Projet de recherche

Le Maroc est connu par ses nombreux sites miniers dont plusieurs sites d’extraction de métaux. Leur exploitation durant plusieurs décennies a entraîné l’accumulation de milliers de tonnes de résidus pour la plupart abandonnés à l'air libre. Ces résidus, riches en métaux lourds potentiellement fortement toxiques, sont à l'origine de problèmes environnementaux et de santé publique. De plus, en raison d’un couvert végétal épars et peu abondant et d’une érosion très active dans ces régions semi-arides à arides, les métaux sont dispersés ainsi à plusieurs kilomètres des sites d’origine, par le vent et par le ruissellement des eaux de surface vers les régions habitées avoisinantes. La contamination est alors aggravée, plus dévastateur et difficile à contrôler.
Dans une démarche de réduction/mitigation de la contamination et de protection de ces environnements, la mise en place d'une approche de phytoréhabilitation (phytoremédiation) de ces sites pollués demeure nécessaire afin de limiter les risques engendrés pour la biodiversité et la santé de l'homme. Cependant, à l’heure actuelle, le principal obstacle au développement de la phytoremédiation réside dans le faible nombre d’espèces potentiellement utilisables à l’échelle industrielle, la faible biomasse des plantes utilisées, ainsi que le manque en connaissances des mécanismes physiologiques et du déterminisme génétique de la tolérance et de l’hyperaccumulation des métaux.

C’est dans ce contexte que s’inscrit notre projet, qui a pour objectifs :
- Caractériser les environnements et les substrats dans plusieurs zones minières au Maroc (Kettara (Marrakech) et Aouli-Zaida-Mibleden).
- Explorer et caractériser la flore des zones contaminées par les métaux.
- Etudier la réponse des plantes aux stress métalliques de point de vue morphologique et physiologique.
- Identifier les bases moléculaires de la tolérance et l’accumulation des métaux lourds chez les plantes.
- Développer des stratégies de réhabilitation (essai pilote) de ces sites par phytoremédiation.
- Encourager le transfert de procédés et d’expertise et valoriser l’expertise.

Responsable

Melle FAHR Mouna  , Faculté des Sciences, Université Mohammed V de Rabat, Maroc

Correspondant

COLIN Fabrice, ( CEREGE – IRD UMR 161)

Disciplines

Physiologie et biotechnologies végétales, environnement

Mots-clés

Phytoremédiation, métaux lourds, plantes, tolérance, hyperaccumulation