’échelle du bassin versant, notamment les processus de production d’eau en montagne, ainsi que l’étude du bilan hydrique des zones irriguées. Ces travaux contribuent à la mise en place une plateforme numérique de modélisation-observation, reproduisant le fonctionnement hydrologique intégré du bassin, et d’établir des scénarios d’évolution des ressources en eau dans un contexte anthropique et climatique en forte évolution ;
    2. Caractériser le cycle de l’eau terrestre à l’échelle de la Méditerranée du Sud à partir de l’analyse de longues séries temporelles d’indicateurs du fonctionnement éco-hydrologique des surfaces dérivés de l’observation satellitaire.

    La démarche scientifique s’articule autour de la synergie entre la modélisation mathématique, l’observation spatiale et la mesure de terrain. En support à ces activités de recherche, le LMI TREMA maintient un observatoire des ressources en eau du bassin versant du Tensift.

    L’ambition du LMI TREMA est de mener une recherche à la fois fondamentale et finalisée, inscrite dans les priorités nationales (Plan Directeur de gestion des ressources en eau, Plan Maroc Vert pour l’agriculture). Sur la base des travaux scientifiques seront dérivés des outils appropriables par les opérateurs en charge de la gestion quotidienne de l’eau (à des fins d’irrigation notamment), et propres à éclairer la mise en place de politiques publiques à plus long terme.

    Au-delà de la recherche et ses applications, le LMI TREMA a pour objectif de contribuer à la formation continue des cadres des partenaires gestionnaires de la ressource en eau du bassin (ORMVAH et ABHT) et à la formation par la recherche. Le LMI joue un rôle moteur dans la création d’un master international sur les techniques de la gestion de l’eau ayant vocation à rayonner sur la région Méditerranéenne.

    Co-Direction  :

    Implantation : Faculté des Sciences Semlalia, Université Cadi Ayyad Marrakech

    Unité Mixte de Recherche : CESBIO centre d'Etudes Spatiales de la Biosphère

    Partenariats institutionnel

    • Université Cadi Ayyad ( UCA  Marrakech), Maroc
    • Faculté des Sciences Semlalia ( FSSM), Maroc
    • Faculté des Sciences et Techniques ( FSTM), Maroc
    • Ecole Nationale des Sciences Appliquées ( ENSA Safi), Maroc
    • Direction de la Météorologie Nationale ( DMN), Maroc
    • Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires ( CNESTEN), Maroc
    • Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Haouz ( ORMVAH), Maroc
    • Agence du Bassin Hydraulique du Tensift ( ABHT), Maroc
    • Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère ( CESBIO), France
    • HydroSciences Montpellier ( HSM), France 
    • Université Mohammed VI Polytechnique ( UM6P): Le LMI TREMA a débuté en 2019 une collaboration avec l’Université Mohamed 6 Polytechnique (Benguerir) qui permettra de soutenir la pérennisation de l’activité du LMI au terme de 10 années de soutien IRD. Cette synergie devrait permettre de développer l’activité scientifique de l’équipe TREMA grâce aux moyens apportés par l’UM6P.

    Fiche projet

  • Programme SICMED – Surfaces et Interfaces Continentales

    1er janvier 2018 - 1er décembre 2020

    • Département : Département Dynamiques Internes et de Surface des Continents (DISCO)

    Au sein du  méta programme MISTRALSde l’INSU/CNRS, SICMED phase 2 (2017-2020) approfondit des recherches sur 4 thèmes prioritaires du domaine des surfaces continentales et de ses interfaces sous-sol, atmosphère et océan (lien vers la page SICMED). Un de ces thèmes concerne la recharge des aquifères en Méditerranée.

    Objectifs scientifiques

    Une part importante de l’eau disponible en Méditerranée provient d’aquifères situées dans des plaines et alimentés par des zones montagneuses situées en amont. Pour mieux gérer ces ressources actuellement surexploitées notamment par l’irrigation, il est nécessaire de mieux comprendre leur fonctionnement. La principale question est alors de quantifier et modéliser leur recharge. Dans ce but, deux approches sont développées avec le soutien de SICMED :

    • L’une consiste, les précipitations étant connues, à améliorer la connaissance de l’évapotranspiration (ET) des zones amont (perte vers l’atmosphère) et donc d’en déduire la fraction qui s’écoule et celle qui s’infiltre vers les aquifères par résolution du bilan hydrique du bassin. Dans cette perspective,une station de mesure de l’ET sera installée au printemps 2020 dans le Haut-Atlas de Marrakech à 3850 m d’altitude, qui permettra également de mesurer la sublimation de la neige. Ces données permettront de développer des méthodes d’estimation de l’ET en montagne par satellite.
    • La seconde approche consiste à estimer les flux hydriques à partir des variations de composition chimique des eaux par des approches isotopiques, à différentes étapes du cycle hydrologique (pluies, écoulement, sources, nappes), pour en déduire la fraction qui aboutit dans les nappes. Dans ce cadre, un réseau de mesure est en cours de déploiement dans le Haut-Atlas et le Moyen-Atlas afin de caractériser la composition isotopique des précipitations à différentes altitudes y compris la neige, mais également celle des écoulements (sources, oueds) et des aquifères.

    Coordination

    Principaux partenaires

    France

    • Centre d’Etudes Spatiales de la Biosphère ( UMR CESBIO)
    • Hydrosciences Montpellier ( UMR HSM)
    • Centre Européen de Recherche et d'Enseignement en Géosciences de l'Environnement ( UMR CEREGE)

    Maroc

    • Université Cadi Ayyad ( UCAM)
    • Université Ibn Zohr ( UIZ)
    • Office Régional De Mise En Valeur Agricole Du Haouz ( ormvah)
    • Agence du bassin hydraulique de Tensift ( ABHT)

    Fiche projet

  • Projet ERANET-MED CHAAMS - gestion durable des ressources en eau

    1er octobre 2018 - 1er octobre 2021

    La gestion durable des ressources en eau, en particulier dans l’agriculture qui en consomme 85% dans la région du sud de la Méditerranée, est devenue un réel enjeu de développement. Aussi, l’agriculture est en pleine mutation dans cette région (évolutions des pratiques agricoles, extension des zones irriguées…), demandant une consommation en eau grandissante et faisant apparaître de nouvelles problématiques de gestion de cette ressource relativement limitée.

    Objectifs scientifiques

    Le projet ERANET-MED CHAAMS (Global C hange: A ssessment and A daptation to M editerranean region water S carcity) est un projet euro-méditerranéen réunissant un réseau d’acteurs autour de la problématique de la gestion durable des ressources en eau. Pour y répondre, les équipes scientifiques interdisciplinaires se proposent de mener leurs études en Tunisie, au Maroc et au Liban, selon deux objectifs :

    1. Contribuer à une meilleure compréhension de l'évolution des ressources dans un contexte de changement global
    2. Proposer des solutions innovantes, à moyen et long terme, pour rationaliser l'usage de l'eau en agriculture

    Les études réalisées dans le cadre de ce projet ERANET-MED se portent sur quatre agrosystèmes du sud de la Méditerranée, tous caractérisés par une importante interaction entre les zones situées en amont et en aval et entre l'agriculture pluviale et irriguée: le bassin Tensift (Maroc), le bassin du Merguellil (Tunisie), la vallée du Lebna (Tunisie), et le bassin du Litani (Liban). Les travaux menées s'appuient également sur ceux portés par des structures et projets de recherche déjà développés en Méditerranée comme les Laboratoires Mixtes de recherche (LMI) TREMA et  Naïla ou encore sur des observatoires comme l'observatoire OMERE et du  Tensift ou encore celui du GDRI-Sud  O-LIFE.

    Coordination scientifique

    Lionel Jarlan, chargé de recherche IRD, UMR CESBIO

    Hedia Chakroun, chercheuse à l'École Nationale d'Ingénieurs de Tunis (ENIT)

    Principaux partenaires du projet

    France  : IRD, UMR CESBIO, UMR G-EAU, UMR Lisah, Laboratoire de Modélisation en Hydraulique et Environnement

    Tunisie  : UCAR, Université de Carthage, Université de Tunis El Manar, Ecole Nationale d'ingénieurs de Tunis,Centre des Recherches et des Technologies des Eaux, Institut national agronomique de Tunisie, Institut National de la Recherche en Génie Rural, Eaux et Forêts 

    Liban  : CNRSL, Lebanese University

    Maroc  : Université Cadi Ayyad, Office Régional De Mise En Valeur Agricole Du Haouz, Agence du bassin hydraulique de Tensift

    Fiche projet

  • LMI MEDITER - Terroirs Méditerranéens : patrimoine, mobilité, changement et innovation sociale

    1er janvier 2011 - 1er janvier 2020

    Présentation

    MediTer, premier Laboratoire mixte international (LMI) créé à l’IRD dans le domaine des SHS, est  dédié à l’étude des arrière-pays du pourtour méditerranéen.

    Son projet de recherche et de formation s’articule autour des notions de terroir, patrimoine, mobilité, changement et innovation sociale. Ce projet  s’intéresse aux dynamiques des sociétés et des espaces de ces arrière-pays, ainsi qu’aux relations qu’ils entretiennent avec d’autres espaces considérés comme « marginaux », urbains ou périurbains. MediTer étudie et analyse la valorisation économique, socioculturelle, territoriale ou politique des spécificités locales et des patrimoines ruraux à travers des dispositifs tels que les qualifications territoriales liées à l’origine et à la qualité, le développement de filières de produits spécifiques, ou les formes de tourisme alternatif.

    Il questionne l’hypothèse selon laquelle les modèles de développement basés sur la valorisation de « spécificités locales » seraient les plus pertinents pour les espaces difficiles et les sociétés rurales, qui trouveraient à travers ces dispositifs de valorisation de leurs spécificités des moyens de réduire leur vulnérabilité. Dans le cadre de son second mandat (2016-2020, avec une évaluation en 2018), MediTer met l’accent sur ces nouveaux questionnements pour  comprendre  les  dynamiques  socio-écologiques  actuelles  et  les  transformations  à  venir  des  espaces  ruraux  dits  « marginaux »  ou  « de  la  marge »  (aussi  qualifiés « d’arrière-pays »)  en  Méditerranée.  

    Objectifs scientifiques  et projet de recherche

    L’objectif  général du  projet  est  d’interroger  les  processus  de marginalisation,  ou,  au contraire, d’intégration, des sociétés et des territoires ruraux suscités par la mise en place des « stratégies de terroir » dans un contexte de transformations globales rapides et profondes. A travers l’étude des dynamiques en cours, nous cherchons à comprendre ce que sont aujourd’hui les  « marges » et comment la marginalité est définie et perçue par les différents acteurs. Nous  analyserons aussi comment l’intégration à l’économie marchande, qui vise à réduire cette marginalité  en renforçant le rôle de l’État et du marché dans certaines zones peut, au contraire, produire de  nouvelles marginalisations.

    Objectifs spécifiques :

    • réinterroger le « terroir » comme instrument de reprise en main, ou, au contraire, d’autonomisation des espaces ruraux ;
    • comprendre l’importance des mobilités comme facteur de changement culturel, politique et productif pour les espaces ruraux de la marge ;
    • identifier le poids relatif des innovations descendantes, porteuses de projets d’ingénierie sociale, et ascendantes, susceptibles de permettre à ces espaces de définir leur propre modèle de développement ;
    • approfondir les notions de vulnérabilité et de résilience des systèmes socio‐écologiques dans le contexte des changements globaux qui affectent ces espaces.

    Impacts sociétaux visés

    La valorisation des travaux de MediTer, au-delà du monde académique, prendra trois directions : 

    • Relations à l’expertise  : organisation de séminaires ciblés auprès des institutions actives dans le développement agricole, rural et humain
    • Appui aux décideurs  : des synthèses accessibles à un large public, illustrées de photos, tableaux de données, cartes, etc, permettront une diffusion plus large des connaissances sur les concepts et les thématiques abordés par le LMI.
    • Diffusion des résultats vers la société civile  : opérations et partenariats avec des acteurs culturels. 

    Porteurs/Partenaires principaux du LMI

    • Saïd Boujrouf , géographe, professeur à la faculté des lettres et des sciences humaines, Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM), directeur du LERMA, FLSH, quartier Amerchich, BP 2410, 40 000 Marrakech, Maroc
    • Bruno Romagny , économiste, directeur de recherche IRD (HDR), UMR 151 - LPED, E3R-LADLOR, CerGéo, FLSH, Université Mohammed V, Rabat, Maroc
    • Université Mohammed V - Rabat -  UM5, FLSH, LADLOR/E3R Équipe de Recherche sur la Région et la Régionalisation– CERGéo, Rabat, Maroc
    • Université Cadi Ayyad de Marrakech -  UCAM, FLSH - Laboratoire d'Études et de Recherches sur les Montagnes Atlasiques, Marrakech, Maroc - LERMA
    • Université de Jendouba, Tunisie - Laboratoire de recherches sur les ressources sylvo-pastorales de Tabarka -  LRRSP

    IRD :

    • UMR 151 - LPED - Laboratoire Population-Environnement-Développement 
    • UMR 220 - GRED - Gouvernance, Risque, Environnement, Développement

    Autres équipes/partenaires associés

    • INSAP, Institut National des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine, Rabat, Maroc
    • Laboratoire d’Écologie et d’Environnement de l'UCAM
    • ENFI, École Nationale Forestière d’Ingénieurs de Salé (Maroc)
    • ENA Meknès (Maroc), Université Ibn Zohr d’Agadir (Maroc)

    Thématique(s)

    Patrimoine(s) et processus de patrimonialisation ; construction des savoirs, biens communs, perceptions, représentations et adaptation au changement climatique ; agro-industrie et agriculture familiale ; sociétés paysannes et rapports aux ressources naturelles ; tourisme et développement local ; dynamiques Sud/Sud ; rapports de genre ; mobilités et circulations ; gouvernance, conflits et développement ; innovations sociales ; constructions identitaires et conflits territoriaux ; politiques publiques; aléas, processus de marginalisation.

    Discipline(s) 

    Géographie, économie, sociologie, anthropologie, philosophie, sciences politiques, agronomie, écologie végétale.

    Objectif(s) de développement durable ciblé(s)

    • ODD 8 - travail décent et croissance économique
    • ODD 10 - inégalités réduites
    • ODD 12 - consommation et production responsables
    • ODD 13 - mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
    • ODD 15 - vie terrestre
    • ODD 16 - paix, justice et institutions efficaces

    Fiche projet

  • Projet MATRESA - contribution à la Mise en place d'une Approche de Télédétection pour le suivi des Ressources en Eau Souterraine en Afrique

    Août 2021 - Août 2025

    Contexte


    À l'échelle mondiale, on estime que les eaux souterraines représentent la moitié de l'alimentation en eau potable et 40 % de l'eau d'irrigation. Cette contribution des eaux souterraines est sans doute encore plus forte en Afrique et en particulier dans les pays arides et semi-arides. Malgré l'importance des eaux souterraines, les systèmes de suivi et d'alerte demeurent très limités.
    Traditionnellement, les hydrogéologues disposent de piézomètres pour surveiller les nappes. Cependant, dans la plupart des bassins africains, les réseaux piézométriques sont insuffisants ou mal répartis pour capturer toute la variabilité des nappes. Ces réseaux sont souvent dysfonctionnels, avec de nombreuses lacunes. Ils fournissent des données en retard de plusieurs mois voire plusieurs années. Ce retard ne permet pas d'évaluer en temps réel l'évolution quantitative et qualitative lors des sécheresses. Les initiatives de suivi des grands aquifères (GRAPHIC, OSS, GGRETA, IGRAC, CHRONICLES) souffrent de ce manque de données pour alimenter leurs réflexions sur la gestion durable de la ressource. 

    Objectifs

    MATRESA a pour objectif la mise en place d’un observatoire sur les eaux souterraines au sein du nouvel institut de recherche sur l’eau en Afrique : l’IWRI (International Water Resource Institute). 

    L’IWRI est issu du consortium interuniversitaire récemment mis en place par l’UM6P, plusieurs universités marocaines (Marrakech, Beni Mellal, Agadir, Kenitra, Rabat) et l’IRD.

    Le but scientifique du projet MATRESA est de promouvoir l’utilisation de la télédétection pour le suivi des nappes à grande échelle. L'idée centrale est d'améliorer les outils de surveillance et de modélisation en faisant appel aux données de télédétection qui permettent : 1. de prendre en compte la distribution spatiale des variables environnementales et climatiques ; 2. d'accéder au monde des méga données et donc d'utiliser dans les modèles d'autres variables d'entrée telles que l'humidité du sol et son occupation, les indices de végétation, les surfaces inondées et les niveaux des grands lacs/rivières ; 3. d'obtenir des données en temps quasi-réel (notamment pour les variables climatiques) ; 4. de proposer une approche tout satellite qui peut être nécessaire dans le cas où le terrain devient difficilement accessible.

    Avec cette approche, MATRESA a but de contribuer aux défis scientifiques majeurs pour une gestion durable des eaux souterraines en Afrique :

    • Suivi et prévision de la ressource lors des sécheresses.
    • Surexploitation des aquifères.
    • Impact du changement climatique.
    • Suivi, modélisation et protection de la qualité de l’eau (contaminants émergents).

    Le projet MATRESA possède comme sites pilotes les bassins du Bouregreg, de l’Oum Er Bia, du Tensift ainsi que les oasis de l’Anti-Atlas. Ces bassins sont des exemples de régions arides et semi-arides encore très productives où les aquifères sont en forte baisse. MATRESA a également vocation à être appliqué plus largement en Afrique.

    Coordination du projet

    Porteurs du projet :  Prof. M. Leblanc et G. Chehbouni
    Chercheur associé : Prof. A. Boudhar

    Partenaires

    Maroc

    • International Water Resources Institute
    • UM6P, Université Mohammed 6 Polytechnique, Ben Guerir.
    • UM5, Université Mohammed V, Rabat.
    • UCAM -  Université Cadi Ayyad, Marrakech.
    • USMS - Université Sultan Moulay Slimane, Beni Mellal.
    • UIT - Université Ibn Tofaïl, Kenitra.
    • UIZ - Université Ibn Zohr, Agadir.
    • IRD
    •  Agence de Bassin. Tensift, Oum Er Rbia, 

    France

    • UMR G-EAU
    • UMR EMMAH
    • UMR CESBIO

    Pays concernés

    • Maroc
    • Namibie
    • Botswana
    • Afrique du Sud

    Mots clés

    Télédétection, modélisation, eaux souterraines, changements globaux, régions arides et semi-arides.
     

    Fiche projet

  • Programme SMBA - apports sédimentaires à la retenue du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah

    1er janvier 2017 - 1er décembre 2020

    Le programme SMBA est la suite du programme CASBA qui a été financé par le PHC Toubkal de 2016 à 2018. CASBA avait pour objectif de préciser les origines des sédiments arrivant dans le lac du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah sur le Bouregreg près de Rabat au Maroc. Ce programme SMBA qui lui fait suite engage plusieurs partenaires dans le cadre de conventions de recherche signées entre l’UMR HydroSciences Montpellier, le Centre de Recherche sur l’Eau, les Ressources Naturelles, l’Environnement et le Développement Durable (CERNE2D) de l’Université Mohamed V de Rabat (UM5) et l’Agence de Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia de Ben Slimane (ABHBC).

    Objectifs scientifiques

    Le programme SMBA a pour objectif de calculer les entrées de sédiments par ses 3 principaux affluents –Korifla, Grou et Bouregreg- au lac du barrage SMBA sur le Bouregreg, destiné à l’alimentation en eau potable de la grande conurbation côtière de Kénitra à Casablanca, et de les comparer à la sédimentation dans la retenue. La mesure des flux de sédiments est effectuée au cours de chaque évènement pluvieux sur les 3 affluents à l’entrée au barrage depuis 2017, et la bathymétrie est évaluée par des campagnes régulières espacées de quelques années. L’ensemble des mesures hydrologiques et sédimentologiques est effectuée et financée par l’Agence de bassin ABHBC. Au-delà de connaître la masse de sédiments apportés par les rivières, la comparaison avec l’évolution du volume sédimentaire dans la retenue permettra de statuer sur l’importance des apports de berges, et dans le cas supposé où ces apports seraient significatifs, sur les mesures localisées qu’il serait opportun de mettre en place pour réduire significativement l’envasement de la retenue. La mise en place de réponses environnementales adaptées pour réduire le risque d’envasement tirera profit des enquêtes et études menées sur les populations riveraines du barrage SMBA par le CERGéO et l’Université d’Arras durant le programme CASBA.

    Coordination

    • Gil Mahé, Directeur de recherche IRD, UMR HSM
    • Mohamed Ezzaouini, Ingénieur, Agence de Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia, ABHBC
    • Ilais Kacimi, Professeur, Université de Rabat

    Principaux partenaires

    France

    • IRD
    • UMR HydroSciences Montpellier ( HSM)
    • Université de Limoges ( UNILIM)

    Maroc

    • Agence de Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia de Ben Slimane ( ABHBC)
    • Université Mohamed V de Rabat ( UM5) : Faculté des Sciences ( FSR), Centre de Recherche sur l’Eau, les Ressources Renouvelables, l’Environnement et le Développement Durable ( CRE), Institut Scientifique ( ISRABAT)
    • Agence régionale de la Météorologie Casablanca ( DMN)

    Fiche projet

  • Projet - Agadir ou la poursuite de la route vers l’Afrique subsaharienne

    1er janvier 2017 - 1er décembre 2020

    Contexte

    Nora Mareï, chargée de recherche au CNRS UMR PRODIG, a débuté un travail sur les échanges entre Maghreb et Afrique de l’Ouest, notamment sur les modalités de transport maritime et routier. Deux terrains ont été réalisés, le premier à Casablanca et Rabat, sur les acteurs de la relation, transporteurs, logisticiens, populations migrantes ; puis un deuxième, dans le cadre du LMI MOVIDA, en 2017 à Rosso-Sénégal ; un troisième terrain à Tanger a eu lieu en 2018 avec le soutien du LabEx DynamiTe (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne).

    Pour Jérôme Lombard, géographe à l'IRD UMR LPED, qui a observé ce corridor routier à partir du Sénégal (2000-2004) et de la Mauritanie (2007-2008-2009 à Nouakchott et Nouadhibou), il s’agit de poursuivre la réflexion sur les lieux de l’échange situés le long de la route. Observer ce qui se passe à Agadir, au sud du Maroc, permet de poser la question suivante : la ville est-elle dans cette partie du continent une des plaques-tournantes des échanges et circulations sous-régionaux (commerce agricole, migrations) ?

    Objectifs

    En croisant les approches en Mauritanie (janvier 2020), pays-clé dans les échanges régionaux et évoqué en permanence par les acteurs rencontrés à Agadir, nous poursuivons la route de l’Afrique subsaharienne et l’observation des effets des flux de biens marchands et des circulations de personnes sur les territoires.

    A partir d'Agadir : saisir les modalités de fonctionnement du corridor d’échanges littoral Tanger-Casablanca-Agadir-Nouakchott-Dakar (et Bamako).

    Impacts du projet

    • Mise en évidence d’une dynamique régionale d’échanges peu étudiée et pourtant fondamentale dans le processus d’intégration régionale, dans le développement économique et dans la pacification des relations sociopolitiques nord-ouest-africaines.
    • Consolidation de partenariats universitaires.

    Coordination

    Partenariats

    Fiche projet

  • Projet - Recherches archéologiques et documentation du patrimoine culturel et naturel dans le bassin de la Saguiet el Hamra

    1er mai 2018 - 1er mai 2022

    Contexte du projet de recherche

    La région de Smara est l’une des régions les plus riches du Maroc pour l’art rupestre. Ces manifestations sont principalement attribuées au style Tazina, le plus ancien du Maroc, produit très probablement par des cultures préhistoriques, mais on trouve aussi le style dit « bovidien » (protohistorique) et le style dit « libyco-berbère » que l’on replace dans les périodes historiques.

    En dépît de son indéniable intérêt et attrait scientifique, l’art rupestre de cette région n’a encore que trop peu fait l’objet d’études scientifiques et systématiques. Celles-ci sont d’autant plus nécessaires que le développement des aménagements modernes (routes bitumées, extraction de matières premières, …) amène trop souvent à la destruction de sites archéologiques.

    Objectifs du projet

    A travers ce projet de recherche, il s'agit de mettre en place une équipe scientifique maroco-française susceptible de mener une étude ambitieuse et novatrice du patrimoine archéologique de la Saguiet el Hamra dans le cadre d’une approche holistique qui prenne en compte aussi bien l’objet patrimonial que son environnement large.

    Ce projet ambitionne :

    • l’élaboration d’un inventaire du patrimoine culturel et naturel de la région ciblée,
    • l’étude, l’enregistrement et la documentation numérique et graphique du patrimoine archéologique en ayant souci de la valorisation scientifique autant que des mesures conservatoires à court et à moyen terme,
    • la réalisation de prospections et fouilles archéologiques dans les sites choisis pour leurs potentiels archéologiques, paléontologiques et scientifiques,
    • la réalisation d’analyses dans des laboratoires spécialisés, en vue de répondre à des questions spécifiques,
    • la publication des résultats scientifiques des études à réaliser,
    • la contribution à la formation des étudiants marocains et français dans les domaines de l'archéologie et du patrimoine.

    Partenaires

    • La Direction du Patrimoine Culturel au Département de la Culture du Ministère de la Culture et de la Communication du Maroc
    • Le Conseil Provincial de Smara
    • L'Institut de Recherche pour le Développement
    • Le Conseil National des Droits de l'Homme
    • L'Association Miran

    Responsables du projet

    • Gwenola Graff, archéologue à l'IRD, UMR PALOC
    • Abdellah Alaoui, professeur à l'Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine ( INSAP)

    Fiche projet

  • Projet - anthropologie des savoirs dans l’exploitation artisanale et commerciale du patrimoine fossile du Maroc

    La fabrication des fossiles au Maroc

    Contexte : 

    Ce projet part de la question de la réinterprétation d’une science naturaliste, telle que la paléontologie, dans un contexte marchand par les acteurs locaux dans un pays du Sud. Plus précisément, ce projet cherche à comprendre comment les savoirs naturalistes sont mobilisés dans l'exploitation artisanale et commerciale du patrimoine fossile du Maroc, et comment ils s’articulent avec d’autres types de savoirs, comme les savoirs locaux. La filière des faussaires de fossiles, très active et variée au Maroc, constitue un monde où se côtoient science et imaginaire, connaissance et argument de vente, savoir naturaliste ou populaire, et où les frontières entre le vrai et le faux s’avèrent largement poreuses.

    Objectif : 

    Le projet cherche à tirer profit d’un tel contexte pour soumettre à l’épreuve les protocoles d’expertises des fossiles face aux modes culturels et marchands de réappropriation de la paléontologie. Les objectifs en termes de production et de valorisation sont

    • La réalisation d’un ouvrage sur la question ;
    • La réalisation d’un film dont le projet a été déposé à IRD Images ;
    • Une série d’articles sur la question.

    Partenaires : 

    Programmes:  ATM (Action Thématique structurante) du MNHN en 2014.

    Thématiques : 

    Fossiles/ Patrimoine / savoirs locaux / Paléontologie / Anthropologie / Maroc

    Fiche projet

  • Projet CHRIMA - CHangement et vaRIabilités cliMAtiques passés et actuelles au Maroc : forçages, réponses, impacts et rétroactions

    1er janvier 2019 - 1er décembre 2021

    Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une coopération transatlantique. Il s'agira pour les équipes du projet de reconstruire la variabilité climatique et ses impacts sur les ressources hydriques durant les 2000 dernières années et surtout le dernier siècle.

    Le projet vise à 

    • la création de la plateforme d’Agadir au sein de la cité d’innovation
    • le développement de projets de Recherche et Innovation

    Coordination

    Partenaires

    Maroc

    • Université Ibn Zohr ( UIZ)
    • Université Sultan Moulay Slimane ( USMS)
    • Institut Agronomique et vétérinaire Hassan II ( IAV)
    • Agence du Bassin Hydraulique du Souss-Massa ( ABH)
    • Direction régionale de l’Environnement Souss-Massa ( SIREDD)
    • International Water Research Institute (IWRI) de l'UM6P

    Mexique - Brésil

    Fiche projet

  • Projet ASSIWAT - Assessment of the sustainability of irrigated agriculture in limited water resources conditions using remote sensing and hydrological modelling

    Contexte du projet

    La gestion durable des ressources en eau, en particulier dans l’agriculture qui en consomme 87% au Maroc, est devenue un réel enjeu de développement : augmentation de la population, développement économique (urbanisation, industrie, agriculture et tourisme).

    Les effets du changement climatiques laissent présager une réduction des ressources en eau, particulièrement dans les régions arides et semi-arides.

    L'usage de l'irrigation doit être intensifiée, pour nourrir une population grandissante. Mais l'eau, puisée en profondeur, se fait rare sous le poids de la surexploitation.

    Les objectifs

    1. Evaluer l'impact de la politique d'irrigation dans la région du Tensift sur l'usage des ressources en eau ;
    2. Evaluer dans quelles conditions l'irrigation peut être intensifiée sans affecter les ressources en eau dans la durée ;
    3. Mettre en pratique différentes approches basées sur les recherches menées sur le terrain afin d'assurer une gestion de l'eau raisonnée.

    Coordination scientifique

    • Abdelghani Chehbouni, UM6P
    • M.H. Kharrou, UM6P
    • Laurence Vidal, CEREGE
    • Driss Dhiba, UM6P
    • Hicham Jiar, UM6P

    Fiche projet